Phytothérapie
Grenadier
Il semble que les anciens Egyptiens employèrent les premiers le Grenadier comme vermifuge. L’écorce de la racine était utilisée comme anthelminthique de temps immémorial dans l’Hindoustan et, chez les Grecs, dès l’époque de Dioscoride.
Tombée en désuétude en Europe, ce fut Buchanan, en 1807, qui la remit en usage, puis le Dr Mérat la signala le premier comme ténifuge aux médecins français.
Les fleurs (appelées balaustes) sont astringentes. Elles donnent de bons résultats dans la diarrhée chronique, la leucorrhée, les hémorragies.
L’écorce de la racine est un vermifuge très efficace contre le ténia armé et le bothryocéphale.
Assez souvent mal tolérée, on l’interdit aux enfants, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent.
L’écorce du fruit est un vermifuge aussi, mais uniquement contre les ascaris. Le suc provenant de la pulpe pressée sert à faire un sirop populaire très rafraîchissant : la grenadine.
[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées
On l’appelle aussi Balaustier.
Ce petit arbre, tordu et rabougri, est originaire soit d’Afrique, soit des Indes, puisque la légende hindoue veut qu’il est été créé par Bouddha pour détourner une déesse de ses pratiques anthropophages.
On utilise l’écorce de la racine, l’écorce du fruit, les fleurs, et évidemment le fruit lui-même, très rafraîchissant.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion de fleurs. 15 à 30 g par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes et prendre une tasse toutes les heures.
L’écorce de racine est généralement utilisée sous forme d’extrait actif pharmaceutique : la Pelletiérine Tanret.
Décoction, franchement nauséeuse et détestable (bien sucrée et glacée, elle passe un peu mieux). Faire macérer 65 g d’écorce concassée pendant 24 heures dans trois quarts de litre d’eau. Puis faire réduire à feu doux jusqu’au quart de litre. Prendre en 3 fois, à une demi-heure d’intervalle (formule du Dr Héraud).
Deux heures après, prendre une décoction de Bourdaine.
Décoction d’écorce du fruit : 30 g par litre d’eau.
Externe
Infusion concentrée de fleurs. Elle sert en injections contre les pertes blanches.
Décoction d’écorce de racine : s’utilise en lavements contre les ascaris.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Vermifuge
- Anthelminthique
- Ténifuge
- Astringente
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Safran
Plus près de nous, Roques lui reconnaissait des propriétés stomachiques, emménagogues, stimulantes et aphrodisiaques. Il en faisait un narcotique léger. Leclerc, de son côté, le conseillait pour calmer des douleurs des gastralgies et comme emménagogue, dans les cas dysménorrhée et d’insuffisance ovarienne chez les femmes anémiées et lymphatiques. Toutes ces vertus thérapeutiques réelles du Safran sont bien délaissées de nos jours, seuls nous intéressent maintenant ses usages culinaires. On l’utilise encore parfois pour l’usage externe contre les troubles de la première dentition (le « sirop de dentition de Delabarre » est à base de Safran).
Il ne faut pas confondre le véritable Safran avec le Carthame, appelé encore Safran bâtard d’Allemagne, ni avec le Colchique ou Safran des prés, ni avec le Curcuma ou Safran des Indes. Carthame et Curcuma ont été parfois employés frauduleusement pour falsifier le Safran, épice très cher.
[wptab name=’Description’]Famille des Iridacées.
Originaire du Levant, où on le cultivait depuis les temps les plus reculés, le Safran est une plante tubéreuse cultivée en France dans le Gâtinais et dans le Vaucluse, mais aussi en Espagne et en Italie.
Le Safran est l’âme d’or de la bouillabaisse et de la soupe de poissons, auxquelles il est indispensable : agréable à l’œil et au goût, il ensoleille tout ce qu’il touche et déploie dans chaque plat, pour notre plus grand plaisir, ses qualités de stimulant de l’appétit et d’excitant de l’estomac. Connu es anciens, il a été signalé par Homère comme médicament et parfum. Les Romains et les Grecs le tenaient fort en honneur : Lucien et Martial l’ont chanté comme des poètes ; plus terre à terre, Dioscoride et Pline l’utilisaient pour provoquer l’urine, calmer la toux et « exciter à l’amour ».
Pendant longtemps, il jouit d’un grand prestige, et maintes préparations qui connaissaient la grande vogue aux XVIIème et XVIIIème siècles, s’honoraient de sa présence, tels, par exemple, les pilules de Cynoglosse et le Laudanum de Sydenham. On l’appelait alors « le roi des végétaux » ou « l’ami du poumon ».
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion prolongée. A raison de 0,5 à 1 g par litre, elle est utilisée comme stomachique, aphrodisiaque, hypnotique. Comme emménagogue, la dose doit être plus élevée : 1 à 2 g par litre. Prendre 2 à 3 tasses par jour.
Sirop : 25 g de stigmates écrasés, mis à macérer 2 jours dans un demi-litre de vin, type banyuls. Ajouter alors 600 g de sucre après avoir filtré. Faire fondre au bain-marie couvert.
Teinture. Faire macérer 100 g de stigmates écrasés dans 1 litre d’alcool à 80° pendant 10 jours. Agiter de temps en temps, puis filtrer
Externe
Pour faciliter la sortie des premières dents, on peut frictionner les gencives des enfants avec le sirop de Safran ou de la teinture coupée d’eau. Mais on peut aussi se servir de poudre de Safran pur ou d’un mélange de poudre de Safran et de miel ou de glycérine.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Apéritif
- Stomachique
- Emménagogue
- Stimulant
- Aphrodisiaque
- Hypnotique
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Hamamélis
Employé depuis des siècles par les Indiens, l’Hamamélis n’est devenu une des médications classiques des affections veineuses qu’à la suite des travaux de Dujardin-Beaumetz et de son élève Gui. Surnommé la “digitaline des veines”, on le prescrit dans toutes les variétés d’affections du système veineux : varices, hémorroïdes, congestions veineuses, séquelles de phlébite, métrorragies congestives, congestions prostatiques, etc. On l’utilise seul, ou associé à l’Hydrastis, sous forme de teinture et d’extrait fluide, dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques à usage interne ou externe.
L’Hamamélis jouit en Amérique d’une grande vogue pour les soins de la peau. Il fait merveille dans la couperose et les poussées congestives du visage. Il est également à la base de lotions oculaires reposantes et rafraîchissantes.
[wptab name=’Description’]Famille des Hamamélidacées
Appelé aussi Noisetier de la sorcière, l’Hamamélis est un arbrisseau d’Amérique du Nord.
Il fut introduit en Europe en 1736 par Collinson, mais on ne le trouve guère acclimaté que dans les jardins botaniques.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 20 g de feuilles par litre à prendre dans la journée. Le goût est âpre et amer.
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour les peaux délicates, on utilisera avantageusement une infusion de 20 grammes de feuilles d’hamamélis jetées dans un demi-litre d’eau bouillante. Au bout d’un quart d’heure, filtrer ; laisser tiédir. Se lotionner le visage à l’aide de compresses pendant une semaine par mois, matin et soir. Cette préparation contribuera à rétablir l’équilibre de l’épiderme et à lutter contre l’apparition des rides.
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Cognassier
Le Coing est antidiarrhéique très efficace. Il contient une grande quantité de tanin, ce qui le fait recommander dans les diarrhées des débilités, des tuberculeux, des convalescents, des enfants et des vieillards. Son astringence le fait employer aussi contre les crachements de sang, les hémorroïdes saignantes, les affections de la bouche et des gencives et les relâchements du vagin.
Les pépins contiennent beaucoup de mucillage : celui-ci servait autrefois à préparer la “bandoline” des coiffeurs et entre encore dans certains collyres. Très adoucissants, on les utilise contre les gerçures des lèvres et des mamelons, les engelures, l’eczéma des mains, les brûlures, les conjonctivites, les hémorroïdes enflammées.
[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées
Vivant dans le Midi à l’état sauvage, cet arbre de petite taille, aux rameaux tortueux, est cultivé dans toute l’Europe.
Les Coings, très astringents, ne peuvent se manger crus, mais, après cuisson, donnent des sirops, des gelées, de pâtes, des liqueurs délicieusement parfumés, et le cotignac, gloire légitime de la confiserie orléanaise.
A Athènes, le Coing passait pour être le fruit de Vénus, que la jeune épousée devait déguster avant d’entrer dans la chambre nuptiale.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Le suc de Coing étendu d’eau est délicieusement rafraîchissant. On peut transformer le fruit en savoureuses friandises qui n’en conservent pas moins les propriétés astringentes pour lesquelles on l’utilise : marmelade, gelée ou cotignac (en donner 100 à 200 g par jour), pâte.
Externe
Décoction. Faire bouillir un beau Coing entier, finement coupé, dans 1 l d’eau jusqu’à réduction de moitié, en ajoutant 50 g de sucre.
Décoction. Faire bouillir un beau Coing entier, finement coupé, dans 1 l de vin rouge (ce qui la rend encore plus astringente) jusqu’à réduction de moitié, en ajoutant 50 g de sucre.
Décoction. Elle peut s’employer en injections, et la décoction vineuse est excellente en gargarismes contre les affections de la bouche et des gencives. Macération de pépins. Une cuillerée à soupe par verre d’eau (ou 30 à 40 g par litre). Elle donne une émulsion très émolliente et adoucissante, à employer en lotions ou en compresses, dans n’importe quel cas d’irritation. Elle est excellente aussi pour la toilette des peaux sèches et dartreuses.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Antidiarrhéique
- Astringent
- Adoucissant
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour décongestionner les paupières et reposer les yeux fatigués, on peut appliquer directement des tranches de fruits frais, soigneusement lavés au préalable. Pour lutter contre l’apparition des rides, on utilisera avec profit une lotion préparée en faisant macérer pendant une quinzaine de jours des pelures de coing dans une eau légèrement alcoolisée.
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Linaire commune
Pour mémoire :
La Linaire commune (Linaria vulgaris) ; très commune dans les champs incultes, elle doit son nom à la ressemblance de ses feuilles avec celle du Lin. Ses fleurs jaunes, en éperons, sont disposées en épis. Son odeur est vireuse et sa saveur amère. Employée surtout comme diurétique, elle était surnommée Urinalis par les anciens médecins. On l’utilisait aussi comme purgatif et en applications externes contre les hémorroïdes et les dartres ;
Le Muflier (Antirrhinum majus), bien connu comme plante ornementale sous le nom de Gueule-de-Loup ou Muflier-de-Veau. On le disait stimulant ou, au contraire, émollient… ;
La Cymbalaire (Linaria cymbalaria), souvent appelée Ruine-de-Rome. Elle garnit les vieilles murailles de ses tiges menues et retombantes. Sa saveur est aigrelette et poivrée. Elle passait pour vulnéraire et antiscorbutique ;
La Velvote (Antirrhinum elatine) ou Véronique bâtarde, petite plante rampante des jachères, qui passait pour purgative.
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Plusieurs plantes de ce nom, appartenant à la famille des Scrofulariacées, sont mentionnées dans les pharmacopées.
De nos jours, elles ne sont plus usitées.
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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Purgatif
- Stimulant
- Emollient
- Vulnéraire
- Antiscorbutique
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Maïs
- Les stigmates de Maïs ont une action diurétique incontestable. Ils augmentent remarquablement le volume des urines, ce qui les rend précieux dans toutes les maladies où ce but est recherché.
- On les utilise contre la gravelle, la goutte, les coliques néphrétiques, l’albumine, la cystite, les affections inflammatoires aiguës ou chroniques de la vessie. Ils exercent en même temps une sédation des douleurs de l’appareil urinaire.
- Au point de vue alimentaire, le Maïs et sa farine sont très nourrissants et recommandés dans les convalescences.
[wptab name=’Description’]Famille des Graminacées.
On l’appelle aussi Gaude
Plante surtout alimentaire ou fourragère, le maïs ne fournit réellement à la médecine que les stigmates plumeux de ses fleurs longs de 0,15 à 0,20 m, appelés généralement barbe ou cheveux de Maïs.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Décoction (assez longue) de 30 g de stigmates séchés par litre d’eau pendant au moins 2 heures.
Boire à volonté.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique[/wptab]
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Bryonne
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Bien que Coelius Aurelianus l’ait employée comme cholagogue, Alexandre de Tralles dans la pleurésie, et qu’on lui ait trouvé des propriétés expectorantes, diurétiques, antiasthmatiques, antirhumatismales et vermifuges, la racine est en réalité un purgatif énergique – trop énergique. Héraud la recommandait pour cet usage, et les paysans de certaines contrées creusent encore le sommet de la racine de Bryone, au printemps, pour se purger avec le suc qui se rassemble dans la cavité et qu’ils appellent « eau de Bryone ». Le Dr Leclerc la conseillait aussi comme diurétique et expectorant. Toutefois, la plante, présentant bien trop de danger, a été abandonnée pour l’usage interne. En revanche, elle rend encore service à l’extérieur pour soigner les contusions, les rhumatismes, les névralgies, comme révulsif.
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[wptab name=’Description’] Famille des Cucurbitacées.
Elle porte beaucoup de noms populaire, dont certains peu sympathiques : Vigne blanche, Couleuvrée, Navet du diable, Colubrine, Feu ardent, Vigne de serpent, Navet galant, Ipécacuanha européen.
C’est une plante grimpante qui s’accroche en parasite sur les plantes voisines grâce à ses nombreuses vrilles. La racine est la seule partie de la plante utilisée en médecine. Elle ne doit jamais être employée pour l’usage interne, car elle a souvent causé des accidents. Toute la plante est dangereuse.
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[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Cataplasme de pulpe fraîche râpée ou de mie de pain imprégnée de suc de Bryone.
Décoction de racines. 10 g par litre, en lotions ou en compresses.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Expectorante
- Diurétique
- Antirhumatismale
- Antiasthmatique
- Vermifuge
- Purgatif
- Révulsif
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Galéga
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Un Allemand de la Renaissance, Camerarius, s’illustra par ses études du Galéga, herbe précieuse qui donnait du lait aux nourrices. Inutilisée de nos jours, la plante garda longtemps cette grande réputation. On la disait aussi sudorifique et antipoison.
A l’époque moderne, on a constaté, à la suite des travaux de Tarret, Simonnet et Paturier, que le Galéga avait une action sur le métabolisme hydrocarboné. Il active le métabolisme des glucides, en même temps que celui des protides et des lipides, et augmente ainsi la tolérance des diabétiques à l’égard des hydrates de carbone. Il permet de prévenir les accidents acidosiques. Paturier, pour sa part, le considérait comme un véritable succédané de l’insuline. Toutefois, non absolument dénué de toxicité, le Galéga ne doit être utilisé qu’avec précaution.
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[wptab name=’Description’]Famille des Papilionacées
On l’appelle encore Lavanèse, Faux Indigo, Rue de chèvre.
Cette plante, qui croît spontanément dans les lieux incultes, est aussi fréquemment cultivée dans les jardins, où elle prend des proportions doubles de celles de l’état sauvage.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
On s’adresse généralement à l’extrait fluide pharmaceutique, selon le schéma de traitement donné par Paturier.
Infusion. 20 g de plante par litre d’eau. Prendre 3 ou 4 tasses à café par jour.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Sudorifique
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Noyer
Le noyer fournit à l’herboristerie ses feuilles, le brou, l’huile extraite de ses fruits.
Les feuilles du Noyer jouissent de propriétés toniques, stimulantes, stomachiques et dépuratives qui les font recommander dans le rachitisme, le lymphatisme, la tuberculose pulmonaire et osseuse.
Leur action est très nette sur l’appareil digestif et le tonus musculaire. Elles stimulent le foie et la circulation, tout en épurant le sang.
Elles jouissent de certaines propriétés antibiotiques, reconnues depuis bien longtemps dans les campagnes, dans les traitements où elles servaient au traitement des malades atteints du charbon (propriété mise en évidence par les expériences de C. Davaine).
Mais elles se montrent encore extrêmement précieuses dans le traitement des diabètes gras « hépatiques ». Elles agissent favorablement sur les métabolismes perturbés, déterminent une nette diminution de la glycémie, diminuent la soif et les mictions trop fréquentes des diabétiques, en même temps qu’elles évitent les complications de la maladie (travaux de G. Reynaud).
Pour les soins externes, les indications des feuilles de Noyer sont innombrables. On utilise la décoction contre la leucorrhée et la métrite chronique, certaines variétés d’eczéma, les croûtes de lait, les ulcères et les plaies variqueuses, l’irritation des paupières, les pellicules et la chute des cheveux, les angines. On utilise, paraît-il, cette même décoction en Angleterre pour laver les chevaux afin de les mettre à l’abri des piqûres d’insectes.
La beauté, elle aussi, y trouve son compte, puisque rien ne vaut un bain de feuilles de Noyer (d’ailleurs spécialisé par un laboratoire) pour rendre la peau élastique et douce au toucher, tout en calmant les démangeaisons éventuelles.
Le brou de Noix jouit, lui aussi, d’un nombre impressionnant de vertus. Tonique, stomachique et dépuratif comme les feuilles, il est aussi vermifuge. Antisyphilitique puissant, il entre, avec la Salsepareille et la Squine, dans la tisane de Pollini, si célèbre en Italie contre ce mal que nous appelons « napolitain ». On préparait jadis, avec le suc de brou vert épaissi avec du miel, un sirop, le Rob Nucum, très renommé contre les maux de gorge, les inflammations et abcès des amygdales.
On utilise encore avec succès ce suc de brou vert contre la teigne et pour faire disparaître les verrues.
L’huile de Noix, très parfumée, n’a qu’un défaut : sa rareté. Elle était jadis fort employée pour l’usage médical (on la préférait vieille d’un an au moins et un peu rance). Elle était renommée contre le ver solitaire, les coliques néphrétiques et la gravelle. Mêlée à part égale avec l’eau de chaux, elle apaisait et guérissait les brûlures.
[wptab name=’Description’]Famille des Juglandacées.
Ce bel arbre, très connu des pays tempérés, au port majestueux, atteint parfois 10 à 12 m. Il possède deux sortes de fleurs : les femelles axillaires et les mâles en chatons retombants. Son fruit, la Noix, recouvert d’une écorce verte (ou brou), est très apprécié. Les Romains importèrent de Perse et de Syrie la première variété comestible de Noyer.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 g de feuilles par litre. Prendre 3 ou 4 tasses par jours dans les cas énumérés. Les diabétiques feront de cette infusion leur boisson habituelle.
Sirop dépuratif, excellent pour l’estomac. Faire macérer 15 jours dans leur volume d’eau-de-vie des feuilles fraîches tassées. Filtrer et ajouter un sirop de sucre à raison de 180 g de sirop pour 100 g d’alcoolature.
Sirop antiscrofuleux pour les enfants. Se prépare avec des feuilles fraîches de Noyer, pilées avec le quart de leur poids d’eau, de façon à en extraire le suc. Ajouter au jus obtenu son poids d’eau de façon à en extraire le suc. Ajouter au jus obtenu son poids de sirop de sucre.
Vin. Laisser macérer 100 g de feuilles pendant 3 jours dans un litre de vin rouge, sucré avec 300 g de sucre fin. Secouer plusieurs fois, puis filtrer.
Brou de Noix. Il se prête à plusieurs préparations aussi gourmandes que thérapeutiques. Il permet de préparer un excellent ratafia en laissant macérer, durant 3 mois, 30 Noix vertes récemment formées et pilées grossièrement, dans un litre d’alcool, avec 3 g de Cannelle, 3 g de Muscade et 3 clous de Girofle. Filtrer et ajouter de 300 à 750 g de sucre selon le goût. Laisser vieillir. En ajoutant à ce ratafia 3 litres de bon vin rouge, on obtient un excellent apéritif tonique.
Huile de Noix. Elle se prend à la dose de 60 g le soir (dans une salade de pommes de terre, par exemple) pour expulser le ver solitaire.
Contre la gravelle, la dose est de 60 à 90 g.
Externe
Décoction. 50 g de feuilles par litre. S’emploie en lotions, compresses, injections.
Suc de jeunes cerneaux contre les verrues. Les frotter 3 fois par jour.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulant
- Stomachique
- Dépuratif
- Antibiotique
- Hépatique
- Antibiotique
- Antisyphilitique
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
On peut combattre la formation des pellicules et retarder la chute précoce des cheveux en utilisant une préparation faite de 300 grammes de saindoux dans lesquels on aura fait cuire de 12 à 15 grammes de jeunes bourgeons de noyer. Cet onguent, rendu homogène par un pilage et un mélange soigneux, pourra se conserver pendant plusieurs semaines dans un pot hermétiquement fermé, entreposé dans un local frais. On l’appliquera en onctions légères et prolongées, de préférence après un shampooing.
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Aurone male
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Ses propriétés sont très voisines de celles de l’Armoise vraie. On emploie les feuilles comme fébrifuge, tonique et emménagogue. L’usage de semences comme vermifuge est courant. La décoction de feuilles, bon antiseptique, était très employée contre les ulcères, les maux perforants.
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[wptab name=’Description’]
Famille des Composacées. On l’appelle souvent Citronnelle, Armoise Citronnelle.
Cette plante, qui peut atteindre un mètre, se rencontre sur les rochers des bords de la Méditerranée, car elle a besoin de lumière et de soleil.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion de feuilles. 15 à 30 g par litre d’eau. Peut être employée à la dose de 2 tasses par jour.
Infusion de semences à prendre le matin à jeun (5 g par tasse), comme vermifuge, 3 jours de suite.
Externe
Décoction concentrée. 60 à 80 g de plante par litre. Ajouter deux bonnes cuillerées à soupe de sel marin et employer la solution en lotion pour les ulcères ou en compresses sur les œdèmes.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Fébrifuge
- Tonique
- Emménagogue
- Vermifuge
- Antiseptique
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![By Franz Eugen Köhler, Köhler's Medizinal-Pflanzen (List of Koehler Images) [Public domain], via Wikimedia Commons](http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e3/Zea_mays_-_K%C3%B6hler%E2%80%93s_Medizinal-Pflanzen-283.jpg)


