Aux Vertus des Plantes
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Fonctions dermatologiques

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Camomille romaine

Plus communément appelée « camomille » tout court, la plante est employée en usage culinaire, médicinal (particulièrement en tisane), et cosmétique. Elle ne doit pas être confondue avec deux autres plantes médicinales lui ressemblant et appelées aussi localement « camomille » : la petite camomille Matricaria recutita et la grande camomille Tanacetum parthenium.

Cette petite plante, bien connue, est la gloire de Chemillé, en Maine et Loire, qui produit à elle seule toute la Camomille française : 70 t par an. La qualité Maine et Loire, caractérisée par des fleurs doubles, est la qualité supérieure. Mais la Camomil, c’est à Galien, l’oracle de Pergame, qu’appartient l’honneur d’avoir employé la Camomille contre les maux de tête, les migraines rebelles, les névralgies. Il l’utilisait aussi contre les coliques et les affections du foie.
En usage dans toutes les familles, la fleur de Camomille est vraiment très précieuse.

[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
Le nom de genre Chamaemelum est le nom latin donné à la petite camomille (Matricaria recutita) par Pline (H.N. 22, 53) ; il dérive du grec χαμαι khamai « à terre, nain » et μηλον mêlon « pomme » parce qu’elle a une odeur de pomme dit Pline (H.N. 22, 53). L’épithète spécifique nobile est une flexion du latin nobilis « célèbre, noble ».

Chamaemelum nobile est le nom scientifique retenu aujourd’hui pour la plante. Elle est cependant aussi connue par son synonyme Anthemis nobilis, attribué par Linné en 1735 (Species Plantarum). Cinquante ans plus tard, le botaniste piémontais, Carlo Allioni la reclassa dans le genre Chamaemelum.

Cette espèce est originaire des régions de la façade atlantique de l’Europe (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Irlande) et d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie). Elle a été introduite et s’est naturalisée en Europe centrale et de l’Est, en Australie et Nouvelle-Zélande et dans certaines régions de l’Amérique du Nord. Elle n’est donc pas indigène en Italie contrairement à ce que son qualitatif de « romaine » pourrait laisser penser.

On la trouve partout en Europe occidentale dans les sols secs et sablonneux riches en silice jusqu’à 1 000 m d’altitude. En France, on peut notamment la trouver dans l’ouest et plus particulièrement en Anjou, qui produit plus de 90 % de la production française. Elle croît dans les pelouses sablonneuses, aux bords des étangs dans presque toute la France sauf dans l’Est où elle est rare ou absente, dans le Sud-Est et le littoral méditerranéen. C’est une adventive en Belgique, République tchèque, Allemagne, Suisse et Slovaquie.

Elle est largement cultivée en Belgique, France (Anjou), Angleterre, États-Unis et Argentine. Elle est récoltée la deuxième année et ne comporte pratiquement que des fleurs ligulées.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Les fleurs (capitules) de camomille romaine (Chamomillae romanae flos) sont traditionnellement réputées toniques, stomachiques, antispasmodiques et analgésiques.

La camomille fait merveille aussi en cas de mauvaises digestions, de crampes d’estomac, d’embarras gastrique.

Excellent antispasmodique et antinévralgique, elle calme les maux de tête, les douleurs de la face, les courbatures, les maux de dents.

Lorsqu’un rhume se sépare, une infusion très chaude de Camomille suffit parfois à le couper.

Enfin, la Camomille est le remède spécifique des migraines, qu’elles soient dues à une mauvaise digestion, à un coryza en préparation ou à des règles difficiles.

  • Troubles digestifs (ballonnements épigastriques, lenteur à la digestion, éructations, flatulence, diarrhée) ;
  • Traitement adjuvant de la composante douloureuse de troubles fonctionnels digestifs.

Infusion. 10 à 40 g par litre d’eau bouillante (ou encore 8 à 10 fleurs par tasse).

Absorbée 30 à 45 minutes avant les repas, l’infusion est un excellent apéritif qui vient à bout de bien des inappétences : la Camomille entre d’ailleurs dans la composition des vermouths apéritifs.

Poudre. Fleurs pilées dans un mortier avec le même poids de sucre en poudre. Prendre 10 à 20 g du mélange par jour, en 2 ou 3 fois, 30 à 45 minutes avant les repas.

Vin apéritif : Il se prépare avec 30 à 60 g en macération pendant 1 mois dans 1 l de bon vin rouge, sucré ou non : un verre à madère avant chaque repas.

La camomille existe aussi sous forme de granulés d’homéopathie.

Externe

A l’extérieur, elle combat l’inflammation des paupières, les douleurs des rhumatismes et celles qui sont causées par une chute ou des coups.

  • Traitement d’appoint adoucissant et antiprurigineux des affections dermatologiques (crevasses, écorchures, gerçures, piqûres d’insectes)
  • En cas d’irritation ou de gêne oculaire due à une atmosphère enfumée, un effort visuel soutenu, bain de mer ou de piscine ;
  • Antalgique dans les affections de la cavité buccale ou du pharynx (collutoire, pastille) ;
  • En bain de bouche pour l’hygiène buccale
  • En soins de beauté, elle est souvent présente dans les lotions, les crèmes, les shampoings (surtout pour cheveux blonds) .
  • Elle est également utilisée traditionnellement comme colorant naturel des cheveux pour offrir une teinte blonde.

Décoction concentrée en lavages et compresses chaudes contre l’inflammation des paupières.

Cette même décoction pulvérisée sur les peaux sèches, sensibles, irritables, les calme et les adoucit.

On l’utilise aussi en bains, enveloppements, dans un coussin (pour soulager les parties malades), en pommade et en inhalation.

Huile : Faire macérer à chaude, au bain-marie, pendant 2 heures, 100 g de Camomille par litre d’huile d’olive. Filtrer. Employer en frictions contre rhumatismes, lumbago, etc.

Usage fongicide
En jardinage, l’aspersion des semis avec de la tisane de camomille romaine diminuerait sensiblement la fonte des semis.

Usage horticole
En Angleterre on mélange parfois la camomille aux graminées à gazon afin qu’elle dégage son parfum lorsqu’on la foule. Cet usage existait également au Moyen-Âge.

Usage culinaire
Les capitules peuvent être utilisés pour aromatiser des salades et des desserts. On peut également s’en servir pour préparer une tisane.
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-inflammatoire
  • Stomachique
  • Antispasmodique
  • Régénérante
  • Spasmolytique
  • Sédative
  • Antiprurigineuse

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Acore odorant

Très répandue sur le bord des étangs et dans les fossés, cette plante vivace peut atteindre 1 m de haut. On utilise le rhizome, très aromatique et un peu amer, qu’on récolte en été. Notons, enfin, qu’il est remarquable pour la conservation des fourrures et que, dans certains pays, on l’emploie pour parfumer la bière.

Aussi dit schoenante, le rhizome était l’un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.

Au Canada, cette plante est nommée belle-angélique par les Québécois et sweet flag par les anglophones ; certains amérindiens en chiquent le rhizome pour ses effets stimulants et thérapeutiques.

Historiquement, l’acore (changpu 菖蒲) est un ingrédient de la médecine traditionnelle chinoise. On considère actuellement que le terme peut désigner shuichangpu 水菖蒲 Acorus calamus L. et shichangpu 石菖蒲 Acorus tatarinowii Schott. L’acore changpu est cité dans la première pharmacopée chinoise Shennong bencao jing (aux environs du début de notre ère).

La notice indique :

  • âcre, chaud.
  • Traite les troubles liés au “vent froid humide”, la toux, à s’oppose au Qi ascendant.
  • Il ouvre la porte du cœur.
  • Nourrit les cinq organes, libère les neuf orifices, éclaircit les yeux et les oreilles, [aide] les articulations de la voix.
  • Pris longtemps, allège le corps, améliore la mémoire, prévient la confusion et prolonge la vie.

Autre nom : changyang. Pousse dans les étangs et les marais.
En Inde, la médecine ayurvédique le dénomme “Vacha” et en fait un stimulant nerveux, digestif, émétique (à haute dose), expectorant et décongestionnant des sinus et diurétique.

Les Tartares l’employaient pour désinfecter leur eau de boisson.

[wptab name=’Description’]Famille des Acoracées

Encore appelé Acore vrai, Canne aromatique, Roseau aromatique, Jonc odorant.

L’acore odorant (Acorus calamus) ou jonc odorant est une plante herbacée aquatique, pérenne, rhizomateuse. Elle est originaire de l’Asie.

Aire de répartition
Cette espèce holarctique indigène en Asie, a été importée au XIIIe siècle en Europe pour ses propriétés odoriférantes et insecticides. Elle y est naturalisée mais ne produit pas de fruits, car les plantes importées sont stériles (généralement des triploïdes stériles).

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

L’Acore donne de bons résultats chez les malades qui souffrent de l’estomac dans les cas d’atonie digestive : il stimule parfaitement les estomacs paresseux, surtout en association avec l’Aunée et la Gentiane. Il est excellent aussi contre les vomissements.

On l’a recommandé, mélangé à l’Erysimum, contre l’enrouement et les affections des cordes vocales. C’est aussi un très bon diurétique qui diminue le taux d’acide urique dans le sang et fait éliminer celui-ci par voie urinaire. On le recommande donc surtout dans les cas de goutte.

En Occident, en tisane, il traite certains troubles gastriques (ballonnements, nausées, brûlures gastro-œsophagiennes). Maria Treben le mentionne pour de nombreux troubles de l’appareil digestif ainsi que pour goutte, gelures et cancer de l’intestin. Traditionnellement récolté au printemps et à l’automne, il était ensuite séché à l’ombre.

C’était un tonique amer réputé stimuler les glandes digestives ; comme plante apéritive on en a tiré une liqueur.

Risques et dangers
À forte dose, consommer le rhizome peut provoquer des troubles allant jusqu’aux hallucinations visuelles.

Huile essentielle
Ce rhizome fournit une huile essentielle, amère, dont la composition varie selon la génétique de la plante. Les souches européennes renferment des dérivés mono- et sesquiterpéniques (camphène, p-cymène) et des dérivés phénylpropaniques (moins de 10 %) représentés surtout par la bêta-asarone, réputée cancérigène et reprotoxique. La variété Americanus ne contient pratiquement pas de bêta-asarone, alors qu’en Inde elles ont la plus forte concentration (jusqu’à 96 %).

Principaux constituants du rhizome des matières amylacées
Huile essentielle : β-asarone (aux vertus antibiotiques, mais aussi légèrement toxique)2, camphène, p-cymène, β-gurjunène, linalol ; un glucoside (acorine) ;
un alcaloïde (calamine); des saponines : un principe amer (acorone); un Mucilage ; des tanins

Cependant, malgré une utilisation ancestrale, en Inde, la plante entière ne semble pas responsable de cancer. Cette huile essentielle est réputée être un digestif (pris après un repas difficile à digérer), à cependant proscrire lors de la grossesse et de l’allaitement.

L’huile essentielle d’Acore est à utiliser avec grande vigilance et à court terme car elle contient des composants neurotoxiques en faible quantité.

Autres propriétés / utilisations

L’acore et ses produits sont autorisés en Europe avec une limite maximale tolérée de β-asarone de 0,1 mg/kg dans les denrées alimentaires et de 1 mg/kg dans les boissons alcoolisées.

Parfum, insecticide
L’huile essentielle extraite des rhizomes par distillation a été utilisée en parfumerie, dont pour parfumer des vinaigres de toilette.

Son odeur, qui évoque celle la mandarine, est réputée éloigner certains insectes (punaises…) et protéger les fourrures.

En Chine, les feuilles et les rhizomes broyés sont utilisés comme acaricide et comme insecticides (contre les pucerons, les cicadelles, divers « ravageurs » du riz). La plante est aussi utilisée en fumigation avec l’armoise contre les moustiques.

Usages alimentaires
Les feuilles ne sont pas comestibles, mais ont été utilisées, en Pologne par exemple, disposée sous le pain dans le four de boulange, pour empêcher le pain de coller, mais aussi pour lui donner un arôme particulier.

Les parties basses des jeunes pousses sont, elles, comestible ; elles étaient par exemple mangées en Pologne jusque dans les années 1950, et elles sont encore parfois grignotée par les enfants selon F. Couplan (2009).

Le rhizome de l’Acore odorant a été consommé, par exemple en Bosnie sous forme de galette et de bouillie. Il sert encore à parfumer des boissons alcoolisées (bières ou eau-de-vie).

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Stomachique
  • Carminatif
  • Diurétique
  • Diaphorétique
  • Emménagogue
  • Potentiellement toxique à forte dose

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Busserolle

L’usage médicinal de la busserole est attesté depuis le XIIIe siècle par les médecins de Myddfai (Pays de Galles). La plante a été mentionnée dans des herbiers de la Renaissance, sans indication d’ordre médicinal. Elle a été décrite par Charles de L’Écluse dans Historia Rariorum Plantarum paru en 1601 et plus tard par Linné dans son Materia Medica paru en 174928. Elle a été recommandée pour usage médicinal notamment par Gerhard de Berlin en 1763. La busserole a été signalée vers le milieu du XVIIIe siècle par Anton de Haen, médecin autrichien, comme un remède efficace en cas de néphrite et même de lithiase.

Elle a été inscrite dans la Pharmacopée de Londres (London Pharmacopoeia) pour la première fois en 1788, bien que son usage était probablement plus ancien et dans la pharmacopée américaine (United States Pharmacopeia) de 1820 à 1926. En Europe, la busserole est d’usage officiel depuis le début du XIXe siècle.

On l’a utilisée pour le traitement de diverses maladies telles que l’hydropisie, la lithiase, le diabète, la gonorrhée, etc., mais seule est restée l’utilisation comme antiseptique et diurétique des voies urinaires. La feuille de busserole était également utilisée en Amérique du Nord par les Amérindiens pour le traitement des maladies des voies urinaires.

Marco Polo reporta qu’au XIIIè siècle, les Chinois l’utilisaient comme diurétique pour soigner les reins et les problèmes urinaires. Les Amérindiens l’utilisaient également pour ces troubles mais aussi pour traiter certaines maladies vénériennes, les calculs urinaires, la cystite et l’urétrite, et enfin l’obésité. Les colons américains l’ont utilisée aussi contre les néphrites..

Rabelais ne nous a rien laissé ignorer des propriétés diurétiques de la Busserole, efficace dans les calculs de la vessie et même dans la blennorragie, puisqu’elle en guérit Pantagruel : “Luy  pris une pisse chaude qui le tourmenta fort, mais ses médecins le secoururent bien, avec force drogues diurétiques, et luy firent pisser son malheur.”

Divers travaux modernes ont prouvé les vertus incontestables de la Busserole : Celle-ci est un antiseptique urinaire puissant, très actif chaque fois qu’il y a inflammation et infection des voies urinaires et, notamment, dans l’hypertrophie de la prostate avec pyurie (ne pas s’inquiéter de la couleur vert brunâtre de l’urine durant le traitement).

Elle donne de bons résultats dans la cystite avec muco-pus, l’urétrite blennorragique et la rétention d’urine.

Très riche en tanin, la Busserole est aussi un excellent astringent, recommandable dans l’entérite avec diarrhée, la leucorrhée, les hémorragies utérines.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

Raisin d’ours commun, Raisin d’ours, Busserole

L’espèce pousse en climat froid et ensoleillé sur tout type de sol, même si elle préfère les terrains secs, frais, acides ou neutres. Elle est sensible à l’humidité stagnante. De croissance très lente, elle supporte bien la taille.

Arctostaphylos uva-ursi, la Busserole ou Raisin d’ours, est une espèce de plantes dicotylédones, originaire de l’hémisphère nord. Cette espèce est répandue en région circumpolaire et à des latitudes plus basses à l’étage subalpin de diverses montagnes (Alpes, Himalaya, Appalaches, Rocheuses). C’est un sous-arbrisseau, à port rampant, croissant souvent en forme de coussins. Il a des feuilles persistantes coriaces, de petites fleurs en grelot blanches ou roses et des fausses baies (drupes polyspermes) rouges à maturité.

En France, le raisin d’ours est présent dans la plupart des massifs montagneux : Jura, Alpes, Massif central, Pyrénées. Il est abondant dans les Alpes du Sud, par exemple à une altitude comprise entre 1 000 et 1 800 m dans les bois de pins sylvestres. En basse Provence, on en trouve à la montagne Sainte-Victoire, dans les Bouches-du-Rhône. Quelques pieds seulement en ubac vers 850 m d’altitude. Il s’agit de la station la plus méridionale du sud-est de la France.

Peuplement de busseroles en Catalogne.
L’aire de répartition d’Arctostaphylos uva-ursi s’étend dans l’hémisphère nord dans les régions circumboréales, du nord de l’Europe à la Sibérie. L’espèce se rencontre aussi à des latitudes plus basses principalement dans les étages alpins et subalpins des régions montagneuses, notamment dans le Caucase. C’est de toutes les espèces du genre Arctostaphylos celle qui a la plus vaste aire de répartition et la seule qui se rencontre en dehors de l’Amérique du Nord.

En Amérique du Nord, l’aire de répartition d’Arctostaphylus uva-ursi s’étend de la moitié nord de la Californie jusqu’au nord de l’Alaska, du Canada et du Groenland, et du nord des États-Unis jusqu’à la Nouvelle-Angleterre et Terre-Neuve. Vers le sud, elle s’étend dans les montagnes Rocheuses jusqu’au Nouveau-Mexique et dans l’est de l’Amérique du Nord, le long de la côte atlantique jusqu’au New Jersey et dans les Appalaches jusqu’en Virginie. De rares populations disjointes se trouvent en Géorgie. Au Québec, sa répartition est générale, mais rare en nature.

Une population disjointe très isolée, classée comme sous-espèce sous le nom d’Arctostaphylos uva-ursi subsp. cratericola (Donn.Sm.) P.V.Wells, croît sur les sommets volcaniques du Guatemala entre 2 500 et 4 000 mètres d’altitude.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne
La Busserole est une plante médicinale traditionnellement utilisée pour le traitement des troubles modérés des voies urinaires et de la vessie, telles que la cystite, l’urétrite et la dysurie.

Les feuilles de Busserole contiennent trois grands groupes de composés phénoliques : phénols, tanins et flavonoïdes. Le constituant phénolique principal est l’arbutine ou arbutoside (hydroquinone-β-d-glucopyranoside), dont la teneur est comprise entre 5 et 15 %. D’autres constituants importants sont le méthylarbutine (jusqu’à 4%), ainsi que et les aglycones sous forme libre, hydroquinone et méthylhydroquinone.

Le profil chimique de la plante contient en outre de l’acide ursolique, de l’acide tannique, de l’acide gallique, de l’acide paracoumarique, de l’acide syringique, et des esters galliques de l’arbutine (galloylarbutine), des tanins galliques (gallotanins, jusqu’à 20 %) et catéchiques, et d’autres composés comme des flavonoïdes dont des hétérosides de quercétine, de kaempférol et de myricétine.

  • L’arbutine et la méthylarbutine sont normalement éliminées de façon intacte par le rein tandis qu’elles sont transformées en hydroquinone, qui exerce une action sédative et antiphlogistique, en cas de maladie rendant l’urine alcaline. La busserole est connue depuis le Moyen Âge pour son action de diurétique et antiseptique naturel des voies urinaires en cas de cystite, énurésie, incontinence.
  • La busserole est excellente pour éliminer l’urée. De plus, cette plante est un puissant antiseptique urinaire et intestinal car ses feuilles sont riches en arbutine. Il a été démontré que l’arbutine tuait des bactéries de l’urine telles qu’Escherichia coli et Staphylococcus aureus. Dans les problèmes urinaires, elle peut être associée à la bruyère. Il est recommandé de boire 2 litres d’eau par jour lors de traitements à la busserole.

Mise en garde
Comme tout diurétique, il est fortement déconseillé d’employer de l’Uva Ursi en cas d’insuffisance rénale.
Une étude canadienne effectuée en 1986 suggère que les femmes enceintes doivent s’abstenir de prendre de la busserole car son action ocytocique peut déclencher le travail d’accouchement lorsque pris à forte dose.
De plus cette plante ne devrait pas être consommée sur une longue période (plus de 2 ou 3 semaines). La vitamine C (plus de 500 mg par jour) et les jus très acides (contenant de l’acide citrique notamment) comme les jus de pruneau, de citron ou de canneberge ne devraient pas être pris conjointement avec la busserole, car cela risquerait de modifier l’alcalinité de l’urine nécessaire à l’action de l’arbutine.

  • Infusion : 20 g de feuilles sèches par litre d’eau. 2 ou 3 tasses par jour.
  • Décoction concentrée : 30 g de feuilles sèches par litre d’eau. Laisser réduire au 1/4 et absorber dans la journée. Selon l’effet désiré, on prendra soit l’infusion, soit la décoction.
  • Poudre : Feuilles sèches pulvérisées au mortier. Absorber de 2 à 8 g par jour.

Autres propriétés / utilisations

Substitut du tabac
Les feuilles de busserole séchées sont le composant principal de nombreux mélanges à fumer traditionnels des populations autochtones d’Amérique du Nord. Ces mélanges, comprenant souvent d’autres herbes et parfois du tabac, sont connus sous le nom de «kinnikinnick», terme algonquin signifiant « mélange à fumer ». Ce mélange était utilisé surtout chez les Premières Nations du Canada. Au début du XVIIIe siècle, les Indiens des plaines du Mississipi l’appelaient «sacacommis» ou « sac-à-commis », terme vraisemblablement emprunté aux trappeurs français48.

Les rameaux et feuilles de la Busserole ont été utilisés dans les pays nordiques pour le tannage des peaux, notamment pour la préparation du maroquin et du cuir de Russie. Les feuilles étaient également utilisées pour teindre les peaux et les tissus. Traitées par le sulfate de fer, elles fournissent une teinture noire, et grise lorsqu’elles sont traitées par l’alun.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique par son tanin
  • Astringent
  • Antilithiasique
  • Antiphlogistique par ses glucosides
  • Antiseptique naturel des voies urinaires en cas de cystite, énurésie, incontinence

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Bouleau

C’est l’Arbre néphrétique d’Europe, mais aussi le Sceptre des maîtres d’école et l’Arbre de la sagesse, sans doute parce qu’on en faisait des verges bien cinglantes.

C’est un bel arbre de nos forêts et de nos montagnes.

L’écorce contient une huile (huile russe)  d’une odeur très particulière : cette huile est le secret de la souplesse, de la force et de l’odeur qui caractérisent les “cuirs de Russie”.

On l’emploie aussi dans les lotions capillaires contre les affections.

Le Bouleau possède de puissantes propriétés diurétiques, bien démontrées par divers auteurs. Winternitz jugeait ses feuilles capables de lutter contre les rétentions hydriques d’origine cardio-rénale. Huchard était du même avis et en recommandait l’usage chez les goutteux. Cremer et Tadeusz Fajans ont de nos jours confirmé cette action en soulignant qu’elle était très marquée et prolongée, tandis qu’Artault de Vevey préconise l’infusion de feuilles dans le traitement de l’hyperazotémie et des divers syndromes (céphalées, vertiges, etc) qui l’accompagnent.

L’écorce, elle aussi diurétique, est, en outre, un stimulant de la digestion et un fébrifuge. Elle est excellente contre les maladies de peau, en particulier, contre les dartres.

Les bourgeons jouissent des mêmes propriétés que les feuilles,  mais sont, de plus, recommandés contre les engorgements scrofuleux.

La sève de Bouleau est un liquide sucré qui, par évaporation, peut donner un sucre consommé autrefois dans les pays nordiques. Elle est fermentescible et peut donner un “vin” ou un vinaigre. Elle jouit des propriétés diurétiques communes aux diverses parties de l’arbre. Spécialisée d’ailleurs dans un produit homéopathique, la sève de Bouleau agit heureusement sur le terrain arthrosique, favorise l’élimination de l’acide urique et assouplit les ligaments des articulations touchées par l’arthrose.

[wptab name=’Description’]Famille des Bétulacées

Les bouleaux poussent en général sur les terres pauvres et souvent siliceuses, jusqu’à 2 000 m d’altitude, ainsi que dans les régions arctiques. Les bouleaux sont des plantes pionnières qui constituent souvent la première formation arborée lors de la reconquête ou de la colonisation de landes par la forêt.

Sa couleur blanche est due à la bétuline, son principal constituant. On attribue à sa sève, ainsi qu’à son écorce, de nombreuses propriétés médicinales et autres.

Le brai ou goudron de bouleau était largement utilisé comme adhésif dès le Paléolithique moyen jusqu’au au début du Mésolithique. Les Néandertaliens produisaient du brai par distillation sèche de l’écorce de bouleau il y a 200 000 ans.

En Europe du Nord (Scandinavie, Pays Baltes, Sibérie), Le rhytidome (écorce au sens strict) de bouleau, tressé en lanières, était utilisé à la campagne pour fabriquer des chaussures appelées lapti (лапти) en Russie. En Russie, il a également servi de support d’écriture .

En Amérique du Nord, de l’Est du Canada à l’Alaska, à partir de la sève brute du bouleau est produit de l’eau de bouleau, de la bière (Birch beer), du vin, de l’eau-de-vie, du vinaigre et du sirop de bouleau (un sirop édulcorant similaire au sirop d’érable).

L’huile de poix de bouleau (ou goudron) est un répulsif très apprécié pour son efficacité dans les pays scandinaves qui, l’été, sont infestés de moustiques, comme celui de l’«essence de népéta», documenté en Iowa, aux États-Unis.

En herboristerie, le bouleau a de nombreuses vertus. On utilise les bourgeons ou l’écorce sèche en décoction et les feuilles en infusion comme dépuratif. La sève de bouleau appelée eau de bouleau est également utilisée dans de nombreux pays.

En phytothérapie on utilise la feuille de bouleau en poudre pour faciliter les fonctions d’élimination rénale et digestive.

Dans le traitement du cancer, l’acide bétulinique, un composé naturel de l’écorce de bouleau, est cytotoxique pour de nombreuses tumeurs.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 30 à 40 g de feuilles par litre d’eau bouillante. Attendre que la température soit descendue à 40° et ajouter alors 1 g de bicarbonate de soude, afin d’assurer la dissolution du principe résineux. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.
  • Décoction de bourgeons : Obtenue en faisant bouillir 150 g par litre d’eau. Laisser réduire aux 3/4 et absorber en 4 fois dans la journée.
  • Décoction d’écorce (peu utilisée) : Une cuillerée à café par tasse d’eau. Laisser bouillir 5 minutes et prendre 3 tasses par jour avant les repas.
  • Décoction : Une bonne poignée d’écorce par litre d’eau. Faire réduire aux 3/4. Se servir du liquide en lavages ou en compresses, contre les dartres. Bien que peu pratique comme procédé, on dit que coucher un rhumatisant sur un lit de feuilles de Bouleau bien chauffées le soulage instantanément.
  • Sève : On peut consommer 100 à 200 g par jour.

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[wptab name=’Indications’]

  • Rétentions hydriques d’origine cardio-rénale
  • Goutte – élimination de l’acide urique
  • Hyperazotémie
  • Engorgement scrofuleux
  • Assouplissement des articulations touchées par l’arthrose

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique puissant
  • Anti-goutteux

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Aspérule odorante

La légende voudrait que la mère de Jésus en ait garni la crèche avant de déposer son enfant, d’où son surnom « d’herbe à la vierge ».

Comme l’indique son nom populaire d’Hépatique étoilée, l’Aspérule est la panacée des affections du foie : congestion du foie, jaunisse.

Elle est, avec le Mélilot et la Mélitte, selon le Dr Leclerc, une des 3 “plantes à coumarine” :

  • Action sur la coagulation sanguine
  • Augmention du volume des urines
  • Arrêt du développement des colibacilles
  • Action antispamodique

Bonne pour le foie, la plante l’est donc aussi pour les reins. De plus, la coumarine a une bienfaisante action antispasmodique, ce qui explique pourquoi l’Aspérule facilite la digestion des malades qui souffrent d’angoisse et de vertiges, et que, prise le soir, elle donne de très bons résultats contre l’insomnie.

L’Aspérule, très parfumée, entre dans la composition du “vin de mai” allemand ou lorrain.

[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées

Le Gaillet odorant (Galium odoratum (L.) Scop.) ou Aspérule odorante (de son ancienne dénomination, avant d’être reclassé dans le genre Galium par les botanistes, Asperula odorata).

La plante est parfois appelée Petit Muguet ou Reine-des-bois et plus rarement Thé suisse ou Belle-étoile, Hépatique étoilée.

Cette plante tire son nom commun et scientifique de l’odeur qu’elle acquiert en séchant. Le terme « aspérule » provient du latin asper signifiant « rude », « rugueux », caractérisant le bord de ses feuilles. C’est une plante de mi-ombre, commune dans les sous-bois et sur les lisières des forêts caducifoliées d’Europe au-delà de 400 m d’altitude.

Le gaillet odorant est une plante dressée, avec des verticilles de feuilles entières ovales allongées, et une inflorescence de petites fleurs blanches à quatre pétales en croix. Sa particularité réside dans l’odeur qu’elle dégage quand on la blesse ou lors de la dessiccation. Cette odeur caractéristique, rappelant celle de foin coupé ou de la fève tonka, provient de la coumarine présente en abondance dans sa racine et ses tiges (substance également trouvée dans la fève tonka utilisée industriellement pour aromatiser l’Amsterdamer).

La plante colorerait en rouge les os des animaux qui la consommeraient en grande quantité avec l’herbe ou le foin.

Comme dans le mélilot, si la plante moisit et fermente, il se forme du dicoumarol ou hydroxycoumarine, une antivitamine K, anticoagulant utilisé à faible dose en médecine mais qui peut causer de graves hémorragies à forte dose, cette molécule étant utilisée comme appât rodenticide de type mort aux rats.

 

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • La coumarine, hypnotique, expliquerait les propriétés antispasmodiques et sédatives (anti-insomnie) attribuées à l’aspérule, et aussi diurétique et légèrement antiseptique.
  • L’aspérule était jadis utilisée contre les phlébites (superficielles ou profondes).
  • Des proportions trop élevées d’aspérule odorante peuvent induire des maux de tête voire une altération des perceptions (vertige, somnolence, etc.) ou des hépatites.
  • Infusion : On peut en faire une infusion dite « thé d’aspérule », aux propriétés légèrement sédatives. Le roi Stanislas II de Pologne en buvait chaque matin et lui attribuait sa bonne santé.

Externe

  •  L’aspérule est réputée adoucissante et vulnéraire. Infusée avec des fleurs de bleuet ou des feuilles de plantain, elle produisait un collyre contre les blépharites et les conjonctivites.
  • On l’écrasait pour soigner les blessures, abcès et enflures douloureuses.
  • Cataplasme de plante broyée, appliqué sur la région du foie, contre la jaunisse et l’engorgement de cet organe.

Cuisine

  • L’aspérule odorante peut s’utiliser fraîche ou sèche pour parfumer des gâteaux, cookies et également des boissons alcoolisées ou non.
  • Le gaillet odorant est utilisé dans quelques boissons alcoolisées : certains vins apéritifs, bières ou eaux-de-vie.
  • Vin de mai appelé « Maibowle » ou « Waldmeisterbowle » ou « Maitrank » : Récoltée de mi-avril à début mai, puis laissée à macérer dans du vin blanc de Moselle, elle sert de base aromatique à la préparation d’une boisson apéritive traditionnelle de la région d’Arlon (province de Luxembourg, Belgique) et du Luxembourg.
  • Le « sirop d’aspérule » est un des deux sirops qui accompagnent traditionnellement la Berliner Weiße, une bière allemande légère et acide au froment. En Allemagne, il est fabriqué à base de succédané depuis la fin du xxe siècle, en raison de l’interdiction de l’utilisation de la plante pour les sirops à cause de sa teneur en coumarine.
  • En Moselle germanophone et en Alsace, elle est connue sous le nom de « Waldmeister » (Maître de la forêt/Maître des bois) et sert de base à une liqueur digestive produite par macération de brins en fleurs dans de l’alcool avec 100 à 200 g de sucre, avec filtration après 5 semaines pour obtenir une couleur vert pâle, ou 8 semaines pour un goût optimal, mais couleur verte plus foncée.

Pratique 

  • Autrefois, cette plante était utilisée pour bourrer les coussins et les matelas.
  • Depuis longtemps utilisée par les paysans, elle diffuse un parfum de coumarine qui fait fuir les mites. On en parfume donc le linge dans les armoires comme on le fait avec la lavande. Elle peut être utilisée dans la fabrication de répulsifs contre les insectes.
  • L’industrie exploite son odeur de vanilline. On peut la trouver pour la même raison en pot-pourri de fleurs séchées.
  • On extrait un colorant rouge des racines du gaillet odorant (ce colorant naturel est présent dans de nombreuses rubiacées et peut être utilisé comme celui de la garance pour teindre la laine – usage ancien).
  • Mêlées à des feuilles de menthe et de tussilage, les feuilles ont été utilisées comme substitut au tabac.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Coagulante
  • Diurétique
  • Antiseptique
  • Antispasmodique
  • Hypnotique
  • Sédative

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Busserole

Rabelais ne nous a rien laissé ignorer des propriétés diurétiques de la Busserole, efficace dans les calculs de la vessie et même dans la blennorragie, puisqu’elle en guérit Pantagruel : “Luy  pris une pisse chaude qui le tourmenta fort, mais ses médecins le secoururent bien, avec force drogues diurétiques, et luy firent pisser son malheur.”

Divers travaux modernes ont prouvé les vertus incontestables de la Busserole : Celle-ci est un antiseptique urinaire puissant, très actif chaque fois qu’il y a inflammation et infection des voies urinaires et, notamment, dans l’hypertrophie de la prostate avec pyurie (ne pas s’inquiéter de la couleur vert brunâtre de l’urine durant le traitement).

Elle donne de bons résultats dans la cystite avec muco-pus, l’urétrite blennorragique et la rétention d’urine.

Très riche en tanin, la Busserole est aussi un excellent astringent, recommandable dans l’entérite avec diarrhée, la leucorrhée, les hémorragies utérines.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

Arctostaphyle raisin-d’ours, aussi connu sous les noms de raisin-d’ours commun, Raisin d’ours ou Busserole (Arctostaphylos uva-ursi L.) est une espèce de sous-arbrisseau de la famille des Éricacées répandue en région circumpolaire. Souvent en forme de coussins, il a des feuilles persistantes, des petites fleurs en grelot blanches ou roses et des baies rouges à maturité.

Une espèce voisine (Arctostaphylos alpina (L.) Spreng.) a des feuilles caduques, des fleurs blanc-verdâtre et des baies noires.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 20 g de feuilles sèches par litre d’eau. 2 ou 3 tasses par jour
  • Décoction concentrée : 30 g de feuilles sèches par litre d’eau. Laisser réduire au 1/4 et absorber dans la journée. Selon l’effet désiré, on prendra soit l’infusion, soit la décoction
  • Poudre : Feuilles sèches pulvérisées au mortier. Absorber de 2 à 8 g par jour.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Antiseptique urinaire puissant
  • Astringent

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Argile

L’analyse effectuée en mai 1928 par le Pr Laborde, professeur à la Faculté de Pharmacie de Strasbourg, a permis de constater que l’argile curative est stérile, c’est-à-dire exemple de germes microbiens.

Il semble, par ailleurs, que l’argile soit radioactive, comme d’ailleurs probablement tous les corps. Sa concentration serait selon les cas de 0,3 à 1,25 unité Mache.

L’analyse de l’argile verte a donné les chiffres suivants : silice : 49,10 % ; alumine : 14,61 % : sesquioxyde de fer : 5,65 % ; chaux : 4,44 % ; magnésie : 4,24 % ; oxydes alcalins : 3,08 % ; anhydride titanique : 0,74 % ; humidité : 7,40 % ; perte au feu : 10,85 %.

[wptab name=’Description’]Roche à base de silicates ou d’aluminosilicates.

On l’appelle encore cette plante Aigremoine, Eupatoire des Grecs, Herbe de Saint Guillaume.
Cette plante de 40 cm est commune le long des haies, des chemins, à la lisière des bois et particulièrement des lieux ombragés.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Dr Keller-Hoerschelmann qui, dans son établissement hospitalier, traitait par l’argile déclarait de son côté que «son usage interne en cas de pleurésie, de péritonite, d’inflammation du bas-ventre, de catarrhe de la vessie, appendicite, calculs biliaires, vers, cancers, ulcères, pleurite, etc…, est d’une efficacité surprenante».

Par ailleurs, l’argile peut être utilisée en injections vaginales et en lavements, à la dose de 3 à 4 cuillerées à soupe par litre d’eau, légèrement tiédis (pertes blanches, métrites, colites, rectites, parasitoses intestinales).

Toute cure externe d’argile doit être précédée ou concomitante d’un traitement détoxicant interne par phyto-aromathérapie, jus de citron, laxatifs légers, argile en ingestion, alimentation saine, atoxique.

Externe
Héritier d’une longue tradition, le curé Kneipp utilisait couramment un mélange d’argile et de vinaigre de vin pour ses cataplasmes et ses emplâtres.

On pourra traiter de la sorte l’acné, les éruptions du visage, la couperose, les rides. L’argile en poudre, mélangée à de l’huile d’olive, donne une crème adoucissante également efficace dans tous les cas.

Cataplasmes froids sur les régions enflammées ou le bas-ventre. Ils seront alors renouvelés dès qu’ils seront devenus chaud (quinze, vingt à trente minutes généralement). En cas de sensation persistante de froid, on remplacera l’emplâtre par une application tiède.

Cataplasmes tièdes ou chauds sur la région hépatique, les reins, la vessie, les os. Le cataplasme sera appliqué directement sur la peau, à la rigueur par l’intermédiaire d’une gaze.

Usage quotidien

L’argile est un absorbant remarquable : 5 g suffisent pour décolorer 10 ml d’une solution de bleu de méthylène à 0,1 %. Elle absorbe les mauvaises odeurs (désinfection facile des tinettes et vase de nuit). C’est son pouvoir absorbant qui probablement explique la conservation des oeufs à la mode extrême-orientale. Chacun a entendu parler des «oeufs pourris» des Chinois. Ce ne sont pas des oeufs pourris mais des oeufs qui ont été conservés dans la terre argileuse.
C’est la raison pour laquelle l’argile a des propriétés dégraissantes et décolorantes : les blanchisseurs romains foulaient le linge dans de l’eau argileuse (terre à foulon). ). Or aux Etats-Unis, on utilise chaque année des centaines de milliers de tonnes de terre à foulon, notamment pour le traitement des produits pétroliers.
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiseptique et, comme tous les autres antiseptiques naturels (les essences aromatiques, en particulier), elle ne présente pas les inconvénients de certains antiseptiques chimiques usuels qui tuent à la fois les microbes en lésant les cellules composant nos tissus
  • Bactéricide : entérites, colites, colibacillose, affections pulmonaires ou parasitaires (parasitoses intestinales
  • Cicatrisante : Une plaie purulente traitée par l’argile guérit à une vitesse qui nous étonne. Le pus est éliminé et les tissus se reconstruisent. Comme on l’a dit du chou, l’argile — par voie interne ou externe — attire la suppuration et en définitive désinfecte, dépure l’organisme.
  • Anti-toxique, de par son pouvoir absorbant : On a donné une quantité minime d’une solution de strychnine à des rats. Ils moururent quelques minutes plus tard. On a donné la même dose de strychnine à d’autres rats en y ajoutant cette fois un peu d’argile. Les animaux supportèrent le poison sans inconvénient.
  • Sa forte teneur en silice l’indique dans de nombreuses affections, en particulier l’artériosclérose, la tuberculose, le vieillissement, les déminéralisations, les états cancériniques, les anémies.

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Céleri

Ce légume jouit de propriétés diurétiques qui le font conseiller dans le régime alimentaire des malades du cœur, des reins, du foie, de tous ceux, en résumé, qui ont besoin d’éliminer, avec l’excès d’eau de leur organisme, les toxines et les déchets qui l’encombrent.

C’est pour cette raison que le jus de Céleri est conseillé dans les régimes amaigrissants et qu’on suit aux Etats-Unis de véritables cures d’amaigrissement au jus de Céleri.

Possédant des propriétés hypoglycémiantes, ce légume peut entrer avec bonheur dans le régime des diabétiques.

Depuis fort longtemps, la médecine populaire lui a fait la réputation d’être aphrodisiaque.

Le jus de cuisson des Céleris est réputé aussi comme un bon vieux remède guérissant les engelures les plus tenaces.

Enfin, les semences de Céleri ont les propriétés apéritives, digestives et carminatives.

[wptab name=’Description’]Famille des Apiaceae

C’est l’ache cultivée (ache : apium graveolens)

Le céleri (Apium graveolens L.) ou ache des marais ou encore persil des marais, est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées, cultivée comme plante potagère pour ses feuilles et sa racine tubérisée consommées comme légumes.
[/wptab]
[wptab name=’Constituants’]

Vitamines A, B, C; minéraux et métalloïdes : magnésium, manganèse, fer, iode, cuivre, sodium, potassium, calcium, phosphore; une essence (anhydride sédanonique), choline, tyrosine, acide glutamique, …

[/wptab]
[wptab name=’Indications’]

  • Inappétence
  • Digestions lentes
  • Asthénie, surmenage, convalescences, insuffisance surrénale
  • Nervosisme
  • Déminéralisation (tuberculose)
  • Scrofulose
  • Impuissance
  • Fièvres intermittentes
  • Rhumatismes, goutte
  • Lithiase urinaire, coliques néphrétiques
  • Affections pulmonaires
  • Hépatisme, ictère
  • Obésité pléthore
  • Plaies, ulcères, cancers, angines, engelures

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritif
  • Stomachique
  • Tonique nervin et général
  • Stimulant des surrénales
  • Réminéralisant
  • Rafraîchissant
  • Antiscorbutique
  • Dépuratif, régénérateur sanguin
  • Antipaludéen
  • Diurétique
  • Antirhumatismal
  • Draineur pulmonaire et hépatique
  • Antiseptique
  • Amaigrissant
  • Cicatrisant

[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]

Jus de céleri en branches : un demi-verre par jour pendant quinze à vingt jours, pour cures intensives (rhumatisme) ; 200 g par jour en trois fois, dans l’intervalle des accès palustres. Bouillon (ou décoction) de feuille : 30 g par litre, ou de rave : 50 g par litre.

Jus (cicatrisant) en lotions ou compresses sur les plaies, ulcères, cancers, en gargarismes et lavages de bouche, contre les-ulcérations de la bouche, angines, extinction de voix.

Jus de Céleri exprimé au mixeur : Recommandé pour désintoxiquer l’organisme, dans les maladies de pléthore, les rhumatismes, l’obésité, la goutte. Il est bon aussi contre la toux et les catarrhes bronchiques.

Fumigations de Céleri dirigées sur la tête : Les Arabes d’Algérie dissipent ainsi la migraine.

Vin : Broyer avec du sucre une grosse tête de Céleri et faire macérer le tout dans un litre de bon vin blanc pendant 48 heures. Filtrer et prendre 2 ou 3 verres par jour comme diurétique. Ce vin, au goût d’Ananas, a des propriétés aphrodisiaques bien connues des paysans, qui l’utilisent pour retrouver une nouvelle jeunesse.

En Externe :

Contre les engelures, décoction des tiges, ou rave, ou épluchures de rave à 250 g par litre d’eau. Bouillir 1 heure. Baigner les parties atteintes dans la décoction aussi chaude que possible pendant 1/4 d’heure environ. Réchauffer le bain pour s’en servir de nouveau, 3 fois en tout dans la journée. Le résultat apparaît dès la 1ère journée.

Bain : Faire bouillir une grosse tête de Céleri hachée avec ses feuilles, dans 2 l d’eau, pendant 3/4 d’heure environ. Laisser refroidir un peu et passer.

Bains de pieds de dix minutes aussi chauds que possible, trois fois par jour. Essuyer et protéger de l’air.

Le jus de la tige est aussi utilisé en compresses sur les paupières contre les ophtalmies.

Le Céleri râpé est à conseiller le plus souvent possible comme hors-d’œuvre à la fois apéritif et diurétique.

En cuisine :

Cru en salade, votre céleri rémoulade vous attirera des compliments si vous incluez 1/4 de pomme pour 3/4 de céleri.
Dans les potages.

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[wptab name=’Céleri sauvage’]

C’est la variété douce et cultivée de l’Ache ou Céleri sauvage.

Plante potagère d’un emploi très courant, le Céleri est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le décrire. Il en existe diverses variétés, dont on consomme les feuilles, les tiges ou la très grosse racine charnue. L’arôme du Céleri lui donne la propriété d’exciter l’appétit. Son emploi en cuisine est donc recommandé.

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HE Gingergrass

Indications (VT +) :

  • Rhinopharyngite, sinusite, otite, bronchite ++
  • Urétrite, cystites, vaginite, cervicite, salpingite, accouchement +
  • Acné à staphylocoque blanc, eczéma sec et suintant +
  • Oropharyngite, entérites bactérienne et virale ++
  • Fatigue cardiaque +
  • Virémie ++

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Poacées

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes

  • Moonterpènes : (+)-limonène, (+)-alpha-phellandrène
  • Alcools : géraniol (35-65 %) ; alcool périllique
  • Monoterpénones : carvone

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Antimicrobienne, antibactérienne ++, antifongique +++, antivirale ++
  • Tonique, utérotonique, neurotonique, cardiotonique +

[/wptab]
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Piment des jardins

[:en]

Jouissant de propriétés digestives, antiseptiques et stimulantes de l’estomac, le Piment est souvent utilisé comme condiment, surtout dans certaines cuisines exotiques.

C’est du Piment de Hongrie (ou Paprika) que Szent-Györgyi et Svierberly ont extrait pour la première fois la vitamine C à l’état cristallisé (1927-1932).

Pendant longtemps, le Paprika avec ses 200 mg par kilo d’acide ascorbique, fut la seule source de préparation de la vitamine C, avec le jus de Citron et les feuilles fraîches de Tomate.

Toutefois, étant donné la violence de sa saveur âcre et brûlante, on n’utilise guère le Piment pour l’usage interne médical, bien qu’il est été conseillé dans la goutte, la dysenterie, la paralysie, les hémorroïdes, les hémorragies utérines.

Par contre ses propriétés révulsives et rubéfiantes son mise à profit dans ses sinapismes, liniments, et onguent pharmaceutiques utilisés contre les lumbagos, les névralgies, les rhumatismes, et contre les incidents de l’effort sportif : crampes, élongations musculaires, entorses, foulures. Le Piment forme aussi la base des cotons révulsifs, dits « thermogènes ».

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées.

Ses surnoms sont fort nombreux : Piment rouge, Piment enragé, Capsique, Poivre de Guinée, d’Inde, de Turquie ou d’Espagne, Corail des jardins, Piment ou Poivre de Cayenne, Chillies.

Originaire, sans doute, d’Amérique, le Piment fut introduit en Angleterre en 1548 et décrit pour la première fois par Clusius sous le nom de Siliquastrum. Il ne tarda pas à être cultivé en Hongrie et en Espagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Piment est commercialisé en teinture alcoolique, poudre, pilules.

Décoction. 1 à 4 g par litre d’eau. Le Dr Cazin en faisait prendre 1 ou 2 tasses par jour, au milieu des repas.

Externe

Décoction. Elle peut s’utiliser en gargarismes dans l’aphonie par fatigue des cordes vocales.

Contre l’angine, on applique sur la gorge des Piments tiédis à l’eau chaude, qu’on maintient avec une enveloppe : surveiller la réaction de la peau.

Macération du Piment dans l’alcool ; elle est recommandée en frictions stimulantes contre la chute des cheveux.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestif
  • Antiseptique
  • Stimulant
  • Révulsif
  • Rubéfiant
  • Thermogène

[/wptab]
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Jouissant de propriétés digestives, antiseptiques et stimulantes de l’estomac, le Piment est souvent utilisé comme condiment, surtout dans certaines cuisines exotiques.

C’est du Piment de Hongrie (ou Paprika) que Szent-Györgyi et Svierberly ont extrait pour la première fois la vitamine C à l’état cristallisé (1927-1932).

Pendant longtemps, le Paprika avec ses 200 mg par kilo d’acide ascorbique, fut la seule source de préparation de la vitamine C, avec le jus de Citron et les feuilles fraîches de Tomate.

Toutefois, étant donné la violence de sa saveur âcre et brûlante, on n’utilise guère le Piment pour l’usage interne médical, bien qu’il est été conseillé dans la goutte, la dysenterie, la paralysie, les hémorroïdes, les hémorragies utérines.

Par contre ses propriétés révulsives et rubéfiantes son mise à profit dans ses sinapismes, liniments, et onguent pharmaceutiques utilisés contre les lumbagos, les névralgies, les rhumatismes, et contre les incidents de l’effort sportif : crampes, élongations musculaires, entorses, foulures. Le Piment forme aussi la base des cotons révulsifs, dits « thermogènes ».

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées.

Ses surnoms sont fort nombreux : Piment rouge, Piment enragé, Capsique, Poivre de Guinée, d’Inde, de Turquie ou d’Espagne, Corail des jardins, Piment ou Poivre de Cayenne, Chillies.

Originaire, sans doute, d’Amérique, le Piment fut introduit en Angleterre en 1548 et décrit pour la première fois par Clusius sous le nom de Siliquastrum. Il ne tarda pas à être cultivé en Hongrie et en Espagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Piment est commercialisé en teinture alcoolique, poudre, pilules.

Décoction. 1 à 4 g par litre d’eau. Le Dr Cazin en faisait prendre 1 ou 2 tasses par jour, au milieu des repas.

Externe

Décoction. Elle peut s’utiliser en gargarismes dans l’aphonie par fatigue des cordes vocales.

Contre l’angine, on applique sur la gorge des Piments tiédis à l’eau chaude, qu’on maintient avec une enveloppe : surveiller la réaction de la peau.

Macération du Piment dans l’alcool ; elle est recommandée en frictions stimulantes contre la chute des cheveux.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestif
  • Antiseptique
  • Stimulant
  • Révulsif
  • Rubéfiant
  • Thermogène

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