Aux Vertus des Plantes
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Monthly Archives: April 2022

Capillaire Vert

C’est le Capillaire de Montpellier qu’on appelle aussi poétiquement Cheveu de Vénus.
A l’état spontané, on le rencontre surtout aux environs de Montpellier, mais aussi en Corse et dans l’ensemble ombragés et pierreux (puits, grottes).
Le Lillois Lobelius, qui étudia la médecine de Montpellier, fut le premier à utiliser le Capillaire contre l’asthme et la coqueluche.
A la même époque, Olivier de Serres, le père de l’agriculture, le cultivait aussi dans son célèbre Jardin médicinal, créé à l’imitation de celui de Montpellier. Il lui accordait bien plus de vertus, car, à son avis, le “Cheveu de Vénus brise la pierre et la gravelle, faict uriner, estanche le flux de sang coulant du nez, guérit la teigne et aussi ceulx qui ont la jaunisse”.
Après avoir au XVIIIème siècle, parfumé la bavaroise du Café Procope, le Capillaire continua à être utilisé, pour ses propriétés pectorales et expectorantes, contre la toux, les rhumes, les bronchites.
[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
Cette fougère cosmopolite est thermophile. C’est une plante appartenant à la flore subméditerranéenne (On la trouve par exemple sur le Roc de Chère en Haute-Savoie). Fréquente en région méditerranéenne continentale et en Corse ; se retrouve dans une grande partie de la moitié sud de la France ; rare et uniquement littorale en Bretagne.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Les frondes de cette espèce sont taniques et contiennent du mucilage, ainsi qu’une huile essentielle et des substances amères, expectorant émolient est citée dans la liste des plantes utilisées en phytothérapie pour les problèmes de voies respiratoires.
Le sirop de capillaire était autrefois utilisé pour ses vertus pectorales.

Selon l’ethnobotaniste François Couplan, la partie aérienne de cette capillaire, bien qu’amère, a autrefois servi, en Europe, à fabriquer des infusions.

Elle entrait aussi dans la composition du sirop de capillaire, lequel servait aussi à réaliser des boissons dites (« bavaroises »), à base de lait et de sirop de capillaire, additionnées d’infusion de thé, de café ou de chocolat, très en vogue au XVIIIe siècle.
En Bosnie ses frondes étaient mangées cuites, ou crues en salade.
En Amérique du Nord, une espèce proche et locale (Adiantum pedatum) servait à faire un thé et un sirop.

Plante décorative
Comme plante décorative, elle peut être cultivée, dont sous serre.
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-inflammatoire
  • Stomachique
  • Antispasmodique
  • Régénérante
  • Spasmolytique
  • Sédative
  • Antiprurigineuse

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Camphre naturel

Le plus grand camphrier du Japon, dans la préfecture de Kagoshima.
Très populaire au Japon, le camphrier est l’arbre emblématique de la ville de Hiroshima, le premier avec le Ginkgo biloba, à avoir repris après le bombardement atomique.

Le bois du camphrier, dont l’odeur particulière persiste pendant plusieurs années, bénéficie de vertus insectifuges qui éloignent les mites. Pour cette raison, il fut longtemps utilisé par les malletiers pour la fabrication de malles destinées à transporter les fourrures.

[wptab name=’Description’]Famille des Lauraceae

Camphrier, arbre à camphre, Bois de Shiu ou Laurier de Chine sont les divers noms du Cinnamomum camphora (L.) J. Presl, 1825), une espèce d’arbres de la famille du laurier (Lauraceae) dont on extrait le camphre par distillation de son bois, le Bois de Hô et le Ravintsara selon le chémotype de l’arbre.

Aire de répartition
Son aire d’origine se situe en Chine, à Taïwan et au Japon. Il s’est naturalisé dans les autres continents et se comporte parfois comme une espèce envahissante.

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[wptab name=’Utilisation’]

L’huile essentielle extraite des feuilles des camphriers acclimatés à Madagascar, à chémotype à 1,8-cinéole, est le Ravintsara. Elle est considérée en aromathérapie comme un antiviral majeur et comme un excellent immunostimulant et antidépresseur, à ne pas confondre avec l’huile de Ravensara aromatica.

Ses oxydes terpéniques, par leurs propriétés décongestionnantes et mucolytiques, permettent également de soigner les infections respiratoires en stimulant les glandes à mucine. Son eucalyptol (ou 1-8 cinéole), inhibant les médiateurs de l’inflammation, soigne les problèmes cutanés (herpès, zonas)6.

Elle est utilisée pour l’élaboration du célèbre « Baume du tigre ».

Selon sa teneur en camphre, cette huile essentielle peut être neurotoxique en ingestion à forte dose. Certains de ses composés comme le limonène et le linalol présentent un risque allergique.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Décongestionnant
  • Mucolytique
  • Antiviral majeur
  • Immunostimulant
  • Antidépresseur

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Camomille romaine

Plus communément appelée « camomille » tout court, la plante est employée en usage culinaire, médicinal (particulièrement en tisane), et cosmétique. Elle ne doit pas être confondue avec deux autres plantes médicinales lui ressemblant et appelées aussi localement « camomille » : la petite camomille Matricaria recutita et la grande camomille Tanacetum parthenium.

Cette petite plante, bien connue, est la gloire de Chemillé, en Maine et Loire, qui produit à elle seule toute la Camomille française : 70 t par an. La qualité Maine et Loire, caractérisée par des fleurs doubles, est la qualité supérieure. Mais la Camomil, c’est à Galien, l’oracle de Pergame, qu’appartient l’honneur d’avoir employé la Camomille contre les maux de tête, les migraines rebelles, les névralgies. Il l’utilisait aussi contre les coliques et les affections du foie.
En usage dans toutes les familles, la fleur de Camomille est vraiment très précieuse.

[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
Le nom de genre Chamaemelum est le nom latin donné à la petite camomille (Matricaria recutita) par Pline (H.N. 22, 53) ; il dérive du grec χαμαι khamai « à terre, nain » et μηλον mêlon « pomme » parce qu’elle a une odeur de pomme dit Pline (H.N. 22, 53). L’épithète spécifique nobile est une flexion du latin nobilis « célèbre, noble ».

Chamaemelum nobile est le nom scientifique retenu aujourd’hui pour la plante. Elle est cependant aussi connue par son synonyme Anthemis nobilis, attribué par Linné en 1735 (Species Plantarum). Cinquante ans plus tard, le botaniste piémontais, Carlo Allioni la reclassa dans le genre Chamaemelum.

Cette espèce est originaire des régions de la façade atlantique de l’Europe (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Irlande) et d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie). Elle a été introduite et s’est naturalisée en Europe centrale et de l’Est, en Australie et Nouvelle-Zélande et dans certaines régions de l’Amérique du Nord. Elle n’est donc pas indigène en Italie contrairement à ce que son qualitatif de « romaine » pourrait laisser penser.

On la trouve partout en Europe occidentale dans les sols secs et sablonneux riches en silice jusqu’à 1 000 m d’altitude. En France, on peut notamment la trouver dans l’ouest et plus particulièrement en Anjou, qui produit plus de 90 % de la production française. Elle croît dans les pelouses sablonneuses, aux bords des étangs dans presque toute la France sauf dans l’Est où elle est rare ou absente, dans le Sud-Est et le littoral méditerranéen. C’est une adventive en Belgique, République tchèque, Allemagne, Suisse et Slovaquie.

Elle est largement cultivée en Belgique, France (Anjou), Angleterre, États-Unis et Argentine. Elle est récoltée la deuxième année et ne comporte pratiquement que des fleurs ligulées.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Les fleurs (capitules) de camomille romaine (Chamomillae romanae flos) sont traditionnellement réputées toniques, stomachiques, antispasmodiques et analgésiques.

La camomille fait merveille aussi en cas de mauvaises digestions, de crampes d’estomac, d’embarras gastrique.

Excellent antispasmodique et antinévralgique, elle calme les maux de tête, les douleurs de la face, les courbatures, les maux de dents.

Lorsqu’un rhume se sépare, une infusion très chaude de Camomille suffit parfois à le couper.

Enfin, la Camomille est le remède spécifique des migraines, qu’elles soient dues à une mauvaise digestion, à un coryza en préparation ou à des règles difficiles.

  • Troubles digestifs (ballonnements épigastriques, lenteur à la digestion, éructations, flatulence, diarrhée) ;
  • Traitement adjuvant de la composante douloureuse de troubles fonctionnels digestifs.

Infusion. 10 à 40 g par litre d’eau bouillante (ou encore 8 à 10 fleurs par tasse).

Absorbée 30 à 45 minutes avant les repas, l’infusion est un excellent apéritif qui vient à bout de bien des inappétences : la Camomille entre d’ailleurs dans la composition des vermouths apéritifs.

Poudre. Fleurs pilées dans un mortier avec le même poids de sucre en poudre. Prendre 10 à 20 g du mélange par jour, en 2 ou 3 fois, 30 à 45 minutes avant les repas.

Vin apéritif : Il se prépare avec 30 à 60 g en macération pendant 1 mois dans 1 l de bon vin rouge, sucré ou non : un verre à madère avant chaque repas.

La camomille existe aussi sous forme de granulés d’homéopathie.

Externe

A l’extérieur, elle combat l’inflammation des paupières, les douleurs des rhumatismes et celles qui sont causées par une chute ou des coups.

  • Traitement d’appoint adoucissant et antiprurigineux des affections dermatologiques (crevasses, écorchures, gerçures, piqûres d’insectes)
  • En cas d’irritation ou de gêne oculaire due à une atmosphère enfumée, un effort visuel soutenu, bain de mer ou de piscine ;
  • Antalgique dans les affections de la cavité buccale ou du pharynx (collutoire, pastille) ;
  • En bain de bouche pour l’hygiène buccale
  • En soins de beauté, elle est souvent présente dans les lotions, les crèmes, les shampoings (surtout pour cheveux blonds) .
  • Elle est également utilisée traditionnellement comme colorant naturel des cheveux pour offrir une teinte blonde.

Décoction concentrée en lavages et compresses chaudes contre l’inflammation des paupières.

Cette même décoction pulvérisée sur les peaux sèches, sensibles, irritables, les calme et les adoucit.

On l’utilise aussi en bains, enveloppements, dans un coussin (pour soulager les parties malades), en pommade et en inhalation.

Huile : Faire macérer à chaude, au bain-marie, pendant 2 heures, 100 g de Camomille par litre d’huile d’olive. Filtrer. Employer en frictions contre rhumatismes, lumbago, etc.

Usage fongicide
En jardinage, l’aspersion des semis avec de la tisane de camomille romaine diminuerait sensiblement la fonte des semis.

Usage horticole
En Angleterre on mélange parfois la camomille aux graminées à gazon afin qu’elle dégage son parfum lorsqu’on la foule. Cet usage existait également au Moyen-Âge.

Usage culinaire
Les capitules peuvent être utilisés pour aromatiser des salades et des desserts. On peut également s’en servir pour préparer une tisane.
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-inflammatoire
  • Stomachique
  • Antispasmodique
  • Régénérante
  • Spasmolytique
  • Sédative
  • Antiprurigineuse

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Camomille Allemande

Le nom de genre Matricaria vient du latin matrix, -icis « 1. reproductrice, femelle, 2. matrice » (Gaffiot) et du suffixe -arius, -aria, par allusion aux vertus emménagogues de la plante.

Le terme de camomille remonte au grec chamaimelon χαμαιμηλον, littéralement « pomme du sol », le parfum de la camomille rappelant aux Grecs celui des pommes.

L’ancien épithète spécifique recutita est une flexion du latin recutitus « circoncis » (Gaffiot) par allusion au fruit sans pappus.

Histoire
Des plantes de type “camomille” ont été utilisées dans les pharmacopées de l’Antiquité aussi bien en Égypte, qu’en Grèce ou à Rome et les anciens Germains (Warnes, Haries, Jutes, Angles, etc.) connaissaient déjà ses vertus médicinales. Bien qu’il soit souvent difficile d’identifier exactement les plantes mentionnées dans les textes anciens en termes d’espèces botaniques (une notion moderne qui n’a commencé à se préciser qu’au XVIIIe siècle avec Linné et Buffon), le latiniste de l’EPHE, Jacques André, y a reconnu la Matricaria chamomilla sous 16 phytonymes différents (aloitica, anthemis 3, apiana, beneola, chamaemelon 1, eranthemis, etc.).

L’encyclopédiste romain du Ier siècle, Pline, lui-même donnait six noms synonymes et précisait que « il y en a trois sortes qui ne diffèrent que par le feuillage et qui ne dépassent pas une palme ; elles ont de petites feuilles semblables à celles de la rue, blanches, couleur de pomme ou pourpres. » (H.N., livre XXII, 53). Stéphane Schmitt, le traducteur de Pline, indique que ces « trois sortes » sont les trois espèces, actuellement nommées : matricaire camomille Matricaria chamomilla, matricaire dorée M. aurea et Anthemis rosea, la différence de couleur porte en réalité sur la fleur, non sur le feuillage.

Sous Charlemagne, le capitulaire De Villis (De villis vel curtis imperialibus) daté de l’an 812 recommandait la culture d’un certain nombre de plantes potagères dans les jardins du domaine royal. Parmi celles-ci, on trouve febrefugia qui pourrait être la matricaire camomille.

[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées

La camomille sauvage, matricaire camomille, petite camomille (Matricaria chamomilla) est une plante herbacée annuelle du genre Matricaria. Elle est parfois appelée camomille allemande, camomille vraie ou matricaire tronquée.

C’est une plante médicinale utilisée depuis l’Antiquité gréco-latine, appelée simplement « camomille » en herboristerie.

Elle ne doit pas être confondue avec deux autres plantes médicinales, appelées aussi localement « camomille » : la grande camomille Tanacetum parthenium et la camomille romaine Chamaemelum nobile.

La matricaire camomille est largement distribuée en Europe, en Asie tempérée (Moyen-Orient, Asie centrale, certaines régions de Chine), l’Afrique du Nord (Algérie, Maroc). Elle est indigène dans tous ces pays. Elle est naturalisée en Australie, Europe de l’Est, nord de l’Inde, Amérique du Nord et du Sud. En Europe, elle est particulièrement abondante en Hongrie et dans les Balkans.

En France, on la rencontre dans toutes les régions à l’état sauvage en particulier le long des chemins, sur les terrains vagues, cultivés, surtout fertiles, les steppes salines ou sur sols sablonneux, à basse altitude. C’est une espèce nitrocline, commensale des cultures sur argile ou sur limons.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne / Externe

La Camomille allemande est très peu employée en France pour l’usage médical. Elle possède néanmoins les mêmes propriétés que la Camomille romaine. On l’utilise surtout pour les soins des chevelures blondes, auxquelles elle donne de jolis reflets dorés, très recherchés.

Externe

Mettre 70 g de fleurs dans une mousseline et faire bouillir 20 minutes dans un litre d’eau. Se servir de cette eau comme dernier rinçage des cheveux blonds après shampooing.

Huile contre les névralgies. Remplacer la Camomille romaine par la Camomille allemande

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante puis négativante
  • Antispasmodique
  • Calmant du SNC
  • Préanesthésiante
  • Anti-inflammatoire
  • Antiparasitaire

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Acore odorant

Très répandue sur le bord des étangs et dans les fossés, cette plante vivace peut atteindre 1 m de haut. On utilise le rhizome, très aromatique et un peu amer, qu’on récolte en été. Notons, enfin, qu’il est remarquable pour la conservation des fourrures et que, dans certains pays, on l’emploie pour parfumer la bière.

Aussi dit schoenante, le rhizome était l’un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.

Au Canada, cette plante est nommée belle-angélique par les Québécois et sweet flag par les anglophones ; certains amérindiens en chiquent le rhizome pour ses effets stimulants et thérapeutiques.

Historiquement, l’acore (changpu 菖蒲) est un ingrédient de la médecine traditionnelle chinoise. On considère actuellement que le terme peut désigner shuichangpu 水菖蒲 Acorus calamus L. et shichangpu 石菖蒲 Acorus tatarinowii Schott. L’acore changpu est cité dans la première pharmacopée chinoise Shennong bencao jing (aux environs du début de notre ère).

La notice indique :

  • âcre, chaud.
  • Traite les troubles liés au “vent froid humide”, la toux, à s’oppose au Qi ascendant.
  • Il ouvre la porte du cœur.
  • Nourrit les cinq organes, libère les neuf orifices, éclaircit les yeux et les oreilles, [aide] les articulations de la voix.
  • Pris longtemps, allège le corps, améliore la mémoire, prévient la confusion et prolonge la vie.

Autre nom : changyang. Pousse dans les étangs et les marais.
En Inde, la médecine ayurvédique le dénomme “Vacha” et en fait un stimulant nerveux, digestif, émétique (à haute dose), expectorant et décongestionnant des sinus et diurétique.

Les Tartares l’employaient pour désinfecter leur eau de boisson.

[wptab name=’Description’]Famille des Acoracées

Encore appelé Acore vrai, Canne aromatique, Roseau aromatique, Jonc odorant.

L’acore odorant (Acorus calamus) ou jonc odorant est une plante herbacée aquatique, pérenne, rhizomateuse. Elle est originaire de l’Asie.

Aire de répartition
Cette espèce holarctique indigène en Asie, a été importée au XIIIe siècle en Europe pour ses propriétés odoriférantes et insecticides. Elle y est naturalisée mais ne produit pas de fruits, car les plantes importées sont stériles (généralement des triploïdes stériles).

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

L’Acore donne de bons résultats chez les malades qui souffrent de l’estomac dans les cas d’atonie digestive : il stimule parfaitement les estomacs paresseux, surtout en association avec l’Aunée et la Gentiane. Il est excellent aussi contre les vomissements.

On l’a recommandé, mélangé à l’Erysimum, contre l’enrouement et les affections des cordes vocales. C’est aussi un très bon diurétique qui diminue le taux d’acide urique dans le sang et fait éliminer celui-ci par voie urinaire. On le recommande donc surtout dans les cas de goutte.

En Occident, en tisane, il traite certains troubles gastriques (ballonnements, nausées, brûlures gastro-œsophagiennes). Maria Treben le mentionne pour de nombreux troubles de l’appareil digestif ainsi que pour goutte, gelures et cancer de l’intestin. Traditionnellement récolté au printemps et à l’automne, il était ensuite séché à l’ombre.

C’était un tonique amer réputé stimuler les glandes digestives ; comme plante apéritive on en a tiré une liqueur.

Risques et dangers
À forte dose, consommer le rhizome peut provoquer des troubles allant jusqu’aux hallucinations visuelles.

Huile essentielle
Ce rhizome fournit une huile essentielle, amère, dont la composition varie selon la génétique de la plante. Les souches européennes renferment des dérivés mono- et sesquiterpéniques (camphène, p-cymène) et des dérivés phénylpropaniques (moins de 10 %) représentés surtout par la bêta-asarone, réputée cancérigène et reprotoxique. La variété Americanus ne contient pratiquement pas de bêta-asarone, alors qu’en Inde elles ont la plus forte concentration (jusqu’à 96 %).

Principaux constituants du rhizome des matières amylacées
Huile essentielle : β-asarone (aux vertus antibiotiques, mais aussi légèrement toxique)2, camphène, p-cymène, β-gurjunène, linalol ; un glucoside (acorine) ;
un alcaloïde (calamine); des saponines : un principe amer (acorone); un Mucilage ; des tanins

Cependant, malgré une utilisation ancestrale, en Inde, la plante entière ne semble pas responsable de cancer. Cette huile essentielle est réputée être un digestif (pris après un repas difficile à digérer), à cependant proscrire lors de la grossesse et de l’allaitement.

L’huile essentielle d’Acore est à utiliser avec grande vigilance et à court terme car elle contient des composants neurotoxiques en faible quantité.

Autres propriétés / utilisations

L’acore et ses produits sont autorisés en Europe avec une limite maximale tolérée de β-asarone de 0,1 mg/kg dans les denrées alimentaires et de 1 mg/kg dans les boissons alcoolisées.

Parfum, insecticide
L’huile essentielle extraite des rhizomes par distillation a été utilisée en parfumerie, dont pour parfumer des vinaigres de toilette.

Son odeur, qui évoque celle la mandarine, est réputée éloigner certains insectes (punaises…) et protéger les fourrures.

En Chine, les feuilles et les rhizomes broyés sont utilisés comme acaricide et comme insecticides (contre les pucerons, les cicadelles, divers « ravageurs » du riz). La plante est aussi utilisée en fumigation avec l’armoise contre les moustiques.

Usages alimentaires
Les feuilles ne sont pas comestibles, mais ont été utilisées, en Pologne par exemple, disposée sous le pain dans le four de boulange, pour empêcher le pain de coller, mais aussi pour lui donner un arôme particulier.

Les parties basses des jeunes pousses sont, elles, comestible ; elles étaient par exemple mangées en Pologne jusque dans les années 1950, et elles sont encore parfois grignotée par les enfants selon F. Couplan (2009).

Le rhizome de l’Acore odorant a été consommé, par exemple en Bosnie sous forme de galette et de bouillie. Il sert encore à parfumer des boissons alcoolisées (bières ou eau-de-vie).

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Stomachique
  • Carminatif
  • Diurétique
  • Diaphorétique
  • Emménagogue
  • Potentiellement toxique à forte dose

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Calament

Dégageant une odeur douce et agréable, le Calament est une plante voisine de la Menthe et de la Mélisse, jouissant d’ailleurs du même type de propriétés.

Au Moyen-âge, le Calament avait une grande réputation et Bernard de Gordon le préconisait contre le hoquet, les éructations, les douleurs d’entrailles, l’aménorrhée.

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

Calament est un nom vernaculaire qui désigne couramment une dizaine d’espèces de plantes vivaces de la famille des Lamiacées, proches de la menthe. Ce sont des plantes des bois et rocailles incultes, proches de la menthe, dont on utilise les tiges, feuilles et fleurs.

D’ailleurs ce terme est issu du bas latin Calamintha, lui-même dérivé du grec καλάμινθος, kaláminthos, qui désigne une sorte de menthe, qui est aujourd’hui le nom d’un genre de calament. Les calaments sont originaires d’Europe et d’Asie occidentale (plus précisément d’Iran et d’Europe centrale) où ils poussent dans des bois et rocailles incultes. Le plus souvent toutefois, en disant « calament » les francophones font référence au Calament officinal (Clinopodium menthifolium) ou calament des montagnes qui pouvait être un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne
On l’utiliser de nos jours contre l’aérophagie et les douleurs de l’estomac, et, comme la Menthe, pour favoriser la digestion et combattre l’ensommeillement après les repas. Il est utile aussi contre les vertiges et les maux de tête d’origine digestive.

Infusion. 5 à 6 g par tasse d’eau bouillante.

En compagnie d’autres Labiacées aromatiques, il entre dans la composition de l’Eau d’Arquebusade.

Calament nepeta
Calament sylvestre

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Digestif
  • Tonique

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Busserolle

L’usage médicinal de la busserole est attesté depuis le XIIIe siècle par les médecins de Myddfai (Pays de Galles). La plante a été mentionnée dans des herbiers de la Renaissance, sans indication d’ordre médicinal. Elle a été décrite par Charles de L’Écluse dans Historia Rariorum Plantarum paru en 1601 et plus tard par Linné dans son Materia Medica paru en 174928. Elle a été recommandée pour usage médicinal notamment par Gerhard de Berlin en 1763. La busserole a été signalée vers le milieu du XVIIIe siècle par Anton de Haen, médecin autrichien, comme un remède efficace en cas de néphrite et même de lithiase.

Elle a été inscrite dans la Pharmacopée de Londres (London Pharmacopoeia) pour la première fois en 1788, bien que son usage était probablement plus ancien et dans la pharmacopée américaine (United States Pharmacopeia) de 1820 à 1926. En Europe, la busserole est d’usage officiel depuis le début du XIXe siècle.

On l’a utilisée pour le traitement de diverses maladies telles que l’hydropisie, la lithiase, le diabète, la gonorrhée, etc., mais seule est restée l’utilisation comme antiseptique et diurétique des voies urinaires. La feuille de busserole était également utilisée en Amérique du Nord par les Amérindiens pour le traitement des maladies des voies urinaires.

Marco Polo reporta qu’au XIIIè siècle, les Chinois l’utilisaient comme diurétique pour soigner les reins et les problèmes urinaires. Les Amérindiens l’utilisaient également pour ces troubles mais aussi pour traiter certaines maladies vénériennes, les calculs urinaires, la cystite et l’urétrite, et enfin l’obésité. Les colons américains l’ont utilisée aussi contre les néphrites..

Rabelais ne nous a rien laissé ignorer des propriétés diurétiques de la Busserole, efficace dans les calculs de la vessie et même dans la blennorragie, puisqu’elle en guérit Pantagruel : “Luy  pris une pisse chaude qui le tourmenta fort, mais ses médecins le secoururent bien, avec force drogues diurétiques, et luy firent pisser son malheur.”

Divers travaux modernes ont prouvé les vertus incontestables de la Busserole : Celle-ci est un antiseptique urinaire puissant, très actif chaque fois qu’il y a inflammation et infection des voies urinaires et, notamment, dans l’hypertrophie de la prostate avec pyurie (ne pas s’inquiéter de la couleur vert brunâtre de l’urine durant le traitement).

Elle donne de bons résultats dans la cystite avec muco-pus, l’urétrite blennorragique et la rétention d’urine.

Très riche en tanin, la Busserole est aussi un excellent astringent, recommandable dans l’entérite avec diarrhée, la leucorrhée, les hémorragies utérines.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

Raisin d’ours commun, Raisin d’ours, Busserole

L’espèce pousse en climat froid et ensoleillé sur tout type de sol, même si elle préfère les terrains secs, frais, acides ou neutres. Elle est sensible à l’humidité stagnante. De croissance très lente, elle supporte bien la taille.

Arctostaphylos uva-ursi, la Busserole ou Raisin d’ours, est une espèce de plantes dicotylédones, originaire de l’hémisphère nord. Cette espèce est répandue en région circumpolaire et à des latitudes plus basses à l’étage subalpin de diverses montagnes (Alpes, Himalaya, Appalaches, Rocheuses). C’est un sous-arbrisseau, à port rampant, croissant souvent en forme de coussins. Il a des feuilles persistantes coriaces, de petites fleurs en grelot blanches ou roses et des fausses baies (drupes polyspermes) rouges à maturité.

En France, le raisin d’ours est présent dans la plupart des massifs montagneux : Jura, Alpes, Massif central, Pyrénées. Il est abondant dans les Alpes du Sud, par exemple à une altitude comprise entre 1 000 et 1 800 m dans les bois de pins sylvestres. En basse Provence, on en trouve à la montagne Sainte-Victoire, dans les Bouches-du-Rhône. Quelques pieds seulement en ubac vers 850 m d’altitude. Il s’agit de la station la plus méridionale du sud-est de la France.

Peuplement de busseroles en Catalogne.
L’aire de répartition d’Arctostaphylos uva-ursi s’étend dans l’hémisphère nord dans les régions circumboréales, du nord de l’Europe à la Sibérie. L’espèce se rencontre aussi à des latitudes plus basses principalement dans les étages alpins et subalpins des régions montagneuses, notamment dans le Caucase. C’est de toutes les espèces du genre Arctostaphylos celle qui a la plus vaste aire de répartition et la seule qui se rencontre en dehors de l’Amérique du Nord.

En Amérique du Nord, l’aire de répartition d’Arctostaphylus uva-ursi s’étend de la moitié nord de la Californie jusqu’au nord de l’Alaska, du Canada et du Groenland, et du nord des États-Unis jusqu’à la Nouvelle-Angleterre et Terre-Neuve. Vers le sud, elle s’étend dans les montagnes Rocheuses jusqu’au Nouveau-Mexique et dans l’est de l’Amérique du Nord, le long de la côte atlantique jusqu’au New Jersey et dans les Appalaches jusqu’en Virginie. De rares populations disjointes se trouvent en Géorgie. Au Québec, sa répartition est générale, mais rare en nature.

Une population disjointe très isolée, classée comme sous-espèce sous le nom d’Arctostaphylos uva-ursi subsp. cratericola (Donn.Sm.) P.V.Wells, croît sur les sommets volcaniques du Guatemala entre 2 500 et 4 000 mètres d’altitude.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne
La Busserole est une plante médicinale traditionnellement utilisée pour le traitement des troubles modérés des voies urinaires et de la vessie, telles que la cystite, l’urétrite et la dysurie.

Les feuilles de Busserole contiennent trois grands groupes de composés phénoliques : phénols, tanins et flavonoïdes. Le constituant phénolique principal est l’arbutine ou arbutoside (hydroquinone-β-d-glucopyranoside), dont la teneur est comprise entre 5 et 15 %. D’autres constituants importants sont le méthylarbutine (jusqu’à 4%), ainsi que et les aglycones sous forme libre, hydroquinone et méthylhydroquinone.

Le profil chimique de la plante contient en outre de l’acide ursolique, de l’acide tannique, de l’acide gallique, de l’acide paracoumarique, de l’acide syringique, et des esters galliques de l’arbutine (galloylarbutine), des tanins galliques (gallotanins, jusqu’à 20 %) et catéchiques, et d’autres composés comme des flavonoïdes dont des hétérosides de quercétine, de kaempférol et de myricétine.

  • L’arbutine et la méthylarbutine sont normalement éliminées de façon intacte par le rein tandis qu’elles sont transformées en hydroquinone, qui exerce une action sédative et antiphlogistique, en cas de maladie rendant l’urine alcaline. La busserole est connue depuis le Moyen Âge pour son action de diurétique et antiseptique naturel des voies urinaires en cas de cystite, énurésie, incontinence.
  • La busserole est excellente pour éliminer l’urée. De plus, cette plante est un puissant antiseptique urinaire et intestinal car ses feuilles sont riches en arbutine. Il a été démontré que l’arbutine tuait des bactéries de l’urine telles qu’Escherichia coli et Staphylococcus aureus. Dans les problèmes urinaires, elle peut être associée à la bruyère. Il est recommandé de boire 2 litres d’eau par jour lors de traitements à la busserole.

Mise en garde
Comme tout diurétique, il est fortement déconseillé d’employer de l’Uva Ursi en cas d’insuffisance rénale.
Une étude canadienne effectuée en 1986 suggère que les femmes enceintes doivent s’abstenir de prendre de la busserole car son action ocytocique peut déclencher le travail d’accouchement lorsque pris à forte dose.
De plus cette plante ne devrait pas être consommée sur une longue période (plus de 2 ou 3 semaines). La vitamine C (plus de 500 mg par jour) et les jus très acides (contenant de l’acide citrique notamment) comme les jus de pruneau, de citron ou de canneberge ne devraient pas être pris conjointement avec la busserole, car cela risquerait de modifier l’alcalinité de l’urine nécessaire à l’action de l’arbutine.

  • Infusion : 20 g de feuilles sèches par litre d’eau. 2 ou 3 tasses par jour.
  • Décoction concentrée : 30 g de feuilles sèches par litre d’eau. Laisser réduire au 1/4 et absorber dans la journée. Selon l’effet désiré, on prendra soit l’infusion, soit la décoction.
  • Poudre : Feuilles sèches pulvérisées au mortier. Absorber de 2 à 8 g par jour.

Autres propriétés / utilisations

Substitut du tabac
Les feuilles de busserole séchées sont le composant principal de nombreux mélanges à fumer traditionnels des populations autochtones d’Amérique du Nord. Ces mélanges, comprenant souvent d’autres herbes et parfois du tabac, sont connus sous le nom de «kinnikinnick», terme algonquin signifiant « mélange à fumer ». Ce mélange était utilisé surtout chez les Premières Nations du Canada. Au début du XVIIIe siècle, les Indiens des plaines du Mississipi l’appelaient «sacacommis» ou « sac-à-commis », terme vraisemblablement emprunté aux trappeurs français48.

Les rameaux et feuilles de la Busserole ont été utilisés dans les pays nordiques pour le tannage des peaux, notamment pour la préparation du maroquin et du cuir de Russie. Les feuilles étaient également utilisées pour teindre les peaux et les tissus. Traitées par le sulfate de fer, elles fournissent une teinture noire, et grise lorsqu’elles sont traitées par l’alun.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique par son tanin
  • Astringent
  • Antilithiasique
  • Antiphlogistique par ses glucosides
  • Antiseptique naturel des voies urinaires en cas de cystite, énurésie, incontinence

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Bourdaine

La bourdaine dans l’Histoire

La bourdaine est une essence forestière qui servit pendant plusieurs siècles à la fabrication de la poudre à canon. L’ordonnance de Colbert “sur le Faict des Eaux et Forêts” de 1669 ordonne le monopole de sa récolte par le Service des Poudres et Salpêtres, qui avait la charge de la payer au cours moyen des coupes de bois. Une disposition qui fut rappelée au rythme des guerres de la fin du règne du roi Louis XIV. Elle avait alors un intérêt économique important.

Durant le Consulat, un arrêté de 1803 (du 25 fructidor an XI) précisait que « le bois de bourdaine continuera à être réservé pour la confection du charbon de bois propre à la fabrication de la poudre ».

Tous les auteurs, tels Cazin, Cauvet, Lion, Leclerc, sont unanimes à classer la Bourdaine parmi les meilleurs remèdes de la constipation.

Son effet, selon les doses employées, est tantôt laxatif, tantôt purgatif, mais elle n’irrite jamais l’intestin. En même temps qu’un déconstipant de choix, la Bourdaine est aussi un remède actif de l’insuffisance biliaire.

[wptab name=’Description’]Famille des Rhamnacées

Encore appelée Nerprun noir, Bourgène, Aulne noir, Bois noir.

Cet arbrisseau à l’écorce noirâtre tachée de blanc se trouve soit sur des terrains humides et acides, soit sur des terrains secs et calcaires (écotype, dans les sous-bois, les clairières, en lisières forestières, en plaine et en montagne). Elle est répandue dans toute l’Europe, sauf l’extrême nord et la région méditerranéenne.

Les fleurs, petites et verdâtres et dont la floraison s’étale d’avril à juillet, donnent des fruits globuleux d’abord verts puis rouges et enfin noirs à maturité. Ils sont alors frais, juteux, un peu sucrés mais toxiques.

L’écorce se dédouble facilement : l’externe est brun-noir, l’interne est verte. De nombreuses lenticelles grisâtres et allongées sont apparentes en surface ; l’écorce exhale une odeur forte et désagréable.

L’écorce, utilisée comme purgatif, est conservée au moins 1 à 2 ans avant d’être livrée à la consommation ; elle devient alors amère et légèrement astringente.

Toxicité
Les fruits et l’écorce fraîche contiennent des composés anthracéniques dont la forme réduite est émétique, donc très toxique, mais le séchage permet leur oxydation en anthraquinones[réf. souhaitée].

Son fruit, très prisé des chevreuils notamment, contient des alcaloïdes peptidiques (frangulanine, franganine) en faibles quantités aux effets psychotropes.

Plante hôte
C’est la plante hôte des chenilles de nombreux papillons et parmi les papillons de jour (rhopalocères), c’est la ou une des plantes hôtes de :

  • Celastrina argiolus – l’Azuré des nerpruns
  • Satyrium spini – la Thécla des nerpruns.
  • Gonepteryx rhamni – le Citron, un Pieridae.
  • Callophrys rubi fervida – la Thècle de la ronce.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • L’écorce séchée contient de 6 % à 9 % d’anthranoïdes (ses baies en contiennent aussi mais seulement 3 % à 4 %) et est utilisée comme laxatif stimulant. À réserver à un usage occasionnel, car elle est irritante pour le côlon.

Décoction : 2 à 5 g de vieille écorce dans 150 g d’eau. Laisser bouillir 25 minutes, puis faire macérer à froid durant 4 à 6 heures. On peut ajouter à la fin de l’ébullition une pincée de semences de Fenouil ou d’Anis vert, ou encore aromatiser avec Réglisse ou écorce d’Orange.

On peut aussi, si l’intestin est très fragile, ajouter de la racine de Guimauve, afin d’éviter toute irritation.

Externe

  • La décoction, qu’on utilisait autrefois contre la gale, est encore renommée contre les dartres rebelles.

Décoction : 2 ou 3 poignées dans 1 l d’eau. Laisser bouillir 15 minutes. Utiliser en lotions ou compresses pour faire disparaître les dartres.

Autres propriétés / utilisations

La bourdaine est également une plante mellifère, grâce à ses petites fleurs riches en nectar.

La bourdaine est aussi un arbuste tinctorial. Selon les techniques de teinture et la partie utilisée, elle permet d’obtenir plusieurs couleurs : son écorce fraîche donne des tons nuancés de rouge à framboise, son écorce sèche et son bois varient du rouge au brun, ses baies violettes peuvent même donner du vert.

Le bois de la bourdaine est également utilisé en vannerie. Son bois souple se travaille facilement.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Légèrement amère
  • Astringente
  • Laxative
  • Purgative
  • Cholérétique

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