Antiscorbutique
Qui prévient ou traite le scorbut
Céleri
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Ce légume jouit de propriétés diurétiques qui le font conseiller dans le régime alimentaire des malades du cœur, des reins, du foie, de tous ceux, en résumé, qui ont besoin d’éliminer, avec l’excès d’eau de leur organisme, les toxines et les déchets qui l’encombrent.
C’est pour cette raison que le jus de Céleri est conseillé dans les régimes amaigrissants et qu’on suit aux Etats-Unis de véritables cures d’amaigrissement au jus de Céleri.
Possédant des propriétés hypoglycémiantes, ce légume peut entrer avec bonheur dans le régime des diabétiques.
Depuis fort longtemps, la médecine populaire lui a fait la réputation d’être aphrodisiaque.
Le jus de cuisson des Céleris est réputé aussi comme un bon vieux remède guérissant les engelures les plus tenaces.
Enfin, les semences de Céleri ont les propriétés apéritives, digestives et carminatives.
[wptab name=’Description’]Famille des Apiaceae
C’est l’ache cultivée (ache : apium graveolens)
Le céleri (Apium graveolens L.) ou ache des marais ou encore persil des marais, est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées, cultivée comme plante potagère pour ses feuilles et sa racine tubérisée consommées comme légumes.
[/wptab]
[wptab name=’Constituants’]
Vitamines A, B, C; minéraux et métalloïdes : magnésium, manganèse, fer, iode, cuivre, sodium, potassium, calcium, phosphore; une essence (anhydride sédanonique), choline, tyrosine, acide glutamique, …
[/wptab]
[wptab name=’Indications’]
- Inappétence
- Digestions lentes
- Asthénie, surmenage, convalescences, insuffisance surrénale
- Nervosisme
- Déminéralisation (tuberculose)
- Scrofulose
- Impuissance
- Fièvres intermittentes
- Rhumatismes, goutte
- Lithiase urinaire, coliques néphrétiques
- Affections pulmonaires
- Hépatisme, ictère
- Obésité pléthore
- Plaies, ulcères, cancers, angines, engelures
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Apéritif
- Stomachique
- Tonique nervin et général
- Stimulant des surrénales
- Réminéralisant
- Rafraîchissant
- Antiscorbutique
- Dépuratif, régénérateur sanguin
- Antipaludéen
- Diurétique
- Antirhumatismal
- Draineur pulmonaire et hépatique
- Antiseptique
- Amaigrissant
- Cicatrisant
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[wptab name=’Mode d emploi’]
Jus de céleri en branches : un demi-verre par jour pendant quinze à vingt jours, pour cures intensives (rhumatisme) ; 200 g par jour en trois fois, dans l’intervalle des accès palustres. Bouillon (ou décoction) de feuille : 30 g par litre, ou de rave : 50 g par litre.
Jus (cicatrisant) en lotions ou compresses sur les plaies, ulcères, cancers, en gargarismes et lavages de bouche, contre les-ulcérations de la bouche, angines, extinction de voix.
Jus de Céleri exprimé au mixeur : Recommandé pour désintoxiquer l’organisme, dans les maladies de pléthore, les rhumatismes, l’obésité, la goutte. Il est bon aussi contre la toux et les catarrhes bronchiques.
Fumigations de Céleri dirigées sur la tête : Les Arabes d’Algérie dissipent ainsi la migraine.
Vin : Broyer avec du sucre une grosse tête de Céleri et faire macérer le tout dans un litre de bon vin blanc pendant 48 heures. Filtrer et prendre 2 ou 3 verres par jour comme diurétique. Ce vin, au goût d’Ananas, a des propriétés aphrodisiaques bien connues des paysans, qui l’utilisent pour retrouver une nouvelle jeunesse.
En Externe :
Contre les engelures, décoction des tiges, ou rave, ou épluchures de rave à 250 g par litre d’eau. Bouillir 1 heure. Baigner les parties atteintes dans la décoction aussi chaude que possible pendant 1/4 d’heure environ. Réchauffer le bain pour s’en servir de nouveau, 3 fois en tout dans la journée. Le résultat apparaît dès la 1ère journée.
Bain : Faire bouillir une grosse tête de Céleri hachée avec ses feuilles, dans 2 l d’eau, pendant 3/4 d’heure environ. Laisser refroidir un peu et passer.
Bains de pieds de dix minutes aussi chauds que possible, trois fois par jour. Essuyer et protéger de l’air.
Le jus de la tige est aussi utilisé en compresses sur les paupières contre les ophtalmies.
Le Céleri râpé est à conseiller le plus souvent possible comme hors-d’œuvre à la fois apéritif et diurétique.
En cuisine :
Cru en salade, votre céleri rémoulade vous attirera des compliments si vous incluez 1/4 de pomme pour 3/4 de céleri.
Dans les potages.
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[wptab name=’Céleri sauvage’]
C’est la variété douce et cultivée de l’Ache ou Céleri sauvage.
Plante potagère d’un emploi très courant, le Céleri est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le décrire. Il en existe diverses variétés, dont on consomme les feuilles, les tiges ou la très grosse racine charnue. L’arôme du Céleri lui donne la propriété d’exciter l’appétit. Son emploi en cuisine est donc recommandé.
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Capucine (Grande)
C’est la “fleur sanguine du Pérou” introduite en Europe au début du XVIIème siècle, et toujours admirée depuis pour l’élégance de sa fleur en forme de corne.
Au XVIIIème siècle, on considérait la Capucine comme propre à faire venir les règles. On connaissait aussi ses vertus antiscorbutiques, précieuses au temps de la marine à voile où sévissait le scorbut : cela n’a rien d’étonnant puisqu’on a dosé 285 mg de vitamine C dans 100 g de feuilles fraîches.
Tombée ensuite dans l’oubli, c’est Cartheuser, en 1805, qui la réhabilita en lui attribuant diverses vertus thérapeutiques : diurétiques, laxatives, pectorales, anthelminthiques. Il jugea aussi la “fleur d’amour” aphrodisiaque et capable d’aiguiser l’appétit vénérien. Le Dr Leclerc, de son côté, mit l’accent sur les propriétés expectorantes de la Capucine, qui fluidifie les sécrétions bronchiques. Il la recommande contre la bronchite chronique et l’emphysème, où elle agit vraisemblablement comme les autres végétaux à essence sulfurée (Ail, par exemple). Cette richesse en soufre fait aussi de la Capucine une plante à utiliser dans la prévention des troubles de la sénescence et par ceux qui veulent “vivre jeunes et longtemps” (Pr Léon Binet).
Le Dr Leclerc et le Dr Cazin conseillent, d’autre part, les fruits mûrs pour leurs propriétés laxatives et purgatives.
Enfin, la Capucine est la “plante à cheveux” par excellence, recommandée en lotion capillaire contre la chute des cheveux par Leclerc et J. Brel.
[wptab name=’Description’]Famille des Troaéolacées
On l’appelle aussi Cresson du Pérou, Cresson d’Inde.
Avec ses fleurs aux vives couleurs, jaunes, rouges ou pourpres, la Capucine, qu’elle soit rampante ou grimpante, est une des plantes ornementales les plus cultivées dans nos jardins.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Salade. On peut mettre à profit les qualités à la fois alimentaire et thérapeutiques de la Capucine en utilisant la fleur pour orner les salades, qu’elle corse de son accent un peu poivré évoquant le Cresson. Potage vitaminé. Associer pommes de terre et feuilles de “Cresson d’Inde”. Confits au vinaigre. Boutons floraux et jeunes fruits peuvent remplacer les Câpres, ainsi que le conseillait déjà l’abbé Rozier dans son “Cours complet d’agriculture” paru en 1785.
Décoction. 15 à 30 g de feuilles par litre d’eau. En ce qui concerne les propriétés laxatives de la Capucine, on peut soit utiliser les fruits desséchés à la dose de 0,60 g écrasés avec du sucre ou mêlés à du miel (Dr Cazin), que l’on prend avant le repas du soir, soit prendre 1 à 3 cuillerées à café de fruits frais, conservés en les triturant avec 3 fois leur poids de sucre.
Alcoolature. Faire macérer des feuilles fraîches tassées dans le même volume d’eau de vie blanche pendant 15 jours. Après avoir filtré, on conserve en bouteille et on prend une cuillère à café 3 fois par jour. L’avantage de l’alcoolature est de permettre de suivre le traitement en toute saison.
Externe
Décoction. Une poignée de fleurs, feuilles et fruits peut servir en gargarismes et bains de bouche contre le déchaussement des dents. Lotion capillaire. On peut soit se servir de l’alcoolature, soit encore utiliser la formule de Dr Leclerc : hacher 100 g de feuilles, fleurs et semences fraîches de Capucine avec 100 g de feuilles fraîches d’Ortie et 100 g de feuilles fraîches de Buis. Faire macérer 15 jours dans un 1/2 l d’alcool à 90°. Passer et parfumer à l’essence de Géranium. Employer en frictions journalières du cuir chevelu, appliquées avec une brosse rude.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Antiscorbutique
- Diurétique
- Laxative
- Pectorale
- Anthelminthique
- Aphrodisiaque
- Expectorante
- Purgative
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[wptab name=’Beauté’]
Esthétique
La capucine est utilisée comme tonique du cuir chevelu, soit en shampooing, où les propriétés de la plante sont associées à celles du bouleau, soit en lotion, associée à l’ortie.
[/wptab]
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Pomme de terre
Introduite en Angleterre en 1594 par le corsaire Francis Drake, la Pomme de terre fut longtemps considérée outre-Manche comme un élixir de longue vie, ainsi que nous l’apprend Bacon dans Death and life : « Un quart de ces racines farineuse, mélangé à trois quart de graines, rendra la bière plus propre à prolonger la vie ».
Après sa vulgarisation, les médecins surent bien vite mettre à profit les vertus calmantes des feuilles de Pomme de terre dans les névralgies et les rhumatismes, et les propriétés diurétiques des tubercules contre les lithiases rénales et vésicales. En effet, très riche en potassium, la Pomme de terre est fortement diurétique et peut-être prescrite dans le régime des cardiaques, des brightiques et des néphrétiques avec œdèmes Seiler, pendant la guerre de 1914-1918, en prescrivait 1 Kg par jour aux cardiaques quand il n’y avait plus de digitaline à Vienne. Très pauvre en chlorures, elle est recommandée dans les régimes déchlorurés.
Ses propriétés antiscorbutiques sont renommées depuis bien longtemps et in n’est pas étonnant de la trouver parmi les précieuses provisions de bouche des voyages au long cours. Les travaux modernes ont prouvé, depuis, sa singulière richesse en vitamine C qui fait de la populaire Pomme de terre la reine de nos légumes d’hiver.
En diététique moderne, on la recommande chez les arthritiques, mais aussi chez les obèses et les diabétiques, car, contrairement aux préventions, elle nourrit sans engraisser, à condition de la manger nature, sans les sauces et les fritures dont on a l’habitude de l’imbiber, et d’en prendre une portion normale, cela va de soi. Elle est aussi très utile aux dyspeptiques, dont elle soulage les douleurs gastriques. Point n’est besoin pour autant d’utiliser la recette astucieuse de Dr Gruby, médecin de la fin du siècle dernier doublé d’un humoriste, qui conseillait à ses malades dyspeptiques la simple purée de Pomme de terre, à laquelle il faisait ajouter une douzaine de petits cailloux, afin de les obliger à saliver et à manger lentement. C’est par ce procédé, dit-on, qu’il réussit à guérir Alexandre Dumas de sa dyspepsie chronique.
Quant à Cazin, le grand phytothérapeute calaisien du XIXème siècle, il préconisait contre les catarrhes pulmonaires et les toux sèches une infusion de feuilles de Pomme de terre, avec du Marrube blanc et des bourgeons de Pin.
Très utilisée à l’extérieur, par les médecins de campagne, au siècle dernier, contre les contusions, les eczémas, les brûlures, les panaris, elle continue encore à être employée pour ces usages en médecine familiale.[wptab name=’Description’]
Familles des Solanacées.
La populaire « Parmentière », notre légume national se passe de description. Elle nous est venue du Nouveau Monde et il semble que sa première description ait été faite par Pedro de Cieza, compagnon de Pizarre, qui, lors de la conquête du Pérou vers 1538, fit connaissance de ce tubercule, base de l’alimentation des Incas, sous le nom de « Papas ». Il fit part de ses observations en 4550 et les conquérants Espagnols transportèrent alors la Pomme de terre en e Europe, où celle-ci s’introduisit peu à peu.
Mais la gloire de la première description scientifique revient au botaniste arrageois Charles de Lécluse, dit Clusius, qui reçut en 1588 à Vienne, où il séjournait à l’époque deux tubercules, accompagnés d’un dessin colorié de la pomme de terre. Clusius les goûta, leur trouva « une saveur aussi agréable que celle des Navets ». Et en fit la description détaillée dans son Rariorum plantarum historia, imprimé à Anvers en 1601. Il contribua ensuite à répandre la Pomme de terre en Allemagne.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Les innombrables recettes à base de Pomme de terre sont plus au domaine culinaire que du domaine médical.
Avoir soin d’éliminer les jeunes pousses de Pomme de terre germées, qui contiennent une substance toxique : la solanine.
Décoction. De 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau, contre la toux (mais il semble que cette tisane ne soit plus employée actuellement).
Externe
Cataplasme de Pomme de terre râpée crue contre les brûlures ou les coups se soleil. Cuite et chaude, elle peut faire des cataplasmes maturatifs et calmants contre les panaris et les contusions.
La fécule de Pomme de terre, saupoudrée sur la peau, calme les irritations. On peut aussi en confectionner des cataplasmes chauds en préparant une épaisse bouillie que l’on maintient entre deux linges.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Calmante
- Diurétique
- Antiscorbutique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Alleluia
Famille des Oxalidacées. Appelé souvent Surelle, Oseille du bûcheron, Oseille à trois feuilles, Petite Oseille.
Peu difficile sur la nature des sols, on la rencontre dans les hautes forêts, mais aussi dans les terrains sablonneux, humides et ombragés.
Agréablement acidulées – c’est de l’Alléluia qu’on extrait le sel d’Oseille -, les feuilles sont très rafraîchissantes et permettent de confectionner des tisanes désaltérantes par les grandes chaleurs. Elles sont aussi antiscorbutiques et ont une valeur diurétique connue depuis longtemps.
[wptab name=’Description’]
Famille des Oxalidacées. Appelé souvent Surelle, Oseille du bûcheron, Oseille à trois feuilles, Petite Oseille.
Peu difficile sur la nature des sols, on la rencontre dans les hautes forêts, mais aussi dans les terrains sablonneux, humides et ombragés.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
La plante peut être consommée mêlée à la salade, où sa note acidulée est fort plaisante. Elle peut aussi corser les potages ou les ragoûts de Pommes de terre.
Décoction. 30 à 50 g par litre d’eau, qu’on peut boire froide par les chaudes journées d’été.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Rafraîchissante
- Désaltérante
- Antiscorbutique
- Diurétique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Persil
Dodoens, un des grands botanistes flamands de la Renaissance, signale le Persil dans ses ouvrages comme étant un remède populaire de l’épilepsie, utilisé aussi dans l’asthme et la toux invétérée. Ces propriétés n’ont pas été retenues par la suite.
Les médecins de l’Antiquité, comme Galien et Constantin, puis plus tard Fernel et enfin Cazin ont employé la racine comme diurétique. Ils l’ont préconisée chaque fois qu’il y a œdème (cardiaque ou rénal) et dans les abcès du rein. En même temps qu’elle est diurétique, la racine de Persil est aussi apéritive, comme, d’ailleurs, les quatre autres racines (Ache, Asperge, Fenouil et Fragon) avec lesquelles elle s’unit dans le fameux « sirop des cinq racines ».
La plante entière avec semences contient un liquide huileux, l’apiol, isolé en 1849 par Homolle et Joret, auquel elle doit ses propriétés emménagogues et fébrifuges. Le Persil agit efficacement dans les cas de règles irrégulières, difficiles, douloureuses. Il calme la douleur et rétablit la régularité de la fonction menstruelle.
Les feuilles de Persil possèdent une extrême richesse en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments qui mérite d’être signalée. Lucie Randoin et Paul Fournier, d’ailleurs, ont écrit : « Le Persil est réellement un aliment exceptionnel : tonique, antirachitique, antianémique, antiscorbutique, antixérophtalmique, on peut, sans exagération, le considérer comme l’un des plus précieux aliments de sécurité que la nature a mis généreusement à la disposition de l’espèce humaine ».
Les semences, comme les autres semences d’Ombellifères, jouissent de propriétés carminatives et stomachiques. Pour l’usage externe, les feuilles ont des propriétés résolutives, utilisées depuis longtemps en médecine populaire pour dissiper les engorgements laiteux et tarir le lait des nourrices, comme pour calmer les piqûres d’insectes, les irritations cutanées, les contusions et les ecchymoses. C’est également une plante embellissante, renommée pour éclaircir le teint et pour faire disparaître les taches de rousseur.
[wptab name=’Description’]Famille des Ombellifères.
Cette plante potagère bien connue serait originaire de la Sardaigne, et, en effet, on la rencontre à l’état spontané de l’Espagne à la Macédoine, en Algérie et ai Liban.
La médecine utilise la racine, les feuilles, les semences.
Connu des Grecs et des Romains, le Persil était considéré par eux à la fois comme condiment et comme remède. Par contre, l’époque de Charlemagne semble n’avoir considéré le Persil que comme plante culinaire.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 50 g de racine par litre à boire dans la journée, comme apéritif et diurétique.
Infusion. 4 à 8 g de semences par litre. Prendre 2 ou 3 tasses par jour comme carminatif.
Suc frais. Prendre 100 g par jour, comme emménagogue, 2 ou 3 jours avant l’arrivée présumée des règles. On peut aussi prendre une infusion de plante sèche à la dose de 30 à 60 g par litre, dont on boit 3 ou 4 tasses par jour.
Externe
Cataplasmes de feuilles fraîches pilées, contre les engorgements des seins et les ecchymoses. Dès qu’on vient d’être piqué par un insecte, frotter l’endroit douloureux avec des feuilles fraîches froissées entre les doigts.
Décoction. 50 g de feuilles de Persil par litre d’eau, qu’on laisse bouillir 10 minutes. Faire des ablutions deux fois par jour avec cette eau, contre les rougeurs des joues et contre les taches de rousseur.
Pour affiner les chevilles, il est recommandé de garder toute la nuit des compresses imbibées de cette décoction et maintenues par une bande Velpeau.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Apéritive
- Emménagogue
- Fébrifuge
- Tonique
- Antirachitique
- Antianémique
- Antiscorbutique
- Antixérophtalmique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
On peut obtenir une lotion tonique en faisant infuser dans un demi-litre d’eau, pendant une dizaine de minutes, de 10 à 15 grammes de persil. Filtrer, laisser refroidir et appliquer en compresse sur le visage.
On peut atténuer les taches de grossesse en utilisant cette même lotion, à laquelle on ajoutera le jus d’un citron.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Houblon
Il semble que les Anciens n’aient pas attaché grande importance au Houblon. Seul Pline le signale comme légume délicat et le gourmand Martial confirme cette opinion dans une de ses épigrammes.
De nos jours, les jeunes pousses de Houblon sont encore fort appréciées dans les régions productrices. Consommées crues, en salade, ou cuites, elles constituent un légume délicieux, dont les propriétés toniques, rafraîchissantes, diurétiques et antiscorbutiques sont renommées.
Ste Hildegarde fut la 1ère, sans doute, à attribuer au Houblon des vertus médicinales : encore l’utilisait-elle contre la mélancolie. L’Ecole de Salerne, quant à elle, ne nous parle que des vertus de la bière et néglige le Houblon (c’est vers le Ixème siècle que l’on aurait commencé à utiliser le Houblon dans la préparation de la bière, ainsi que le mentionne le polyptyque d’Irminon vers l’an 816).
Le médecins de la Renaissance, par contre, avec Mathiolle, mirent à profit ses propriétés “apéritives, dépuratives, fébrifuges et diurétiques”. Dodoens et Lémery le considèrent bon dans “les maladies du foye, de la ratte, pour purifier le sang, pour exciter l’urine”.
De nos jours, les phytothérapeutes modernes ont reconnu toutes ces propriétés et en ont ajouté d’autres. Tonique et stomachique par ses principes amers, le Houblon est utilisé avec succès dans le lymphatisme, l’anémie, le rachitisme, le manque d’appétit, la mauvaise assimilation. Il a aussi la réputation de calmer les douleurs d’estomac dues à un excès d’acidité et de diminuer la sécrétion exagérée d’acide. On le recommande même pour calmer les douleurs du cancer de l’estomac. C’est aussi un fébrifuge, que Cazin recommandait contre les “fièvres automnales” et un anthelminthique.
Pour l’Allemand Bohn, le Houblon est surtout un diurétique puissant qui élimine l’acide urique.
D’autre part, son huile essentielle lui confère des propriétés sédatives et même hypnotiques. C’est ainsi que l’Anglais Desroches le préconise dans l’insomnie que provoquent les douleurs rhumatismales, et qu’on place volontiers, outre-Manche, un oreiller bourré de cônes de Houblon sous la tête des insomniaques (procédé qui, paraît-il, rendit le sommeil au roi George III). Le Pr Renon a conseillé le Houblon pour rééquilibrer le système nerveux dans les névroses de guerre. D’autres médecins l’ont préconisé, conjointement avec la Valériane, dans les troubles nerveux en général, et dans ceux du retour d’âge en particulier, et dans les toux spasmodiques.
Par ailleurs, de nombreux praticiens ont constaté les propriétés anaphrodisiaques du Houblon et l’ont préconisé dans l’onanisme, la spermatorrhée, l’éréthisme génital, le priapisme douloureux de la blennoragie. Sédatif de l’appareil génital en général, le Houblon est précieux dans les règle douloureuses, les migraines et troubles nerveux qui les accompagnent.
Le Houblon n’est pas sans toxicité pour les ouvriers travaillant dans les houblonnières : il est irritant pour les muqueuses et son action narcotique cause quelques troubles : maux de tête, somnolence, engourdissement (le Houblon est de la même famille botanique que le Chanvre). D’autre part, le Houblon contient 2 à 30 mg d’oestrogènes par 100 g de cônes, et cette hormone pénètre dans l’organisme à travers la peau ; c’est pourquoi toutes les femmes occupées à la cueillette (et quel que soit le moment de leur cycle) sont réglées 2 jours après qu’elles ont commencé le travail.
[wptab name=’Description’]x
On l’appelle encore Vigne du Nord, Couleuvrée septentrionale, Salsepareille indigène.
D’origine probablement asiatique, le Houblon se rencontre dans les zones tempérées de l’Ancien et même du Nouveau Monde. Presque toujours cultivé, il existe néanmoins à l’état sauvage dans les bois frais et humides.
Le Houblon est surtout utilisé pour la fabrication de la bière.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 10 à 15 g de cônes par litre d’eau ; tonique, apéritive et stomachique. Comme sédatif, augmenter la dose de cônes employée jusqu’à 40 g par litre.
Poudre de lupulin (fine poussière résineuse couvrant les cônes). 1 g comme calmant, 2 g comme hypnotique.
Teinture de lupulin. 10 g de lupulin dissous par trituration dans 90 g d’alcool à 90 °. Prendre 2 à 4 g par jour, selon l’effet désiré.
Externe
Les feuilles fraîches pilées sont renommées pour résoudre les abcès scrofuleux et les furoncles.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique
- Stomachique
- Rafraîchissant
- Diurétique
- Antiscorbutique
- Apéritive
- Dépurative
- Fébrifuge
- Anthelminthique
- Anaphrodisiaque
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
On pourra obtenir une bonne lotion tonique, à utiliser après le démaquillage, en faisant infuser deux pincées de cônes frais de houblon dans un demi-litre d’eau bouillante. Filtrer, laisser refroidir et lotionner le visage.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Linaire commune
Pour mémoire :
La Linaire commune (Linaria vulgaris) ; très commune dans les champs incultes, elle doit son nom à la ressemblance de ses feuilles avec celle du Lin. Ses fleurs jaunes, en éperons, sont disposées en épis. Son odeur est vireuse et sa saveur amère. Employée surtout comme diurétique, elle était surnommée Urinalis par les anciens médecins. On l’utilisait aussi comme purgatif et en applications externes contre les hémorroïdes et les dartres ;
Le Muflier (Antirrhinum majus), bien connu comme plante ornementale sous le nom de Gueule-de-Loup ou Muflier-de-Veau. On le disait stimulant ou, au contraire, émollient… ;
La Cymbalaire (Linaria cymbalaria), souvent appelée Ruine-de-Rome. Elle garnit les vieilles murailles de ses tiges menues et retombantes. Sa saveur est aigrelette et poivrée. Elle passait pour vulnéraire et antiscorbutique ;
La Velvote (Antirrhinum elatine) ou Véronique bâtarde, petite plante rampante des jachères, qui passait pour purgative.
[wptab name=’Description’]
Plusieurs plantes de ce nom, appartenant à la famille des Scrofulariacées, sont mentionnées dans les pharmacopées.
De nos jours, elles ne sont plus usitées.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Purgatif
- Stimulant
- Emollient
- Vulnéraire
- Antiscorbutique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Oseille
Recherchée pour l’acidité agréable qu’elle communique aux aliments (potages, omelettes, épinards), l’Oseille est très rafraîchissante et jouit de propriétés antiscorbutiques et apéritives.
On lit dans L’Ile Mystérieuse, de jules Verne, que les naufragés se réjouissent de la découverte de plants d’Oseille dont le « pouvoir antiscorbutique n’est pas à dédaigner ».
Elle est aussi dépurative à cause de ses vertus légèrement diurétiques et laxatives : ces qualités sont utilisées dans le fameux « bouillon d’herbes » qu’on administre aux alités, aux fiévreux ou après une purgation.
On dit beaucoup de mal de l’Oseille et il est vrai que certaines catégories de malades doivent s’en abstenir. Très riche en acide oxalique, il faut la supprimer du régime des arthritiques, des goutteux, des rhumatisants, de ceux qui « font des calculs ». Son acidité la fait interdire aux dyspeptiques souffrant d’ulcères ou d’hyperchlorhydrie (les jeunes feuilles, toutefois, sont beaucoup moins acides et peuvent leur convenir occasionnellement et en petite quantité).
A l’extérieur, l’Oseille fait mûrir les abcès.
[wptab name=’Description’]Famille des Polygonacéees.
On l’appelle parfois Vinette ou Aigrette, mais aussi Surelle, nom qu’elle partage avec l’Alléluia.
Très commune, l’Oseille croît dans les près à l’état sauvage, mais elle est surtout cultivée dans les jardins.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
En dehors de ses usages culinaires ou sous forme de bouillon d’herbe, on utilise parfois l’Oseille en infusion.
Infusion diurétique et dépurative. 20 à 30 g de feuilles par litre ou 50 g de racines par litre.
Externe
Cataplasmes chauds de feuilles d’Oseille cuites, mêlées à leur volume de saindoux ; ils font mûrir rapidement les abcès.
Cette pommade était jadis renommée contre les tumeurs blanches, particulièrement celle du genou.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antiscorbutique
- Apéritive
- Dépurative
- Diurétique
- Laxative
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Radis
Hérotode nous apprend que les pharaons distribuaient aux ouvriers, chargés de la construction des pyramides de Gizeh, ces petites racines charnues rafraîchissantes et nourrissantes, en même temps que des gousses d’Ail. Un des plus anciens Pen ts’ao, le « Rhya », datant de mille ans avant notre ère, signale qu’à cette époque reculée de nombreuses espèces de Radis étaient déjà cultivées en Chine. Les Grecs l’estimaient fort, notamment Théophraste, qui en cultivé dans son jardin, et Hippocrate, qui le préconisé contre l’hydropisie. Les Romains, avec Dioscoride, lui reconnaissaient la vertu d’exciter l’appétit et de ranimer les estomacs fatigués, de calmer la toux et de provoquer les règles.
Au Moyen Age, sainte Hildegarde, qui s’intéressait aux fruits et aux légumes, comme aux plantes médicinales proprement dites, le jus propre à purger le cerveau et les viscères de leurs humeurs malignes, et l’école de Salerne, si elle le recommande crûment comme diurétique destiné « à aider ceux qui ne peuvent pisser », en fait aussi un contrepoison aussi honorable que la célèbre thériaque, ce qui n’est pas un mince compliment.
A la Renaissance, Mathiolle le préconise en macération dans du vin blanc pour atténuer les douleurs de la lithiase urinaire, et Mizauld, dans son jardin médicinal, paru en 1578, le recommande comme spécifique de la gravelle, susceptible, de plus, de lui attirer de confortables honoraires de la part de ses malades reconnaissants.
Puis, pendant longtemps, les Radis ne figurèrent plus que dans les « remèdes de bonne femme », comme expectorant contre la coqueluche et les catarrhes bronchiques, voire comme diurétique, et comme antiscorbutique pour les marins au long cours.
Il a fallu un Allemand, à la fin du siècle dernier, le Dr Grumme, pour vanter les bienfaits de Radis noir dans le traitement de la lithiase biliaire et le sortir de l’oubli. L’abbé Kneipp, pour sa part, en fait un remède efficace contre les maladies de poitrine prises à leur début. Ces deux indications furent reprises par le Dr Leclerc, qui leur ajouta, d’autre part, la constatation d’améliorations de patients atteints d’urticaire et d’arthrite chronique. Lemaire et Loeper, reprirent les travaux de Grumme sur une base scientifique et publièrent leurs résultats en 1950 dans Thérapie. L’extrait de Radis provoque une décharge biliaire chez les malades atteints de lithiase, ce qui le fait recommander, en outre, à tous ceux qui souffrent d’insuffisance hépatique, de Cholécystite et d’affections du foie.
Les Allemands Flamm et Eckstein le recommandent également contre l’atonie de l’estomac, l’aérophagie et les flatulences et, à l’extérieur, comme rubéfiant.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
La famille des Radis est très nombreuse, puisqu‘elle va du petit Radis rose au gros Radis noir d’hiver (Raphanus sativus niger).[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
L’emploi le plus simple consiste à commencer le repas par une purée de Radis râpé (pour qu’il soit plus digestible aux estomacs délicats).
Jus de Radis. Extrait au mixeur, il peut servir contre la lithiase biliaire. Prendre, un quart d’heure avant chaque repas, 1/3 de verre à bordeaux. Il est préférable, d’ailleurs, de m »langer ce jus au même volume de jus de Carotte.
Sirop de Radis noir contre la toux. Couper un Radis noir en tranches dans une assiette. Bien saupoudrer de sucre et couvrir. Recueillir le lendemain le sirop qui s’est formé et le prendre cuillerée par cuillerée.
On peut aussi creuser un gros Radis noir et remplir la cavité de sucre ou de miel. Prendre le lendemain le sirop ainsi obtenu.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Antiscorbutique
- Rubéfiant
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Raifort
Ses vertus ne sont pas sans rappeler celles de son cousin, le Cochléaria officinal. Comme lui, il est un des végétaux antiscorbutiques les plus puissants. Ses énergiques propriétés apéritives et stimulantes le font employer contre l’anémie et le manque d’appétit. Il tonifie l’estomac et en excite les sécrétions. Diurétique, on l’emploie aussi dans l’hydropisie, la goutte et les rhumatismes. Expectorant, on l’administre dans les catarrhes chroniques, l’asthme, la bronchite.
La racine de Raifort doit être récoltée à plus d’un an et à moins de deux ans. Elle ne perd pas ses propriétés par sa dessiccation lorsque celle-ci a été bien conduite, c’est-à-dire à la chaleur du soleil ou d’une étuve faiblement chauffée. A l’extérieur, le Raifort peut remplacer la Moutarde comme rubéfiant.
[wptab name=’Description’]
Famille des Cruciféracées. Cette plante est le Cochléaria de Bretagne, mais on l’appelle généralement Raifort. Elle porte encore les noms de Cran, Cranson, Moutarde des capucins.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Le Raifort, en condiment, convient admirablement aux charcuteries fumées, dont il aide la digestion.
Vin tonique et antianémique. Laisser macérer, durant 24 heures, 30 g de racine fraîche de Raifort dans un litre de vin blanc. On peut ajouter la même quantité de feuilles fraîches de Cochléaria (la racine de Raifort et les feuilles de Cochléaria sont souvent mêlées dans des compositions d’officine telle que le « sirop de Raifort composé », le « vin antiscorbutique », etc.). On prend un verre à madère de ce vin avant chaque repas. Cette même macération peut aussi être faite avec de la bière.
Infusion. 15 à 30 g par litre d’eau bouillante. On laisse macérer 12 heures et on prend deux tasses par jour entre les repas.
Sirop de Raifort. Pour les enfants lymphatiques, rachitiques, sans appétit, couper la racine fraîche en rondelles que l’on saupoudre de sucre. Laisser macérer dans un bocal de verre bien bouché. Recueillir le jus qui se forme et donner une cuillerée à soupe par jour.
Externe
Cataplasme rubéfiant de pulpe de racine fraîche râpée, dans la grippe, la bronchite aigüe, la congestion pulmonaire.
Poudre révulsive au Raifort. Pulvériser la racine soigneusement séchée. On se sert de cette poudre, qu’on peut éventuellement mêler au cinquième de son poids de farine de Moutarde, comme d’un sinapisme ordinaire.
Excitant fortement la sécrétion salivaire, on peut encor mâcher la racine pour combattre le déchaussement des gencives.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Antiscorbutique
- Stimulant
- Diurétique
- Expectorant
- Rubéfiant
[/wptab]
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