Monthly Archives: December 2020
Cyprès

Les noix de cyprès renferment des principes actifs aux propriétés antivirales, faisant de cette plante, la plante majeure dans toutes les affections virales aiguës ou récidivantes. Ces molécules ont une action directe sur le virus et permettent ainsi de supprimer l’infection.
Le “cyprès toujours vert” signe son efficacité dans le traitement de toutes les manifestations de l’insuffisance veineuse : jambes lourdes, varices, hémorroïdes… Il est utile également en cas de toux sèche, d’extinction de voix.
Le cyprès possède de fait des propriétés astringente, vasoconstrictrice, hépato protectrice et antihémorragique. Il réduit en particulier le risque de fracture ménopausique en améliorant la microarchitecture trabéculaire (sugiol). Les oligomères proanthocyanidoliques ou proanthocyanidols (polymères de flavonoïdes) sont de surcroît angio-protecteurs, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, de l’élastase et de la trypsine.
Antitussif et anti-infectieux pulmonaire (grâce à l’huile essentielle qu’il contient naturellement), le cyprès est reconnu pour son activité antivirale (les proanthocyanidols possèdent des propriétés de fixation aux protéines, plus particulièrement sur les substrats des enzymes, et sur les protéines de surface des cellules, limitant ainsi la reconnaissance virus / cellule hôte et la réplication virale). Le cyprès est également diurétique, veinotonique et cardioprotecteur.
[wptab name=’Description’]Famille des Cupressaceae.
Encore appelé cyprès commun, cyprès sempervirent, cyprès toujours vert, cyprès d’Italie, cyprès de Provence, ou encore cyprès méditerranéen.
Le cyprès est originaire d’Asie mineure, en particulier des bords de la mer Egée, mais il a été acclimaté dans tout l’hémisphère nord, et plus particulièrement autour du bassin méditerranéen. Il résiste à −20 °C et tolère une sécheresse relative. Il est aussi présent dans l’hémisphère sud comme à Antananarivo où il est commun.
Facilement reconnaissable à ses branches disposées en fuseau, le cyprès peut mesurer jusqu’à 25 mètres de haut et vivre près de 2000 ans.
La « floraison » se produit en mars-avril en France. Les organes reproducteurs ne sont pas portés par des fleurs, mais par des cônes. Le cône mâle reste petit ; il a une forme oblongue. Le cône femelle, en forme d’œuf, peut atteindre une longueur de 4 cm.
La pollinisation est anémogame (pollen transporté par le vent). Le pollen de cette espèce est très allergisant 4(indice 5/5). Des allergies croisées sont possibles avec le pollen du Thuya, du genévrier et du pêcher.
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[wptab name=’Utilisation’]
Indications : Les cônes de cyprès renferment des flavonoïdes, aux propriétés anti-inflammatoires, et des leucoanthocyanes (ou tanins) qui protègent le système vasculaire et maintiennent le tonus veineux. Le cyprès est ainsi indiqué “pour soigner toutes les affections du système veineux et lympathique telles que les hémorroïdes, les varices, les varicosités, les jambes lourdes et douloureuses, les œdèmes des membres inférieurs, la congestion pelvienne, les métrorragies et les troubles de la ménopause.
Posologie :
En décoction : 15 à 25g de noix de cyprès pour 1 litre d’eau froide. Faire bouillir ¼ d’heure, laisser infuser 10 minutes. Prendre jusqu’à 3 tasses/ jour entre les repas.
En bain de siège pour les hémorroïdes, préparation en décoction comme ci dessus, puis laisser refroidir et quand l’eau est tiède, faire un bain de siège entre 10-15 min, 2 à 4 fois/ jour pour atténuer la douleur et favoriser une vasoconstriction qui limitera la dilatation des veines.
Utilisation du bois : Le bois, très dense et presque imputrescible, est apprécié des ébénistes. Dans l’épisode biblique du déluge, l’Arche de Noé était en bois résineux, ou bois « gofer » ou « gopher » (hébreu : גפר). Les Phéniciens, les Assyriens, les Romains et les Grecs l’utilisaient pour la construction de navires, de portes de temples et de cercueils. Il était déjà à l’époque considéré comme l’arbre de deuil, ce qui explique peut-être qu’il est si fréquemment planté dans les cimetières.
Le monastère Santo Toribio de Liébana possède une relique de la Sainte Croix du Christ dont une expertise scientifique de 1958 certifie sa composition en cyprès sempervirens[/wptab]
[wptab name=’Huile essentielle’]
L’huile essentielle, extraite à partir des rameaux, est utilisée pour ses propriétés sur la circulation veineuse et lymphatique, notamment ses propriétés vasoconstrictrices.
L’huile essentielle de cyprès est produite par distillation à la vapeur d’eau des rameaux feuillés. Il faut environ 1 kg de rameaux pour obtenir 10 ml d’huile essentielle.
- En huile essentielle (HE) en cas de toux sèche et spasmodique : prendre 1 goutte d’HE dans un peu de miel ou 1 cuillerée à soupe de sirop homéopathique contre la toux sèche à base de cyprès, 2 à 3 fois par jour, pendant 3 à 5 jours.
- En huile essentielle (HE) en cas d’extinction de voix : prendre 2 gouttes associées à 1 goutte d’HE de thym à thujanol dans un peu de miel ou 1 cuillerée à soupe de sirop à base d’alpha-amylase (en pharmacie), 3 fois par jour, pendant 2 à 3 jours.
- En huile essentielle (HE) en cas de crise d’hémorroïdes : déposer 3 gouttes sur une compresse stérile préalablement imbibée de 10 gouttes d’HV de calophylle inophyle et appliquer sur la muqueuse anale dès que possible, jusqu’à 3 fois par jour pendant 2 jours maximum. Il est également possible d’appliquer directement le mélange à la main sans prendre de compresse.
- En huile essentielle (HE) en cas de jambes lourdes : ajouter 2 gouttes associées à 2 gouttes d’HE de menthe poivrée dans 1 grosse noix de gel d’aloe vera ou d’huile végétale de Calophylle et appliquer en massage des jambes (toujours du bas vers le haut), en fin d’après-midi.
En complément, pour favoriser une bonne circulation veineuse et lympathique, vous pouvez aussi associer des huiles essentielles de Cyprès toujours Vert au Lentisque Pistachier, 1 goutte de chaque dans de l’huile végétale de Calophylle et masser vos jambes (toujours du bas vers le haut) 1 à 2 fois / jour lorsque les jambes sont gonflées, douloureuses… - En huile essentielle (HE) en cas de congestion pelvienne : mélanger 3 à 4 gouttes d’HE de cyprès toujours vert dans une huile végétale de votre choix et appliquer sur le bas ventre et bas du dos, 1 à 2 fois/ jour, de 5 à 7 jours.
Précautions d’emploi et contre-indications :
- L’utilisation du cyprès n’est pas recommandée aux femmes enceintes ou en période d’allaitement.
- L’huile essentielle a un effet hormon-like, il est donc déconseillé en cas d’antécédents de cancer hormonodépendant, mastose ou endométriose.
- Si vous êtes sous traitement médicamenteux, prenez soin de le préciser à votre médecin ou à votre pharmacien avant de vous faire prescrire un traitement phytothérapeutique.
- Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
- Si les symptômes persistent ou s’aggravent, il convient de consulter rapidement son médecin traitant.
- En raison de ses effets irritants sur la peau, l’HE de cyprès toujours vert est à diluer au minimum à 10 %.
- Effets secondaires indésirables : Les effets indésirables sont rares. Des troubles digestifs bénins et passagers peuvent apparaitre, ainsi que des allergies au pollen.
- Ne pas utiliser l’HE de cyprès issu du bois du tronc dont la molécule principale est toxique pour le foie (vérifier la partie utilisée sur l’étiquette).
- Ne pas confondre l’HE de cyprès toujours vert avec celle de cyprès bleu de l’Arizona (Cupressus arizonica) qui peut être abortive et neurotoxique.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Antiseptique (désinfectant) interne et externe, ainsi qu’un anti-inflammatoire qui traite efficacement les toux irritatives, sèches et spasmodiques, les extinctions de voix en cas de laryngite et pharyngite
- Toux spastique et coquelucheuse +++
- Infections virales (aiguës, chroniques ou récidivantes) : bronchite, grippe, rougeole, rubéole, varicelle, oreillons, herpes, zona, mononucléose (EBV), cytomégalovirus, hépatites virales…) – Tous les virus à ADN (Adénovirus, Polio 1, Hépatite A, Corona virus, Influenza seraient sensibles à une forte concentration de proanthocyanidols (par expression de protéines de structure)
- Atteintes du tissu conjonctif pulmonaire : emphysème, broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO)
- Toni-veineux, vasoconstreur, décongestionnant du système lymphatique” et résorbant le sang après un bleu
- Congestions veineuses : hémorroïdes, varices, œdèmes des membres inférieurs, stases veineuses +++
- Drainage lymphatique, rétention hydrolipidique, cellulite ++
- Congestion et adénome prostatique, congestion ovarienne +++
- Énurésie infantile +++
- Syndrome ménopausique avec rétention hydrique ++, Métrorragies de la ménopause, troubles menstruels, pertes blanches et écoulements de l’urètre
- Troubles du système nerveux : nervosité, agitation
- Maladies ophtalmiques, maux de dents, arthrite et myosites
- Cyprès + Échinacée : état pseudo grippal, infections virales récidivantes
- Cyprès + Réglisse : aphtes, herpès récidivant
- Peau – astringent, sudation excessive : acné, peau grasse, cellulite, pellicules, verrues, herpes, ulcères, plaies
- Vertus aphrodisiaques : Ses graines contenant des substances tonico-nervines qui agissent sur les centres nerveux encéphaliques, en provoquant une stimulation érogène.
- Bénéfique en complément de régimes amincissants.
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Extraction PhytoStandard
Le procédé d’extraction PhytoStandard restitue le meilleur de la plante
Cette méthode permet d’extraire simultanément l’intégralité et l’intégrité des molécules actives et utiles des plantes – les spécialistes parlent de “totum”. Daniel Jean a décidé de travailler sur des plantes fraîches cryobroyées (congelées à – 90 °C et broyées) et de leur faire subir une multiextraction dans des solutions d’alcool comprises entre 0 et 70 degrés, seule façon de préserver tous les principes actifs, y compris les plus fragiles. Tous les composants du végétal sont présents et peuvent agir de façon synergique, comme dans la nature. A la fin du processus, on obtient un extrait fluide dépourvu de sucre et d’alcool.
Le Graal pour les puristes et le début de la phytothérapie “scientifique”
Un extrait de plantes standardisé (EPS) est un médicament à base de plantes, à teneur garantie en principes actifs. Ces extraits ont été mis au point par le pharmacologiste Daniel Jean et commercialisés au début des années 2000. Les plantes fraiches sont broyées à froid (−90 °C). Leurs principes actifs sont ensuite récupérés par multi-extraction hydroalcoolique et préservés dans une solution glycérinée.
- Sélection et utilisation de plantes fraîches : Sont utilisées des plantes fraîches, issues préférentiellement de la culture biologique ou de l’agriculture raisonnée. Plus bio que bio. Les plantes, choisies en fonction de leurs propriétés attestées par de nombreuses études, sont cultivées dans un environnement très surveillé, sans engrais ni pesticides. Plus bio que bio, elles poussent sous le regard de chercheurs qui les sélectionnent et les analysent régulièrement. En fonction des parties utilisées des plantes, celles-ci sont récoltées au moment où elles sont les plus riches en principes actifs : racines et feuilles avant la floraison, fleurs et sommités fleuries pendant une période assez sèche…
- Congélation : La plante est ensuite congelée dans les 24 à 48h qui suivent sa récolte, à proximité de son lieu de culture. Cette congélation permet de stopper la plupart des processus biologiques et enzymatiques qui peuvent être responsables de sa dégradation. Elle permet ainsi de préserver la qualité des actifs de la plante fraîche d’origine. La chaîne du froid est respectée pendant le transport de la plante, jusqu’à son acheminement dans les lieux de stockage.
- Le cryobroyage : Etape très importante avant l’extraction, le cryobroyage consiste à réduire la plante en fines particules,toujours à basse température afin de préserver les actifs de la plante. Cette étape permet d’optimiser l’extraction des actifs par les solvants.
- La lixiviation : La lixiviation, étape brevetée du procédé Phytostandard®, consiste en une extraction du maximum de principes actifs de la plante à l’aide de solvants de degrés alcooliques croissants, tout en en préservant leur intégrité.
- Recueil des extraits : Les différentes fractions extraites de la plante, riches en actifs, eau et alcool, sont recueillies.
- Evaporation sous vide : L’alcool est évaporé sous vide.
- Standardisation : Le “concentré” d’extraits de plantes ainsi obtenu est mélangé à de la glycérine d’origine végétale. L’ajustementde la quantité de glycérine ajoutée permet de standardiser le produit selon la teneur en traceur souhaitée.
Guarana
La graine contient une forte concentration de caféine qui en fait la plante connue contenant le plus haut taux de caféine au monde. La graine décortiquée puis réduite en poudre est consommée pour ses propriétés stimulantes soit directement, soit diluée dans de l’eau ou du jus de fruits. Cette poudre est aujourd’hui classée additif alimentaire et complément alimentaire dans certains pays (États-Unis par exemple).
La guarana est une plante très appréciée en phytothérapie comme stimulant, cet effet serait dû à la caféine. Des souris de laboratoire ayant reçu dans leur boisson 0,3 mg/ml de guarana se montrent significativement plus résistantes au test de stress par nage forcée (après 100 et 200 jours de traitement, et les auteurs notent que cet effet n’a pas été obtenu avec une concentration 10 fois plus élevée (3,0 mg/ml) ni avec une suspension de ginseng (5,0 mg/ml= ni avec une solution de caféine à 0,1 mg/ml).
[wptab name=’Description’]Famille des Sapindacées.
La guarana est un arbuste originaire de l’Amazonie brésilienne. Il est appelé warana («essence de la raison») en satéré-mawé.
La plante est connue par les Européens depuis le XVIIIe siècle, découverte attribuée au médecin allemand Christian-François Paullini.
Son goût est âpre, rappelant celui de la terre, mais avec une saveur caractéristique. Le fruit de couleur rouge laisse apparaître, lorsqu’il est mûr, une chair blanche ainsi que les graines.
Une forme de soda, très populaire au Brésil, appelée uniformément guarana, est produite à partir d’extraits de la plante. Au Portugal, ainsi qu’en Allemagne et en Suisse, une telle boisson – initialement exportée – est commercialisée depuis les années 1990.
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[wptab name=’Utilisation’]
Utilisation : Le Brésil a produit près de 3,3 millions de tonnes de guarana par an. Les principales utilisations du produit sont sous forme de boissons (guarana soda, et le soi-disant “guaraná naturel”, sans gazéification) et il y a aussi l’utilisation pharmaceutique (guarana en capsules et poudre de guarana, comme complément alimentaire et/ou stimulant).
Composition : alcaloïdes et des précurseurs tels que l’adénine, la caféine, la guanine, l’hypoxanthine, la théophylline, la théobromine, la xanthine. Elle contient également d’autres éléments : mucilages, pectine, tanins, acides aminés, acides gras essentiels, sels minéraux (calcium, potassium, phosphore, fer, cuivre, zinc, magnésium), oligo-éléments (sélénium, germanium, strontium) et vitamines (A, E, B1 et B3 )
Préparation : La capsule de la Guarana est triloculicide : à maturité, l’écorce rougeâtre du fruit se rompt selon 3 fentes longitudinales, laissant apparaître 3 graines rondes noires partiellement entourées d’un arille charnu blanc (en forme d’oeil). Est séparé le fruit de son écorce pulpeuse, puis est sèché le fruit en plein air pendant 6 jours et 6 nuits. Les baies séchées sont pilées dans un mortier avec un peu d’eau. La pâte est alors roulée à la main pour obtenir comme des petits pâtons de pain de Guarana. Ces pâtons seront fumés pendant 40 jours. Le pâton fumé pourra être alors conservé pendant plusieurs années.
Recette amérindienne : En phytothérapie à l’époque précolombienne pour guérir de nombreux maux, par diverses tribus (Andira, Sateré-Mawé) de la branche Tupi-Guarani), les Amérindiens pilent les graines torréfiées et décortiquées avec un peu d’eau pour obtenir une pâte qui est ensuite malaxée et roulée pour former un bâton. Ce bâton est placé au-dessus d’un feu pendant plusieurs mois afin d’en assurer la conservation. Il est ensuite râpé dans une calebasse avec une langue séchée de pirarucu (poisson géant du fleuve Amazone). On y ajoute de l’eau pour en faire le çapo, boisson traditionnelle des Sateré-Mawé.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Améliore la mémoire
- Améliore la concentration et le calcul mental probablement grâce aux substances alcaloïdes et composés polyphénoliques (catéchines, épicatéchines qui pourraient agir sur les facultés intellectuelles, notamment d’autres xanthines telles que la théobromine)
- Antioxydant : La guarana inhibe le processus de péroxydation lipidique (réduite de 62,5% par un extrait à conentrationde 2 μg/ml5)
- Antibactérien et fongicide avec effet plus important contre Aspergillus niger, Trichoderma viride, Penicillium cyclopium ; Escherichia coli, Pseudomonas fluorescens et Bacillus cereus en extrait alcoolique qu’en solution dans l’eau / sur d’autres microbes (Pseudomonas aeruginosa, Proteus mirabilis et Proteus vulgaris) à des doses de 16 à 128 μg/ml9
- Psychotrope stimulant utilisé en médecine traditionnelle chez les indigènes d’Amérique du Sud pour guérir de nombreux maux (tonique, antidiarrhéique, antinévralgique)
- Bénéfique en complément de régimes amincissants.
- Vertus aphrodisiaques : Ses graines contenant des substances tonico-nervines qui agissent sur les centres nerveux encéphaliques, en provoquant une stimulation érogène.
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Aloès
L’aloès est une plante qui permet deux usages distincts, selon que l’on utilise sa sève (latex) séchée ou le gel translucide présent au cœur de ses feuilles. Séchée, la sève est un laxatif puissant. Le gel translucide est utilisé frais, dans le traitement des plaies et des brûlures légères, ainsi que pour lutter contre certaines infections de la peau.
La médecine traditionnelle chinoise utilise le latex d’aloès, la sève, contre les infections dues à des champignons, contre la tuberculose ou contre les ulcères de l’estomac. On l’obtient en coupant les feuilles ou la tige de la plante. La médecine indienne la recommande en cas d’insuffisance des règles. En Afrique du Sud, elle est proposée contre les inflammations des yeux et la syphilis. En Europe, la sève séchée est utilisée comme laxatif.
Les principes actifs du latex séché d’aloès sont des dérivés anthracéniques (anthraquinones, dont la barbaloïne) qui agissent de plusieurs façons : en stimulant les contractions intestinales et en diminuant la réabsorption de l’eau contenue dans les aliments, maintenant ainsi les selles molles. Son effet laxatif est également dû à une action irritante sur les parois de l’intestin, ce qui limite l’usage de l’aloès dans la constipation.
Le gel translucide des feuilles semble posséder une action anti-inflammatoire qui serait due à la présence de salicylates capables de bloquer la sécrétion d’histamine (une substance importante dans la réaction inflammatoire). Les mécanismes de ses propriétés cicatrisantes ne sont pas clairement élucidés.
[wptab name=’Description’]Famille des Aloeaceae.
L’aloès (aloès des Barbades, aloès du Cap, Aloe barbadensis, A. vera, A. capensis) est probablement originaire d’Afrique de l’Est ou du Sud. Son nom, d’origine grecque ou arabe, évoque l’amertume extrême de son suc (aloè, en grec). Cette plante est mentionnée dans les écrits médicaux de l’Égypte antique, de l’Inde et de la Chine.
L’Aloe vera est une plante des milieux arides qui stocke l’eau dans ses feuilles. Aussi, l’eau est-elle le principal constituant de la feuille et représente de 98 à 99 % de son poids. La matière sèche qui ne représente donc que 1 à 2 %, est constituée à 60 % de polysaccharides.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Le gel transparent des feuilles est traditionnellement utilisé pour :
soulager les brûlures et les hémorroïdes,
aider à la cicatrisation des plaies mineures,
soigner l’acné et les dermatites séborrhéiques,
apaiser toutes sortes de problèmes de peau.
Du fait de son action apaisante sur les brûlures légères, le gel d’aloès a été proposé pour prévenir les irritations de la peau (dermites) occasionnées par la radiothérapie anticancéreuse. Il a également été proposé pour diverses affections de la peau telles que l’acné, psoriasis, ulcères des jambes, escarres, etc.
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[wptab name=’Composition chimique’]
La feuille d’Aloe vera contient :
- plus de 75 composés actifs (polysaccharides, composés phénoliques, acides organiques)
- 20 minéraux (potassium, calcium, sodium, magnésium et phosphore)
- 20 acides aminés
- 12 vitamines (C, B1, B2, B3 et B6)
- dans le résidu sec de suc, 15 à 40 % de dérivés hydroxy-anthracéniques, dont
- l’aloïne aux propriétés laxatives,
- l’aloe-émodine, stimulant irritant du tube digestif, avec des propriétés antifongiques, antibactériennes, hépatoprotectrices, antivirales et antitumorales
- l’aloe-émodine-9-anthrone (métabolite de l’isobarbaloïne) puissant agent laxatif
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Psyllium de l’Inde, appelé également Ispaghul
Le psyllium également appelé Ispaghul ou Plantain des Indes est une plante dont les graines sont largement plébiscitées pour leur action sur le transit. Il existe différentes variétés de Psyllium : blond ou noir, aux propriétés similaires.
Les graines de psyllium contiennent des mucilages ayant la capacité d’absorber un volume d’eau important et donc de former un gel. Ce dernier va permettre de jouer un rôle de régulation sur le transit en stimulant la mobilité intestinale ou en retardant la vidange gastrique.
L’ispaghul est une plante essentiellement utilisée pour lutter contre la constipation. Son effet laxatif se doit à un mucilage acide, une substance visqueuse présente dans les graines. Les mucilages, des substances qui absorbent jusqu’à huit fois leur volume en eau, constituent le principe actif majeur des enveloppes des graines de psyllium. Les mucilages représentent 20 à 30 % de ces enveloppes. Celles-ci soulagent à la fois la constipation (en retenant l’eau des aliments digérés, elles ramollissent les selles) et la diarrhée (en transformant l’eau des selles en gel, elles les rendent plus consistantes).
[wptab name=’Description’]Famille des Plantaginaceae.
Parties utilisées : La graine et son tégument
Originaire d’Asie occidentale, l’ispaghul est surtout cultivé en Inde et au Pakistan. Il était déjà utilisé par les Egyptiens pour ses propriétés laxatives, il y a plus de 3000 ans.
L’ispaghul est une plante herbacée qui mesure entre 20 et 40 cm de haut. Il est très ramifié et possède des tiges dressées. Ses feuilles dentées et poilues, sont dotées de nervures parallèles bien visibles. Ses fleurs sont blanches et se regroupent en épis cylindriques. La graine de l’ispaghul est ovale et de couleur gris rosé. Elle mesure environ 2mm de long et s’apparente à un petit bateau.
Sa composition est proche de celle du psyllium. C’est pourquoi il est parfois surnommé “psyllium de l’Inde”.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Une prise d’une quinzaine de jours lors de troubles intestinaux vous permettra de retrouver confort et bien-être digestif.
Contre la constipation : 3 x 350 mg par jour, à avaler avec un verre d’eau. En prendre pendant les 3 principaux repas de la journée (matin, midi et soir).
Contre les fissures anales – Infusion : Verser une cuillère à soupe de graines dans un verre d’eau tiède. Laisser reposer 10 minutes avant de boire le liquide et d’avaler les graines. A prendre le soir, avant de se coucher.[/wptab]
[wptab name=’Indications’]
- Dans le traitement de la constipation mais aussi dans celui de la diarrhée
- Diminution de l’absorption du cholestérol contenu dans les aliments, pour réguler la glycémie des personnes diabétiques : Dans l’estomac, les fibres des graines de psyllium forment un gel avec les liquides pris lors d’un repas, ralentissant ainsi le passage des aliments vers l’intestin. Cet effet contribue à diminuer les pics de glucose sanguin (sucre) qui suivent les repas. Cet effet peut être recherché chez les personnes diabétiques pour diminuer la dose d’insuline à injecter.
- Soulagement des personnes qui souffrent de syndrome du côlon irritable ou de colite ulcéreuse (deux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin).
- Le son des graines a un effet bénéfique sur les crises d’hémorroïdes, en ramollissant les selles.
- En ayurveda : Soulagement des inflammations des voies urinaires et digestives, et lors de diarrhée aiguë. Employer lors de maladies rénales, de difficultés à uriner, d’ulcères duodénaux et d’hémorroïdes.
- Le son de psyllium est également proposé comme coupe-faim dans les régimes amincissants : Pris avec de l’eau avant un repas, le son de psyllium remplit l’estomac et agit comme un coupe-faim. L’effet des cosses de psyllium sur l’absorption intestinale du cholestérol s’expliquerait par leur capacité à fixer les graisses, empêchant ainsi leur passage dans le sang.
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