Aux Vertus des Plantes
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Anesthésique

Diminue la sensibilité de façon locale ou générale

Jusquiame noire

Les propriétés de la Jusquiame furent connues il y a bien longtemps. En Assyrie-Babylonie, on l’employait comme hallucinatoire, tandis que les Hindous s’en servaient comme anesthésiant, ainsi que le précise le livre de Susruta. Les druides l’utilisaient pour troubler la raison des patients et pour plonger les sorciers qui recouraient aux incantations dans une espèce d’état second. C’était, pour eux, une plante maudite, mais aussi l’accessoire indispensable aux rites magiques : en période de sécheresse, par exemple, il suffisait qu’une vierge entre dans l’eau et se fasse asperger d’une décoction de Jusquiame par ses compagnes pour que tombe la pluie…
Roger de Salerne nous apprend, dans son Manuscrit chirurgical, que les chirurgiens de la célèbre école du Moyen Age appliquaient sur la bouche et le nez des patients une éponge somnifère imbibée de diverses drogues, dont la principale était le suc de Jusquiame, afin de réaliser une anesthésie primitive. Considérée comme hautement toxique, la drogue connut ensuite un léger temps d’oubli jusqu’en 1762. A cette date, Storck, un médecin viennois qui, s’intéressa surtout aux toxiques, la réhabilita dans les maladies nerveuses et l’épilepsie.
De nos jours, on utilise les feuilles, les racines et les semences de la plante sous forme de poudre de feuilles, d’extrait et de teinture. On l’associe à la Valériane dans les pilules de Meglin et elle entre dans la composition du baume tranquille et de l’onguent populéum. C’est un narcotique analogue à la Belladone et d’une toxicité semblable. On l’utilise plus particulièrement comme antispasmodique et comme hypnotique dans les affections nerveuses.
En usage externe, les feuilles cuites et broyées enveloppées dans une feuille de Chou sont parfois utilisées en cataplasmes dans les douleurs aiguës de la goutte ou des rhumatismes.

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées

C’était la Hannebane gauloise, mais la plante a encore bien d’autres noms populaires : Porcelet, Potelé, Herbe aux engelures, Herbe aux teignes, Mort-aux-Poules.

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[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anesthésiant
  • Antispasmodique
  • Hypnotique

[/wptab]
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Kawa-kawa

Jouissant d’une activité anesthésique locale, la plante possède, en outre, une action sédative à l’égard du système nerveux central. Les explorateurs avaient remarqué que les habitants de l’archipel polynésien l’employaient non seulement pour stimuler les fonctions digestives, mais aussi pour prévenir et guérir les maladies vénériennes. Sous l’influence du Kawa-Kawa, on constate une diminution des écoulements, une atténuation de la douleur à la miction, en même temps qu’une augmentation de la diurèse. Ces effets furent confirmés par Gubler, Sanné et Henri Leclerc. Grâce à son action diurétique et antiseptique et à ses propriétés décongestionnantes et sédatives des terminaisons nerveuses, le Kawa-Kawa donne d’excellents résultats dans les affections urinaires ou gynécologiques, les cystites blennorragiques, vaginites, métrites, salpingites et inflammations prostatiques.
On utilise l’extrait sous forme de pilules, très bien tolérées par l’estomac, et, en usage externe, en suppositoires (on adjoint alors une petite quantité d’analgésique, soit Belladone, soit Jusquiame, afin de prévenir la sensation désagréable de chaleur anale, due au principe âcre de cette espèce de Poivre). Dans les îles des mers du Sud, on utilise la décoction de racine râpée, à raison de 50 g par litre, dont on prend 3 tasses par jour.

[wptab name=’Description’]Famille des Pipéracées

On l’appelle encore Poivre enivrant.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anesthésique
  • Sédative
  • Stimulante (dig.)
  • Antiseptique
  • Diurétique
  • Décongestionnante

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HE Menthe poivrée

Indications (VT +) :

  • Insuffisance hépato pancréatique +++, indigestion, dyspepsies, vomissements, mal des transports
  • Aérophagie, aérocolie, hépatites virales, cirrhose, coliques hépatiques, colites inflammatoire et spasmodique, ulcère, atonie gastro-intestinale, gastralgie, entéralgie, fièvre-jaune
  • Cystites, prostatite, coliques néphrétiques
  • Dystonie neurovégétative, asthénie, migraine, céphalées +++
  • Zona, névrite virale (dont celle du nerf optique), névralgies, sciatique ++ ;
    Prurits (urticaire, eczéma) ++
  • Accouchement
  • Rhinite, sinusite, otite, laryngite
  • Trouble de la vision (d’origine circulatoire), éréthisme, hypotension, lipothymie

Contre-indications : Bébé avant 30 mois par voie orale ; usage externe, sauf très localisé (front, tempes, et lobes des oreilles)

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

Parfum : frais, fort, doux-amer, pénétrant
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Jupiter, Vénus, Mercure
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Partie aérienne

(variations selon les clones Franco, Hongro, et Italo-Mitcham) :

  • Monoterpènes (2,5 – 18%) : (-)-alpha-pinène (2%), beta-pinène (4%), (-)-limonène (2,3%)
  • Sesquiterpènes (-)-beta-caryophyllène, (-)-bicyclo-élémène, (-)-z-bulgarène
  • Alcools non terp. : octan-3-ol
  • Monoterpénols : (-)-menthol (38-48 %) , (+)- néomenthol, (-)-iso-mentol, néo-isomenthol, (+) et (-)- pipériténol, isopipériténol
  • Monoterpénones : (-)-menthone (20-30 % et jusqu’à 65 %), (+)- isomenthone, néomenthone (2,7%), néo-isomenthone (2,5%), (+)-pipéritone, (-)-pipéritone, isopipé-riténone, (+)- pulgégone (<3%)
  • Oxydes terp; ! 1,8-cinéole (5,75%), (-)-menthofurane (<3%), pipéritonoxyde
  • Esters terp. : acétates de (-)-menthyle (2,8-10%), de néomenthyle et d’isomenthyle, butyrate et isovalérate de menthyle
  • Coumarines : aesculétine
  • Composés sulfurés : diméthylsulfide, mintsulfide

[/wptab]ges

[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse, bactéricide, viricide (antiamaryle +++), fongicide, vermicide
  • Tonique et stimulante +++ : cardiotonique, hypertensive, utérotonique, entérotonique, stimulante digestive (carminative, anti vomitive, stomachique, hépatotonique, reconstituante hépatocellulaire, cholagogue, cholérétique, pancréatostimulante) ; neurotonique (et équilibrante)
  • Anticatarrhale, expectorante, mucolytique
  • Antalgique, anesthésiante +++
  • Anti-inflammatoire intestinale et urinaire
  • Décongestionnante prostatique
  • Hormon-like, favorise les règles (régulation ovarienne)

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

Utilisée en massage, friction ou bain, l’huile essentielle de menthe combat la fatigue et tonifie le système nerveux. Le parfum de la menthe maintient l’esprit éveillé, restaure la concentration et la mémoire en cas de surmenage intellectuel, d’apathie et de paresse. Elle est indiquée à la fois pour ceux qui exerce un travail intellectuel et pour ceux qui mangent mal ou trop et qui ont ensuite du mal à se concentrer, du fait de la lenteur de leur digestion.

Intimité

Elle est légèrement aphrodisiaque et peut être utilisée en cas d’impuissance.

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HE Vrai cannelier dit “écorses de cannelle de Ceylan”

Indications (VT +) :

  • Pyorrhée alvéolodendaire, diarrhées, dysenteries, entérocolites infectieuse et spasmodique, fièvre typhoïde, verminoses, amibiase, entérotoxémie de l’adulte, aérocolie ++++
  • Leucorrhées, vaginite, oligoménorrhées ++
  • Impuissance fonctionnelle masculine ++
  • Bronchite, pleurésie +
  • Colibacillose urinaire, cystite bactérienne +++
  • Infection et fièvre tropicales +++
  • Somnolence, asthénie, dépression +
  • Hémogliase

Contre-indications : Usage cutané (sauf localisé ou sous formes galéniques adéquates), enfant de moins de 5 ans (dermocaustique)

[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées

Parfum : chaud, épicé, sec, doux
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mars
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse

  • Alcools arom. : al.2-phényléthylique (0,4%), cinnamique (0,25%), et benzylique(tr.)
  • Esters arom. : benzoates de benzyle (0,65-1%), et de 2-phényl éthyle (tr.), cinnamate de méthyle (tr.)
  • Phénols : eugénol (2,2-10%), isoeugénol (0,02%), phénol (tr.), 2-vinylphénol (0,03%)
  • Aldéhydes arom. : cinnamaldéhyde (63-76 %), hydroxycinnamaldéhyde (0,4 %), benzaldéhyde (0,25 %), cuminaldéhyde (0,04-0,25 %)
  • Coumarines : coumarine (0,65%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse, antibactérienne à très large spectre d’action et à action puissante (98 % des bact. Patho., coques gr +, bacilles gr-), antivirale, antifongique (Candida, Aspergillus, y compris ceux producteurs d’aflatoxines), antiparasitaire, antifermentaire, et antiseptique ++++
  • Tonique et stimulante générale, sexuelle (aphrodisiaque), emménagogue (renforce les contractions utérines) ++, respiratoire et nerveuse (sympathicotonique)
  • Hyperémiante +++
  • Anesthésiante +
  • Anticoagulante légère, fluidifiante

[/wptab]
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Rose Rouge

Beaucoup d’auteurs ont attribué à la Rose rouge une grande efficacité contre la tuberculose. Inventée par les médecins arabes, la conserve de Roses, ou djelendjoubin, était considérée par Avicenne comme spécifique de la phtisie, et ce remède continua à avoir du succès auprès des médecins du Moyen Age et de la Renaissance.
Le Dr Roques préconisait encore au siècle dernier cette conserve de Roses, et le Dr Leclerc la recommandait en citant des observations médicales à l’appui. La valeur tonique de ce remède le rend utile, de toute manière, aux gens fatigués et débilités.
Tonique et astringente, la Rose rouge est aussi prônée, à l’instar de Cazin, dans les écoulements muqueux chroniques, la leucorrhée, les hémorragies et la diarrhée.
Au temps de Napoléon, cette Rose eut une telle réputation que les médecins-majors des armées impériales venaient en personne à provins pour se ravitailler en pétales séchés et préparés : on les utilisait dans la dyspepsie, les entérites, les maux de gorge, la débilité, les maladies de peau et les affections des yeux.
L’essence de Roses contient une substance fortement anesthésique qui explique l’utilisation de l’eau distillée de Rose comme collyre, pour calmer la douleur de l’inflammation. Sa valeur antiseptique, de plus, est considérable, puisqu’une communication faite à l’Académie des sciences révèle que, employée à 1 ou 2 p. 1000, elle a une action stérilisante aussi active qu’une solution à 5 p. 1000 de phénol. Des recherches récentes, faite par P. Tanret et L. Jacques, on montré qu’une macération aqueuse de Rose rouge était douée de propriétés antibiotiques puissantes contre des ennemis aussi sérieux que le staphylocoque, le colibacille, le protéus, le pyocyanique.
Pour l’usage externe, la Rose rouge est utilisée pour son astringence, en lavements contre la diarrhée, en gargarismes contre les angines, en injections contre les pertes blanches.
Elle est très utilisée pour les soins de la peau et entre à ce titre dans de nombreux remèdes : pommade rosat, eau distillée de Rose, vinaigre de rose, encore en usage dans le nord de la France, pour traiter les plaies qui suppurent.
Elle eut aussi une certaine réputation contre les hémorroïdes. Un texte ancien d’Assyrie-Babylonie, retrouvé dans les tablettes de Gilgamesh, donne une recette de « suppositoire », composé de pétales de Rose broyés et de térébenthine, à introduire dans l’anus « graissé avec de l’huile de Cyprès ». Arnaud de Villeneuve, célèbre médecin espagnol du Moyen Age, recommande la recette suivante dans son ouvrage Regimen sanitatis : « Faites bouillir dans l’eau un sachet composé de 3 parties de feuilles de Rose et de 4 de feuilles de Myrtille ; exprimez-le et que le malade y reste longtemps assis dessus, matin et soir » (en somme, une façon intelligente d’envoyer son malade dans les roses…).

La Rose à cent feuilles (Rosa centifolia) sert à préparer l’eau de Rose, ainsi que la Rose de Puteaux et la Rose de Damas.
La Rose sauvage est la fleur du Rosier sauvage ou Eglantier.

[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.

On l’appelle aussi Rose de Provins, Rose de France, Rose provinciale ou Rose de Champagne.

C’est une des Roses indigènes les plus cultivées pour la beauté et le parfum suave de ses fleurs veloutées, rouge foncé. On les récolte avant épanouissement pour l’usage médical.

Parfum : riche, rosacé, intense, doux
Action énergétique : yin
Planètes dominantes : Vénus, Jupiter
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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de pétales. 8 à 15 g par litre d’eau bouillante, dont on prend 2 ou 3 tasses par jour, entre les repas.
Le véritable djelendjoubin arabe (ou zuccar de Rose) se prépare « en faisant sécher à l’ombre des pétales de Rose rouge non encore complètement épanouie, jusqu’à résorption de l’humidité ; broyer alors dans un mortier de pierre en ajoutant le triple de leur poids en sucre blanc ; placer le tout dans un vase de verre bouché d’un parchemin et exposer 3 mois au soleil en remuant souvent. Conserver ensuite dans un endroit frais ».
On peut, plus simplement, préparer la conserve selon la recette du Dr Leclerc : broyer les pétales avec 3 fois plus de sucre et un léger sirop de sucre, de façon à obtenir une pâte de la consistance du miel. Prendre 50 à 60 g par jour entre les repas (les tuberculeux peuvent ajouter une forte pincée de poudre de Prêle).
La confiture de Roses, très efficace contre les diarrhées, se prépare en faisant infuser 60 g de pétales dans 2 litres d’eau bouillante. Laisser en contact 24 heures. Faire bouillir avec 1 Kg de sucre jusqu’à consistance de sirop. Absorber plusieurs cuillerées par jour jusqu’à la cessation complète des troubles.

Externe

Infusion concentrée, à raison de 50 à 60 g par litre d’eau bouillante pour les gargarismes, les lavements, les injections, les lavages des yeux enflammés.
Pour la beauté des yeux, des compresses froides imbibées de cette infusion sont excellentes, mais imbibées d’eau de Rose du commerce elles sont aussi radicales pour apaiser l’inflammation des paupières détendre et faire briller le regard.
Miel rosat. Appelé encore mellite de Rose, il se prépare en laissant infuser une demi-heure à feu doux 100 g de pétales dans 400 g d’eau bouillante. Passer et faire dissoudre 650 g de miel dans le liquide. A utiliser en collutoire ou à ajouter au liquide des gargarismes (30 g par tasse).
Pommade rosat. Sa réputation contre les gerçures des lèvres n’est plus à faire. Elle se prépare en faisant fondre à feu doux 50 g de cire blanche. Y mêler 100 g d’huile d’Amandes douces. Laisser refroidir et ajouter alors, en mélangeant bien, 50 cg de carmin délayé dans un peu d’huile et 10 gouttes d’essence de Roses.
Vinaigre rosat. Il se prépare en mettant à macérer 100 g de pétales séchés dans un litre de vinaigre blanc. On peut ajouter quelques racines d’Iris bien sèches, qui parfumeront davantage. Bien boucher et exposer 10 jours au soleil. On utilise ce vinaigre (à raison de 5 à 25 g par tasse) comme astringent à ajouter à l’eau des gargarismes et des injections, et à celle des ablutions pour les soins de beauté de la peau. Etendu d’eau bouillie, il stérilise et fait cicatriser les blessures ; il est souverain contre les coups de soleil.
Ne jamais utiliser d’instruments en fer pour toutes ces préparations.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonifiant
  • Astringent
  • Anesthésique
  • Antiseptique
  • Antibiotique

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[wptab name=’Soins’]

Influences Psychologiques

Elle élimine les humeurs colériques et l’amertume (elle adoucit et apaise). Son parfum donne un « coup de fouet » à l’esprit, c’est un antidépresseur qui combat les états d’abattement et de douleur.
L’essence de rose calme également les névroses anxieuses et les somatisations cardiaques, avec palpitations et accélération des battements.

Esthétique

L’eau de rose est un tonique astringent qui peut être utilisé soit comme démaquillant, soit comme lotion, pour le cou et le visage. On peut obtenir une eau de rose en faisant infuser, pendant une demi-heure, dans 1 litre d’eau bouillante la valeur de quatre ou cinq poignées de pétales secs de roses rouges. Filtrée, cette préparation peut être utilisée en compresses tièdes sur le visage. On peut la conserver trois ou quatre jours au réfrigérateur.
En compresses froides sur les paupières, cette lotion repose et embellit les yeux fatigués.
Depuis la nuit des temps, un flacon d’eau de rose fait partie des instruments de la toilette féminine et, appliquée délicatement sur la peau, elle l’aide à retrouver sa fraîcheur et son tonus.
Si l’eau de rose représente l’aspect le plus léger de la fleur, comme la rosée qui se pose sur la peau, l’huile a plus de corps, elle pénètre en profondeur, apaise et adoucit comme une caresse : la peau irritée, fatiguée et « stressée » est soulagée par la caresse de la rose, elle retrouve ce qu’elle perd quotidiennement, elle se calme et retrouve son équilibre.
L’huile essentielle de rose est, avec celle du jasmin, une alliée précieuse pour le traitement de tous les types de peau, en particulier en cas de problèmes de couperose, car elle a un effet astringent, prévient les rides et soigne les peaux rougies ou asphyxiées. Ajoutée à des crèmes ou des masques de beauté, en massage pour le visage et le corps, elle prévient le vieillissement et tonifie les tissus.
La rose, le jasmin et la fleur d’oranger sont les trois meilleures essences florales, les plus délicates et les plus coûteuses et elles sont toutes les trois très bénéfiques pour la peau. Utilisées en très petites quantités (une goutte de chacune), elles enrichiront un traitement de beauté du visage, le rendant digne d’une princesse de légende.

Intimité

Connue depuis des siècles comme aphrodisiaque, elle n’a pas un effet stimulant comme d’autres essences, mais agit sur la tension nerveuse, réconfortant le cœur et vivifiant l’esprit. Il semblerait qu’elle stimule la production de spermatozoïdes, qui diminue à cause d’un stress chronique, ce qui est souvent une cause de stérilité dans un couple.

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Pavot officinal

Les Assyro-Babyloniens utilisaient déjà le Pavot comme anesthésiant, ainsi d’ailleurs que les Hindous.

Mais ce sont surtout les Chinois qui mire en honneur, comme narcotique, le suc du Pavot ou opium. En dehors de la guérison, l’apaisement de la douleur n’a-t-il pas toujours été le but suprême de la médecine ? C’est pourquoi, de son côté, Sydenham a pu déclarer que « sans le suc de Pavot, la Médecine aurait été manchote et bancale ».

En France, les capsules de Pavots ne sont plus délivrées en pharmacie, en l’absence de prescription médicale, depuis le décret de 14 avril 1911.

Elles étaient utilisées après avoir été privées de leurs graines, qui sont dépourvues de pouvoir narcotique et apportent un élément huileux indésirable. On les employait comme sédatif général, comme calmant de la toux et de la douleur. Mêlées à la racine de Guimauve, elles permettent de préparer le « gargarisme calmant du Codex ». On les utilisait aussi en lavements contre les douleurs abdominales. Les feuilles de Pavot entrent dans la composition de baume Tranquille.

Quant à l’opium, il était un des éléments de la plupart des calmants et, à ce titre, il entrait dans plusieurs préparations galéniques, dont beaucoup sont abandonnées par la thérapeutique actuelle (extrait thébaïque, poudre de Dover, teinture d’opium, sirop diacode). D’autres sont encore utilisées (laudanum de Sydenham élixir parégorique), mais assez rarement, à titre d’antalgique. En pratique, de nos jours, on emploie plutôt la morphine, alcaloïde extrait de l’opium.

[wptab name=’Description’]Famille des Papavéracées.

On l’appelle encore Pavot à opium.

On emploie rarement les feuilles pour l’usage médical. Ce sont surtout les têtes ou capsules de Pavot, renfermant de nombreuses graines blanches, qui sont utilisées. En Orient, pour obtenir l’opium, on incise la capsule au moment où celle-ci passe de la couleur verte à la couleur jaune : c’est avec suc ou latex qui s’écoule qu’on prépare l’opium.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]En pratique, de nos jours, on emploie plutôt la morphine, alcaloïde extrait de l’opium.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Anesthésiant
  • Narcotique
  • Sédatif
  • Antalgique

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HE Clocimum

Indications (VT +) :

  • Entérocolite, parasitoses intestinales ++, hépatisme, insuffisance hépatopancréatique +
  • Bronchite, pneumonie +
  • Prostatite congestive
  • Névropathie, sclérose en plaques
  • Arthrose (cervicale, lombaire) ++
  • Métrites, salpingite, hyperménorrhée

Contre-indications : Usage externe (dermocaustique)

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

On l’appelle également : Basilic suave

Ce basilic est principalement utilisé comme médicinal (Inde, Afrique sur la sphère digestive, maux de tete et coup de soleil) ou comme source d’huile essentielle pour l’industrie (eugénol, thymol).

Néanmoins les feuilles servent localement à parfumer les infusions et les aliments. Ils a aussi, à l’instar du Tulsi (Basilic sacré) un rôle dans de nombreuses cérémonies en Inde. Il sert au lavage des corps et est planté dans les cimetières en Indonésie.

C’est aussi un répulsif puissant contre les insectes. Il parfois utilisé pour réaliser des haies.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommités fleuries

  • Monoterpènes : (+)-alp ha et beta-pinènes, cis-et trans-beta-ocimènes (12%)
  • Sesquiterpènes (15%) : beta-caryophyllène, alpha et beta-santalènes
  • Alcools terp. : (-)-linalol, et alpha-terminéol (3,5-3,8%)
  • Phénols (63 %-85 %) : eugénol (62,5-85 %)
  • Phénols méthyl-éthers : chavicol M.E. (tr.)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-infectieuse ++, bactéricide (staphylocoques doré et blanc, streptocoques b-hém. Gr.A, pneumocoques), viricide, parasiticide (lamblias et ankylostomes)
  • Tonique-stimulante digestive, neurotonique (action régulatrice, diminution de l’excitation)
  • Antiarthrosique ++
  • Hormon-like (prostate ?)

[/wptab]
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HE Cannelier de Chine

Indications (VT +) :

  • Pyorrhée alvéolodentaire, diarrhées, dysenteries, entérocolites infectieuse et spasmodique, fièvre typhoïde, verminoses, amibiase et kystes amibiens, entérotoxémie de l’adulte +++
  • Leucorrhées, vaginite, oligoménorrhée ++
  • Impuissance fonctionnelle masculine ++
  • Bronchite, pleurésie +
  • Colibacillose urinaire, cystite bactérienne +++
  • Infection et fièvre tropicales +++
  • Somnolence, asthénie, dépression +
  • Hémogliase, prévention cardio-vasculaire ++

Contre-indications : Usage cutané (sauf localisé ou sous formes galéniques adéquates), enfant de moins de 5 ans (dermocaustique)

[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées

On l’appelle également : casse, cannelier casse, cassia, cannelle de Cochinchine, fausse cannelle.

Le cannelier de Chine est une espèce d’arbre originaire deChine.

Parfum : chaud, épicé, sec, doux
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mars

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Rameau & feuilles

  • Phénols (5-6%) : phénols (0,5%), 2-vinyl-phénol (0,4%), isoeugénol (1,7%), Chavicol (0,6%), 4-éthygaïacol (2%)
  • Aldéhydes arom. (78-88 %) : transcinnamaldéhyde (75-85 %), trans-2-méthoxy-cinnamald, hydroxycinnamald. (1 – 1,5%), cumminal (0,1 – 0,2%), benzaldéhyde (2,7 – 3,7%)
  • Coumarines (6-8%) : coumarine (8%)
  • Acides : ac. benzoïque et cis-et trans-cinnamiques

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse, antibactérienne à très large spectre d’action et à action puissante (98 % des bact. Patho., coques gr +, bacilles gr -), antivirale, antifongique (Candida, Aspergillus, y compris ceux producteurs d’aflatoxines), antiparasitaire, anti fermentaire et antiseptique +++
  • Tonique et stimulante générale, sexuelle-aphrodisiaque, emménagogue (renforce les contractions utérines) ++, respiratoire, et nerveuse (sympathicotonique)
  • Hyperémiante +++
  • Anesthésiante +
  • Anticoagulante, fluidifiante ++

[/wptab]
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