Répulsif
Bouleau
C’est l’Arbre néphrétique d’Europe, mais aussi le Sceptre des maîtres d’école et l’Arbre de la sagesse, sans doute parce qu’on en faisait des verges bien cinglantes.
C’est un bel arbre de nos forêts et de nos montagnes.
L’écorce contient une huile (huile russe) d’une odeur très particulière : cette huile est le secret de la souplesse, de la force et de l’odeur qui caractérisent les “cuirs de Russie”.
On l’emploie aussi dans les lotions capillaires contre les affections.
Le Bouleau possède de puissantes propriétés diurétiques, bien démontrées par divers auteurs. Winternitz jugeait ses feuilles capables de lutter contre les rétentions hydriques d’origine cardio-rénale. Huchard était du même avis et en recommandait l’usage chez les goutteux. Cremer et Tadeusz Fajans ont de nos jours confirmé cette action en soulignant qu’elle était très marquée et prolongée, tandis qu’Artault de Vevey préconise l’infusion de feuilles dans le traitement de l’hyperazotémie et des divers syndromes (céphalées, vertiges, etc) qui l’accompagnent.
L’écorce, elle aussi diurétique, est, en outre, un stimulant de la digestion et un fébrifuge. Elle est excellente contre les maladies de peau, en particulier, contre les dartres.
Les bourgeons jouissent des mêmes propriétés que les feuilles, mais sont, de plus, recommandés contre les engorgements scrofuleux.
La sève de Bouleau est un liquide sucré qui, par évaporation, peut donner un sucre consommé autrefois dans les pays nordiques. Elle est fermentescible et peut donner un “vin” ou un vinaigre. Elle jouit des propriétés diurétiques communes aux diverses parties de l’arbre. Spécialisée d’ailleurs dans un produit homéopathique, la sève de Bouleau agit heureusement sur le terrain arthrosique, favorise l’élimination de l’acide urique et assouplit les ligaments des articulations touchées par l’arthrose.
[wptab name=’Description’]Famille des Bétulacées
Les bouleaux poussent en général sur les terres pauvres et souvent siliceuses, jusqu’à 2 000 m d’altitude, ainsi que dans les régions arctiques. Les bouleaux sont des plantes pionnières qui constituent souvent la première formation arborée lors de la reconquête ou de la colonisation de landes par la forêt.
Sa couleur blanche est due à la bétuline, son principal constituant. On attribue à sa sève, ainsi qu’à son écorce, de nombreuses propriétés médicinales et autres.
Le brai ou goudron de bouleau était largement utilisé comme adhésif dès le Paléolithique moyen jusqu’au au début du Mésolithique. Les Néandertaliens produisaient du brai par distillation sèche de l’écorce de bouleau il y a 200 000 ans.
En Europe du Nord (Scandinavie, Pays Baltes, Sibérie), Le rhytidome (écorce au sens strict) de bouleau, tressé en lanières, était utilisé à la campagne pour fabriquer des chaussures appelées lapti (лапти) en Russie. En Russie, il a également servi de support d’écriture .
En Amérique du Nord, de l’Est du Canada à l’Alaska, à partir de la sève brute du bouleau est produit de l’eau de bouleau, de la bière (Birch beer), du vin, de l’eau-de-vie, du vinaigre et du sirop de bouleau (un sirop édulcorant similaire au sirop d’érable).
L’huile de poix de bouleau (ou goudron) est un répulsif très apprécié pour son efficacité dans les pays scandinaves qui, l’été, sont infestés de moustiques, comme celui de l’«essence de népéta», documenté en Iowa, aux États-Unis.
En herboristerie, le bouleau a de nombreuses vertus. On utilise les bourgeons ou l’écorce sèche en décoction et les feuilles en infusion comme dépuratif. La sève de bouleau appelée eau de bouleau est également utilisée dans de nombreux pays.
En phytothérapie on utilise la feuille de bouleau en poudre pour faciliter les fonctions d’élimination rénale et digestive.
Dans le traitement du cancer, l’acide bétulinique, un composé naturel de l’écorce de bouleau, est cytotoxique pour de nombreuses tumeurs.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
- Infusion : 30 à 40 g de feuilles par litre d’eau bouillante. Attendre que la température soit descendue à 40° et ajouter alors 1 g de bicarbonate de soude, afin d’assurer la dissolution du principe résineux. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.
- Décoction de bourgeons : Obtenue en faisant bouillir 150 g par litre d’eau. Laisser réduire aux 3/4 et absorber en 4 fois dans la journée.
- Décoction d’écorce (peu utilisée) : Une cuillerée à café par tasse d’eau. Laisser bouillir 5 minutes et prendre 3 tasses par jour avant les repas.
- Décoction : Une bonne poignée d’écorce par litre d’eau. Faire réduire aux 3/4. Se servir du liquide en lavages ou en compresses, contre les dartres. Bien que peu pratique comme procédé, on dit que coucher un rhumatisant sur un lit de feuilles de Bouleau bien chauffées le soulage instantanément.
- Sève : On peut consommer 100 à 200 g par jour.
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[wptab name=’Indications’]
- Rétentions hydriques d’origine cardio-rénale
- Goutte – élimination de l’acide urique
- Hyperazotémie
- Engorgement scrofuleux
- Assouplissement des articulations touchées par l’arthrose
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[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique puissant
- Anti-goutteux
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Aspérule odorante
La légende voudrait que la mère de Jésus en ait garni la crèche avant de déposer son enfant, d’où son surnom « d’herbe à la vierge ».
Comme l’indique son nom populaire d’Hépatique étoilée, l’Aspérule est la panacée des affections du foie : congestion du foie, jaunisse.
Elle est, avec le Mélilot et la Mélitte, selon le Dr Leclerc, une des 3 “plantes à coumarine” :
- Action sur la coagulation sanguine
- Augmention du volume des urines
- Arrêt du développement des colibacilles
- Action antispamodique
Bonne pour le foie, la plante l’est donc aussi pour les reins. De plus, la coumarine a une bienfaisante action antispasmodique, ce qui explique pourquoi l’Aspérule facilite la digestion des malades qui souffrent d’angoisse et de vertiges, et que, prise le soir, elle donne de très bons résultats contre l’insomnie.
L’Aspérule, très parfumée, entre dans la composition du “vin de mai” allemand ou lorrain.
[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées
Le Gaillet odorant (Galium odoratum (L.) Scop.) ou Aspérule odorante (de son ancienne dénomination, avant d’être reclassé dans le genre Galium par les botanistes, Asperula odorata).
La plante est parfois appelée Petit Muguet ou Reine-des-bois et plus rarement Thé suisse ou Belle-étoile, Hépatique étoilée.
Cette plante tire son nom commun et scientifique de l’odeur qu’elle acquiert en séchant. Le terme « aspérule » provient du latin asper signifiant « rude », « rugueux », caractérisant le bord de ses feuilles. C’est une plante de mi-ombre, commune dans les sous-bois et sur les lisières des forêts caducifoliées d’Europe au-delà de 400 m d’altitude.
Le gaillet odorant est une plante dressée, avec des verticilles de feuilles entières ovales allongées, et une inflorescence de petites fleurs blanches à quatre pétales en croix. Sa particularité réside dans l’odeur qu’elle dégage quand on la blesse ou lors de la dessiccation. Cette odeur caractéristique, rappelant celle de foin coupé ou de la fève tonka, provient de la coumarine présente en abondance dans sa racine et ses tiges (substance également trouvée dans la fève tonka utilisée industriellement pour aromatiser l’Amsterdamer).
La plante colorerait en rouge les os des animaux qui la consommeraient en grande quantité avec l’herbe ou le foin.
Comme dans le mélilot, si la plante moisit et fermente, il se forme du dicoumarol ou hydroxycoumarine, une antivitamine K, anticoagulant utilisé à faible dose en médecine mais qui peut causer de graves hémorragies à forte dose, cette molécule étant utilisée comme appât rodenticide de type mort aux rats.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
- La coumarine, hypnotique, expliquerait les propriétés antispasmodiques et sédatives (anti-insomnie) attribuées à l’aspérule, et aussi diurétique et légèrement antiseptique.
- L’aspérule était jadis utilisée contre les phlébites (superficielles ou profondes).
- Des proportions trop élevées d’aspérule odorante peuvent induire des maux de tête voire une altération des perceptions (vertige, somnolence, etc.) ou des hépatites.
- Infusion : On peut en faire une infusion dite « thé d’aspérule », aux propriétés légèrement sédatives. Le roi Stanislas II de Pologne en buvait chaque matin et lui attribuait sa bonne santé.
Externe
- L’aspérule est réputée adoucissante et vulnéraire. Infusée avec des fleurs de bleuet ou des feuilles de plantain, elle produisait un collyre contre les blépharites et les conjonctivites.
- On l’écrasait pour soigner les blessures, abcès et enflures douloureuses.
- Cataplasme de plante broyée, appliqué sur la région du foie, contre la jaunisse et l’engorgement de cet organe.
Cuisine
- L’aspérule odorante peut s’utiliser fraîche ou sèche pour parfumer des gâteaux, cookies et également des boissons alcoolisées ou non.
- Le gaillet odorant est utilisé dans quelques boissons alcoolisées : certains vins apéritifs, bières ou eaux-de-vie.
- Vin de mai appelé « Maibowle » ou « Waldmeisterbowle » ou « Maitrank » : Récoltée de mi-avril à début mai, puis laissée à macérer dans du vin blanc de Moselle, elle sert de base aromatique à la préparation d’une boisson apéritive traditionnelle de la région d’Arlon (province de Luxembourg, Belgique) et du Luxembourg.
- Le « sirop d’aspérule » est un des deux sirops qui accompagnent traditionnellement la Berliner Weiße, une bière allemande légère et acide au froment. En Allemagne, il est fabriqué à base de succédané depuis la fin du xxe siècle, en raison de l’interdiction de l’utilisation de la plante pour les sirops à cause de sa teneur en coumarine.
- En Moselle germanophone et en Alsace, elle est connue sous le nom de « Waldmeister » (Maître de la forêt/Maître des bois) et sert de base à une liqueur digestive produite par macération de brins en fleurs dans de l’alcool avec 100 à 200 g de sucre, avec filtration après 5 semaines pour obtenir une couleur vert pâle, ou 8 semaines pour un goût optimal, mais couleur verte plus foncée.
Pratique
- Autrefois, cette plante était utilisée pour bourrer les coussins et les matelas.
- Depuis longtemps utilisée par les paysans, elle diffuse un parfum de coumarine qui fait fuir les mites. On en parfume donc le linge dans les armoires comme on le fait avec la lavande. Elle peut être utilisée dans la fabrication de répulsifs contre les insectes.
- L’industrie exploite son odeur de vanilline. On peut la trouver pour la même raison en pot-pourri de fleurs séchées.
- On extrait un colorant rouge des racines du gaillet odorant (ce colorant naturel est présent dans de nombreuses rubiacées et peut être utilisé comme celui de la garance pour teindre la laine – usage ancien).
- Mêlées à des feuilles de menthe et de tussilage, les feuilles ont été utilisées comme substitut au tabac.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Coagulante
- Diurétique
- Antiseptique
- Antispasmodique
- Hypnotique
- Sédative
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