Aux Vertus des Plantes
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Plantes P, Q, R

Vers intestinaux

Remèdes de grands-mères pour soigner Vers, Ténia, Parasites intestinaux

Vers intestinaux : Les parasites colonisent l’intestin, par la contamination au contact de selles humaines ou animales, d’où l’importance d’une bonne hygiène (se laver les mains régulièrement, laver ses fruits et légumes avant consommation…).

Symptômes : présence de vers dans les selles, amaigrissement, diarrhées, vomissements, fatigue…

Vers chez l’enfant : haleine fétide, frottement régulier du nez
[wptab name=’Naturopathie’]

  • Boire une tasse de lait de l’ail plusieurs fois par jour (plusieurs gousses d’ail bouillies dans une tasse de lait)
  • Graines de citrouille prises par dose de 50-80 g (par ex : pilées avec du sucre) matin et soir => ver solitaire ou ténia
  • 250 g de graines de citrouille consommées 3 soirs de suite
  • Confiture ou gelée de mûres consommée beaucoup
  • Citron non traité entier (peau et pépins) broyé au blender – laisser reposer dans un verre d’eau – avaler l’ensemble après 24 h de jeûne
  • 1-2 cuillères d’huile de ricin à avaler à jeun, après avoir jeûner 24 h
  • Cure d’huile de noisette : 1 cuillère à jeun le matin pendant 2 semaines
  • Cure de tisane d’absinthe le matin à jeun pendant 2 semaines
  • Tisane de racines de fougères mâles
  • Feuilles de tanaisie (cuites dans de l’eau, de la bière, du vin) en cataplasme sur le ventre
  • Tisane de feuilles / fleurs / graines de tanaisie

[/wptab]

[wptab name=’Homéopathie’]

  • Cina, Spigelia anthelmia

[/wptab]

[wptab name=’Diététique’]

  • Ail, Citron

[/wptab]
[wptab name=’Remèdes amérindiens’]

  • Carline, Fougère mâle, Fraxinelle, Houx verticillé, Iris versicolore, Quassier amer, Verveine hastée

[/wptab]
[wptab name=’Remèdes amérindiens contre les ascaris’]

  • Absinthe, Citrouille, Cornouiller stolonifère, Millefeuille, Noyer, Oseille, Peuplier faux-tremble

[/wptab]
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Psyllium de l’Inde, appelé également Ispaghul

Le psyllium également appelé Ispaghul ou Plantain des Indes est une plante dont les graines sont largement plébiscitées pour leur action sur le transit. Il existe différentes variétés de Psyllium : blond ou noir, aux propriétés similaires.

Les graines de psyllium contiennent des mucilages ayant la capacité d’absorber un volume d’eau important et donc de former un gel. Ce dernier va permettre de jouer un rôle de régulation sur le transit en stimulant la mobilité intestinale ou en retardant la vidange gastrique.

L’ispaghul est une plante essentiellement utilisée pour lutter contre la constipation. Son effet laxatif se doit à un mucilage acide, une substance visqueuse présente dans les graines. Les mucilages, des substances qui absorbent jusqu’à huit fois leur volume en eau, constituent le principe actif majeur des enveloppes des graines de psyllium. Les mucilages représentent 20 à 30 % de ces enveloppes. Celles-ci soulagent à la fois la constipation (en retenant l’eau des aliments digérés, elles ramollissent les selles) et la diarrhée (en transformant l’eau des selles en gel, elles les rendent plus consistantes).

[wptab name=’Description’]Famille des Plantaginaceae.
Parties utilisées : La graine et son tégument

Originaire d’Asie occidentale, l’ispaghul est surtout cultivé en Inde et au Pakistan. Il était déjà utilisé par les Egyptiens pour ses propriétés laxatives, il y a plus de 3000 ans.

L’ispaghul est une plante herbacée qui mesure entre 20 et 40 cm de haut. Il est très ramifié et possède des tiges dressées. Ses feuilles dentées et poilues, sont dotées de nervures parallèles bien visibles. Ses fleurs sont blanches et se regroupent en épis cylindriques. La graine de l’ispaghul est ovale et de couleur gris rosé. Elle mesure environ 2mm de long et s’apparente à un petit bateau.

Sa composition est proche de celle du psyllium. C’est pourquoi il est parfois surnommé “psyllium de l’Inde”.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Une prise d’une quinzaine de jours lors de troubles intestinaux vous permettra de retrouver confort et bien-être digestif.

Contre la constipation : 3 x 350 mg par jour, à avaler avec un verre d’eau. En prendre pendant les 3 principaux repas de la journée (matin, midi et soir).

Contre les fissures anales – Infusion : Verser une cuillère à soupe de graines dans un verre d’eau tiède. Laisser reposer 10 minutes avant de boire le liquide et d’avaler les graines. A prendre le soir, avant de se coucher.[/wptab]

[wptab name=’Indications’]

  • Dans le traitement de la constipation mais aussi dans celui de la diarrhée
  • Diminution de l’absorption du cholestérol contenu dans les aliments, pour réguler la glycémie des personnes diabétiques : Dans l’estomac, les fibres des graines de psyllium forment un gel avec les liquides pris lors d’un repas, ralentissant ainsi le passage des aliments vers l’intestin. Cet effet contribue à diminuer les pics de glucose sanguin (sucre) qui suivent les repas. Cet effet peut être recherché chez les personnes diabétiques pour diminuer la dose d’insuline à injecter.
  • Soulagement des personnes qui souffrent de syndrome du côlon irritable ou de colite ulcéreuse (deux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin).
  • Le son des graines a un effet bénéfique sur les crises d’hémorroïdes, en ramollissant les selles.
  • En ayurveda : Soulagement des inflammations des voies urinaires et digestives, et lors de diarrhée aiguë. Employer lors de maladies rénales, de difficultés à uriner, d’ulcères duodénaux et d’hémorroïdes.
  • Le son de psyllium est également proposé comme coupe-faim dans les régimes amincissants : Pris avec de l’eau avant un repas, le son de psyllium remplit l’estomac et agit comme un coupe-faim. L’effet des cosses de psyllium sur l’absorption intestinale du cholestérol s’expliquerait par leur capacité à fixer les graisses, empêchant ainsi leur passage dans le sang.

[/wptab]

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Pin sylvestre (bourgeons)

Comme antiseptique

Le Pin Sylvestre est un arbre connu pour sa grande résistance au froid. Afin d’aider l’organisme à lutter contre les maux de l’hiver, le bourgeon de Pin possède une action antiseptique des voies respiratoires permettant l’expectoration des sécrétions muqueuses des bronches. Il est également préconisé pour reminéraliser et régénérer les os et cartilages, luttant ainsi contre l’arthrose et l’ostéoporose.

A utiliser en cure préventive et de manière renforcée en période d’affection aigüe.

  • Il est conseillé de pendre 15 gouttes le matin chez l’adulte,
  • 1 goutte par 10 kilos de poids corporel chez l’enfant
  • 5 gouttes chez la femme enceinte.
  • En cas d’affections aiguës: 15 gouttes plusieurs fois par jour.

Disponible en pharmacies et parapharmacies.
Demander conseil à votre pharmacien ou médecin.
Si les symptômes persistent consulter votre médecin.

Piment des jardins

[:en]

Jouissant de propriétés digestives, antiseptiques et stimulantes de l’estomac, le Piment est souvent utilisé comme condiment, surtout dans certaines cuisines exotiques.

C’est du Piment de Hongrie (ou Paprika) que Szent-Györgyi et Svierberly ont extrait pour la première fois la vitamine C à l’état cristallisé (1927-1932).

Pendant longtemps, le Paprika avec ses 200 mg par kilo d’acide ascorbique, fut la seule source de préparation de la vitamine C, avec le jus de Citron et les feuilles fraîches de Tomate.

Toutefois, étant donné la violence de sa saveur âcre et brûlante, on n’utilise guère le Piment pour l’usage interne médical, bien qu’il est été conseillé dans la goutte, la dysenterie, la paralysie, les hémorroïdes, les hémorragies utérines.

Par contre ses propriétés révulsives et rubéfiantes son mise à profit dans ses sinapismes, liniments, et onguent pharmaceutiques utilisés contre les lumbagos, les névralgies, les rhumatismes, et contre les incidents de l’effort sportif : crampes, élongations musculaires, entorses, foulures. Le Piment forme aussi la base des cotons révulsifs, dits « thermogènes ».

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées.

Ses surnoms sont fort nombreux : Piment rouge, Piment enragé, Capsique, Poivre de Guinée, d’Inde, de Turquie ou d’Espagne, Corail des jardins, Piment ou Poivre de Cayenne, Chillies.

Originaire, sans doute, d’Amérique, le Piment fut introduit en Angleterre en 1548 et décrit pour la première fois par Clusius sous le nom de Siliquastrum. Il ne tarda pas à être cultivé en Hongrie et en Espagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Piment est commercialisé en teinture alcoolique, poudre, pilules.

Décoction. 1 à 4 g par litre d’eau. Le Dr Cazin en faisait prendre 1 ou 2 tasses par jour, au milieu des repas.

Externe

Décoction. Elle peut s’utiliser en gargarismes dans l’aphonie par fatigue des cordes vocales.

Contre l’angine, on applique sur la gorge des Piments tiédis à l’eau chaude, qu’on maintient avec une enveloppe : surveiller la réaction de la peau.

Macération du Piment dans l’alcool ; elle est recommandée en frictions stimulantes contre la chute des cheveux.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestif
  • Antiseptique
  • Stimulant
  • Révulsif
  • Rubéfiant
  • Thermogène

[/wptab]
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Jouissant de propriétés digestives, antiseptiques et stimulantes de l’estomac, le Piment est souvent utilisé comme condiment, surtout dans certaines cuisines exotiques.

C’est du Piment de Hongrie (ou Paprika) que Szent-Györgyi et Svierberly ont extrait pour la première fois la vitamine C à l’état cristallisé (1927-1932).

Pendant longtemps, le Paprika avec ses 200 mg par kilo d’acide ascorbique, fut la seule source de préparation de la vitamine C, avec le jus de Citron et les feuilles fraîches de Tomate.

Toutefois, étant donné la violence de sa saveur âcre et brûlante, on n’utilise guère le Piment pour l’usage interne médical, bien qu’il est été conseillé dans la goutte, la dysenterie, la paralysie, les hémorroïdes, les hémorragies utérines.

Par contre ses propriétés révulsives et rubéfiantes son mise à profit dans ses sinapismes, liniments, et onguent pharmaceutiques utilisés contre les lumbagos, les névralgies, les rhumatismes, et contre les incidents de l’effort sportif : crampes, élongations musculaires, entorses, foulures. Le Piment forme aussi la base des cotons révulsifs, dits « thermogènes ».

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées.

Ses surnoms sont fort nombreux : Piment rouge, Piment enragé, Capsique, Poivre de Guinée, d’Inde, de Turquie ou d’Espagne, Corail des jardins, Piment ou Poivre de Cayenne, Chillies.

Originaire, sans doute, d’Amérique, le Piment fut introduit en Angleterre en 1548 et décrit pour la première fois par Clusius sous le nom de Siliquastrum. Il ne tarda pas à être cultivé en Hongrie et en Espagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Piment est commercialisé en teinture alcoolique, poudre, pilules.

Décoction. 1 à 4 g par litre d’eau. Le Dr Cazin en faisait prendre 1 ou 2 tasses par jour, au milieu des repas.

Externe

Décoction. Elle peut s’utiliser en gargarismes dans l’aphonie par fatigue des cordes vocales.

Contre l’angine, on applique sur la gorge des Piments tiédis à l’eau chaude, qu’on maintient avec une enveloppe : surveiller la réaction de la peau.

Macération du Piment dans l’alcool ; elle est recommandée en frictions stimulantes contre la chute des cheveux.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestif
  • Antiseptique
  • Stimulant
  • Révulsif
  • Rubéfiant
  • Thermogène

[/wptab]
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Quinquina

Les indiens connaissaient, en fait, depuis belle lurette les propriétés fébrifuges du Quinquina, qu’ils appelaient Kina-kina, c’est-à-dire « l’écorce des écorces ».
En 1738, l’Académie des sciences envoya au Pérou une mission scientifique, dirigée par la Condamine et Jussieu, pour étudier « l’arbre à fièvre », auquel Linné donne, par reconnaissance justifiée envers la Comtesse, le nom de Cinchona. Ils établirent une sélection parmi les nombreuses variétés de l’espèce Cinchona et classèrent les quatre principales sortes officinales d’écorces, qui sont les Quinquinas gris de Loxa et Huanuco, les Quinquinas jaunes Calisaya, les Qinquinas rouges. Plus tard, des plantations furent entreprises aux Inde, à Ceylan et à Java, car les forêts des Andes avaient été si mal exploitées qu’on pouvait craindre la disparition du précieux Quinquina. La découverte, en 1820, de la Quinine, principal actif du Quinquina, par les Français Pelletier et Caventou donna une auréole de plus au Quinquina, surtout après que le médecin militaire Maillot eut institué son emploi dans le service qu’il dirigeait à Bône, où le paludisme décimait nos troupes : grâce à la quinine, le service de Maillot devint « le service où l’on ne meurt pas ».
Enfin, le Quinquina est à l’origine de l’homéopathie, puisque c’est grâce à lui que Hahnemann constata sur lui-même que, pris à petites doses, il provoquait les symptômes des maladies qu’il guérissait à dose habituelle. C’est ainsi que fut découvert le principe similia similibus de l’homéopathie. De nos jours, bien que le paludisme ne sévisse plus, le Quinquina reste un précieux remède. C’est un des meilleurs antigrippes connus, qui lutte à la fois contre la fièvre et contre l’asthénie grippale ou post-grippale.
Par son action tonique et cordiale, il est indiqué dans toutes les débilités générales et est recommandé aux convalescents et aux asthéniques. Il entre à ce titre dans des apéritifs divers, agréables au goût très appréciés. Depuis Brillat-Savarin, qui le signale dans sa Physiologie du goût, on sait aussi que le Quinquina est un bon réducteur des graisses de l’organisme et que son usage empêcherait l’obésité de s’installer.
On lui reconnaît, d’autre part, un effet analgésique dans le domaine des crampes musculaires et des courbatures fébriles, et un rôle modérateur dans l’excitabilité cardiaque.

[wptab name=’Description’]

Famille des Rubiacées.

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[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif

[/wptab]
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Rhubarbe

La Rhubarbe a été utilisée de temps immémorial dans la pharmacopée chinoise. Elle est signalée dans un des traditionnels Pen ts’ao, le « Chen-nug », et surtout dans les Recettes du coffret d’or de l’Hippocrate chinois Tchang-King : ce dernier nous signale que la rhubarbe est, avec le Ricin, un des drastiques purgatifs le plus en usage. Les Grecs avec Dioscoride, les Romains avec Pline et Galien utilisèrent ensuite les propriétés purgatives de cette plante inconnue chez eux et qu’ils recevaient, comme l’écrit Dioscoride, « des pays qui sont par-delà le Bosphore ».
Au Moyen Age, les racines de Rhubarbe, plantes toujours aussi mystérieuse par ses origines et ses diverses variétés, arrivent par caravanes de Russie et du centre de l’Asie et sont vendues par les apothicaires. L’école de Salerne lui reconnaît, en plus de ses vertus purgatives, une action sur le foie.
Toutes les anciennes pharmacopées usèrent et abusèrent de la Rhubarbe. Lémery la trouvait « propre pour le cours du ventre, nettoyer et fortifier l’estomac, exciter l’appétit, tuer les vers et purger doucement l’humeur bileuse ».
Sydenham préparé avec la Rhubarbe une bière stomachique qui faisait merveille, d’après lui, chez les enfants anémiés par une fièvre chronique. Klein, au siècle dernier, avait sa poudre digestive et le Dr Roques ses « pilules gourmandes » à base de Rhubarbe. Il y avait aussi le sirop de Rhubarbe et d’innombrables préparations au nom prometteur : grains de santé, grains de vie, élixirs viscéraux, etc. Quant aux célèbres pilules de Belloste, qui unissaient la Rhubarbe à l’aloès, à la Scammonée, au Poivre noir et au Mercure, et dont la formule longtemps tenue secrète par le chirurgien Belloste lui-même, puis par sa famille, elles eurent longtemps la réputation, malgré leur efficacité douteuse, d’être le spécifique des « coups de pieds de Vénus ». De nos jours, on n’utilise plus guère la Rhubarbe, bien qu’on lui reconnaisse toujours ses propriétés apéritives et toniques et surtout purgatives. Elle a aussi une action très nette sur la sécrétion biliaire : son effet sur l’intestin s’exerce d’ailleurs par l’intermédiaire de la stimulation de la sécrétion biliaire. Mais elle présence certains inconvénients qui ont fait abandonner pratiquement son usage : son emploi ne doit pas être prolongé, car elle constipe après avoir purgé. Elle est interdite aux gouteux et aux graveleux à cause de sa teneur élevée en oxalates ; aux dyspeptiques, car elle augmente l’acidité de l’estomac ; aux hémorroïdaires, à cause de son effet congestif ; aux nourrices, dont elle rend le lait amer.

Le Rhapontic est la variété de Rhubarbe plutôt alimentaire, surtout cultivée en France et en Angleterre (on l’appelle parfois Rhubarbe de France). Sa racine possède les mêmes propriétés que la Rhubarbe officinale. Les pétioles, appelés généralement « bâtons » après avoir été pelés et coupés, sont cuits en marmelades et en confitures, estimées en Belgique, en Hollande, dans le nord de la France et surtout en Angleterre, où elles entrent dans un grand nombre de pâtisseries. Il n’est pas du tout recommandé de manger, les feuilles à la façon des Epinards, comme cela se faisait parfois jadis. Elles irritent l’intestin et ont déjà causé des intoxications graves.

[wptab name=’Description’]Familles des Polygonacées.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion prolongée avec 6 à 10 g de poudre pour ¼ de litre d’eau bouillante, à prendre le matin à jeun comme purgatif, ou macération à froid préparée avec la double dose.
Poudre de racine. 1 à 3 g comme purgatif et 0,5 g comme tonique digestif.
Teinture. 200 g de Rhubarbe concassée. Mettre à macérer 10 jours dans un litre d’alcool à 60°. Agiter de temps en temps, puis filtrer. Prendre 1 à 4 g comme tonique, 10 à 15 g comme purgatif.
Vin de Rhubarbe. 60 g de racine mise à macérer 10 jours dans un litre de vin de Grenache. Prendre 1 à 2 cuillerées à soupe comme purgatif.
Sirop de Rhubarbe composé (très renommé comme dépuratif), avec de la Rhubarbe, de la Chicorée, de l’Alkékenge, de la Fumeterre et de la Cannelle (ce sirop est aussi appelé « sirop de Chicorée composée »).

Externe

Décoction de fleurs de Rhubarbe ou décoction de poudre de racine. Elles étaient jadis employées pour éclaircir les cheveux et leur donner une couleur blonde.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif

[/wptab]
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Poivre

Nous utilisons le fruit de cette liane grimpante de l’Inde et de la Malaisie, sous le nom de Poivre noir ou de Poivre blanc ; le poivre noir, cueilli un peu avant maturité complète, conserve son péricarpe, et le Poivre blanc est le même fruit, cueilli à maturité totale et débarrassé de son enveloppe. Nous connaissons aussi, depuis peu, le Poivre vert en conserve ou surgelé, que vendent certains magasins de luxe. Le Poivre fut toujours une épice spécialement appréciée et, jadis, très précieuse et très coûteuse.

Connu de Théophraste e d’Hippocrate, le Poivre était utilisé par les Romains comme condiment et comme drogue médicale. Dioscoride l’employait contre les maladies nerveuses et, particulièrement, l’épilepsie. Les Arabes s’en servaient contre les calculs de la vessie et des reins et contre les rhumatismes. L’école de Salerne le tenait en grande estime et le trouvait bon pour adoucir la toux, pour chasser la fièvre et, surtout, pour stimuler l’appétit et la digestion : elle recommandait à cet effet une sauce faite de Poivre, avec de la Menthe et de Cannelle. A la Renaissance, le Poivre était prôné contre les fièvres et, en général, contre toutes les faiblesses.
On ne manquait pas de faire entrer le Poivre dans les préparations en honneur à cette époque : l’indispensable thériaque et le diascordium de Fracastor.
De nos jours, le Poivre n’est plus guère qu’un condiment apprécié et la thérapeutique l’a pratiquement abandonné.
Pourtant, les travaux de Cadéac et Meunier ont montré qu’il augmentait la sécrétion du suc pancréatique, ce qui lui donne une action digestive certaine sur les hydrates de carbone et les graisses. Le Pr Bouchardat, au siècle dernier, en faisait un apéritif qu’il recommandait aux anorexiques et aux anémiques, et le Poivre possède toujours ses propriétés fébrifuges, toniques et tonifiantes. Il n’y a pas si longtemps, une dose de 5 cg à 2 g par jour était considérée comme un aphrodisiaque sur lequel on pouvait compter. Il était aussi la base, avec un peu d’acide arsénieux, des « pilules asiatiques », utilisées contre la lèpre tuberculeuse.
Quoi qu’il en soit, le Poivre n’a plus sa place dans le Codex actuel.

Le Poivre long (Piper longum) dont la saveur est âcre et brûlante, possède les mêmes propriétés que celles du Poivre commun.
Son action stimulante, sur les sécrétions bronchiques a été reconnue par le Dr Leclerc, qui conseillait une préparation faite avec 3 g de Poivre long concassé, infusé dans 150 g d’eau bouillante, et parfumée avec 50 g de sirop de Menthe.
Les apothicaires arabes le mêlaient à de l’Oignon écrasé et à du sel pour en faire un emplâtre excitant du cuir chevelu, employé avec succès, paraît-il, contre la calvitie.
Les feuilles de Bétel-Piper sont chiquées dans toute l’Asie et donnent aux dents une couleur rose caractéristique. Elles embaument l’haleine, à défaut, d’embellir le sourire, et sont réputées pour exciter l’appétit et guérir la diarrhée.
Piper methysticum ou Poivre enivrant est le Kawa-kawa des îles des mers du Sud, qui fournissait la boisson enivrante favorite des indigènes avant l’arrivée des Européens. Ce Poivre est doué de précieuses propriétés médicinales.
La Cubèbe (Piper cubeba) est encore appelée Poivre à queue. C’est un arbuste sarmenteux qui croît surtout à Sumatra et a été introduit à Ceylan sur la côte de Malabar. Le fruit, qui a une odeur aromatique particulière, a la grosseur du Poivre ordinaire, mais porte un pédoncule aussi long que le diamètre du fruit. Ce fruit, qui est, par ailleurs, un stimulant et un stomachique comme tous les Poivres, a été très employé contre la blennorragie et les leucorrhées. On l’utilisait aussi dans les bronchites chroniques. On l’employait généralement en poudre (1 à 15 g par jour) ou sous forme de pilules, capsules, dragées, etc.
[wptab name=’Description’]Famille des Pipéracées.

Son nom scientifique et les noms qu’il porte dans diverses langues (anglais, Pepper ; italien, Pipe ; etc.) dériveraient tous du sanscrit pilpali. Son nom français n’a rien à voir avec celui de Pierre Poivre, naturaliste et administrateur français, qui introduisit la culture des épices dans les possessions françaises de l’océan Indien.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Externe

Pour l’usage externe, on utilise encore le Poivre noir pulvérisé pour saupoudrer des cataplasmes rubéfiants.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestive
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Tonifiant
  • Aphrodisiaque

[/wptab]
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Pervenche

Agricola, en 1539, signalait la Pervenche comme remède de l’angine.

Mme de Sévigné, aussi soucieuse de la santé de son entourage que de la sienne, ne manquait pas de la recommander à sa fille pour le même usage : « Guérissez-vous avec votre bonne Pervenche, bien verte, bien amère ; rafraîchissez-en cette poitrine enflammée ».

Depuis longtemps, la Pervenche est préconisée contre les hémorragies : simple et bénin saignement de nez (Mathiolle) et crachements de sang. Georges Petit la conseillait même contre l’hémoptysie des tuberculeux. Ses qualités astringentes la font employer, de plus, contre les pertes blanches et l’entérite.

Très bon tonique amer, elle est conseillée par Leclerc contre l’anémie et comme apéritif et fortifiant. Comme les autres amers, elle est aussi fébrifuge et Leclerc la recommandait contre le paludisme.

La médecine populaire l’utilise, en outre, depuis fort longtemps, pour tarir le lait des nourrices, soit seule, soit en association avec la Canne de Provence. C’est encore un très bon antidiabétique, qui amène une diminution de la glycosurie en même temps qu’une atténuation de la pénible sensation de soif. Mais là ne se bornent pas les bienfaits de l’humble petite Pervenche si chère à Claude Bernard, qui la cultivait avec prédilection de son « nid de verdure » de Saint-Julien et qui disait d’elle : « c’est une merveille de la nature. Elle reflète l’azur du ciel ».

Le laboratoire en extrait, particulièrement de l’espèce Vinca rosea de Madagascar, deux alcaloïdes actuellement employés dans la thérapeutique des maladies malignes (leucoses, maladie de Hodgkin, certains sarcomes et certains épithéliomas).

Un autre alcaloïde améliore la circulation cérébrale, dilate les petites artères et fait baisser la tension.

Enfin, pour l’usage externe, les feuilles de Pervenche sont ventées contre les ecchymoses et pour arrêter le sang des coupures. Elles entrent dans la formule des « espèces vulnéraires », dont l’infusion est recommandée pour l’usage interne et externe après des coups ou une chute.

[wptab name=’Description’]Famille des Apocynacées.

Elle porte plusieurs noms populaires : Bergère, Herbe à la capucine, Violette des sorciers, Violette des morts.

La Pervenche est une jolie petite plante qui tapisse les lieux ombragés. On la cultive aussi dans les jardins.

La Grande Pervenche (Vinca major) est la réplique exacte de la Petite en taille supérieure. Bien que la médecine populaire emploie aussi la Grande Pervenche, c’est néanmoins la Petite qui est préférée pour l’usage médical. Le Codex de 1937, d’ailleurs, ne mentionne que les feuilles de la Petite Pervenche.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 à 50 g de feuilles sèches par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour et, pour les diabétiques, absorber la tisane (très amère) comme boisson de la journée.

Vin. 100 g de feuilles sèches hachées, macérées 10 jours dans un litre de bon vin rouge. On peut aussi verser le vin bouillant sur les feuilles et passer lorsque le liquide est froid. Sucrer fortement. Le vin sera meilleur et doué de propriétés encore plus toniques si on emploie pour le préparer un bon vin doux naturel (muscat ou banyuls).

Externe

La décoction peut être utilisée en gargarismes contre l’angine, en même temps qu’on boit la tisane. Elle sert aussi en lotions sur les plaies et les ecchymoses et en lavements contre la diarrhée.

Cataplasme de feuilles fraîches broyées, à appliquer sur les seins tuméfiés pour en soulager la tension.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent
  • Tonique
  • Apéritif
  • Fortifiant
  • Antidiabétique
  • Vulnéraire

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Persil

Dodoens, un des grands botanistes flamands de la Renaissance, signale le Persil dans ses ouvrages comme étant un remède populaire de l’épilepsie, utilisé aussi dans l’asthme et la toux invétérée. Ces propriétés n’ont pas été retenues par la suite.

Les médecins de l’Antiquité, comme Galien et Constantin, puis plus tard Fernel et enfin Cazin ont employé la racine comme diurétique. Ils l’ont préconisée chaque fois qu’il y a œdème (cardiaque ou rénal) et dans les abcès du rein. En même temps qu’elle est diurétique, la racine de Persil est aussi apéritive, comme, d’ailleurs, les quatre autres racines (Ache, Asperge, Fenouil et Fragon) avec lesquelles elle s’unit dans le fameux « sirop des cinq racines ».

La plante entière avec semences contient un liquide huileux, l’apiol, isolé en 1849 par Homolle et Joret, auquel elle doit ses propriétés emménagogues et fébrifuges. Le Persil agit efficacement dans les cas de règles irrégulières, difficiles, douloureuses. Il calme la douleur et rétablit la régularité de la fonction menstruelle.

Les feuilles de Persil possèdent une extrême richesse en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments qui mérite d’être signalée. Lucie Randoin et Paul Fournier, d’ailleurs, ont écrit : « Le Persil est réellement un aliment exceptionnel : tonique, antirachitique, antianémique, antiscorbutique, antixérophtalmique, on peut, sans exagération, le considérer comme l’un des plus précieux aliments de sécurité que la nature a mis généreusement à la disposition de l’espèce humaine ».

Les semences, comme les autres semences d’Ombellifères, jouissent de propriétés carminatives et stomachiques. Pour l’usage externe, les feuilles ont des propriétés résolutives, utilisées depuis longtemps en médecine populaire pour dissiper les engorgements laiteux et tarir le lait des nourrices, comme pour calmer les piqûres d’insectes, les irritations cutanées, les contusions et les ecchymoses. C’est également une plante embellissante, renommée pour éclaircir le teint et pour faire disparaître les taches de rousseur.

[wptab name=’Description’]Famille des Ombellifères.

Cette plante potagère bien connue serait originaire de la Sardaigne, et, en effet, on la rencontre à l’état spontané de l’Espagne à la Macédoine, en Algérie et ai Liban.

La médecine utilise la racine, les feuilles, les semences.

Connu des Grecs et des Romains, le Persil était considéré par eux à la fois comme condiment et comme remède. Par contre, l’époque de Charlemagne semble n’avoir considéré le Persil que comme plante culinaire.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 50 g de racine par litre à boire dans la journée, comme apéritif et diurétique.

Infusion. 4 à 8 g de semences par litre. Prendre 2 ou 3 tasses par jour comme carminatif.

Suc frais. Prendre 100 g par jour, comme emménagogue, 2 ou 3 jours avant l’arrivée présumée des règles. On peut aussi prendre une infusion de plante sèche à la dose de 30 à 60 g par litre, dont on boit 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Cataplasmes de feuilles fraîches pilées, contre les engorgements des seins et les ecchymoses. Dès qu’on vient d’être piqué par un insecte, frotter l’endroit douloureux avec des feuilles fraîches froissées entre les doigts.

Décoction. 50 g de feuilles de Persil par litre d’eau, qu’on laisse bouillir 10 minutes. Faire des ablutions deux fois par jour avec cette eau, contre les rougeurs des joues et contre les taches de rousseur.

Pour affiner les chevilles, il est recommandé de garder toute la nuit des compresses imbibées de cette décoction et maintenues par une bande Velpeau.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritive
  • Emménagogue
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Antirachitique
  • Antianémique
  • Antiscorbutique
  • Antixérophtalmique

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut obtenir une lotion tonique en faisant infuser dans un demi-litre d’eau, pendant une dizaine de minutes, de 10 à 15 grammes de persil. Filtrer, laisser refroidir et appliquer en compresse sur le visage.
On peut atténuer les taches de grossesse en utilisant cette même lotion, à laquelle on ajoutera le jus d’un citron.

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Riz

L’eau de Riz est un remède populaire contre la diarrhée. On la donne en guise de diète liquide aux malades souffrant d’entérite ou aux nourrissons et petits enfants en remplacement du lait (on la prescrit parfois en lavements dans ce dernier cas). Le Riz n’est pas un constipant, comme on le croit parfois, mais un régulateur des fonctions intestinales. On le recommande comme aliment léger et de digestion facile aux malades de l’estomac ou de l’intestin. En outre, le Riz connaît une grande vogue depuis ces dernières années comme aliment agissant sur l’hypertension et sur le taux trop élevé de l’urée sanguine : c’est le célèbre « régime de Kempner », qui remporte de brillants résultats dans l’hypertension et dans les œdèmes cardiaques et rénaux.
Pour l’usage externe, la farine de Riz est très adoucissante et on l’utilise pour calmer les inflammations.

[wptab name=’Description’]Familles des Graminacées.

Originaire de l’Inde, le Riz nourrit en Asie d’immenses populations. On le cultive dans les endroits chauds et marécageux : « les pieds dans l’eau et la tête au soleil ».

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Riz se prête à une foule de recettes aussi bien de cuisine familiale (poule au Riz) que de cuisine exotique ; il est aussi bon salé que sucré. Le régime au Riz, pour ceux qui ont intérêt à l’inclure souvent dans leur alimentation, est donc loin d’être monotone.
Le régime de Kempner comporte deux phases :
Le régime d’attaque, d’une durée de 1 à 3 mois, qui comprend 250 à 300 g de Riz pesé cru ; uniquement fruits (Pommes surtout) que l’intestin et l’appétit peuvent le tolérer ; du sucre à volonté et 400 à 500 cm3 de jus de fruit ;
Le régime d’entretien, plus large, consiste à introduire peu à peu, dans le strict régime d’attaque, d’abord un peu de légumes, puis une quantité déterminée de viande ou de poisson, puis un peu de Pomme de terre et de pain sans sel.
L’eau de Riz se prépare en versant une cuillerée à soupe de Riz bien lavé dans un litre d’eau bouillante. Laisser bouillir casserole couverte, durant une heure, en ajoutant un peu d’eau si nécessaire. Passer et boire le liquide.

Externe

La poudre de Riz, très fine, puisqu’elle est à la base de cet ingrédient de toilette indispensable à la beauté féminine, peut servir à saupoudrer des régions irritées. On en fait aussi des cataplasmes émollients contre les maladies de peau.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Adoucissant
  • Emolllient

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