Aux Vertus des Plantes
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Plantes P, Q, R

Pommier

La Pomme sert à la préparation du cidre, dont on reconnaît les propriétés antirhumatismales, mais qui serait doué, selon les Normands, de tant de propriétés thérapeutiques « qu’il guérit toutes les maladies ».
Mais la Pomme n’attend par d’être transformée en un délicieux jus fermenté pour nous dispenser toutes ses qualités. Elle était jadis très utilisée comme agent externe dans des préparations destinées à frictionner la peau ou à penser les plaies et appelées, pour cette raison, « pommades ». Contre les blessures, on préparait une « pommade » avec du jus de Pomme additionné de son poids d’huile d’olive, ou on les couvrait d’un cataplasme fait d’une pomme cuite au four écrasée. Contre la gale, après avoir coupé une Pomme en deux parties, on évidait les centres, on les bourrait de fleur de soufre, on reconstituait la Pomme en ficelant serré et on cuisait au four. Le tout était ensuite écrasé et la « pommade » obtenue servait à frictionner les parties atteintes.
De nos jours, la Pomme est recommandée pour aider à la digestion : son acidité agréable provoque une importante sécrétion de salive et stimule tous les sucs digestifs. Elle régularise admirablement les fonctions intestinales : déconstipant renommé, surtout lorsqu’elle est consommée au petit déjeuner, elle possède un grand pouvoir absorbant au niveau intestinal vis-à-vis des toxines et des micro-organismes et sa cellulose n’est pas irritante ; elle est aussi un des meilleurs traitements de la diarrhée infantile, aigüe ou chronique, avec la Carotte et la Farine du fruit du Caroubier : finement râpée, elle donne, d’après Moro, des résultats indiscutables.
Elle a une heureuse action sur la diurèse, qu’elle excite, et sur l’élimination de l’acide urique ; à ce titre, elle est recommandée chez les arthritiques, les obèses, les rhumatisants, les goutteux. Autrefois, les membres du Jockey Club se passaient une recette de décoction de Pommes qui les aidaient à lutter contre les attaques de goutte, rançon de leurs excès alimentaires. De nos jours, le Dr Decaux, de Vittel, conseille toujours l’emploi des pelures de Pomme à cet effet.
La Pomme est aussi un des moyens les plus simples, préventif ou curatif, de lutter contre l’hypertension artérielle. Associée au Riz, elle est la base du célèbre régime de Kempner, très en vogue ces dernières années, et qui donne de beaux résultats dans l’hypertension grave et les œdèmes cardiaques et rénaux.
Elle est aussi très riche en pectine, qui aurait le pouvoir de faire baisser, le cholestérol sanguin. Des médecins britanniques et italiens la recommandent à ce titre comme agent de prévention de l’athérosclérose et de l’infarctus du myocarde.
Le Pr Binet, d’autre part, fait de la Pomme un précieux alliés des gérontologues et la préconise à tous ceux qui veulent lutter contre les méfaits de l’âge et qui désirent vivre jeune et longtemps. Enfin, si beaucoup de fruits sont contre-indiqués dans le diabète, en raison de leur richesse en sucre, certains d’entre eux sont, par contre, doués de propriétés favorables dans le traitement des dérèglements hydrocarbonés. Le plus intéressant d’entre eux serait la Pomme, avec le citron.
La Pomme jouit aussi de propriétés pectorales qui la font utiliser pour les enfants dans un délicieux sirop contre le rhume, lequel est, de plus, un laxatif doux.
Enfin, on sait depuis longtemps que manger une Pomme avant de se coucher facilite le sommeil. La Pomme jouit, en effet, de propriétés calmantes qui la rendent précieuse chez les nerveux.

[wptab name=’Description’]Familles des rosacées.

Le Pommier est un des arbres fruitiers les plus anciennement connus de l’humanité. Quoi qu’il en soit, il était certainement connu en Egypte et en Palestine plus de mille ans av. J.-C. Quant à son implantation en Normandie, capitale de la Pomme, certains la fond remonter au XIème siècle, d’autres au XVIème seulement.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

1 Kg de fruits par jours, moitié crus, moitié cuit, dont une partie sera consommée à jeun, est recommandé par le Dr Leclerc contre la constipation. Cette ordonnance de santé est valable pour les arthritiques, les « patraques » du foie et de l’intestin, les eczémateux et les boutonneux. Les vieillards et les malades peuvent remplacer les fruits par la quantité correspondante de jus, fraîchement, exprimé, afin de ne pas ce surcharger l’estomac.
Cure de Pomme contre l’obésité. Manger 1 Kg de fruits par jour, (à l’exclusion de toute autre nourriture).
Infusion diurétique. Selon la recette du Dr Decaux, faire bouillir 15 minutes une cuillérée à soupe de pelures desséchées et réduites en poudre dans une grande tasse d’eau. Passer, sucrer à volonté et boire 3 ou 4 tasses par jour. On peut ajouter quelques feuilles de Cassis.
Pommes pelées ou râpées. 500 g à 1.5 Kg par jour selon l’âge, contre la diarrhée des enfants. Répartir en cinq repas.
Tisane de Pomme contre l’insomnie. Elle se prépare avec une belle reinette coupée en tranches, sur laquelle on jette un demi-litre d’eau bouillie. Faire cuire une heure sans bouillir. Lorsque l’ensemble à réduit de moitié, sucrer et boire une tasse avant le coucher.
Sirop de Pomme. Laxatif et pectoral ; il se prépare avec des Pommes reinettes qu’on râpe et qu’on laisse macérer quelques heures dans leur jus naturel ; exprimer ensuite le jus ; Ajouter le même poids de sucre et cuire lentement jusqu’à consistance de sirop. Donner 2 cuillérées à soupe par jour avant chaque repas.
Le régime de Kempner, régime d’attaque de l’hypertension, consiste à ne donner, pendant 1 à 3 mois, qu’une certaine quantité pesée de Riz et des Pommes, de préférence à tout autre fruit, à volonté.

Externe

Jus de Pomme. C’est un excellent raffermissant des tissus. Il est recommandé pour éviter l’affaissement des traits du visage et pour raffermir les seins et l’abdomen.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Antirhumatismale
  • Calmante
  • Diurétique
  • Laxatif
  • Raffermissant

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Les propriétés de la pomme trouvent des applications en esthétique. Le jus de pomme, en particulier, est très apprécié pour combattre la formation des rides. On peut l’appliquer matin et soir sur le cou et le visage en onctions légères, mais il faut, bien entendu, avoir soin de préparer ce jus juste au moment de s’en servir, à cause des dangers d’oxydation. Pour parfaire ce traitement, on peut, chaque semaine, utiliser un masque de pommes cuites dans du lait, écrasées et appliquées tièdes sur le visage.

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Romarin

Notre époque moderne, plus réaliste, reconnaît au Romarin une action stimulante et tonique certaine, qui le fait recommander pour améliorer la circulation du sang, exciter la digestion de certains dyspeptiques, relever le tonus des surmenés et des convalescents. Son action stimulante sur la fonction biliaire et son effet tonifiant sur le foie sont réputés depuis longtemps. On l’utilise donc avec profit dans de nombreuses affections : congestion du foie et inflammation de la vésicule biliaire accompagnées de crises douloureuses ; paresse d’estomac ; surmenage physique et intellectuel et abattement succédant à une maladie grave. Il est précieux aussi contre le cortège des symptômes accompagnant ces diverses affections : migraines, vertiges, palpitations, oppression, insomnie, nervosité, troubles intestinaux. Pour l’usage externe on l’utilise en bains fortifiants pour les enfants ou les convalescents, ou calmants contre les douleurs rhumatismales.
Il entre dans des préparations destinées à apaiser les maux de dents. Il lui est resté encore, malgré le scepticisme de notre époque, un peu de son ancienne auréole de panacée de jeunesse et de beauté : il est toujours réputé pour entretenir la beauté, la santé et la jeunesse de la peau ; il entre dans des lotions capillaires destinées à favoriser la repousse ou l’entretien de la chevelure et dans la formule des eaux de Cologne.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées. On l’appelle aussi Rose marine, Encensier et Romarin des troubadours

Cette plante chère aux jardins médiévaux a connu jadis une très grande vogue. La dameuse « eau de la reine de Hongrie », simple alcoolat de Romarin, jouit d’une célébrité inouïe. La recette en fut donnée à Isabelle, reine de Hongrie, par un ermite aussi saint qu’inconnu : véritable eau de jouvence, semble-t-il, cette eau la guérit des rhumatismes, goutte et autres infirmités dont elle était atteinte ; « même elle s’en lavait le visage, ce qui la rendit plus belle », nous dit Mme Fouquet dans son Recueil des remèdes faciles et domestiques (édition de 1678).
L’eau miraculeuse guérit aussi un illustre malade, sa Majesté Louis quatorzième du nom, « d’un rhumatisme qui lui occupait l’épaule et le bras ».
Le Romarin entrait dans beaucoup de remèdes les plus représentatifs de l’ancienne pharmacopée : le baume Tranquille, le baume Opodeldoch, l’alcoolat vulnéraire, le vin aromatique, le vinaigre des quatre voleurs.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de sommités fleuries. 20 à 30 g par litre d’eau bouillante.
Vin. Il est obtenu par macération, pendant 3 jours, de 30 à 60 g par litre de bon vin. Prendre 2 ou 3 verres à bordeaux par jour.

Externe

Le vin de Romarin peut servir en compresses contre les maux cutanés divers et spécialement contre les engorgements pâteux et indolents, les gonflements articulaires, les entorses, les chevilles enflées par la fatigue.
Infusion concentrée. 50 à 60 g par litre d’eau. Utilisée en lotions ou en vaporisations, elle donne un teint frais, raffermit la peau et atténue les rides. Cette même infusion peut servir à bassiner les régions rhumatisantes douloureuses et, ajoutée à l’eau du bain en quantité convenable, donne des bains antirhumatismaux, ou fortifiants et stimulants, destinés aux enfants et aux convalescents.
Teinture. Faire macérer 80 g de plante dans un litre d’eau à 90° pendant un mois. Elle est excellente en frictions contre les rhumatismes. En cas de maux de dents, se rincer la bouche avec le liquide et le garder le plus longtemps possible sur la dent malade.
Lotion capillaire. Prendre 60 g de Romarin, 60 g de racine de Bardane et 60 g de racine d’Ortie, et les faire macérer 15 jours dans un litre d’alcool (on peut aussi y mettre du Buis et de la Capucine). Frictionner chaque soir le cuir chevelu avec la lotion.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Tonifiant
  • Fortifiant
  • Calmant

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour retrouver forme et tonus, une bonne solution : un bain tonique et odorant au romarin. On utilisera environ de 200 à 250 grammes de plantes séchées dans un sachet de gaze ou, plus simplement, dans un gant de toilette que l’on déposera au fond de la baignoire ou que l’on placera directement sous le robinet d’eau chaude.
On peut obtenir une bonne lotion tonique pour le visage en faisant infuser dans 1 litre d’eau bouillante 50 grammes de romarin, auxquels on pourra ajouter le même poids de pelures d’orange.
Pour les problèmes de peau et de cuir chevelu, il stimule et nettoie en cas de séborrhée, de pellicules, de faiblesse des cheveux, d’acné. Pour le traitement de l’épiderme, il est recommandé d’utiliser, comme tonique, l’eau aromatique obtenue par le processus de distillation de l’huile essentielle.

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Pavot à graines noires

Au point de vue médical, l’huile d’œillette a été très utilisée par les médecins pour les mêmes usages que l’huile de Lin ou que l’huile d’Amandes douces.

Lémery, grand pharmacologue du XVIIIème siècle, admettait que les semences du Pavot noir « sont anodines, pectorales et adoucissantes et l’huile que l’on en tire et propre à décrasser et à adoucir la peau ».

Plus près de nous, Cazin, ardent propagandiste des plantes de son Calaisis natal, considérait l’huile d’œillette comme un excellent laxatif, « dont quelques onces suffisent à déclencher plusieurs selles ».

Dubois, de Tournai, l’a proposée comme succédané de l’huile de foie de morue, bien plus acceptable que celle-ci, et en donna pour preuve une vingtaine d’observations dans le traitement des affections scrofuleuses et du rachitisme.

[wptab name=’Description’]Famille des Papavéracées.

Appelée aussi Pavot-Œillette ou Pavot oléagineux, cette variété de Pavot, aux grandes fleurs à pétales blancs tachetés de violet ou de pourpre, se rattache, d’après Candolle et autres botanistes, au Pavot porte-soies (Papaver setigerum), originaire de la région méditerranéenne et retrouvé dans les palafittes suisses. Ses capsules ne contiennent pas les alcaloïdes que l’on rencontre dans celles du Pavot blanc, ou Pavot à opium.

Ce sont ses graines noires, parfois bleues, qu’on utilise afin d’en extraire l’huile d’Œillette.
Presque uniquement cultivé dans le Nord de la France, ce Pavot devint de plus en plus rare de nos jours.
L’huile d’Œillette, devenue désormais une production quasi artisanale appelée à disparaître, est pourtant, pour les amateurs, une huile fine à saveur de noisette avec laquelle l’insipide huile d’arachide ne saurait rivaliser.

Les Romains, qui utilisaient les graines noires du Pavot oléagineux, semblent avoir ignoré l’huile d’Œillette. Ils mêlaient les graines au miel comme condiment ou, après les avoir torréfiées, les pétrissaient avec de la farine pour en faire des gâteaux appréciés, le placenta mellite papaver.

Ces graines entraient aussi dans le cocetum, boisson qu’on offrait aux jeunes mariés au moment de leur coucher…, ce qui semble prouver que les Romains n’accordaient pas de vertus calmantes à ce Pavot-là.

Les Gaulois utilisèrent l’huile d’Œillette, et le Pavot oléagineux continua à être cultivé en Allemagne, en Flandre, en Europe Centrale.

Au XVIème siècle, l’huile d’Œillette, moins sujette au rancissement que l’huile d’olive et moins chère, était fort prisée à Paris.

Hélas ! Au début du XVIIIème siècle, quelqu’un s’étant avisé de la trouver narcotique, donc nuisible, l’huile souffrit d’une certaine désaffection, malgré l’avis favorable, rendu en 1717, par la faculté de médecine.

Le parlement en défendit même la vente en 1742, et il fallut, pour casser l’arrêt du parlement, les travaux de l’abbé Rozier en 1774 (le même qui protégea aussi l’huile de Colza et de Navette).[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

De nos jours, l’huile d’Œillette est parfois encore utilisée dans les campagnes du Nord, comme adoucissant dans les inflammations de la vessie et, surtout, comme remède spécifique des constipations opiniâtres. On l’utilise à la dose de 10 g qu’on fait bouillir à gros bouillons dans un potage afin qu’elle s’émulsionne et puisse être absorbée sans répugnance.

Externe

Compresses. Imbibées d’huile, on les utilise sur les ulcères et les inflammations.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Pectoral
  • Adoucissante
  • Laxatif

[/wptab]
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Persicaire âcre

On employait autrefois la plante comme diurétique dans l’hydropisie, la gravelle, les catarrhes vésicaux.

De nos jours, on s’adresse plutôt aux propriétés hémostatiques de la plante. Krarkowen la recommande dans l’hémoptysie, les hémorragies gastriques, vésicales et hémorroïdaires.

Le Dr Kaminskaïa a obtenu de bons résultats dans les fibromes utérins, la ménopause, la déviation de l’utérus et la dysménorrhée des jeunes filles.

D’après le Dr Leclerc, la Persicaire a la propriété de rendre le sang plus coagulable et plus épais.

A l’extérieur, la Persicaire appliquée fraîche sur la peau peut remplacer la Moutarde, car elle est rubéfiante et vésicante.

On emploie aussi la décoction pour dissiper les œdèmes des chevilles et des jambes et pour lotionner les plaies et ulcères (elle servait autrefois à assainir les plaies gangreneuse).

[wptab name=’Description’]Famille des Polygonacées. On l’appelle encore Curage, Herbe de Saint Innocent, mais aussi Persicaire poivrée, Poivre d’eau, Piment d’eau, Renouée âcre, à cause de sa saveur brûlante et poivrée.

La Persicaire croît dans les mares, les étangs et les eaux dormantes.

La Persicaire douce (Polygonum persicaria), encore appelée, Pilingre, a les mêmes caractères botaniques que la Persicaire âcre, mais ses feuilles sont veinées de noir et son goût est insipide.

Elle est surtout vulnéraire et sert, à l’extérieur, en décoction (15 à 30 g par litre) pour arrêter les hémorragies et soigner les plaies. Broyée et saupoudrée de sel, on la glisse entre deux linges, afin d’en faire une compresse réputée contre les maux de tête.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Poudre. Prendre 1 à 4 g de feuilles séchées par jour (saupoudrée sur les aliments, elle peut remplacer le poivre).

Infusion. 5 à 15 g par litre d’eau bouillante, dont on prend 2 verres à bordeaux par jour.

Externe

Cataplasmes de plante fraîche broyée ; révulsif remplaçant la Moutarde pour tous les usages de celle-ci.

Décoction. 15 à 30 g par litre d’eau bouillante. Elle sert à imbiber des compresses à appliquer sur les plaies ou les parties enflées.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Hémostatique
  • Rubéfiant

[/wptab]
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Pensée sauvage

On utilise soit la plante entière fleurie, soit les fleurs seules, leurs propriétés étant les mêmes.

La Pensée sauvage est une de nos meilleures plantes dépuratives, à la fois laxative et diurétique.

On l’utilise contre les rhumatismes, mais surtout contre toutes les maladies de peau : dartres, eczéma, herpès, acné, psoriasis, furonculose et, en général, toutes les dermatoses d’origine neuro-arthritique.

Elle est renommée aussi contre les croûtes de lait et l’impétigo des enfants.

La racine est vomitive, comme celle de la violette.

[wptab name=’Description’]Famille des Violacées.

On l’appelle souvent Violette tricolore, Violette des champs ou Herbe de la Trinité.

Jolie petite plante des champs pierreux, des vignes et des terres incultes, la Pensée sauvage se reconnaît facilement à sa fleur, qui apparaît d’avril en octobre et qui est l’exact modèle réduit d’une pensée cultivée dans les jardins.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Suc. Broyer la plante fraîche et absorber 50 à 100 g par jour.

Infusion. 20 à 30 g de plante fraîche par litre d’eau bouillante.

Décoction. 10 à 20 g de plante sèche par litre.

Boire 2 ou 3 tasses par jour de ces tisanes, dont une le matin à jeun. Pour les enfants, mélanger à du lait fortement sucré.

Sirop. Se fait à partir d’une infusion forte de 60 g de fleurs fraîches dans un litre d’eau bouillante. Laisser réduire à feu très doux, 6 heures environ, jusqu’au tiers du liquide. Passer et ajouter alors 0,300 Kg de sucre. Faire fondre pour obtenir un sirop dont on prendra 2 à 3 cuillérées à soupe par jour, dont une le matin à jeun (ce sirop peut être absorbé dans une tasse de tisane très aromatique pour en masquer le goût).

Décoction. 2 à 5 g de racines. Utilisée, mais rarement, comme vomitif.

Externe

On réserve parfois une partie de l’infusion pour laver les éruptions.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Dépurative
  • Laxative
  • Diurétique
  • Vomitive (racine)

[/wptab]
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Ratanhia

C’est la racine fournie par Krameria triandra, de la famille des Papilionacées, arbuste rampant des lieux arides et sablonneux du Pérou, de la Nouvelle-Grenade et du Brésil. L’écorce de cette racine, très riche en tanin, est un astringent puissant utilisé dans les diarrhées chroniques, les hémorragies, les hémorroïdes, les fissures anales. C’est aussi un excellent dentifrice. Les dames de Lima s’en servaient, de temps immémorial, pour cet usage : c’est à cause de cela que Ruiz s’intéressa à cette racine, l’étudia et l’appela d’ailleurs Raiz para los dientes (racine pour les dents).

[wptab name=’Description’]Famille des Papilionacées, arbuste rampant des lieux arides et sablonneux du Pérou, de la Nouvelle-Grenade et du Brésil.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de racine par litre. Rendre un demi-verre, à intervalles réguliers.

Externe

Décoction. 50 g par litre, bouillie un quart d’heure, en injections, lavements, fomentations.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringeant

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Ronce

Toute la plante contient un tanin et jouit de propriétés astringentes. Cazin recommandait l’écorce de la racine contre les diarrhées atoniques et les inflammations de l’intestin, mais cette partie de la plante est peu utilisée de nos jours.
Les feuilles, déjà vantées par sainte Hildegarde contre les hémorragies du fondement, sont toujours utilisées de nos jours, avec les boutons et les tiges tendres, contre la diarrhée, le sang dans les urines et les pertes blanches. Comme le recommandaient Cazin, Pinel et Bauhin, elles constituent encore de nos jours un remède populaire contre les angines, les ulcérations de la gorge, les aphtes, les stomatites, l’inflammation des gencives.
Les Mûres sont, elles aussi, réputées, en sirop, en gelée et en confiture, contre la diarrhée et les maux de gorge.

[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.

On l’appelle souvent Mûrier des haies, Mûrier sauvage.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 à 30 g de feuilles par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et prendre 3 tasses par jour, qu’on peut édulcorer avec du sirop de Mûres.
Sirop de Mûres. Ecraser les fruits et laisser reposer la purée au frais pendant 24 heures. Passer ensuite le jus et lui ajouter 900 g de sucre par livre de jus. Faire faire quelques bouillons sur le feu et écumer. Mettre en bouteilles lorsque le sirop est froid.

Externe

Gargarismes, et bains de bouche, contre les inflammations de la gorge et de la bouche, avec une décoction de 100 g de feuilles par litre d’eau bouillante. Laisser bouillir un quart d’heure. Ajouter à la décoction du miel ou, mieux, un verre de sirop de Mûres et faire 5 à 6 gargarismes par jour.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut préparer soi-même une lotion astringente pour les peaux grasses en faisant bouillir, pendant dix minutes, environ 20 à 25 grammes de feuilles de ronce. Cette décoction sera utilisée matin et soir, en lotion sur le visage

[/wptab]
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Réglisse

Grecs et Romains utilisaient déjà le « glycyrhizion » de Pline, et sainte Hildegarde l’employait comme calmant de la toux.
C’est pour ses propriétés pectorales, adoucissantes et expectorantes, que la racine de Réglisse figurait à la pharmacopée. Très rafraîchissante, elle permettait aussi de préparer une boisson universellement connue sous le nom de « coco », qui a désaltéré jadis non seulement les malades fébriles, mais de multiples générations d’assoiffés. Avec l’Orge et le Chiendent, elle servait à préparer la tisane ordinaire des hôpitaux, sans destination particulière, dite « bonne-à-tout ».
On lui reconnaissait aussi une action vaguement diurétique et laxative.
En 1950, une étude expérimentale faite par des chercheurs hollandais démontré de façon éclatante l’effet bénéfique certain de la Réglisse pour l’estomac, déjà remarqué par certains cliniciens. On utilise, depuis, avec succès contre les ulcères gastroduodénaux et surtout contre les gastrites. Les éléments actifs du suc de Réglisse permettent la constitution de cellules nouvelles, et la tension superficielle élevée du suc couvre d’un film protecteur la lésion de la muqueuse irritée. Celle-ci se cicatrise donc plus rapidement. D’autre part, un des principes contenus dans la Réglisse présenterait une action sédative qui calmerait les douleurs de l’estomac malade.
Toutefois, des observations médicales encore plus récentes ont révélé que l’absorption importante et prolongée de Réglisse était loin d’être dépourvue de danger. Cet excès de consommation peut provenir soit d’un traitement antiulcéreux, soit de celui d’une intoxication alcoolique où la potomanie est comblée par une boisson à base de Réglisse, soit de celui d’une toxicomanie tabagique où les tablettes de Réglisse trompent l’envie de cigarette. On a remarqué qu’il se produisait alors une véritable intoxication à la Réglisse, suivie de conséquences graves. Il apparaît d’abord une hypertension artérielle notable, accompagnée de troubles variés et résistant aux traitements, suivie de phénomènes paralytiques et de troubles du rythme cardiaque. Seule, la suppression de la Réglisse amène la guérison.

[wptab name=’Description’]

Famille des Papilionacées. On l’appelle aussi Bois doux ou Racine douce, car son nom scientifique vient du grec glukurrhiza, douce racine.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion ou macération à froid. 15 à 30 g de bois de Réglisse par litre d’eau contre la toux, les rhumes et bronchites.
Le bois de Réglisse peut s’ajouter comme édulcorant à toutes les infusions pectorales, laxatives et diurétiques.
Suc ou jus de Réglisse (appelé aussi sucre noir). Il est obtenu par décoction et évaporation et sert à fabriquer la pâte et les pastilles du commerce. On peut soi-même préparer une pâte de Réglisse pectorale, en faisant dissoudre 20 g de sucre noir dans un demi-litre d’eau. Ajouter 250 g de gomme arabique et 150 g de sucre. Chauffer jusqu’à consistance pâteuse et verser sur un marbre huilé. Découper en pastilles après refroidissement.

Externe

Décoction concentrée. 200 g de bois par litre, qu’on laisse réduire aux trois quarts. Utiliser en gargarismes et en bains de bouche contre les angines, les glossites, les stomatites.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Adoucissant
  • Expectorant
  • Diurétique
  • Laxatif

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