Aux Vertus des Plantes
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Monthly Archives: February 2021

Bouleau

C’est l’Arbre néphrétique d’Europe, mais aussi le Sceptre des maîtres d’école et l’Arbre de la sagesse, sans doute parce qu’on en faisait des verges bien cinglantes.

C’est un bel arbre de nos forêts et de nos montagnes.

L’écorce contient une huile (huile russe)  d’une odeur très particulière : cette huile est le secret de la souplesse, de la force et de l’odeur qui caractérisent les “cuirs de Russie”.

On l’emploie aussi dans les lotions capillaires contre les affections.

Le Bouleau possède de puissantes propriétés diurétiques, bien démontrées par divers auteurs. Winternitz jugeait ses feuilles capables de lutter contre les rétentions hydriques d’origine cardio-rénale. Huchard était du même avis et en recommandait l’usage chez les goutteux. Cremer et Tadeusz Fajans ont de nos jours confirmé cette action en soulignant qu’elle était très marquée et prolongée, tandis qu’Artault de Vevey préconise l’infusion de feuilles dans le traitement de l’hyperazotémie et des divers syndromes (céphalées, vertiges, etc) qui l’accompagnent.

L’écorce, elle aussi diurétique, est, en outre, un stimulant de la digestion et un fébrifuge. Elle est excellente contre les maladies de peau, en particulier, contre les dartres.

Les bourgeons jouissent des mêmes propriétés que les feuilles,  mais sont, de plus, recommandés contre les engorgements scrofuleux.

La sève de Bouleau est un liquide sucré qui, par évaporation, peut donner un sucre consommé autrefois dans les pays nordiques. Elle est fermentescible et peut donner un “vin” ou un vinaigre. Elle jouit des propriétés diurétiques communes aux diverses parties de l’arbre. Spécialisée d’ailleurs dans un produit homéopathique, la sève de Bouleau agit heureusement sur le terrain arthrosique, favorise l’élimination de l’acide urique et assouplit les ligaments des articulations touchées par l’arthrose.

[wptab name=’Description’]Famille des Bétulacées

Les bouleaux poussent en général sur les terres pauvres et souvent siliceuses, jusqu’à 2 000 m d’altitude, ainsi que dans les régions arctiques. Les bouleaux sont des plantes pionnières qui constituent souvent la première formation arborée lors de la reconquête ou de la colonisation de landes par la forêt.

Sa couleur blanche est due à la bétuline, son principal constituant. On attribue à sa sève, ainsi qu’à son écorce, de nombreuses propriétés médicinales et autres.

Le brai ou goudron de bouleau était largement utilisé comme adhésif dès le Paléolithique moyen jusqu’au au début du Mésolithique. Les Néandertaliens produisaient du brai par distillation sèche de l’écorce de bouleau il y a 200 000 ans.

En Europe du Nord (Scandinavie, Pays Baltes, Sibérie), Le rhytidome (écorce au sens strict) de bouleau, tressé en lanières, était utilisé à la campagne pour fabriquer des chaussures appelées lapti (лапти) en Russie. En Russie, il a également servi de support d’écriture .

En Amérique du Nord, de l’Est du Canada à l’Alaska, à partir de la sève brute du bouleau est produit de l’eau de bouleau, de la bière (Birch beer), du vin, de l’eau-de-vie, du vinaigre et du sirop de bouleau (un sirop édulcorant similaire au sirop d’érable).

L’huile de poix de bouleau (ou goudron) est un répulsif très apprécié pour son efficacité dans les pays scandinaves qui, l’été, sont infestés de moustiques, comme celui de l’«essence de népéta», documenté en Iowa, aux États-Unis.

En herboristerie, le bouleau a de nombreuses vertus. On utilise les bourgeons ou l’écorce sèche en décoction et les feuilles en infusion comme dépuratif. La sève de bouleau appelée eau de bouleau est également utilisée dans de nombreux pays.

En phytothérapie on utilise la feuille de bouleau en poudre pour faciliter les fonctions d’élimination rénale et digestive.

Dans le traitement du cancer, l’acide bétulinique, un composé naturel de l’écorce de bouleau, est cytotoxique pour de nombreuses tumeurs.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 30 à 40 g de feuilles par litre d’eau bouillante. Attendre que la température soit descendue à 40° et ajouter alors 1 g de bicarbonate de soude, afin d’assurer la dissolution du principe résineux. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.
  • Décoction de bourgeons : Obtenue en faisant bouillir 150 g par litre d’eau. Laisser réduire aux 3/4 et absorber en 4 fois dans la journée.
  • Décoction d’écorce (peu utilisée) : Une cuillerée à café par tasse d’eau. Laisser bouillir 5 minutes et prendre 3 tasses par jour avant les repas.
  • Décoction : Une bonne poignée d’écorce par litre d’eau. Faire réduire aux 3/4. Se servir du liquide en lavages ou en compresses, contre les dartres. Bien que peu pratique comme procédé, on dit que coucher un rhumatisant sur un lit de feuilles de Bouleau bien chauffées le soulage instantanément.
  • Sève : On peut consommer 100 à 200 g par jour.

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[wptab name=’Indications’]

  • Rétentions hydriques d’origine cardio-rénale
  • Goutte – élimination de l’acide urique
  • Hyperazotémie
  • Engorgement scrofuleux
  • Assouplissement des articulations touchées par l’arthrose

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique puissant
  • Anti-goutteux

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Basilic

Appelé encore Oranger des savetiers, le Basilic fut aussi, autrefois, l’Herbe royale.

Le Basilic entrait dans le processus de momification utilisé par les Égyptiens, qui lui connaissait ses propriétés de conservateur (antibactérien).

Symbolique, légendes et folklore
Au Népal et en Inde, le basilic est une plante sacrée déposée en offrande à Krishna, un dieu sauveur du monde. Il est planté autour de temples et glissé entre les mains des défunts, il était censé les protéger dans leur passage vers l’au-delà.

Originaire de l’Inde, le Basilic est une plante frileuse qui ne se plaît guère que dans le midi de la France, où il sert à aromatiser de nombreux plats et fait la gloire de la “soupe au pistou”.

Les propriétés médicinales du Basilic sont, de nos jours, délaissées au profit de ses propriétés culinaires.

Il faut pourtant considéré autrefois comme doué de beaucoup de mérites. Déjà utilisé à titre d’antispasmodique chez les Hébreux, Pline l’Ancien le recommandait, lui, contre l’épilepsie, les Arabes contre la gonorrhée, Bernard de Gordon et Hoffmann contre la manie et la mélancolie.

C’est une plante sacrée pour les Hindous, qui l’utilisaient comme antidote.

Le Dr Leclerc le tient pour un indéniable antispasmodique et en préconise l’infusion parfumée contre les spasmes gastriques, les vertiges, les migraines d’origine nerveuse. Il le recommande aux dyspeptiques nerveux.

Désinfectant, le Basilic est employé par les Arabes dans le traitement des aphtes, où il donne de bons résultats. On dit que son pouvoir anti-infectieux est si grand que, mêlé aux salades crues, il en élèverait tout danger possible de contamination.

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

La plante est parfois appelée Basilic commun, Basilic aux sauces, Herbe royale ou Grand Basilic.

Le terme basilic a pour étymologie le bas latin basilicum (« royal »), formé sur le grec ancien βασιλικόν / basilikón (« plante royale »), lui-même dérivé de βασιλεὐς / basileús (« roi »).

Le Basilic commun est largement employé dans la cuisine italienne, d’autres variétés de basilic sont répandues dans certaines cuisines asiatiques : Taïwan, Thaïlande, Viêt Nam, Cambodge et Laos. Cette plante a eu plusieurs synonymes scientifiques dont Ocimum basilicum var. glabratum Benth, Ocimum basilicum var. majus Benth.

Le mot basilic peut parfois désigner d’autres espèces appartenant au genre Ocimum dont le basilic citron (Ocimum canum L .), le basilic de Ceylan (Ocimum gratissimum) ou encore le basilic sacré (Ocimum sanctum L .)

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[wptab name=’Utilisation’]Cuisine

Les feuilles de basilic sont utilisées comme herbe aromatique. Elles s’utilisent de préférence crues car leur arôme s’atténue à la cuisson. Elles accompagnent les crudités (salades, tomates courgettes), les pâtes, les coquillages et les poissons, les œufs brouillés, le poulet, le lapin, le canard, les sauces (vinaigrettes, au citron, à l’huile d’olive).

La soupe au pistou est la recette de soupe traditionnelle de la Provence. C’est une soupe que l’on déguste principalement l’été. Pistou provient du latin pistare qui signifie « piler », car il est indispensable d’écraser les feuilles de basilic au mortier pour bien les incorporer à la préparation. Le mot pistou désigne donc la pommade qui accompagne cette soupe et non le plant de basilic.

Pesto (Ligurie) : recette du nord-ouest de l’Italie. Pilé avec de l’huile d’olive, du pecorino (éventuellement du parmesan), des pignons et de l’ail, il donne une sauce onctueuse pour accompagner les pâtes.

Pistou (sud de la France) : c’est une recette proche du pesto italien, mais qui se prépare sans les pignons, pour accompagner les soupes d’été de légumes et de haricots blancs, les pâtes, les beignets de courgette ou d’aubergine.

Graines de basilic : On utilise aussi ses graines que l’on fait tremper dans l’eau pour libérer son enveloppe gélatineuse, texture appréciée dans des desserts comme le falooda, le sharbat-e-rihan, le hột é ou le ais kacang.

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[wptab name=’Indications’]

Partie utilisée : feuilles et sommités fleuries.

Contre les crampes d’estomac, les diarrhées, la constipation, les angines, la toux, le dysfonctionnement rénal, la bronchite, les affections pulmonaires, les rhumatismes, l’inflammation, les maux de tête, l’hypertension

En tisane, les feuilles étaient recommandées contre les nausées, les flatulences et la dysenterie.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique, stimulant
  • Carminatif, stomachique, galactogène
  • Antispasmodique, antiviral, vermifuge
  • Contraceptif

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Aspérule odorante

La légende voudrait que la mère de Jésus en ait garni la crèche avant de déposer son enfant, d’où son surnom « d’herbe à la vierge ».

Comme l’indique son nom populaire d’Hépatique étoilée, l’Aspérule est la panacée des affections du foie : congestion du foie, jaunisse.

Elle est, avec le Mélilot et la Mélitte, selon le Dr Leclerc, une des 3 “plantes à coumarine” :

  • Action sur la coagulation sanguine
  • Augmention du volume des urines
  • Arrêt du développement des colibacilles
  • Action antispamodique

Bonne pour le foie, la plante l’est donc aussi pour les reins. De plus, la coumarine a une bienfaisante action antispasmodique, ce qui explique pourquoi l’Aspérule facilite la digestion des malades qui souffrent d’angoisse et de vertiges, et que, prise le soir, elle donne de très bons résultats contre l’insomnie.

L’Aspérule, très parfumée, entre dans la composition du “vin de mai” allemand ou lorrain.

[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées

Le Gaillet odorant (Galium odoratum (L.) Scop.) ou Aspérule odorante (de son ancienne dénomination, avant d’être reclassé dans le genre Galium par les botanistes, Asperula odorata).

La plante est parfois appelée Petit Muguet ou Reine-des-bois et plus rarement Thé suisse ou Belle-étoile, Hépatique étoilée.

Cette plante tire son nom commun et scientifique de l’odeur qu’elle acquiert en séchant. Le terme « aspérule » provient du latin asper signifiant « rude », « rugueux », caractérisant le bord de ses feuilles. C’est une plante de mi-ombre, commune dans les sous-bois et sur les lisières des forêts caducifoliées d’Europe au-delà de 400 m d’altitude.

Le gaillet odorant est une plante dressée, avec des verticilles de feuilles entières ovales allongées, et une inflorescence de petites fleurs blanches à quatre pétales en croix. Sa particularité réside dans l’odeur qu’elle dégage quand on la blesse ou lors de la dessiccation. Cette odeur caractéristique, rappelant celle de foin coupé ou de la fève tonka, provient de la coumarine présente en abondance dans sa racine et ses tiges (substance également trouvée dans la fève tonka utilisée industriellement pour aromatiser l’Amsterdamer).

La plante colorerait en rouge les os des animaux qui la consommeraient en grande quantité avec l’herbe ou le foin.

Comme dans le mélilot, si la plante moisit et fermente, il se forme du dicoumarol ou hydroxycoumarine, une antivitamine K, anticoagulant utilisé à faible dose en médecine mais qui peut causer de graves hémorragies à forte dose, cette molécule étant utilisée comme appât rodenticide de type mort aux rats.

 

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • La coumarine, hypnotique, expliquerait les propriétés antispasmodiques et sédatives (anti-insomnie) attribuées à l’aspérule, et aussi diurétique et légèrement antiseptique.
  • L’aspérule était jadis utilisée contre les phlébites (superficielles ou profondes).
  • Des proportions trop élevées d’aspérule odorante peuvent induire des maux de tête voire une altération des perceptions (vertige, somnolence, etc.) ou des hépatites.
  • Infusion : On peut en faire une infusion dite « thé d’aspérule », aux propriétés légèrement sédatives. Le roi Stanislas II de Pologne en buvait chaque matin et lui attribuait sa bonne santé.

Externe

  •  L’aspérule est réputée adoucissante et vulnéraire. Infusée avec des fleurs de bleuet ou des feuilles de plantain, elle produisait un collyre contre les blépharites et les conjonctivites.
  • On l’écrasait pour soigner les blessures, abcès et enflures douloureuses.
  • Cataplasme de plante broyée, appliqué sur la région du foie, contre la jaunisse et l’engorgement de cet organe.

Cuisine

  • L’aspérule odorante peut s’utiliser fraîche ou sèche pour parfumer des gâteaux, cookies et également des boissons alcoolisées ou non.
  • Le gaillet odorant est utilisé dans quelques boissons alcoolisées : certains vins apéritifs, bières ou eaux-de-vie.
  • Vin de mai appelé « Maibowle » ou « Waldmeisterbowle » ou « Maitrank » : Récoltée de mi-avril à début mai, puis laissée à macérer dans du vin blanc de Moselle, elle sert de base aromatique à la préparation d’une boisson apéritive traditionnelle de la région d’Arlon (province de Luxembourg, Belgique) et du Luxembourg.
  • Le « sirop d’aspérule » est un des deux sirops qui accompagnent traditionnellement la Berliner Weiße, une bière allemande légère et acide au froment. En Allemagne, il est fabriqué à base de succédané depuis la fin du xxe siècle, en raison de l’interdiction de l’utilisation de la plante pour les sirops à cause de sa teneur en coumarine.
  • En Moselle germanophone et en Alsace, elle est connue sous le nom de « Waldmeister » (Maître de la forêt/Maître des bois) et sert de base à une liqueur digestive produite par macération de brins en fleurs dans de l’alcool avec 100 à 200 g de sucre, avec filtration après 5 semaines pour obtenir une couleur vert pâle, ou 8 semaines pour un goût optimal, mais couleur verte plus foncée.

Pratique 

  • Autrefois, cette plante était utilisée pour bourrer les coussins et les matelas.
  • Depuis longtemps utilisée par les paysans, elle diffuse un parfum de coumarine qui fait fuir les mites. On en parfume donc le linge dans les armoires comme on le fait avec la lavande. Elle peut être utilisée dans la fabrication de répulsifs contre les insectes.
  • L’industrie exploite son odeur de vanilline. On peut la trouver pour la même raison en pot-pourri de fleurs séchées.
  • On extrait un colorant rouge des racines du gaillet odorant (ce colorant naturel est présent dans de nombreuses rubiacées et peut être utilisé comme celui de la garance pour teindre la laine – usage ancien).
  • Mêlées à des feuilles de menthe et de tussilage, les feuilles ont été utilisées comme substitut au tabac.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Coagulante
  • Diurétique
  • Antiseptique
  • Antispasmodique
  • Hypnotique
  • Sédative

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Agar Agar

L’agar-agar (mot d’origine indonésienne-malaise, référencé E406 dans la liste des additifs alimentaires) est un produit gélifiant, dont la découverte faite au Japon en 1658 par Minora Tarazaemon est souvent attribuée à tort à Fanny et Walther Hesse, ces derniers ayant découvert en 1881 son utilité comme milieu de culture en microbiologie.

Il est appelé kanten au Japon où il est utilisé dans certaines pâtisseries traditionnelles comme les yōkan, ou sous forme de tokoroten.

[wptab name=’Description’]Familles des Gelidiacées (Gelidium et Pterocladia) et des Gracilariacées (Gracilaria)

L’agar-agar est un polymère de galactose (galactane) contenu dans la paroi cellulaire de certaines espèces d’algues rouges appartenant aux familles des Gelidiacées (Gelidium et Pterocladia) et des Gracilariacées (Gracilaria).

Le mucilage extrait à chaud de ces algues donne après purification, déshydratation et broyage la poudre d’agar-agar utilisée essentiellement pour gélifier un grand nombre de produits alimentaires mais aussi les milieux nécessaires à la culture in vitro des micro-organismes. Il est alors commercialisé sous forme de longues barres transparentes ou en poudre.

  • Il sert de gélifiant des milieux de culture en microbiologie.
  • Il sert de gélifiant pour les cultures in vitro de tissus végétaux ou animaux.
  • Il est également utilisé en chimie pour la création de jonctions électrolytiques (ou « ponts ioniques ») dans les piles d’étude de couple rédox. Ce support gélifié est baigné le plus souvent par une solution de chlorure de potassium (KCl), ces ions n’interférant qu’avec peu de couples rédox.
  • Il peut aussi servir de milieu de croissance de cristaux nécessitant très peu de perturbation.

Cette substance s’utilise en très petites quantités. Elle n’a pratiquement ni goût ni couleur. C’est un liant et gélifiant végétal parfait pour remplacer la gélatine animale.

L’agar-agar purifié, débarrassé de tous ses éléments minéraux s’appelle l’agarose, utilisable selon son niveau de pureté dans diverses applications de biologie moléculaire.

L’agar-agar sert également à réaliser des prises d’empreintes dans différents domaines allant de l’archéologie à la dentisterie car c’est un matériau précis qui se liquéfie au-dessus de 80 °C et gélifie en refroidissant. Mais il est peu utilisé car il nécessite beaucoup de matériel (pour chauffer, maintenir à température et refroidir), et d’organisation.

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[wptab name=’Utilisation’]

Les utilisations de l’agar-agar découlent de ses propriétés de gélification des solutions aqueuses. C’est le gélifiant naturel le plus puissant, son action est perceptible à partir de 0,1 %.

  • Confitures, gelées de fruits, flans… La gelée se forme à condition que l’agar-agar dilué dans l’eau soit chauffé à 90 °C puis refroidi à une température de 40 °C environ
    • La gelée se forme à condition d’être chauffée à 90°C, mais ne “prend” qu’à température de 40°C environ. Pour un 1/2 litre de préparation liquide à gélifier, il faut peser 2 g d’agar-agar (en poudre, cela correspond à une cuillerée à café rase). Faire chauffer le liquide avec l’agar-agar et le porter à ébullition pendant 30 secondes. La cuisson effectuée, verser le liquide dans un contenant (pots, ramequin, etc) et laisser refroidir.
    • Confiture. 1 kg de fruits, 500 g de sucre, 2 g d’agar-agar. Rajouter un peu plus d’agar-agar si le fruit en question a tendance à rendre du jus. Pour les pâtes de fruits : 3 g d’agar-agar, 100 g de sucre, 100 g de purée de fruits, 2 cuillerée à soupe de jus de citron.
  • Mousses à servir chaudes
  • Aérogel appelé SEAgel, semblable à de l’aérogel organique, avec un goût et une consistance rappelant les gâteaux de riz

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Gélifiant alimentaire, il possède l’avantage d’être acalorique. Il n’est pas digéré dans l’estomac et l’intestin, et il est peu fermentescible.
  • Alternative végétarienne et naturelle à la gélatine animale, avec un résultat différent, plus ferme.
  • Laxative, utilisée lors de troubles intestinaux – Flatulences à fortes doses

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Chiendent officinal

Dioscoride et Pline, déjà, utilisaient le Chiendent pour faciliter l’émission des urines, dissoudre les calculs urinaires et guérir les inflammations de la vessie.

De nos jours, c’est toujours comme diurétique qu’il est employé et comme calmant des états inflammatoires de l’appareil urinaire (calculs, cystites).

Il fournit aussi une tisane rafraîchissante très utilisée dans les maladies fébriles.

On lui reconnaît, en outre, la propriété de dissoudre les calculs biliaires.

[wptab name=’Description’]Famille des Poaceae

On l’appelle aussi Tranuge, Froment rampant, Petit Chiendent, Laitue de chien.

Bien connue, cette plante nuisible envahit les cultures si on n’y prend garde. On la rencontre partout dans les terrains incultes, où elle croît en abondance.

Bien connue, cette plante nuisible envahit les cultures si on n’y prend garde. On la rencontre partout dans les terrains incultes, où elle croît en abondance.

On appelle chiendent plusieurs espèces de plantes herbacées de la famille des Poaceae, très communes et adventices des cultures. Le genre principal est Elytrigia, auquel appartient le chiendent officinal ou petit chiendent, le plus commun. De nombreux taxinomistes ne reconnaissent plus le genre Elytrigia, le fusionnent avec Elymus en vertu de nombreuses études cytogénétiques qui mettent en évidence la similarité de leurs compositions génomiques1 et l’avaient exclu de longue date de la flore d’Europe. On peut donc considérer que chiendent est le nom vernaculaire du genre Elymus.

L’espèce Elymus repens fait aujourd’hui l’objet de recherches, notamment pour l’identification des caractéristiques des espèces pâturées par les herbivores. Elymus repens est en effet une espèce invasive, colonisatrice, grâce à ses nombreux rhizomes.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Tisane recommandée par le Dr Leclerc : Faire bouillir une minute 30 g de la racine dans un 1/2 verre d’eau pour l’amollir suffisamment. Jeter cette eau à saveur amère et faire de nouveau bouillir le Chiendent, que l’on aura écrasé, dans 1 l et 1/4 d’eau, jusqu’à réduction au litre. A la fin de l’ébullition, on peut ajouter 8 g de Réglisse. On peut parfumer aussi avec un zeste de Citron ou d’Orange, sucrer avec du miel ou avec un sirop aromatisé.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Rafraîchissant

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Chicorée sauvage

La racine pivotante, est longue et de la grosseur d’un doigt : c’est elle qui, torréfiée, donne la Chicorée, utilisée comme succédané du café.

Toute la plante contient du latex blanc très amer.

Déjà mentionnée 4 000  ans av. J-C dans le papyrus égyptien d’Ebers, la Chicorée a toujours été utilisée depuis, soit pour ses indéniables vertus curatives, soit comme plante potagère.

Les témoignages en sa faveur abondent : Dioscoride la recommandait pour fortifier l’estomac. Pline lui attribuait des propriétés rafraîchissantes et Sainte Hildegarde en faisait un excellent digestif. Galien l’appelait “l’amie du foie” et tous les auteurs anciens s’accordent pour chanter ses louanges et lui reconnaître les qualités apéritives, digestives, cholagogues, diurétiques, dépuratives qui la font encore employer.

De nos jours, les phytothérapeutes modernes ont confirmé, en les prouvant, toutes ces propriétés de la Chicorée. Leclerc la recommande comme diurétique “chez les sujets atteints de troubles de l’excrétion urinaire liés à un syndrome hépato-rénal”. Les Drs Decaux et Muller, en outre, ont souligné qu’elle est tonique général et un reconstituant nerveux (elle renferme 1 % de phosphore), et qu’elle est à recommander contre les rhumatismes et les dermatoses. Son effet laxatif est à double action, car la Chicorée est à la fois un cholagogue et un antiseptique intestinal par les ferments, diastases et enzymes qu’elle renferme. Sa vertu fébrifuge, énoncée par Cazin au XIXème siècle, a été confirmée par Decaux.

Baelden, de son côté, a prouvé qu’elle était un antidiabétique non négligeable : ses composés favorisent la fonction glycogénique du foie et diminuent le taux de la glycosurie. D’autre part, l’infusion de Chicorée calme la soif si pénible des diabétiques, sans transpiration secondaire ; elle régularise aussi l’élimination désordonnée des urines du diabétique.

[wptab name=’Description’]Famille des Asteraceae

La Chicorée sauvage ou Chicorée amère (Cichorium intybus L.) est une espèce de plantes herbacées vivaces de la famille des Astéracées. Elle est à l’origine de salades comme la barbe de capucin Ce lien renvoie vers une page d’homonymie, les endives ou chicons ou les chicorées rouges italiennes (voir Radicchio), mais aussi des chicorées à café, etc.

Il faut prendre garde de ne pas confondre cette espèce cultivée avec l’espèce proche : la Chicorée endive (Cichorium endivia) qui donne les chicorées frisées et chicorées scaroles.

Elle fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du VIIIe ou début du IXe siècle).

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 8 à 15 g de feuilles sèches par litre d’eau ou 15 à 40 g de racine sèche, non torréfiée, par litre d’eau
  • La Chicorée torréfiée constitue une excellente boisson hygiénique, qui peut avantageusement être mêlée au café, voire le remplacer
  • Salade de jeunes feuilles : Prise au début du repas, elle est apéritive, diurétique et déconstipante. Sa saveur amère est loin d’être désagréable
  • Décoction : 100 g de plante fraîche, racine et feuilles. Faire bouillir dans 1 l d’eau
  • Sirop : Exprimer la plante, feuilles et racine, de façon à obtenir un 1/2 de jus, auquel on mélange 500 g de sucre. Laisser réduire à feu doux, sans bouillir, jusqu’à l’obtention d’un sirop. Fort recommandé pour les enfants, comme laxatif et dépuratif. En donnant 2 à 4 cuillerées à café le matin, à jeun, selon l’âge. Le Codex a conservé, parmi les nombreuses formules où entrait jadis la Chicorée, celle du “Sirop de Chicorée composé” et celle du “Suc d’Herbes dépuratif“

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[wptab name=’Propriétés’]

Composition : 1 % de phosphore, ferments, diastases et enzymes

  • Rafraîchissant – excellent digestif
  • Apéritif, digestif
  • Cholagogue
  • Diurétique
  • Dépurative
  • Antidiabétique
  • Laxative – déconstipante
  • Antiseptique intestinal

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Busserole

Rabelais ne nous a rien laissé ignorer des propriétés diurétiques de la Busserole, efficace dans les calculs de la vessie et même dans la blennorragie, puisqu’elle en guérit Pantagruel : “Luy  pris une pisse chaude qui le tourmenta fort, mais ses médecins le secoururent bien, avec force drogues diurétiques, et luy firent pisser son malheur.”

Divers travaux modernes ont prouvé les vertus incontestables de la Busserole : Celle-ci est un antiseptique urinaire puissant, très actif chaque fois qu’il y a inflammation et infection des voies urinaires et, notamment, dans l’hypertrophie de la prostate avec pyurie (ne pas s’inquiéter de la couleur vert brunâtre de l’urine durant le traitement).

Elle donne de bons résultats dans la cystite avec muco-pus, l’urétrite blennorragique et la rétention d’urine.

Très riche en tanin, la Busserole est aussi un excellent astringent, recommandable dans l’entérite avec diarrhée, la leucorrhée, les hémorragies utérines.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

Arctostaphyle raisin-d’ours, aussi connu sous les noms de raisin-d’ours commun, Raisin d’ours ou Busserole (Arctostaphylos uva-ursi L.) est une espèce de sous-arbrisseau de la famille des Éricacées répandue en région circumpolaire. Souvent en forme de coussins, il a des feuilles persistantes, des petites fleurs en grelot blanches ou roses et des baies rouges à maturité.

Une espèce voisine (Arctostaphylos alpina (L.) Spreng.) a des feuilles caduques, des fleurs blanc-verdâtre et des baies noires.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 20 g de feuilles sèches par litre d’eau. 2 ou 3 tasses par jour
  • Décoction concentrée : 30 g de feuilles sèches par litre d’eau. Laisser réduire au 1/4 et absorber dans la journée. Selon l’effet désiré, on prendra soit l’infusion, soit la décoction
  • Poudre : Feuilles sèches pulvérisées au mortier. Absorber de 2 à 8 g par jour.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Antiseptique urinaire puissant
  • Astringent

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Fenouil doux

Le Fenouil était utilisé par les Assyro-Babyloniens pour calmer les maux d’estomac. Plus tard, on lui trouva des vertus diurétiques et on le jugea bon contre la lithiase et les douleurs vésicales. L’école de Salerne le considérait comme un carminatif puissant.

Jusqu’à notre époque, l’usage populaire a continué à consacrer cette double action, diurétique et carminative. La racine est surtout réputée comme diurétique : elle entre dans l’antique “sirop des 5 racines”, toujours en usage.

Elle lutte contre les rétentions d’eau de l’organisme, quelles que soient leur origine et leur localisation : enflure des chevilles, des pieds et des jambes, enflure du ventre, enflure des paupières. Mais la racine est apéritive et emménagogue.

Le fruit possède les vertus communes aux semences d’Ombellifères, c’est-à-dire qu’il est carminatif et galactogène ; il fait partie des “4 semences chaudes” avec l’Anis, la Coriandre et le Carvi.

C’est aussi un excellent stimulant de tout l’appareil digestif. Cadéac et Meunier ont démontré qu’il suscite une excitation générale, avec augmentation de la force motrice. Il favorise les contractions et active la sécrétion des glandes du tube digestif, tout en luttant contre les flatulences qui pourraient se produire. En cas de paresse de l’estomac, il faut le préférer aux autres semences d’Ombellifères.

Les feuilles, en cataplasme, sont employées contre les engorgements laiteux.

[wptab name=’Description’]Famille des Apiaceae

C’est le Fenouil doux, qu’on appelle aussi parfois Fenouil officinal.

Cette plante aromatique, commune dans les lieux secs et les vignes, surtout dans le Midi, est aussi cultivée dans les jardins comme condiment.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 15 à 30 g de semences par litre d’eau bouillante. Prendre une tasse après chaque repas.
  • Décoction : 20 à 30 g de racine par litre d’eau, comme diurétique ou apéritif
  • Vin stimulant : Faire macérer 30 à 50 g de semences par litre de vin. Consommer, au bout de 15 jours, un verre à bordeaux au moment des grands repas.
  • cf Sirop des 5 racines apéritives

Externe

Pour résoudre l’engorgement des seins, appliquer soit un cataplasme de feuilles broyées, soit des compresses imbibées de décoction concentrée de feuilles.

En cuisine

La Provence connaît bien cette herbe aromatique qui parfume délicieusement les poissons, les olives, les escargots. Semées en fin hachis sur les plats de digestion difficile (Fèves, Haricots), les feuilles aident agréablement à leur assimilation.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritif, digestif
  • Carminatif puissant
  • Galactogène

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[wptab name=’Fenouil de Florence’]

Ou Fenouil sucré.
C’est un légume surtout méridional, très apprécié pour la délicatesse de son goût d’Anis très léger et très fin. On le consomme soit cru, doit en salade. Les semences, plus grosses que celles du Fenouil officinal, possèdent les mêmes propriétés. De saveur très sucré, on en fait des dragées qu’on déguste contre friandise, mais qui sont aussi carminatives, et dit-on antiphtisiques.

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[wptab name=’Fenouil marin’]

C’est la Criste-Marine, qu’on appelle encore Perce-Pierre, Casse-Pierre, Passe-Pierre, Bacile.

Cette plante croît en abondance sur les écueils et les rochers du bord de mer, et surtout de la côte atlantique. La plante est recherchée dans certaines contrées pour préparer un vinaigre aromatique très estimé. On mange les feuilles comme condiment, à la manière des cornichons, pour donner appétit ou relever le goût des viandes froides. Connu des Anciens, le Perce-Pierre fut étudié par Lavini en 1820, puis par Borde, pharmacien à La Rochelle, en 1909, et enfin par le professeur Delépine. On considère la décoction de plantes comme diurétique et anthelminthique, mais c’est la graine surtout qui est renommée pour tuer les vers.

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Genévrier


Le bois de Genièvre était considéré comme sudorifique et on l’employait autrefois contre la syphilis, à l’égal du Gaïac. Matthiole le recommandait en bains contre la goutte et certifiait que les malades “même cloués au lit sortent de ce bain tout à fait ingambes”.

Les feuilles et les sommités étaient réputées purgatives et leurs cendres encore plus.

La 2ème écorce (ou écorce blanche) est encore utilisée dans les campagnes comme un excellent remède de la furonculose.

Ce sont surtout les baies qui possèdent de précieuses vertus médicinales. Elles sont un des diurétiques les plus anciennement connus. Caton l’Ancien, le célère Romain, recommandait déjà le vin diurétique à base de baies de Genièvre, il y a de cela quelque 20 siècles.

A part le côté folklorique (chauffer dans un vase d’airain ou de plomb, dit Caton), la recette a passé à travers les siècles sans modification. Les baies entrent d’ailleurs dans la formule de divers vins diurétiques officinaux : vin de l’Hôtel-Dieu, vin de Trousseau, vin de la Charité. Communiquant aux urines une odeur de violette, ce qui n’est pas si mal, les baies sont efficaces dans l’hydropisie, les calculs, la gravelle, l’inflammation de la vessie. Antiseptiques, elles ne sont pas à dédaigner dans la leucorrhée et la blennorragie. Il ne faut pas, néanmoins, en abuser, car elles peuvent provoquer l’irritation des voies urinaires.

Déjà considéré au Moyen-âge, comme une panacée, le Geneviève n’a cessé d’être loué depuis par les plus hautes autorités médicales. Chomel écrivait, dans son Histoire des plantes, “le Genièvre passe, dans l’esprit de plusieurs personnes, pour un remède universel”.

Les propriétés diurétiques, sudorifiques, dépuratives, toniques et stomachiques pour lesquelles il était utilisé par tous les médecins et pharmacologues des XVIIIème et XIXème siècles sont toujours admises aujourd’hui.

[wptab name=’Description’]Famille des Cupressaceae

On l’appelle communément Genièvre et, parfois, Pétron.

Assez commun en Europe, le Genièvre est un arbrisseau à la fois dur, au parfum résineux, dont l’écorce est souvent rougeâtre.

Genévrier commun alpin
Genévrier commun des montagnes
Genévrier commun érigé
Genévrier commun érigé à terpinéol
Genévrier de Virginie
Genévrier du Mexique dit Cèdre du Texas

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Décoction d’écorce blanche : 20 à 30 g par litre à boire dans la journée, en dépuratif contre la furonculose
  • Infusion de baies : 20 à 30 g par litre, comme diurétique, tonique et stimulant de l’estomac et de l’appétit
  • Bains de Genièvre contre les rhumatismes, la goutte et les éruptions cutanées : ajouter au contenu de la baignoire la solution obtenue par l’ébullition de 2 kg de jeunes branches avec une bonne poignée de baies
  • Cure (recommandée par l’abbé Kneipp) : Prendre d’abord 4 baies par jour, pour, en augmentant d’une baie par jour, arriver 15 baies ; descendre ensuite jusqu’à une baie
  • Vin diurétique : Broyer 60 g de baies dans un mortier. Les ajouter à 1 l de vin que l’on met chauffer jusqu’à ébullition. Laisser macérer 3 jours. Mettre en bouteille et prendre un verre le matin à jeun

Externe

Pour l’usage externe, les fumigations de baies, désinfectantes, ont toujours eu grande réputation en période d’épidémie, comme nous l’apprend Clément Marot. Ces fumigations sont aussi très renommées contre le rhume de cerveau.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Dépuratif
  • Diurétique
  • Tonique, stimulant
  • Sudorifique
  • Antiseptique

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[wptab name=’Genévrier lycien’]

Le Genévrier lycien est un arbuste d’Arabie et d’Asie qui donne une gomme-résine appelée tantôt encens, tantôt oliban. Connu et employé par les Anciens, l’oliban entrait dans la composition de l’emplâtre de Vigo, de la thériaque.

C’était un remède populaire contre les maux de dents (l’Ecole de Salerne conseillait d’en “prendre la fumée” au moyen d’un entonnoir).  Mêlé à de la salive pour en faire une pâte, il était utilisé aussi contre les pustules du charbon.
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[wptab name=’Genévrier oxycèdre’]
C’est le plus souvent appelé Cade, mais aussi Cèdre piquant.
C’est un arbre de petite taille, qui croît dans le midi de l’Europe.

Par la combustion incomplète de son bois, on retire une huile noirâtre, nauséabonde, l’huile de Cade, déjà utilisée par les Anciens sous le nom de “cedria” et prônée par l’Ecole de Montpellier. L’huile de Cade, très utilisée en dermatologie, était vantée dans l’eczéma, l’acné, le psoriasis, l’impétigo, la teigne de Provence. Elle entre encore dans de nombreuses pommades et dans les shampooings médicamenteux.
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