Phytothérapie
Hydrastis Canadensis
On utilise le rhizome, tordu et noueux, gros comme un crayon.
On employait primitivement l’Hydrastis contre les ulcères, les inflammations de la bouche et des yeux, et comme stomachique dans l’atonie gastrique. Connu et étudié depuis longtemps en Amérique, il fut, en France, l’objet des travaux de Huchard, qui le préconisa contre les hémorragies utérines.
Doué de propriétés veinotropes pratiquement analogues à celles de l’Hamamélis, on l’utilise comme ce dernier (et souvent en association) dans toutes les affections du système veineux, sous forme de teinture, d’extrait alcoolique ou d’extrait fluide principalement.
[wptab name=’Description’]Famille des Renonculacées
Cette plante, qu’on appelle aussi Sceau-d’or ou Racine orange, est une petite plante herbacée qui croît dans les hautes régions boisées et ombragées du Canada et des Etats-Unis.
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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]
- Stomachique
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Aubépine épineuse
C’est l’Allemand Bock, dit Tragus, qui signala le premier, au temps de la Renaissance, les propriétés de l’Aubépine.
L’écorce des jeunes rameaux peut être employée comme fébrifuge, et les baies, astringentes, sont recommandées en gargarismes contre les maux de gorge.
Mais c’est la fleur, surtout, qui jouit de précieuses vertus médicinales. Les Anciens la jugeaient bonne contre la goutte, la pleurésie, la leucorrhée, mais déjà, au XVIIème siècle, on la recommandait contre la tension artérielle. Le Dr Bonnejoy, médecin de campagne, signala ses propriétés antispasmodiques au XIXème siècle.
Les Américains Jennings et Clement, et les Français Huchard et Reily ont prouvé, depuis, les incontestables vertus de l’Aubépine, qui est à la fois un tonique du cœur et un antispasmodique efficace. Elle régularise les mouvements du cœur et diminue l’excitabilité du système nerveux.
Le Dr Leclerc en recommande l’usage contre les troubles congestifs de la ménopause, les palpitations, les bouffées de chaleur, l’insomnie, l’irritabilité, les bourdonnements d’oreille. Elle contribue, d’autre part, à abaisser la tension artérielle.
[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées
On l’appelle aussi Epine blanche, Epine de Mai
Cet arbrisseau épineux est fort connu et répandu, soit qu’on le trouve dans les bois à l’état sauvage, soit qu’il serve à former des haies. On prétend que l’Aubépine peut vivre plusieurs siècles.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 10 à 20 g de fleurs par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes. Prendre une tasse 2 ou 3 fois par jour. Faire une cure de 20 jours par mois.
Faire macérer 1 tasse de fleurs dans 2 tasses d’eau-de-vie blanche pendant 15 jours. Pour le cœur et l’hypertension : prendre une cuillerée à café dans un peu d’eau avant les 2 grands repas et faire une cure de 20 jours par mois. Pour calmer le système nerveux : prendre une cuillerée à café le soir au coucher.
Externe
Infusion. 10 à 20 g de fleurs par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes. Prendre une tasse 2 ou 3 fois par jour. Faire une cure de 20 jours par mois.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Fébrifuge
- Astringent
- Antispasmodique
- Cardiotonique
- Hypotenseur
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
La légère astringence de l’aubépine trouve de nombreuses utilisations en cosmétologie. Elle entre notamment dans la composition de crèmes pour peaux grasses.
Aux problèmes de ces dernières, on peut apporter une solution plus simple en utilisant une infusion d’une pincée de baies d’aubépine dans un demi-litre d’eau bouillante, en application sur le visage, surtout le soir, après un démaquillage soigné.
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Riz
L’eau de Riz est un remède populaire contre la diarrhée. On la donne en guise de diète liquide aux malades souffrant d’entérite ou aux nourrissons et petits enfants en remplacement du lait (on la prescrit parfois en lavements dans ce dernier cas). Le Riz n’est pas un constipant, comme on le croit parfois, mais un régulateur des fonctions intestinales. On le recommande comme aliment léger et de digestion facile aux malades de l’estomac ou de l’intestin. En outre, le Riz connaît une grande vogue depuis ces dernières années comme aliment agissant sur l’hypertension et sur le taux trop élevé de l’urée sanguine : c’est le célèbre « régime de Kempner », qui remporte de brillants résultats dans l’hypertension et dans les œdèmes cardiaques et rénaux.
Pour l’usage externe, la farine de Riz est très adoucissante et on l’utilise pour calmer les inflammations.
[wptab name=’Description’]Familles des Graminacées.
Originaire de l’Inde, le Riz nourrit en Asie d’immenses populations. On le cultive dans les endroits chauds et marécageux : « les pieds dans l’eau et la tête au soleil ».
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Le Riz se prête à une foule de recettes aussi bien de cuisine familiale (poule au Riz) que de cuisine exotique ; il est aussi bon salé que sucré. Le régime au Riz, pour ceux qui ont intérêt à l’inclure souvent dans leur alimentation, est donc loin d’être monotone.
Le régime de Kempner comporte deux phases :
Le régime d’attaque, d’une durée de 1 à 3 mois, qui comprend 250 à 300 g de Riz pesé cru ; uniquement fruits (Pommes surtout) que l’intestin et l’appétit peuvent le tolérer ; du sucre à volonté et 400 à 500 cm3 de jus de fruit ;
Le régime d’entretien, plus large, consiste à introduire peu à peu, dans le strict régime d’attaque, d’abord un peu de légumes, puis une quantité déterminée de viande ou de poisson, puis un peu de Pomme de terre et de pain sans sel.
L’eau de Riz se prépare en versant une cuillerée à soupe de Riz bien lavé dans un litre d’eau bouillante. Laisser bouillir casserole couverte, durant une heure, en ajoutant un peu d’eau si nécessaire. Passer et boire le liquide.
Externe
La poudre de Riz, très fine, puisqu’elle est à la base de cet ingrédient de toilette indispensable à la beauté féminine, peut servir à saupoudrer des régions irritées. On en fait aussi des cataplasmes émollients contre les maladies de peau.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissant
- Emolllient
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Drosera
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Cette plante aux mœurs étranges et carnivores, très grêle, habite les marécages et les tourbières des régions tempérées et chaudes.
Au contact d’un insecte, la feuille ouverte se referme en emprisonnant sa proie, qui est tuée et digérée ensuite par le liquide acide, riche en pepsine, que secrètent ses glandes et qui a valu à cette tueuse le nom poétique d’Herbe à la rosée. Après la digestion de la victime, le piège se rouvre, prêt à fonctionner par la médecine.
Décrite à la Renaissance par Clusius et Dodoens, cette plante curieuse attira l’attention de Darwin. La plante fraîche renferme un principe possédant des propriétés rubéfiantes, d’après Brissemoret, mais qui ne sont pas retenues par la médecine.
[wptab name=’Description’] Famille des Droséracées.
On l’appelle très souvent Rossolis, mais aussi Rosée du soleil, Herbe à la rosée et Tue-Mouches.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Teinture antispasmodique contre la coqueluche, préparée à partir de la plante entière (5 à 20 gouttes, 3 à 5 fois dans les 24 heures) pour calmer les quintes, diminuer leur fréquence et la durée des paroxysmes. Le remède exerce aussi une action sédative sur les vomissements de la coqueluche. L’homéopathie utilise aussi le Drosera contre la tuberculose pulmonaire.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Rubéfiante
- Antispasmodique
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Fragon
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Vanté par Dioscoride, le Fragon fait partie des cinq racines apéritives et diurétiques. L’école de Montpellier, Lazare Rivière, Chabrol, Leclerc le recommandaient aux goutteux. On l’emploie dans l’hydropisie, la gravelle, les maladies des voies urinaires, les engorgements viscéraux, l’ictère, la chlorose.
A la suite des travaux de Balansard et Delphaut, de Caujolle et Leclerc, l’action du Fragon sur les crises hémorroïdaires a été jugée remarquable. Le Petit Houx est un excellent contracturant des muscles lisses de la veine. Il tonifie la paroi veineuse et évite la thrombose. Anti phlogistique et antiexsudatif, son emploi est recommandé chaque fois qu’il existe un processus inflammatoire de la veine.
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[wptab name=’Description’] Famille des Liliacées.
On l’appelle souvent, Petit Houx, Myrte sauvage, Houx frelon.
Petit arbrisseau buissonnant et toujours vert, le Fragon affectionne les terrains rocailleux et incultes, les carrières abandonnées.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 20 à 40 g de racine par litre d’eau, à laisser bouillir un quart d’heure.
Externe
Commercialisé sous forme de suppositoires, le Fragon est un remède éprouvé contre les hémorroïdes.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Apéritive
- Diurétique
- Antiphlogistique
- Antiexsudatif
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Pin sylvestre
Possédant des propriétés antiseptiques et expectorantes connues de tous, les bourgeons de Pin sylvestre sont employés dans les catarrhes bronchiques, la grippe, les rhumes rebelles et les affections pulmonaires chroniques. On leur reconnaît aussi une action excitante et diurétique et leur usage s’étend au traitement des inflammations de la vessie, du rhumatisme, de la goutte, de la leucorrhée et des maladies de peau. Mais leur indication principale demeure le traitement des maladies des voies respiratoires.
En Allemagne, on prépare avec les aiguilles une « laine des forêts » (Waldwolle), servant à la matelasserie, et renommée pour en faire des matelas aux rhumatisants. On fait bouillir, pour l’obtenir, les aiguilles dans l’eau alcaline et on retire ensuite de cette eau « l’huile essentielle de bois » utilisée en bains contre la goutte et les rhumatismes. On prépare aussi un « sirop balsamique d’aiguilles de Pin ».
[wptab name=’Description’]Famille des Coniféracées.
Appelé aussi Pin sauvage.
Bel arbre de nos régions montagneuses, le Pin sylvestre pousse spontanément aux altitudes de 900 à 2 000 m, mais il est répandu même en plaine par la culture.
Le Pin maritime (Pinus maritima) a des aiguilles plus allongées et plus vertes que le Pin sylvestre. Moins haut que celui-ci, son écorce est rouge violacé.
On peut utiliser ses bourgeons comme ceux du Pin sylvestre et pour les mêmes usages.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. Faire infuser pendant une heure 25 à 40 g de bourgeons par litre d’eau. Sucrer fortement, car la tisane est très amère.
Sirop. Faire macérer 60 g de bourgeons, pendant une heure, avec 50 g d’eau-de-vie. Jeter ensuite un litre d’eau bouillante sur le tout. Laisser macérer de nouveau pendant 6 heures. Ajouter alors le même poids de sucre, après avoir filtré, et cuire au bain-marie jusqu’à l’obtention du sirop. Prendre 4 à 5 cuillérées à soupe par jour.
Externe
Décoction. 60 g par litre d’eau ; s’utilise en injections vaginales, en inhalations. Elle est aussi renommée pour lotionner les peaux rouges congestionnées, irritées (on peut aussi employer une décoction d’aiguilles).[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
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[wptab name=’Soins’]
Influences Psychologiques
Le fait de marcher dans une pinède aide l’homme à retrouver le contact avec ses cycles vitaux et à entrer en harmonie avec les événements naturels.
L’essence de pin a un effet stimulant et dynamisant sur le cortex surrénal, la glande endocrinienne chargée de la réaction au stress. Elle est donc indiquée en cas de fatigue, de convalescence, de chute de la libido pour cause de surmenage.
Esthétique
On connaît l’action bénéfique des bains aux bourgeons de pin dans les cas de fatigue physique ou nerveuse, ainsi que pour conserver la beauté et la souplesse de l’épiderme. On utilisera alors une décoction de cinq à six poignées de bourgeons de pin préalablement séchés et bouillis pendant trente minute dans 5 ou 6 litres d’eau. Cette préparation sera versée dans l’eau tiède du bain.
Les bains, les bains de pieds ou les bains pour les mains sont indiqués en cas de sudation excessive.
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Anis Vert
Les graines, verdâtres, allongées, récoltées à la fin de l’été, ont une saveur sucrée très aromatique : elles sont utilisées pour l’usage médical, la confiserie (anis de Flavigny), la distillerie (anisette), la pâtisserie (pain d’épice, biscuits).
Pline l’Ancien accordait à l’Anis le pouvoir de faire dormir et de garder la jeunesse du visage.
L’Anis est un bon antispasmodique qui calme les estomacs douloureux et les menstruations difficiles. Il est surtout recommandé contre les troubles nerveux dyspeptiques (contractions, douleurs des organes digestifs, vertiges, palpitations et sensation d’opression après les repas, aérophagie). Il soulage fort bien les coliques venteuses.
Son action apaisante le fait recommander aussi par le Dr Leclerc contre l’asthme et la toux quinteuse.
L’Anis est encore un galactogène très réputé qui augmente la sécrétion lactée chez les nourrices, tout en calmant les coliques des nourrissons (d’après le Dr Cazin).
Enfin, on a recommandé l’Anis contre la fatigue générale accompagnée de migraines et de défaillance cérébrale.
[wptab name=’Description’] Famille des ombellifères
On l’appelle également : Anis d’Europe, petit anis
Plante herbacées qui vient d’Egypte. Elle est cultivée autour de la Méditerranée.
Originaire du Levant, l’Anis vert est une plante cultivée qui fut introduite en Europe au XVIème siècle. En France, l’Anis vert est cultivé près d’Albi, en Anjou et en Touraine. On trouve dans le commerce plusieurs variétés : Anis d’Espagne et de Malte, A
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 10 à 15 g de graines par litre d’eau ou une cuillerée à café par tasse. Prendre 2 ou 3 tasses par jour. Contre les coliques des enfants, on peut infuser les graines d’Anis dans le lait.
Liqueur digestive d’Anis. Faire macérer au moins un mois 50 g d’Anis et 1 g de Cannelle dans un demi-litre d’eau-de-vie blanche pour fruits.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Antispasmodique
- Apaisant
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour fortifier les gencives et conserver une haleine fraîche, on peut se rincer la bouche avec une préparation obtenue en faisant macérer pendant une quinzaine de jours 15 grammes de semences d’anis vert dans un demi-litre d’alcool à 40° ou un volume équivalent d’eau-de-vie de pays.
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Rose Rouge
Beaucoup d’auteurs ont attribué à la Rose rouge une grande efficacité contre la tuberculose. Inventée par les médecins arabes, la conserve de Roses, ou djelendjoubin, était considérée par Avicenne comme spécifique de la phtisie, et ce remède continua à avoir du succès auprès des médecins du Moyen Age et de la Renaissance.
Le Dr Roques préconisait encore au siècle dernier cette conserve de Roses, et le Dr Leclerc la recommandait en citant des observations médicales à l’appui. La valeur tonique de ce remède le rend utile, de toute manière, aux gens fatigués et débilités.
Tonique et astringente, la Rose rouge est aussi prônée, à l’instar de Cazin, dans les écoulements muqueux chroniques, la leucorrhée, les hémorragies et la diarrhée.
Au temps de Napoléon, cette Rose eut une telle réputation que les médecins-majors des armées impériales venaient en personne à provins pour se ravitailler en pétales séchés et préparés : on les utilisait dans la dyspepsie, les entérites, les maux de gorge, la débilité, les maladies de peau et les affections des yeux.
L’essence de Roses contient une substance fortement anesthésique qui explique l’utilisation de l’eau distillée de Rose comme collyre, pour calmer la douleur de l’inflammation. Sa valeur antiseptique, de plus, est considérable, puisqu’une communication faite à l’Académie des sciences révèle que, employée à 1 ou 2 p. 1000, elle a une action stérilisante aussi active qu’une solution à 5 p. 1000 de phénol. Des recherches récentes, faite par P. Tanret et L. Jacques, on montré qu’une macération aqueuse de Rose rouge était douée de propriétés antibiotiques puissantes contre des ennemis aussi sérieux que le staphylocoque, le colibacille, le protéus, le pyocyanique.
Pour l’usage externe, la Rose rouge est utilisée pour son astringence, en lavements contre la diarrhée, en gargarismes contre les angines, en injections contre les pertes blanches.
Elle est très utilisée pour les soins de la peau et entre à ce titre dans de nombreux remèdes : pommade rosat, eau distillée de Rose, vinaigre de rose, encore en usage dans le nord de la France, pour traiter les plaies qui suppurent.
Elle eut aussi une certaine réputation contre les hémorroïdes. Un texte ancien d’Assyrie-Babylonie, retrouvé dans les tablettes de Gilgamesh, donne une recette de « suppositoire », composé de pétales de Rose broyés et de térébenthine, à introduire dans l’anus « graissé avec de l’huile de Cyprès ». Arnaud de Villeneuve, célèbre médecin espagnol du Moyen Age, recommande la recette suivante dans son ouvrage Regimen sanitatis : « Faites bouillir dans l’eau un sachet composé de 3 parties de feuilles de Rose et de 4 de feuilles de Myrtille ; exprimez-le et que le malade y reste longtemps assis dessus, matin et soir » (en somme, une façon intelligente d’envoyer son malade dans les roses…).
La Rose à cent feuilles (Rosa centifolia) sert à préparer l’eau de Rose, ainsi que la Rose de Puteaux et la Rose de Damas.
La Rose sauvage est la fleur du Rosier sauvage ou Eglantier.
[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.
On l’appelle aussi Rose de Provins, Rose de France, Rose provinciale ou Rose de Champagne.
C’est une des Roses indigènes les plus cultivées pour la beauté et le parfum suave de ses fleurs veloutées, rouge foncé. On les récolte avant épanouissement pour l’usage médical.
Parfum : riche, rosacé, intense, doux
Action énergétique : yin
Planètes dominantes : Vénus, Jupiter
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion de pétales. 8 à 15 g par litre d’eau bouillante, dont on prend 2 ou 3 tasses par jour, entre les repas.
Le véritable djelendjoubin arabe (ou zuccar de Rose) se prépare « en faisant sécher à l’ombre des pétales de Rose rouge non encore complètement épanouie, jusqu’à résorption de l’humidité ; broyer alors dans un mortier de pierre en ajoutant le triple de leur poids en sucre blanc ; placer le tout dans un vase de verre bouché d’un parchemin et exposer 3 mois au soleil en remuant souvent. Conserver ensuite dans un endroit frais ».
On peut, plus simplement, préparer la conserve selon la recette du Dr Leclerc : broyer les pétales avec 3 fois plus de sucre et un léger sirop de sucre, de façon à obtenir une pâte de la consistance du miel. Prendre 50 à 60 g par jour entre les repas (les tuberculeux peuvent ajouter une forte pincée de poudre de Prêle).
La confiture de Roses, très efficace contre les diarrhées, se prépare en faisant infuser 60 g de pétales dans 2 litres d’eau bouillante. Laisser en contact 24 heures. Faire bouillir avec 1 Kg de sucre jusqu’à consistance de sirop. Absorber plusieurs cuillerées par jour jusqu’à la cessation complète des troubles.
Externe
Infusion concentrée, à raison de 50 à 60 g par litre d’eau bouillante pour les gargarismes, les lavements, les injections, les lavages des yeux enflammés.
Pour la beauté des yeux, des compresses froides imbibées de cette infusion sont excellentes, mais imbibées d’eau de Rose du commerce elles sont aussi radicales pour apaiser l’inflammation des paupières détendre et faire briller le regard.
Miel rosat. Appelé encore mellite de Rose, il se prépare en laissant infuser une demi-heure à feu doux 100 g de pétales dans 400 g d’eau bouillante. Passer et faire dissoudre 650 g de miel dans le liquide. A utiliser en collutoire ou à ajouter au liquide des gargarismes (30 g par tasse).
Pommade rosat. Sa réputation contre les gerçures des lèvres n’est plus à faire. Elle se prépare en faisant fondre à feu doux 50 g de cire blanche. Y mêler 100 g d’huile d’Amandes douces. Laisser refroidir et ajouter alors, en mélangeant bien, 50 cg de carmin délayé dans un peu d’huile et 10 gouttes d’essence de Roses.
Vinaigre rosat. Il se prépare en mettant à macérer 100 g de pétales séchés dans un litre de vinaigre blanc. On peut ajouter quelques racines d’Iris bien sèches, qui parfumeront davantage. Bien boucher et exposer 10 jours au soleil. On utilise ce vinaigre (à raison de 5 à 25 g par tasse) comme astringent à ajouter à l’eau des gargarismes et des injections, et à celle des ablutions pour les soins de beauté de la peau. Etendu d’eau bouillie, il stérilise et fait cicatriser les blessures ; il est souverain contre les coups de soleil.
Ne jamais utiliser d’instruments en fer pour toutes ces préparations.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Tonifiant
- Astringent
- Anesthésique
- Antiseptique
- Antibiotique
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[wptab name=’Soins’]
Influences Psychologiques
Elle élimine les humeurs colériques et l’amertume (elle adoucit et apaise). Son parfum donne un « coup de fouet » à l’esprit, c’est un antidépresseur qui combat les états d’abattement et de douleur.
L’essence de rose calme également les névroses anxieuses et les somatisations cardiaques, avec palpitations et accélération des battements.
Esthétique
L’eau de rose est un tonique astringent qui peut être utilisé soit comme démaquillant, soit comme lotion, pour le cou et le visage. On peut obtenir une eau de rose en faisant infuser, pendant une demi-heure, dans 1 litre d’eau bouillante la valeur de quatre ou cinq poignées de pétales secs de roses rouges. Filtrée, cette préparation peut être utilisée en compresses tièdes sur le visage. On peut la conserver trois ou quatre jours au réfrigérateur.
En compresses froides sur les paupières, cette lotion repose et embellit les yeux fatigués.
Depuis la nuit des temps, un flacon d’eau de rose fait partie des instruments de la toilette féminine et, appliquée délicatement sur la peau, elle l’aide à retrouver sa fraîcheur et son tonus.
Si l’eau de rose représente l’aspect le plus léger de la fleur, comme la rosée qui se pose sur la peau, l’huile a plus de corps, elle pénètre en profondeur, apaise et adoucit comme une caresse : la peau irritée, fatiguée et « stressée » est soulagée par la caresse de la rose, elle retrouve ce qu’elle perd quotidiennement, elle se calme et retrouve son équilibre.
L’huile essentielle de rose est, avec celle du jasmin, une alliée précieuse pour le traitement de tous les types de peau, en particulier en cas de problèmes de couperose, car elle a un effet astringent, prévient les rides et soigne les peaux rougies ou asphyxiées. Ajoutée à des crèmes ou des masques de beauté, en massage pour le visage et le corps, elle prévient le vieillissement et tonifie les tissus.
La rose, le jasmin et la fleur d’oranger sont les trois meilleures essences florales, les plus délicates et les plus coûteuses et elles sont toutes les trois très bénéfiques pour la peau. Utilisées en très petites quantités (une goutte de chacune), elles enrichiront un traitement de beauté du visage, le rendant digne d’une princesse de légende.
Intimité
Connue depuis des siècles comme aphrodisiaque, elle n’a pas un effet stimulant comme d’autres essences, mais agit sur la tension nerveuse, réconfortant le cœur et vivifiant l’esprit. Il semblerait qu’elle stimule la production de spermatozoïdes, qui diminue à cause d’un stress chronique, ce qui est souvent une cause de stérilité dans un couple.
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Cumin
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Le Cumin figurait dans la plupart des recettes culinaires des Romains et, de nos jours, il est particulièrement apprécié des Allemands, des Hollandais et des Anglais, qui l’utilisent comme condiment dans les pains et gâteaux, les fromages, etc. Stomachique et carminatif, le Cumin facilite la digestion des mets un peu lourds. Il jouit aussi de propriétés stimulantes et diurétiques et, comme l’Anis, il favorise la sécrétion du lait chez les nourrices. Il ne faut toutefois pas en abuser, car il est légèrement irritant. Les Arabes utilisent comme aphrodisiaque un mélange de miel, de Cumin et de Poivre, dont ils usent deux fois par jour.
On en fait des cataplasmes pour résoudre les engorgements des seins et des testicules.
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[wptab name=’Description’]Famille des Ombéllifères.
On le surnomme Faux Anis.
Avec sa tige grêle et rameuse et ses feuilles découpées en lanières, le Cumin n’est pas sans rappeler le Fenouil. La saveur aromatique de ces fruits comme leur action médicinale les apparentent à ceux de l’Anis.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Condiment. Mêler le Cumin aux aliments dont la digestion n’est pas de tout repos ou qui provoque des gaz intestinaux (fromages forts genre Munster, choucroute, haricots, viande en daube, plats orientaux).
Infusion. Une cuillerée de semences par tasse d’eau bouillante. On laisse 10 minutes en contact et on prend une tasse après chaque repas.
Externe
Cataplasmes résolutifs. Se préparent avec des semences infusées dans l’eau bouillante et glissées, chaudes entre deux épaisseurs de linge fin.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Stomachique
- Carminatif
- Stimulant
- Diurétique
- Aphrodisiaque
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Pavot officinal
Les Assyro-Babyloniens utilisaient déjà le Pavot comme anesthésiant, ainsi d’ailleurs que les Hindous.
Mais ce sont surtout les Chinois qui mire en honneur, comme narcotique, le suc du Pavot ou opium. En dehors de la guérison, l’apaisement de la douleur n’a-t-il pas toujours été le but suprême de la médecine ? C’est pourquoi, de son côté, Sydenham a pu déclarer que « sans le suc de Pavot, la Médecine aurait été manchote et bancale ».
En France, les capsules de Pavots ne sont plus délivrées en pharmacie, en l’absence de prescription médicale, depuis le décret de 14 avril 1911.
Elles étaient utilisées après avoir été privées de leurs graines, qui sont dépourvues de pouvoir narcotique et apportent un élément huileux indésirable. On les employait comme sédatif général, comme calmant de la toux et de la douleur. Mêlées à la racine de Guimauve, elles permettent de préparer le « gargarisme calmant du Codex ». On les utilisait aussi en lavements contre les douleurs abdominales. Les feuilles de Pavot entrent dans la composition de baume Tranquille.
Quant à l’opium, il était un des éléments de la plupart des calmants et, à ce titre, il entrait dans plusieurs préparations galéniques, dont beaucoup sont abandonnées par la thérapeutique actuelle (extrait thébaïque, poudre de Dover, teinture d’opium, sirop diacode). D’autres sont encore utilisées (laudanum de Sydenham élixir parégorique), mais assez rarement, à titre d’antalgique. En pratique, de nos jours, on emploie plutôt la morphine, alcaloïde extrait de l’opium.
[wptab name=’Description’]Famille des Papavéracées.
On l’appelle encore Pavot à opium.
On emploie rarement les feuilles pour l’usage médical. Ce sont surtout les têtes ou capsules de Pavot, renfermant de nombreuses graines blanches, qui sont utilisées. En Orient, pour obtenir l’opium, on incise la capsule au moment où celle-ci passe de la couleur verte à la couleur jaune : c’est avec suc ou latex qui s’écoule qu’on prépare l’opium.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]En pratique, de nos jours, on emploie plutôt la morphine, alcaloïde extrait de l’opium.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anesthésiant
- Narcotique
- Sédatif
- Antalgique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]







