Aux Vertus des Plantes
Categories
Categories

Système circulatoire, vasculaire

Kola ou Cola

.

Contenant de la caféine, de la théobromine et du tanin, la noix de Kola a des propriétés toniques, excitantes et reconstituantes. Les indigènes la mâchent pour combattre la fatigue et apaiser leur faim et leur soif. C’est un aliment d’épargne, un tonique du cœur qui apporte une légère excitation cérébrale et musculaire. Elle empêche de sentir la fatigue et diminue l’essoufflement. Elle est contre-indiquée, toutefois, dans certaines affections cardiaques et ne doit pas être prise en fin de journée, afin d’éviter l’insomnie.

[wptab name=’Description’]Famille des Sterculiacées

La noix de Kola (ou mieux la semence) est produite par trois arbres croissant sur la côte occidentale de l’Afrique.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

La Kola entre dans de nombreux vins fortifiants, élixirs et liqueurs. On l’utilise aussi sous forme d’extraits, de granulés, de teinture, de poudre (5 à 10 g par jour).
Vin de Kola. Faire macérer 60 g de Kola concassée finement, pendant 10 jours, dans un litre de vin de liqueur (muscat, par exemple). Boucher et agiter chaque jour. Filtrer et prendre 2 ou 3 verres à madère par jour.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Excitante
  • Reconstituante
  • Cardiotonique

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Bay

Indications (VT +) :

  • Infection dentaire, odontalgie +++, amygdalite +++, hépatites virales +++, entérocolite virale, colite bactérienne, choléra, dysenterie amibienne +++
  • Cystites, salpingite, urétrite +++
  • Névrite virale, névralgies ++
  • Zona, sclérose en plaques, poliomyélite, parasitoses cutanées, gale, acné infecté +++
  • Sinusite, bronchite, grippe, tuberculose
  • Paludisme +++
  • Asthénies physique et intellectuelle, grande fatigue, hypotention ++, accouchement difficile +
  • Dysrégulation thyroïdienne
  • Polyarthrite rhumatoïde

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques.

[wptab name=’Description’] Famille des Myrtacées

On l’appelle également : Piment de la Jamaïque, poivre de la Jamaïque

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuille

  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (4 – 7%)
  • Hydrocaarbures : octane, undécane, dodécane
  • Phénols : eugénol (70-90 % et jusqu’à 95 %), isoeugénol (6 %), chavicol (0,3 %)
  • Phénols méthyl-éthers : eugénol M.E. (1,2 – 4,4%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse +++, antibactérienne puissante à large spectre d’action (gr + et gr -), antivirale +++, antifongique, antiparasitaire, antiseptique
  • Stimulante générale, utérotonique, hypertensive, aphrodisiaque légère ++
  • Cautérisante cutanée +, pulpaire +++

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Menthe poivrée

Indications (VT +) :

  • Insuffisance hépato pancréatique +++, indigestion, dyspepsies, vomissements, mal des transports
  • Aérophagie, aérocolie, hépatites virales, cirrhose, coliques hépatiques, colites inflammatoire et spasmodique, ulcère, atonie gastro-intestinale, gastralgie, entéralgie, fièvre-jaune
  • Cystites, prostatite, coliques néphrétiques
  • Dystonie neurovégétative, asthénie, migraine, céphalées +++
  • Zona, névrite virale (dont celle du nerf optique), névralgies, sciatique ++ ;
    Prurits (urticaire, eczéma) ++
  • Accouchement
  • Rhinite, sinusite, otite, laryngite
  • Trouble de la vision (d’origine circulatoire), éréthisme, hypotension, lipothymie

Contre-indications : Bébé avant 30 mois par voie orale ; usage externe, sauf très localisé (front, tempes, et lobes des oreilles)

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

Parfum : frais, fort, doux-amer, pénétrant
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Jupiter, Vénus, Mercure
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Partie aérienne

(variations selon les clones Franco, Hongro, et Italo-Mitcham) :

  • Monoterpènes (2,5 – 18%) : (-)-alpha-pinène (2%), beta-pinène (4%), (-)-limonène (2,3%)
  • Sesquiterpènes (-)-beta-caryophyllène, (-)-bicyclo-élémène, (-)-z-bulgarène
  • Alcools non terp. : octan-3-ol
  • Monoterpénols : (-)-menthol (38-48 %) , (+)- néomenthol, (-)-iso-mentol, néo-isomenthol, (+) et (-)- pipériténol, isopipériténol
  • Monoterpénones : (-)-menthone (20-30 % et jusqu’à 65 %), (+)- isomenthone, néomenthone (2,7%), néo-isomenthone (2,5%), (+)-pipéritone, (-)-pipéritone, isopipé-riténone, (+)- pulgégone (<3%)
  • Oxydes terp; ! 1,8-cinéole (5,75%), (-)-menthofurane (<3%), pipéritonoxyde
  • Esters terp. : acétates de (-)-menthyle (2,8-10%), de néomenthyle et d’isomenthyle, butyrate et isovalérate de menthyle
  • Coumarines : aesculétine
  • Composés sulfurés : diméthylsulfide, mintsulfide

[/wptab]ges

[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse, bactéricide, viricide (antiamaryle +++), fongicide, vermicide
  • Tonique et stimulante +++ : cardiotonique, hypertensive, utérotonique, entérotonique, stimulante digestive (carminative, anti vomitive, stomachique, hépatotonique, reconstituante hépatocellulaire, cholagogue, cholérétique, pancréatostimulante) ; neurotonique (et équilibrante)
  • Anticatarrhale, expectorante, mucolytique
  • Antalgique, anesthésiante +++
  • Anti-inflammatoire intestinale et urinaire
  • Décongestionnante prostatique
  • Hormon-like, favorise les règles (régulation ovarienne)

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

Utilisée en massage, friction ou bain, l’huile essentielle de menthe combat la fatigue et tonifie le système nerveux. Le parfum de la menthe maintient l’esprit éveillé, restaure la concentration et la mémoire en cas de surmenage intellectuel, d’apathie et de paresse. Elle est indiquée à la fois pour ceux qui exerce un travail intellectuel et pour ceux qui mangent mal ou trop et qui ont ensuite du mal à se concentrer, du fait de la lenteur de leur digestion.

Intimité

Elle est légèrement aphrodisiaque et peut être utilisée en cas d’impuissance.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Hysope

« Lave-moi avec l’Hysope et je serai net », dit le roi Salomon, qui employait cette plante sacrée avec le bois de Cèdre contre la lèpre. Au Moyen Age, sainte Hildegarde l’utilisait, associée à la Réglisse et à la Cannelle, comme « puissant remède des affections du foie et du poumon », et, unie à la tisane des quatre fleurs, « pour soulager les nonnes chez lesquelles le chant a provoqué de l’enrouement ».
De son côté, Trotula, la ‘Sage Matrone », une des gloires de la fameuse école de Salerne, la recommandait pour purger le poumon de son phlegme, surtout unie à la Figue.
De nos jours, c’est toujours contre les affections des bronches qu’on utilise l’Hysope. C’est un excellent expectorant, puis asséchant, qui favorise la respiration par action sur les centres nerveux. On le préconise contre la toux et l’oppression, les maladies de bronches avec essoufflement, contre m’asthme. Stimulant, il relève le tonus amoindri par la toux, mais les sujets nerveux, toutefois, ne doivent l’utiliser qu’à petites doses.
Pour l’usage externe, la plante est résolutive et vulnéraire. Elle entre d’ailleurs dans la composition de « l’alcoolat vulnéraire » officinal. On l’utilise en gargarismes dans les affections de la gorge et en cataplasmes contre les blessures, les ecchymoses, les entorses.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées

C’est l’Esobh ou Herbe sacrée des Hébreux. Comme la Lavande et le Thym, l’Hysope est une plante familière des lieux arides de notre Provence. On emploie les feuilles mondées et les sommités fleuries, qui répandent une odeur forte et aromatique.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de feuilles et sommités fleuries par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.
Sirop. Se prépare avec une infusion concentrée, à raison de 100 g de plante par litre d’eau. Laisser infuser plusieurs minutes. Passer, ajouter 1,5 kg de sucre et laisser cuire jusqu’à l’obtention d’un sirop. Prendre 5 cuillerées à soupe par jour.

Externe

Infusion concentrée : en gargarismes ou en compresses chaudes.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Expectorant
  • Asséchant
  • Stimulant
  • Vulnéraire

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

L’eau d’hysope, dérivée du processus de distillation de l’huile essentielle, a un caractère nettement masculin et représente un excellent tonique après rasage.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Hysope officinale ssp officinale

Indications (VT +) :

  • Rhinopharyngite, sinusite, bronchite, emphysème, asthme, toux, pneumonie +++
  • Cystite post-infectieuse
  • Plaies, ecchymose, cicatrice, lèpre
  • Sclérose en plaques (action indirecte)
  • Troubles ovariens (à la puberté)
  • Asthénie

Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse, vieillards (neurotoxique, abortive)

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

L’hysope officinale est un arbrisseau que l’on trouve dans les environnements de type garrigue dans les régions méditerranéennes. Ses fleurs, qui peuvent être violettes, bleues, blanches ou rouges, sont groupées en épis.

Parfum : doux, épicé, herbacé
Action énergétique : yang
Planète dominante : Jupiter
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie

  • Monoterpènes (25-30%) : (-)-beta-pinène (15,2-22,87%)
  • Sesquiterpènes (12%) : beta-caryophyllène (2,91-3,21%), germacrène D (0,75%)
  • Sesquiterpénols (5-10%) : nérolidol (1,37%), spathulénol
  • Phénols méthyl-éthers (4%) : myrténol méthyléther (2,72%), chavicol méthy-éthers (0,8%)
  • Monoterpénones (45-58 %) : alpha- et beta-thujones (tr. Et 0,12 %), camphre, (-)-pinocamphone (11,85-12,18 %), isopinocamphone (31,67-32,57 %), (subchémotype possible : pinocamphone 53 %, isopinocamphone 5 %)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Négativante
  • Anticatarrhale ++++, mucolytique, lipolytique, décongestionnante
  • Antiasthmatique (diminution de l’irritation des muqueuses bronchiques) ++
  • Anti-inflammatoire pulmonaire
  • Régulatrice des métabolismes des lipides (intestin grêle-foie)
  • Anti-infectieuse, bactéricide (staphylocoque, pneumocoque) + à ++, viricide +++, parasiticide +
  • Cicatrisante
  • Tonique (à faibles doses)

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

Elle a un effet tonique sur l’esprit, qu’elle rend plus clair et lucide. Son action est semblable à celle de l’essence de basilic, quoiqu’elle soit moins incisive et pénétrante. De nombreux peuples de l’Antiquité parfumaient le pain avec de l’hysope pour purifier le sang et l’esprit.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Matricaire

Indications (VT +) :

  • Dermatoses, plaies infectées, ulcère, eczéma ++
  • Dyspepsies +, ulcère gastroduodénal ++
  • Cystites
  • Aménorrhée, dysménorrhées

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées

On l’appelle également : Camomille sauvage,Camomille vraie, Matricaire camomille, Petite Camomille

La Matricaire est une plante herbacée annuelle.

Elle fleurit de mai à novembre et on la rencontre dans toutes les régions à l’état sauvage en particulier le long des chemins.

Parfum : herbeux, doux
Action énergétique : yin
Planète dominante :Soleil
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Fleurs

  • Sesquiterpènes : chamazulène (<5%), dihydrochamazulènes I et II, bisabolènes, trans-beta-farnésène
  • Sesquiterpénols : (-)-alpha-bisabolol (8%), spathulénom, farnésol
  • Oxydes sesquiterp. : bisabololoxydes A (23 %), B (10 %), et C, époxy-bisabolol
  • Lactones sesquiterpéniques
  • Coumarines et méthoxycoumarines : ombelliférone, herniarine,
  • Ethers : “éther bicyclique polyénique” (1-10%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique digestive, stomachique +
  • Anti-inflammatoire ++, cicatrisante
  • Antiallergique
  • Décongestive
  • Hormon-like +
  • Antispasmodique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influence psychologique

C’est un antidépresseur et lorsqu’on l’utilise pour un massage de la région du foie, elle atténue la colère des sujets « atrabilaires ».
Son action se combine très bien à celle d’essences telles que celle de rose et de lavande qui ont aussi un effet sur le système nerveux et que l’on peut ajouter, en parts égales, à l’eau d’un bain régénérant et relaxant.

Esthétique

L’utilisation de la camomille pour la beauté est aussi ancienne que son emploi en herboristerie. Ses propriétés la destinent plus particulièrement aux peaux fragiles, sensibles aux intempéries. Aujourd’hui, en cosmétologie on l’utilise seule ou associée à d’autres plantes telle que le romarin, la bruyère et la pensée sauvage.
Sans avoir toutes ces prétentions, la simple infusion de camomille en usage externe sur le visage rendra cependant les meilleurs services dans l’entretien de l’épiderme.
Le shampooing à la camomille nuance discrètement les cheveux clairs en y ajoutant un peu de soleil.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Niaouli

Indications (VT +) :

  • Coronarite, endocardite, artérite +++, athérosclérose, hémogliase ; varices ++, hémorroïdes ++, hémorroïdes hémorragiques
  • Infection respiratoire catarrhale chronique, sinusite ++, rhinopharyngite, bronchite +++, tuberculose ; blépharites
  • Herpès génital +++, condylome acuminé +, lésions planes +++, dysplasie du col +++, vulvovaginite, vaginite leucorrhéique ; fibromes (certains) ++
  • Cancer du sein non-hormono-dépendant (adj.)
  • Amygdalite, aérophagie, gastrite, ulcères gastrique et duodénal, hépatites virales +++, 1 petite insuffisance hépatique +, lithiase biliaire, entérite virale, diarrhées, choléra, cancer du rectum (adj.)
  • Urétrite, et prostatite (Instillation huileuse à 5-10 %)
  • Psoriasis, piqûre de moustique, furoncle, dermite mycosique, lèpre, plaies surinfectées et d’électrocoagulation, rides
  • Peau « cartonnée » (préventif, avant radiothérapie, en usage local)
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Dépression nerveuse (étiologie ; infections virales)

Contre-indications : Aucune connue, mais prudence chez la femme enceinte et le jeune enfant

[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées

On l’appelle également :

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

  • Monoterpènes (17%) : alpha- et beta-pinènes (7,5% et 3%), alpha-phellandrène (tr.), alpha- et gamma-terpinènes, limonène (4-8%)
  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (2%), aromadendrène, allo-aromadendrène, viridiflorène, delta-cadinène
  • Monoterpénols : linalol, terpinène-1-ol-4 (2%), (-)-alpha-terpinéol (9-14%)
  • Sesquiterpénols : (-)-globulol, (+)-viridiflorol (6-15%), nérolidol (1-7%)
  • Oxydes terp. : 1,8-cinéole (38-58 %), époxycaryophyllène II
  • Aldéhydes aliph. : isovalérald., benzald (tr.-0,8%)
  • Composés soufrés

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-infectieuse, antibactérienne (peu ou pas active sur les entérobactéries, mais active à très active sur les coques gr. + : staph. doré ++++, pneumo. +, strep. b-hém. Gr. A +++, entéro. ++), antimycobactérienne (BK d’origine pulmonaire, urogén., lympho.gg. +++, bac. de Hansen), antifongique (cand. ++ à +++), antivirale +++ (incluant les virus lents), antiparasitaire (plasmodium) et antiseptique
  • Fébrifuge
  • Anticatarrhale, expectorante +++, excitante balsamique
  • Anti-inflammatoire + (dim. A-1-glob.), antirhumatismale, temporisatrice des phénomènes allergiques, analgésique, antiprurigineuse
  • Antihypertensive
  • Stimulante hépatocytaire
  • Décongestionnante veineuse ++
  • Litholytique +
  • Hormon-like (action au niveau de l’axe hypophyso-ovarien, oestrogen-like et hypophyso-testiculaire)
  • Tonique cutané, topique
  • Antitumorale ( ?)
  • Protectrice cutané (radioprotectrice)

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Olivier

Très longtemps, la feuille d’Olivier fut utilisée comme tonique et fébrifuge. On l’employait en remplacement du Quinquina dans les fièvres intermittentes. Mais ces qualités réelles sont maintenant éclipsées par la découverte de vertus bien plus importantes. Le premier G. Mazet, en 1938, montra que la feuille d’Olivier avait une nette action hypotensive, confirmée depuis par Oliviero, le bien nommé. La feuille d’Olivier assouplit et dilate les artères, elle favorise aussi la diurèse, fait régresser les œdèmes et diminue le taux d’urée sanguine. Elle est donc indiquée chez les hypertendus et les cardio-rénaux. Sa meilleure indication est l’hypertension essentielle, car c’est surtout sur le minima que s’effectue la baisse de tension.

Les mêmes auteurs ont constaté que la feuille d’Olivier détermine aussi une action hypoglycémiante manifeste : cette propriété est extrêmement intéressante quand l’hypertendu est aussi un diabétique.

L’huile d’olive, la plus parfumée de nos huiles de table, ensoleille la cuisine de son goût exquis et fruité.

C’est aussi une véritable huile de santé pour tous les insuffisants hépatiques. Emolliente et laxative elle favorise l’écoulement de la bile et active les fonctions intestinales. Elle se recommande même dans les coliques hépatiques et pour aider à l’évacuation des calculs biliaires. Elle passe aussi comme anthelminthique. Elle est quelquefois employée pour combattre l’irritation du tube digestif dans certains empoisonnements. Fine et pénétrante, elle sert d’excipient pour des quantités de liniments, d’onguents et de produits pharmaceutiques.

[wptab name=’Description’]Familles des Oléacées.

Originaire de l’Asie et très répandu en Grèce, l’Olivier est cultivé dans tout le midi de l’Europe. Symbole de la Paix et de la Sagesse, l’Olivier était l’objet de célèbres légendes et d’un véritable culte de la part des Grecs, amour parfaitement justifié puisqu’il est un arbre de première nécessité, fournissant une huile inégalable en qualité. Ses feuilles et son huile jouissent de précieuses vertus médicinales.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

En dehors des extraits spécialisés en pharmacie, on peut utiliser la recette du Dr Mazet : faire bouillir une vingtaine de feuilles dans une bonne tasse d’eau jusqu’à réduction de moitié. Passer, sucrer et boire chaud matin et soir (valable contre l’hypertension et contre le diabète).

Huile d’Olive. Elle s’administre à la dose d’une cuillerée à soupe le matin à jeun (on peut la mêler à un jus d’agrumes).

Externe

Lavement. Fait avec une petite poire d’huile d’Olive, il est fort efficace.

Huile. Mêlée à un blanc d’œuf, elle calme instantanément la douleur d’une brûlure et aide à la cicatrisation.

On la recommande en massages des gencives contre le déchaussement des dents.

L’olivier sauvage (Oleastre), très commun en Algérie, plus petit que l’Olivier domestique, et épineux, a aussi des feuilles et des fruits plus réduits. Il était très préconisé comme fébrifuge et on l’administrait sous forme de vin ou de pilules.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Fébrifuge
  • Hypotensive
  • Hypoglycémiant
  • Emollient
  • Laxatif
  • Cholagogue
  • Anthelminthique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Une recette très simple pour bronzer consiste à s’enduire le corps d’huile d’olive avant de s’exposer au soleil. Il est toutefois recommandé d’éviter les expositions prolongées, car l’huile d’olive en elle-même n’est pas un antisolaire des plus efficaces.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Adonis

C’est un des « pères allemands » de la botanique, Bock, dit Tragus, qui signala le premier, à l’époque de la Renaissance, les propriétés de l’Adonis. Utilisée autrefois contre les néphrites et l’urémie, c’est surtout comme tonique du cœur qu’on l’emploie de nos jours : elle fut signalée en 1879 par Budnow et étudiée par Fukelman et Chevalier, lesquels découvrirent son principe actif. L’adonis régularise les mouvements du cœur, agit sur la circulation sanguine et augmente la pression artérielle (son emploi est donc interdit aux personnes souffrant d’hypertension). Elle se place, d’après les auteurs, come une excellente médication intermédiaire entre la Digitale et le Stophantus. Tout en facilitant les fonctions du rein par son pouvoir diurétique, c’est à la fois un précieux tonique du cœur et un bon sédatif, qui possède, de plus, la faculté de s’éliminer très vite.
Moins puissant que la Digitale, certes, mais aussi moins toxique, l’Adonis se révèle comme un excellent remède ne nécessitant pas de pause dans le traitement, très recommandable aussi bien dans le cas d’insuffisance cardiaque que dans les cas de baisse de la tension artérielle (hypotension).

[wptab name=’Description’]Famille des Renonculacées.

On l’appelle aussi Adonide de printemps.

Il existe plusieurs Adonis, mais seule l’espèce vernalis est officinale. Elle pousse volontiers sur les plateaux calcaires des Causses et des Cévennes.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

2 g de feuilles dans 200 g d’eau bouillante à prendre en 24 heures, bien que l’Adonis soit surtout employée en pharmacie sous forme d’extraits aqueux ou alcooliques, ou sous forme de teinture.

[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Diurétique
  • Sédatif

[/wptab]

[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Persil

Dodoens, un des grands botanistes flamands de la Renaissance, signale le Persil dans ses ouvrages comme étant un remède populaire de l’épilepsie, utilisé aussi dans l’asthme et la toux invétérée. Ces propriétés n’ont pas été retenues par la suite.

Les médecins de l’Antiquité, comme Galien et Constantin, puis plus tard Fernel et enfin Cazin ont employé la racine comme diurétique. Ils l’ont préconisée chaque fois qu’il y a œdème (cardiaque ou rénal) et dans les abcès du rein. En même temps qu’elle est diurétique, la racine de Persil est aussi apéritive, comme, d’ailleurs, les quatre autres racines (Ache, Asperge, Fenouil et Fragon) avec lesquelles elle s’unit dans le fameux « sirop des cinq racines ».

La plante entière avec semences contient un liquide huileux, l’apiol, isolé en 1849 par Homolle et Joret, auquel elle doit ses propriétés emménagogues et fébrifuges. Le Persil agit efficacement dans les cas de règles irrégulières, difficiles, douloureuses. Il calme la douleur et rétablit la régularité de la fonction menstruelle.

Les feuilles de Persil possèdent une extrême richesse en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments qui mérite d’être signalée. Lucie Randoin et Paul Fournier, d’ailleurs, ont écrit : « Le Persil est réellement un aliment exceptionnel : tonique, antirachitique, antianémique, antiscorbutique, antixérophtalmique, on peut, sans exagération, le considérer comme l’un des plus précieux aliments de sécurité que la nature a mis généreusement à la disposition de l’espèce humaine ».

Les semences, comme les autres semences d’Ombellifères, jouissent de propriétés carminatives et stomachiques. Pour l’usage externe, les feuilles ont des propriétés résolutives, utilisées depuis longtemps en médecine populaire pour dissiper les engorgements laiteux et tarir le lait des nourrices, comme pour calmer les piqûres d’insectes, les irritations cutanées, les contusions et les ecchymoses. C’est également une plante embellissante, renommée pour éclaircir le teint et pour faire disparaître les taches de rousseur.

[wptab name=’Description’]Famille des Ombellifères.

Cette plante potagère bien connue serait originaire de la Sardaigne, et, en effet, on la rencontre à l’état spontané de l’Espagne à la Macédoine, en Algérie et ai Liban.

La médecine utilise la racine, les feuilles, les semences.

Connu des Grecs et des Romains, le Persil était considéré par eux à la fois comme condiment et comme remède. Par contre, l’époque de Charlemagne semble n’avoir considéré le Persil que comme plante culinaire.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 50 g de racine par litre à boire dans la journée, comme apéritif et diurétique.

Infusion. 4 à 8 g de semences par litre. Prendre 2 ou 3 tasses par jour comme carminatif.

Suc frais. Prendre 100 g par jour, comme emménagogue, 2 ou 3 jours avant l’arrivée présumée des règles. On peut aussi prendre une infusion de plante sèche à la dose de 30 à 60 g par litre, dont on boit 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Cataplasmes de feuilles fraîches pilées, contre les engorgements des seins et les ecchymoses. Dès qu’on vient d’être piqué par un insecte, frotter l’endroit douloureux avec des feuilles fraîches froissées entre les doigts.

Décoction. 50 g de feuilles de Persil par litre d’eau, qu’on laisse bouillir 10 minutes. Faire des ablutions deux fois par jour avec cette eau, contre les rougeurs des joues et contre les taches de rousseur.

Pour affiner les chevilles, il est recommandé de garder toute la nuit des compresses imbibées de cette décoction et maintenues par une bande Velpeau.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritive
  • Emménagogue
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Antirachitique
  • Antianémique
  • Antiscorbutique
  • Antixérophtalmique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut obtenir une lotion tonique en faisant infuser dans un demi-litre d’eau, pendant une dizaine de minutes, de 10 à 15 grammes de persil. Filtrer, laisser refroidir et appliquer en compresse sur le visage.
On peut atténuer les taches de grossesse en utilisant cette même lotion, à laquelle on ajoutera le jus d’un citron.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]