Aux Vertus des Plantes
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Fonctions digestive, hépatique, intestinale, rénale, urinaire

Nerprun

Le Nerprun est un purgatif énergique.

L’écorce, qu’il faut laisser vieillir deux ans avant de l’utiliser, a été abandonné, car, produisant à la fois vomissements et diarrhées, il était trop délicat de l’employer sans discernement.

On utilise souvent les baies, qui constituent, elle aussi, un purgatif très énergique, qu’il ne faut employer que si le médecin a jugé une telle purgation.

On les vantait naguère contre l’hydropisie, la congestion cérébrale, les maladies chroniques de la peau.

On prétend que deux baies prises chaque matin suffisent à éloigner un accès de goutte.

[wptab name=’Description’]Famille des Rhamnacées.

On l’appelle souvent Bourguépine ou Epine de cerf.

Très commun on le trouve le long des chemins et dans les haies sauvages.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Après avis médical, l’écorce s’utilisait en décoction à la dose de 10 à 20 g par litre.

Baies. De 20 à 30. Les paysans absorbent en même temps une bouillie de farine afin d’atténuer la violence de la débâcle diarrhéique.

Décoction de baies. 30 à 80 g par demi-litre d’eau. Prendre en 3 fois, avant le repas.

Sirop de Nerprun, utilisé en règle générale (et encore celui-ci est-il surtout d’usage vétérinaire) pour purger les chiens ou faire passer le lait des chiennes. Pour le préparer, on mélange 1 kg de suc de baie avec 1 Kg de sucre et on cuit jusqu’à consistance de sirop. On utilise ce sirop à la dose de 15 à 30 g.

D’autres Rhumanus sont aussi utilisés en médecine : la Bourdaine et l’Alaterne, espèces indigènes.

L’Alaterne (Rhamnus alaternus), cultivé dans les jardins et dont les feuilles sont légèrement astringentes, était employé en gargarismes contre les maux de gorge (décoction de 50 g de feuilles par litre).

Le Nerprun des teinturiers (Rhamnus infectorius) donne, sous le nom de « graine d’Avignon », des fruits utilisaient pour la teinture en jaune et pour préparer une laque estimée.

L’écorce de Cascara sagrada, ou arbre exotique, Rhamnus purshiana, originaire des forêts de l’Amérique du Nord, sur les côtes du Pacifique. Il a été acclimaté à une certaine altitude dans le Kenya africain et dans les jardins botaniques français. Sous forme de poudre, d’extraits, de teinture, cette écorce est utilisée comme laxatif et en médecine vétérinaire.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif

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Baguenaudier

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Toutes les parties du Baguenaudier sont riches en tanin. Les feuilles, qui ont une amertume considérable, sont purgatives et peuvent remplacer les folioles de Séné, auxquelles elles étaient parfois mélangées frauduleusement.

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[wptab name=’Description’]Familles des Papilionacées.

On l’appelle aussi Séné indigène, Séné bâtard, Séné d’Europe, Arbre à vessies.

Ce petit arbre, qui croît dans les régions chaudes et tempérées de l’Europe et de l’Asie, a des feuilles composées pennées ressemblant assez bien à celle du Séné, et des fleurs jaunes.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. A raison de 30 à 50 g par litre d’eau bouillante, elle est recommandée par Cazin comme purgatif. Pour obtenir une infusion simplement laxative, utiliser une dose réduite de moitié.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif

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Pavot à graines noires

Au point de vue médical, l’huile d’œillette a été très utilisée par les médecins pour les mêmes usages que l’huile de Lin ou que l’huile d’Amandes douces.

Lémery, grand pharmacologue du XVIIIème siècle, admettait que les semences du Pavot noir « sont anodines, pectorales et adoucissantes et l’huile que l’on en tire et propre à décrasser et à adoucir la peau ».

Plus près de nous, Cazin, ardent propagandiste des plantes de son Calaisis natal, considérait l’huile d’œillette comme un excellent laxatif, « dont quelques onces suffisent à déclencher plusieurs selles ».

Dubois, de Tournai, l’a proposée comme succédané de l’huile de foie de morue, bien plus acceptable que celle-ci, et en donna pour preuve une vingtaine d’observations dans le traitement des affections scrofuleuses et du rachitisme.

[wptab name=’Description’]Famille des Papavéracées.

Appelée aussi Pavot-Œillette ou Pavot oléagineux, cette variété de Pavot, aux grandes fleurs à pétales blancs tachetés de violet ou de pourpre, se rattache, d’après Candolle et autres botanistes, au Pavot porte-soies (Papaver setigerum), originaire de la région méditerranéenne et retrouvé dans les palafittes suisses. Ses capsules ne contiennent pas les alcaloïdes que l’on rencontre dans celles du Pavot blanc, ou Pavot à opium.

Ce sont ses graines noires, parfois bleues, qu’on utilise afin d’en extraire l’huile d’Œillette.
Presque uniquement cultivé dans le Nord de la France, ce Pavot devint de plus en plus rare de nos jours.
L’huile d’Œillette, devenue désormais une production quasi artisanale appelée à disparaître, est pourtant, pour les amateurs, une huile fine à saveur de noisette avec laquelle l’insipide huile d’arachide ne saurait rivaliser.

Les Romains, qui utilisaient les graines noires du Pavot oléagineux, semblent avoir ignoré l’huile d’Œillette. Ils mêlaient les graines au miel comme condiment ou, après les avoir torréfiées, les pétrissaient avec de la farine pour en faire des gâteaux appréciés, le placenta mellite papaver.

Ces graines entraient aussi dans le cocetum, boisson qu’on offrait aux jeunes mariés au moment de leur coucher…, ce qui semble prouver que les Romains n’accordaient pas de vertus calmantes à ce Pavot-là.

Les Gaulois utilisèrent l’huile d’Œillette, et le Pavot oléagineux continua à être cultivé en Allemagne, en Flandre, en Europe Centrale.

Au XVIème siècle, l’huile d’Œillette, moins sujette au rancissement que l’huile d’olive et moins chère, était fort prisée à Paris.

Hélas ! Au début du XVIIIème siècle, quelqu’un s’étant avisé de la trouver narcotique, donc nuisible, l’huile souffrit d’une certaine désaffection, malgré l’avis favorable, rendu en 1717, par la faculté de médecine.

Le parlement en défendit même la vente en 1742, et il fallut, pour casser l’arrêt du parlement, les travaux de l’abbé Rozier en 1774 (le même qui protégea aussi l’huile de Colza et de Navette).[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

De nos jours, l’huile d’Œillette est parfois encore utilisée dans les campagnes du Nord, comme adoucissant dans les inflammations de la vessie et, surtout, comme remède spécifique des constipations opiniâtres. On l’utilise à la dose de 10 g qu’on fait bouillir à gros bouillons dans un potage afin qu’elle s’émulsionne et puisse être absorbée sans répugnance.

Externe

Compresses. Imbibées d’huile, on les utilise sur les ulcères et les inflammations.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Pectoral
  • Adoucissante
  • Laxatif

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Curcuma

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Sans doute déjà connu par Dioscoride, le Curcuma était utilisé aux Indes contre les dermatoses prurigineuses et les ophtalmies purulentes. Il jouissait d’une grande faveur au XVIIème siècle, et Lémery le considérait comme apéritif et comme « propre à lever les obstructions de la rate, pour la jaunisse et la pierre ». Cazin et les médecins du XIXème siècle l’employaient comme stimulant du foie, excitant des fonctions digestives et diurétique. Leclerc et Parturier le préconisaient dans la jaunisse et les troubles urinaires. Les propriétés cholérétiques du Curcuma ont d’ailleurs été confirmées à plusieurs reprises. On peut utiliser la poudre comme épice dans certains plats de cuisine exotique.

Le curcuma est une plante médicinale des plus puissantes et des plus connues, grandement utilisé dans la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) et la Médecine ayurvédique.

[wptab name=’Description’] Famille des Zingibéracées.

On l’appelle aussi Safran des Indes, Racine de Safran.

C’est un rhizome qui croît aux Indes orientales et en Chine, ressemblant un peu au Gingembre pour la forme et l’odeur, mais jaune intérieurement : le Curcuma sert d’ailleurs pour la teinture en jaune.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritif
  • Hépatoprotecteur puissant :
    • protège le foie, la vésicule biliaire +++ (en association avec les reishi et fenugrec)
    • inflammations et crises de foie, hépatites, jaunisse +++
  • Cholérétique : augmente la sécrétion de la bile, calculs biliaires +++
  • Laxatif : constipation,
  • Intoxication alimentaire et médicamenteuse (en association avec les reishi et gingembre)
  • Troubles digestifs :
    • Acidité gastrique, brûlures d’estomac, remontées acides ++
    • Douleurs digestives importantes +++
  • Améliore la qualité de la flore intestinale, augmente la production de probiotiques
    • Syndrome de l’intestin irritable, perméable, inflammations intestinales importantes +++
  • accélère la guérison des ulcères gastro-intestinaux +++ (3g/j)
  • Cancers du côlon, pancréas, prostate, peau, oesophage, foie, poumon +++ (en asso

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HE Angélique archangélique (sem.)

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Indications (VT +) :

  • Dyspepsies, colite ++ ;
  • Anxiété +.
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Contre-indications : Usage externe (photosensibilisante par la présence de furocoumarines).

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[wptab name=’Description’] Famille des ombellifères

On l’appelle également : Angélique Officinale, angélique cultivée, archangélique, angélique de Bonhême, herbe ou racine du Saint-Esprit, herbe aux anges

Cette plante est rencontrée dans l’Europe du Nord.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Semences

  • Monoterpènes : phellandrènes ;
  • Coumarines et furocoumarines : impératorine, xanthotoxine.

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[wptab name=’Propriétés’] à faible dose

  • Tonique, excitante, carminative ++
A dose plus élevées
  • Sédative +

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Menthe Pouliot

Connue des Grecs et des Romains, la Menthe Pouliot est reconnue comme stimulante et excitante du système nerveux.

Elle active, d’autre part, la sécrétion bronchique et favorise l’expectoration, ce qui la fait recommander dans l’asthme, la toux quinteuse et l’enrouement. Cazin l’associe alors au Serpolet, à l’Hysope et à la Sauge.

Haller la préconisait aussi comme emménagogue et vermifuge et conte le hoquet et les vomissements.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

La Menthe Pouliot (Mentha pulegium) est une sorte de Menthe à feuilles presque ronde et à peine dentées, appelée parfois Bléchon. La tige, cylindrique, est très rameuse. L’odeur et le goût ne sont pas très agréables. On la rencontre plutôt dans l’Europe méridionale, de l’Espagne à l’Asie Mineure : en Provence, en Italie, en Algérie.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

On utilise son infusion, à la dose de 20 à 50 g par litre d’eau, dont on prend 2 ou 3 tasses par jour. Son essence était employée autrefois pour éloigner les poux du corps.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulante
  • Fluidifiant
  • Expectorant
  • Emménagogue
  • Vermifuge

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HE Sabine

Indications (VT +) :

  • Eczéma ( ?)
  • Rhumatismes ++
  • Verminoses (ascaris, ténia) +

Contre-indications : Grossesse (abortive peut-être lié plutôt à l’extrait total contenant de la podophyllotoxine)

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[wptab name=’Description’]Famille des Cupressacées

On l’appelle également : genévrier sabine

L’espèce est dispersée dans les montagnes du sud de l’Europe, depuis l’Andalousie jusqu’à la Turquie (en passant par les Alpes et les Balkans, et existe aussi dans une localité relicte en Algérie sur les montagnes de Kabylie).

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Rameaux

  • Monoterpènes : alpha- et beta-pinènes, sabinènes, terpinènes
  • Sesquiterpènes : cadinènes
  • Monoterpénols (15 %) : géraniol, citronnellol, « sabinol » ; al. dihydro-cuminique

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique digestive et métabolique (augmentation de l’excrétion uréique)
  • Hémostatique
  • Anthelminthique +
  • Antalgique ++

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HE Oranger bigaradier dit “néroli bigarade”

Indications (VT +) :

  • Insuffisance hépatopancréatique, entérocolites bactérienne et parasitaire +++
  • Varices, hémorroïdes +
  • Bronchite, pleurésie, tuberculose pulmonaire ++
  • Fatigue, dépression nerveuse +++
  • Hypertension artérielle +
  • Accouchement (soutient le tonus) ++

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées

Le bigaradier (Citrus aurantium) est un arbre. Le fruit, les feuilles, les rameaux et la fleur ont de nombreuses applications alimentaires et en parfumerie.

Parfum : floral, chaud, riche, intense et délicat
Action énergétique : yang
Planète dominante : Soleil

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Fleurs

  • Monoterpènes (35%) : (-)-alpha-pinène, beta-pinène (17,75%), limonène (11,45%)
  • Alcools arom. : al.phényléthylique et benzylique
  • Alcools terp. 40 %) : (-)-linalol (30-32 %), (+)-a-terpinéol (2-4,5 %), géraniol (2,5 %), et nérol (1,5 %)
  • Esters teerp. (6,75-21%) : acétates de (-)-linalyle (5-7%), de néryle (3%), et de géranyle (1%)
  • Alcools sesquiterp. : (6%) : (+)-trans-nérolidol(3,5-6%), farnésols I et II
  • Aldéhydes : 2,5-diméthy-2-vinyl-hex-4-énal, décanal, benzaldéhyde
  • Cétones : jasmone
  • Composés azotés (0,5-1,2%) : méthylanthranylate de méthyle (0,6%), indole (0,1%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse, antibactérienne (coli.), antimycobactérienne (BK), antiparasitaire (ankylostomes, lamblias) +
  • Phlébotonique +
  • Tonique digestive (hépatopancréatique) +
  • Neurotonique (recharge, équilibration), antidépressive +++, antihypertensive

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

Elle favorise la venue du sommeil et est très utile pour les enfants sen cas de surexcitation et d’endormissement difficile.
Selon les Anciens, le massage floral avec des fleurs blanches peut soigner la fatigue physique et mentale, donner une nouvelle énergie et faire fuir la tristesse. Il serait peut-être bon de suivre ce conseil, pour combattre le stress et la névrose et, s’il ne vous est pas possible de vous promener dans une cerisaie ou une orangeraie, vous pourrez plus simplement prendre un bain aromatique en utilisant de l’essence de néroli ou vous en servir pour un massage relaxant ou pour de légères frictions aux tempes.

Esthétique

Au niveau de l’épiderme, cette essence très délicate est bien tolérée, même par les peaux sensibles et irritées.
Elle a une action régénératrice au niveau cellulaire, elle tonifie, prévient le vieillissement, désodorise. Suivant l’exemple d’Anna Maria di Néroli, on peut l’utiliser pour la préparation de masques de beauté ou bien l’ajouter à des crèmes nutritives (une goutte par cuillerée à café d’huile ou de crème de base).

Intimité

Impossible de ne pas mentionner que la fleur d’oranger accompagne traditionnellement les noces. En effet, son parfum magique exerce également une action dans la sphère affective, avec une fonction stimulante et aphrodisiaque, sans nuance agressive, mais dans un érotisme sensuel, romantique et délicat.

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Oranger

La feuille du Bigaradier est très souvent utilisée pour ses propriétés sédatives, car elle calme les spasmes des nerveux et leur permet de trouver le sommeil. Elle et aussi recommandée contre les toux quinteuses, les crampes d’estomac d’origines nerveuses, les palpitations, la céphalalgie et, accessoirement, comme fébrifuge et sudorifique en cas de rhume. On se sert, pour les mêmes usages, de la fleur de Bigaradier, bien que celle-ci soit plutôt réservée pour la préparation de l’hydrolat pharmaceutique extrêmement connu : l’eau des fleurs d’Oranger, appelée encore eau de Naphé, très parfumée, utilisée dans l’alimentation et en pharmacie et qui jouit, elle aussi, de propriétés calmantes. On extrait de ces fleurs l’huile de néroli, qui est la base des eaux de Cologne de qualité.

Bien que la feuille et la fleur d’Oranger doux jouissent à peu près des mêmes propriétés, l’herboristerie utilise surtout celles du Bigaradier, bien supérieures comme arôme et comme goût.

L’orange douce est l’un de nos fruits les plus estimés : Ninon de Lanclos, déjà, la belle des belles, attribuait son inaltérable jeunesse aux Oranges qu’elle mangeait chaque jour. Fruit de luxe encore jusqu’au milieu du XIXème siècle, chacun connaît de nos jours sa richesse en vitamines. L’Orange douce (appelée aussi Pomme de Médie ou de Perse) sert à faire un agréable sirop rafraîchissant et acidulé et une limonade, l’orangeade, recommandés tous deux comme boisson au cours des maladies fébriles. Les zestes servent à faire l’essence de Portugal des parfumeurs.

Seule l’écorce d’Orange amère est utilisée en médecine : elle sert à faire des sirops, une teinture, des alcoolats. Très bon stomachique, c’est, en même temps qu’un apéritif, un excellent tonique de l’estomac et des voies digestives. L’écorce d’Orange douce, beaucoup moins amère, n’a pas une action aussi marquée. On retire des fruits tout jeunes du Bigaradier qui tombent spontanément, nommés Orangettes ou Petits Grains, une huile volatile qui porte leurs noms. Les Orangettes deviennent très dures en séchant et servaient autrefois à faire les pois à cautères, dits « Pois d’Oranges ».

[wptab name=’Description’]Famille des Hespéridacées.

On distingue l’Oranger doux (Citrus aurantium) et le Bigaradier ou Oranger amer (Citrus vulgaris), qui est le plus utilisé en médecine.

Originaire de l’Inde et de la Chine, l’Oranger ne fut introduit en France qu’à l’époque des croisades.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de feuilles ou de fleurs par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes. Prendre 2 ou 3 tasses par jour, dont une le soir au coucher. On peut parfumer et accentuer l’effet avec quelques gouttes d’eau de fleurs d’Oranger.

Décoction concentrée de feuilles (120 à 150 feuilles par litre). Elle était jadis utilisée dans les graves perturbations nerveuses et même contre l’épilepsie.

Sirop d’écorce d’Orange amère. Tonique et stomachique, il se prépare avec 100g de zestes secs coupés en morceaux, qu’on laisse macérer 12 heures avec 100 g d’alcool à 60°. Passer et ajouter un sirop préparé avec 350 g de sucre dans un litre d’eau.

Vin tonique et apéritif. Laisser macérer 100 g de zestes d’Orange amère (ou douce, au goût) dans un litre de vin blanc, avec quelques fleurs de Camomille.

Les Gitans soignent la grippe avec 4 litres de jus d’Orange pur par jour, dont ils boivent un verre tous les quarts d’heure.

Externe

Infusion de fleurs et feuilles d’Oranger. C’est un excellent calmant de la peau, qu’elle adoucit à merveille.

Contre les talalgies (ou douleurs des talons) qui surviennent souvent chez les alités ou les opérés, il est recommandé de couper une orange en deux au moment de la crise, de vider chaque moitié de son contenu et d’y emboîter les talons douloureux. [/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Sédatif
  • Fébrifuge
  • Sudorifique
  • Stomachique

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour resserrer les pores dilatés et favoriser le velouté de l’épiderme, on peut appliquer sur les peaux grasses de fines tranches d’orange. On doit conserver ce masque environ une demi-heure, en restant allongé de préférence dans un calme absolu.
On obtiendra aussi une bonne lotion astringente en ajoutant à un jus d’orange le tiers de son volume d’eau de rose.

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Persicaire âcre

On employait autrefois la plante comme diurétique dans l’hydropisie, la gravelle, les catarrhes vésicaux.

De nos jours, on s’adresse plutôt aux propriétés hémostatiques de la plante. Krarkowen la recommande dans l’hémoptysie, les hémorragies gastriques, vésicales et hémorroïdaires.

Le Dr Kaminskaïa a obtenu de bons résultats dans les fibromes utérins, la ménopause, la déviation de l’utérus et la dysménorrhée des jeunes filles.

D’après le Dr Leclerc, la Persicaire a la propriété de rendre le sang plus coagulable et plus épais.

A l’extérieur, la Persicaire appliquée fraîche sur la peau peut remplacer la Moutarde, car elle est rubéfiante et vésicante.

On emploie aussi la décoction pour dissiper les œdèmes des chevilles et des jambes et pour lotionner les plaies et ulcères (elle servait autrefois à assainir les plaies gangreneuse).

[wptab name=’Description’]Famille des Polygonacées. On l’appelle encore Curage, Herbe de Saint Innocent, mais aussi Persicaire poivrée, Poivre d’eau, Piment d’eau, Renouée âcre, à cause de sa saveur brûlante et poivrée.

La Persicaire croît dans les mares, les étangs et les eaux dormantes.

La Persicaire douce (Polygonum persicaria), encore appelée, Pilingre, a les mêmes caractères botaniques que la Persicaire âcre, mais ses feuilles sont veinées de noir et son goût est insipide.

Elle est surtout vulnéraire et sert, à l’extérieur, en décoction (15 à 30 g par litre) pour arrêter les hémorragies et soigner les plaies. Broyée et saupoudrée de sel, on la glisse entre deux linges, afin d’en faire une compresse réputée contre les maux de tête.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Poudre. Prendre 1 à 4 g de feuilles séchées par jour (saupoudrée sur les aliments, elle peut remplacer le poivre).

Infusion. 5 à 15 g par litre d’eau bouillante, dont on prend 2 verres à bordeaux par jour.

Externe

Cataplasmes de plante fraîche broyée ; révulsif remplaçant la Moutarde pour tous les usages de celle-ci.

Décoction. 15 à 30 g par litre d’eau bouillante. Elle sert à imbiber des compresses à appliquer sur les plaies ou les parties enflées.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Hémostatique
  • Rubéfiant

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