Aux Vertus des Plantes
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Fonctions digestive, hépatique, intestinale, rénale, urinaire

Citron

Bien connue de tous, la richesse du Citron en vitamine C en a fait un précieux médicament contre le scorbut au moment où sévissait celui-ci. Très rafraîchissant, le Citron a donné son nom aux “limonades” et “citronnades” désaltérantes, précieuses en cas de grippe, de maladies fébriles ou tout simplement de canicule.
Mais là ne se borne pas son rôle thérapeutique. Il agit remarquablement sur les hydropisies dues à la cirrhose du foie, comme l’ont démontré le Pr Binet et P. Tanret. Verne, Lafitte et Zampir ont aussi prouvé qu’il combat la sclérose des artères et leur garde leur souplesse. On le recommande, en général, chez les arthritiques, les obèses, les rhumatisants et à ceux qui souffrent de lithiase urisque ; “la cure de Citron” dans les syndromes de la cinquantaine, n’a pas cessé de faire parler d’elle.
Contrairement à la plupart des fruits, qui sont défendus aux diabétiques à cause de leur richesse en glucides, le Citron est doué, d’ature part, de propriétés favorables dans le traitement du diabète (travaux de G. Parturier).
L’écorce du Citron, sèche ou fraîche, possède des vertus toniques qui la font employer dans certains apéritifs. Elle est aussi carminative.
Quant aux pépins, très amers, ils ont été prescrits autrefois comme vermifuge et même contre la fièvre.
A l’extérieur, les propriétés antiseptiques du jus de Citron sont très connues : les badigeonnages contre les angines et les aphtes sont d’un usage courant.

[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées

Répandu en Palestine et aux Indes depuis des siècles, le Citronnier ne fut connu en Grèce, puis en Italie, qu’au début de l’ère chrétienne. Les Arabes l’introduisirent ensuite en Europe occidentale. On le rencontre actuellement, cultivé en pleine terre, sur tout le littoral de la Méditerranée. Menton est la capitale française du Citron.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Jus. Il est employé en badigeonnages antiseptiques. Astringent, il est recommandé contre les pores dilatés et les points noirs qui ponctuent les peaux grasses. On l’emploie pur ou dilué avec de l’eau d’Evian ou de l’eau de Rose selon la sensibilité personnelle. Une goutte de jus de Citron dans chaque œil avive le regard. La dernière eau de rinçage des cheveux additionnée d’un jus de citron les rend souples et brillants.

Limonade. Mettre 2 Citrons non pelés, coupés en tranches, à macérer dans 1 l d’eau froide ou chaude, sucrée au goût du chacun. Elle est recommandé dans les maladies fébriles. Jus de Citron. 200 à 300 g par jour, contre l’artériosclérose, les rhumes et les bronchites.

Externe

Chez les Arabes, l’écorce du Cédrat (une des espèces de Citron) bouillie avec du miel jusqu’à consistance de pâte est réputée contre les coliques et les ascaris.

Jus. Il est employé en badigeonnages antiseptiques. Astringent, il est recommandé contre les pores dilatés et les points noirs qui ponctuent les peaux grasses. On l’emploie pur ou dilué avec de l’eau d’Evian ou de l’eau de Rose selon la sensibilité personnelle. Une goutte de jus de Citron dans chaque œil avive le regard. La dernière eau de rinçage des cheveux additionnée d’un jus de citron les rend souples et brillants.

Masque de beauté. On le prépare avec un blanc d’œuf battu en neige additionné de jus de Citron. Le conserver 10 minutes. Pour avoir les mains toujours nettes, les ménagères devraient avoir à leur portée un 1/2 Citron pour se frictionner les doigts et en enlever toutes les taches (épluchages des légumes, par exemple).

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiscorbutique
  • Tonique
  • Carminative
  • Vermifuge
  • Antiseptique

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Le jus de citron appliqué sur le visage chaque matin à l’aide d’un tampon se montre généralement efficace pour éclaircir, tonifier et reposer l’épiderme. On peut également l’utiliser pour raffermir les ongles et adoucir les mains. Un zeste de citron frotté sur les dents les rendra plus blanches.

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HE Angélique archangélique (racine)

Indications (VT +) :

  • Entérocolite spasmodique ++ ;
  • Aérocolie (flatulences, ballonnements) + ;
  • Hémogliase + ;
  • Anxiété +++, fatigue nerveuse ++, insomnie +++, troubles du sommeil ++.

Contre-indications : Usage externe, photosensibilisante due aux furocoumarines (usages localisé ou temporaire possibles).

[wptab name=’Description’] Famille des ombellifères

On l’appelle également : Angélique Officinale, angélique cultivée, archangélique, angélique de Bonhême, herbe ou racine du Saint-Esprit, herbe aux anges

Cette plante est rencontrée dans l’Europe du Nord.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Racine

  • Monoterpènes (73 %) : alpha et beta-pinènes (24 et 1,25 %), limonène (13 %)
  • Esters aliph. et terp.(1,5 – 2%) : acétates de bornyle (0,75%), et de transverbényle (0,45%)
  • Alcaloïdes terp. : nitro-menthadiènes
  • Coumarines (2%) : ombelliférone, archangélicine, angélicine, bergaptène

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Sédative (action localisée sur le système nerveux : en faisant une réponse pharmacologique privilégiée de l’anxiété et des spasmes abdominaux) +++ ;
  • Eupeptique, carminative + ;
  • Anticoagulante ++.

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Fève commune

La fève a toujours eu la réputation d’être diurétique. La médecine populaire utilisait, depuis des siècles, les cendres obtenues par la combustion des tiges et des gousses, comme diurétique et sédatif des douleurs urinaires. Cazin, le professeur A. Robin et le Dr Bouloumié ont préconisé l’infusion de fleurs dans le traitement des pyélonéphrites et des rhumatismes.
Les fleurs sont employées, comme calmant des douleurs, dans les coliques néphrétiques, les affections aiguës des reins, la gravelle et les inflammations vésiculaires des prostatiques.
Mais on utilise aussi les gousses, que certains auteurs conseillent dans l’albuminurie.
La farine de Fève contient une diastase qui facilite et active la panification : elle est parfois mêlée à la farine de blé destinée à faire du pain dans une proportion qui ne doit pas, toutefois, dépasser 2 p. 100.

La pharmacie connaît aussi la Fève de saint Ignace (Strychnos ignatii), famille des Loganiacées, qui nous vient des tropiques. Active par la strychnine et la brucine qu’elle renferme, la Fève de saint Ignace a les propriétés et les indications thérapeutiques de la Noix vomique et de la strychnine. Plus toxique que la Noix vomique, elle a une saveur extrêmement amère et est utilisée en teinture à doses faibles.

La Fève tonka (Coumarouna odorata), famille des Papilionacées, est la semence d’un arbre d’Amérique tropicale dont les indigènes utilisent l’écorce et le bois pour les mêmes usages que le Gaïac. Cette semence est de la taille d’une Fève des marais, mais noirâtre à l’extérieur, blanche à l’intérieur. Elle dégage une odeur aromatique particulière et très agréable due à la coumarine qu’elle contient, rappelant le Mélilot et l’Aspérule odorante (ces deux plantes étant elles-mêmes, d’ailleurs, des plantes « à coumarine »).
La Fève tonka sert à parfumer le tabac destiné à la pipe, et est aussi utilisée par les parfumeurs.

[wptab name=’Description’] Famille des Papilionacées.

On l’appelle encore Fève des marais, mais il en existe diverses variétés cultivées (Grosse du Nord, Séville, Goliath à grains verts, etc.).

Cultivée dans nos jardins, la Fève est une plante herbacée bien connue, à feuilles composées et qui porte des fleurs blanches à taches violacées groupées en grappe.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. Une pincée de fleurs sèches par tasse. Prendre 5 à 6 tasses par jour.
Décoction. 250 g de fleurs sèches par litres, bouillies 2 minutes, et abandonnées 12 heures. Passer et absorber 2 ou 3 tasses par jour.
Poudre. Les gousses, séchées au four, sont réduites en poudre. Mettre à infuser une nuit dans un verre de vin blanc 3 g de cette poudre et boire le matin à jeun.
Décoction. 100 g de gousses par litre d’eau.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Sédatif
  • Calmant

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Fougère mâle

Très ancien médicament, la Fougère mâle était employée par les Anciens. Théophraste et Dioscoride la recommandaient contre les vers larges ou grêles. Celse, médecin du siècle d’Auguste, dans son célèbre De re medica, s’attache lui aussi à ses propriétés vermifuges. Longtemps négligée ensuite, c’est Louis XVI qui tira la drogue de l’oubli. Ce secret consistait en 12 g de poudre de rhizome de Fougère dans 190 g d’eau de Tilleul. Louis XV1 chargea son ministre Turgot de répandre ensuite le remède dans le public.
Depuis, de nombreux travaux on prouvé les grandes vertus vermifuges de la Fougère mâle contre les lombrics, le tænia saginata et le bothriocéphale (elle serait toutefois moins efficace contre le tænia solium armé).
On utilise généralement l’extrait éthéré pharmaceutique, commercialisé sous forme de capsules, où il est parfois associé à des purgatifs. Toutefois, le remède semble être actuellement en disgrâce : son succès thérapeutique n’est pas toujours certain, et il donne lieu à des manifestations d’intolérance (nausées, vomissements, lipothymies). Aujourd’hui, il semble qu’on puisse considérer que l’emploi de la Fougère mâle doit être limité aux cas ayant mis en échec les autres thérapeutiques.
Les frondes de la Fougère mâle, comme d’ailleurs celles des autres Fougères, étaient recommandées pour faire des paillasses sur lesquelles on faisait coucher les enfants rachitiques et les rhumatisants.

Deux autres variétés de Fougères, la Fougère femelle (Athyrium filix femina) et la Fougère à l’aigle (Pteridium aquilinum), étaient jadis employées concurremment avec la Fougère mâle, mais elles sont dépourvues, en réalité, d’activité médicamenteuse.
D’autres Fougère encore, la Lunaire, la Serpentine (Ophioglessum vulgatum), utilisées parfois comme astringent et vulnéraire, sont de nos jours totalement oubliées.

La Fougère royale (smunda regalis), appelée encore Osmonde royale, elle aussi vulnéraire et astringente, possède, de plus, des vertus diurétiques, bien mises en évidence par Aubert.
On l’emploie, très peu de nos jours il est vrai, contre la gravelle, l’hydropisie, la pierre. Elle était aussi renommée contre le rachitisme et les affections scrofuleuses. Cazin l’utilisait contre les engorgements de la rate et les inflammations du péritoine.
Décoction de racine. 30 à 40 g par litre.

[wptab name=’Description’] Famille des Fougères.

Elle croît en abondance dans les lieux humides, les haies ou les bois, où elle forme parfois de véritables touffes. Plante cryptogame, elle ne done jamais de fleurs et n’a pas de tiges aériennes.
On utilise le rhizome, qui doit être recueilli à la fin de l’automne ou en hiver, provenir si possible d’un terrain rocailleux pour être plus actif, et qu’il ne faut pas conserver en réserve plus d’un an.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 à 60 g de rhizome par litre d’eau, que l’on fait réduire de moitié. Prendre le matin à jeun ; une heure après, absorber un purgatif doux (Bourdaine, par exemple). Ne jamais prendre de purge huileuse.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Vermifuge

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Génépi

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Il pousse à grande altitude et le chamois en sont très friands. Le Génépi possède en gros les mêmes vertus que l’Absinthe : il est tonique, stimulant de l’appétit et de l’estomac, emménagogue et fébrifuge.

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[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées

On l’appelle encore Génépi blanc, Absinthe suisse ou Absinthe des Alpes.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

On l’utilise à la dose d’une cuillerée à café par tasse d’infusion.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritif
  • Tonique
  • Emménagogue
  • Fébrifuge

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Girofle

Sainte Hildegarde, au Moyen Age, en vante les mérites contre les maux de tête, la surdité et l’hydropisie. Plus tard, on le trouva bon pour soulager les douleurs, cicatriser les blessures, fortifier l’estomac et le cœur et, surtout, pour préserver de la peste. De nos jours, avec la découverte de l’eugénol, son principe actif, les propriétés du Clou de Girofle ont été confirmées. C’est un antiseptique puissant, puisqu’une émulsion de Girofle à 1 p. 100 seulement est 3 à 4 fois plus antiseptique que le phénol. Il excite l’appétit et suractive toutes les glandes digestives à tous les niveaux. Il stimule les estomacs atones et lutte contre les fermentations et les ballonnements.
Pour l’usage interne, il se montre bénéfique dans les dyspepsies, la prévention des maladies infectieuses et aussi dans les asthénies avec perte de mémoire.

Pour l’usage l’externe, il entre dans de nombreuses préparations, pommades et liniments.
Vanté par Ambroise Paré comma analgésique des douleurs dentaires, cette réputation du clou de Girofle à traversé les siècles : par le truchement de l’eugénol, son élément principal, il est très utilisé en thérapeutique dentaire comme anesthésique et il entre dans la composition de nombreux élixirs dentifrices.
Afin que le clou de Girofle puisse faire apprécier toutes ses qualités sans risquer d’irriter les muqueuses fragiles, il doit être utilisé en petite quantité, afin de ne pas donner un goût amer aux aliments.

[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées.

Il nous arrive des Antilles, de la Réunion, de Madagascar, de l’Inde.
Malgré sa petite taille, par la place qu’il occupe, aussi bien en médecine qu’en cuisine, le Girofle est vraiment le « clou » de nos épices.
Ignoré des Grecs et des Romains, il était, par contre, connu des Chinois avant l’ère chrétienne. Les Arabes nous le firent apprécier.

Sous le nom de Clou de Girofle, ou Clou aromatique, on utilise le bouton floral du Giroflier

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Cicatrisant
  • Antiseptique
  • Apéritif
  • Stimulant (dig.)
  • Analgésique (dentaire)

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Carotte

Remède populaire par excellence de la jaunisse, la Carotte est considérée depuis bien longtemps comme l’amie du foie : les fameuses “Carottes Vichy” n’apparaissent-elles pas à maintes reprises sur les tables des curistes de Vichy, en appoint, en quelque sorte, de la cure thermale ? Précieuse dans les cas d’irritation gastro-hépatique, la Carotte régularise en même temps les fonctions intestinales aussi bien dans la constipation que dans la diarrhée. De nombreux travaux (Moro, Leclerc, Delaitre, etc) ont montré l’efficacité extraordinaire de la Carotte dans le traitement des dyspepsies aiguës et des diarrhées du nourrisson : son emploi est classique dans ces affections, que ce soit sous forme de spécialité pharmaceutique ou simplement en purée ou en soupe.
La Carotte possède aussi une action urinaire très marquée ; elle augmente de 10 % le volume de l’urine et la quantité d’acide urique éliminé (travaux de Vasiliu, Pantera et Timosencu). Cela explique qu’on recommande le jus de Carotte contre la gravelle, les rhumatismes, la goutte, l’arthristisme.
Riches en vitamines, la Carotte renferme surtout une notable proportion de provitamine A, ou carotène, qui en fait un aliment-médicament des plus intéressants ; de ce fait, la Carotte est indiquée pour accélérer la croissance, élever la résistance aux infections, atténuer les troubles visuels et améliorer les épithéliums. Le Pr Binet et le Dr Strumza ont démontré, d’autre part, l’action exercée par le cartoène sur la régénration des globules rouges, ce qui fait de la Carotte un agréable remède de l’ anémie, recommandé tout particulièrement chez les adolescents fatigués et les enfants convalescents. Artault de Vevey, d’autre part, ayant enregistré une moindre vulnérabilité à la tuberculose expériementale chez les lapins nourris uniquement à la Carotte, on administre volontiers du jus de Carotte aux tuberculeux pulmonaires.
Des expérimentations faites par M. Franke et son équipe ont permis d’extraire de la Carotte un produit agissant à la manière de l’insuline et permettant d’abaisser le sucre sanguin chez l’animal d’expérience comme chez l’homme.
La propriété de la Carotte d’améliorer les épithéliums est depuis longtemps mise à profit par la médecine populaire, qui l’emploie contre les affections cutanées, impétigo des enfants, brûlures, etc.
Bridault et Bressemoret ont prouvé que la pulpe fraîche appliquée sur la peau est à la fois antihémorragique, analgésiante et cicatrisante dans les ulcérations. On a aussi recours à la Carotte pour les soins esthétiques, car elle rajeunit la peau et atténue les taches cutanées qui apparaissent avec l’âge.
Quant aux semences de Carotte, elles ont les propriétés apéritives, digestives, carminatives et galactogènes des autres ombellifères (Anis, Fenouil).
On les utilise aussi comme vermifuge.

[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées

C’est par l’amélioration patiente de la Carotte sauvage que l’on a obtenu, au cours des siècles, la Carotte de nos potagers, encore appelée autrefois Pastonade.

La Carotte semblait déjà, au temps des Gaulois, être notre légume national, puisque Pline l’appelait pastinaca gallica, c’est-à-dire “nourriture de Gaulois”. Mais il faudra vraiment attendre le Moyen Age pour que la Carotte soit sur toutes les tables (et

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de semences. Une cuillerée à café par tasse.

Pour toutes ses qualités, il est indispensable de mettre souvent la carotte au menu, soit crue et râpée, soit apprêtée selon diverses recettes culinaires. Jus de Carotte extrait au mixeur. Absorber environ 100 g le matin à jeun comme diurétique, dépuratif, antianémique, hépato-intestinal, etc. Soupe de Carotte contre les diarrhées des nourrissons. Faire cuire 500 g de Carottes finement coupée dans 1 l d’eau pendant 1 bonne heure. Les passer dans une passoire fine pour obtenir une bouillie, que l’on complétera avec de l’eau bouillie de façon à avoir 1 l de liquide. Nourrir l’enfant au biberon uniquement avec cette soupe jusqu’au retour des selles normales et la remplacer ensuite progressivement par du lait.

Externe

Cataplasme de pulpe fraîchement et finement râpée sur les brûlures, dont elle apaise la douleur. La lotion de jus est souveraine contre les dartres. Pour les soins esthétiques, utiliser soit des masques de la pulpe râpée, soit des lotions journalières de jus de Carotte.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antihémorragique
  • Analgésique
  • Cicatrisante
  • Apérative
  • Digestive
  • Carminative
  • Vermifuge

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Certains principes actifs de la carotte justifient son utilisation en cosmétologie, dans des buts divers. Ainsi, pour nourrir et protéger l’épiderme du tour des yeux et des tempes, particulièrement fragile, on utilise un baume à base d’extrait huileux de carotte, d’huile de tournesol, de germe de blé et de noisette.
Les carottes préalablement bouillies dans l’eau fournissent un jus dont l’application sur le visage éclaircit le teint et se montre souvent efficace dans les petits problèmes particuliers aux peaux grasses.

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HE Inule visqueuse

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Indications (VT +) :

  • Colite spasmodique +++, verminoses ++

Contre-indications : Non connues

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[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes & fleurs

  • Phénols méthyl-éthers : carvacrol M.E.
  • Esters : isobutyrate (30 %) et isovalérianate (50 %) de méthyl-3-isopropyl-4-benzyle isovalérianate de néryle (10 %)

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique +++
  • Anthelminthique ++, insectifuge

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HE Menthe suave dihydrocarvone

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Indications (VT +) :

  • Infection catarrhale mucopurulente des voies respiratoires, bronchite chronique +++
  • Insuffisance hépato-biliaire ++

Contre-indications :

Bébé, jeune enfant, grossesse (neurotoxique, abortive).

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[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes fleuries

  • Monoterpénols : dihydrocarvéool (>15%)
  • Esters terp. : acétates de dihydrocarvéyle (5%), et de néohydrocarvéyle (<15%)
  • Monoterpénones : dihydrocarvone (45 %)

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Négativante
  • Anticatarrhale, mucolytique +++
  • Anti-inflammatoire ++
  • Anti-infectieuse (en cours d’étude)
  • Cholagogue, cholérétique ++

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HE Achillée millefeuille

Indications (VT +) :

  • Insuffisance hépatobiliaire+, et digestive + ;
  • Lithiase rénale + ;
  • Dysménorrhées, oligoménorrhée +, prostatite + ;
  • Névrites, névralgies ++++ ;
  • Entorses, foulure +, ulcère variqueux +.

Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive).

[wptab name=’Description’] Famille des composées

On l’appelle également : Achillée, grassette, herbe à la couture, herbe au charpentier, herbe au soldat, herbe au cocher, herbe aux militaires, herbe aux voituriers, herbe de saint Jean, saigne-nez, sourcils de Vénus

Plante à l’odeur aromatique très commune en France, qui pousse dans les terrains sablonneux et secss. Elle est rencontrées également en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et bien entendu dans toute l’Europe.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes & Fleurs

  • Monoterpènes : alpha – et beta-pinènes (10 et 7 %), camphène (6 %), sabinène (12 %)
  • Sesquiterpènes : chamazulène, droazulène
  • Oxydes terp : 1,8-cinéole (10%)
  • Monoterpénones : isoartémisia cétone (9 %), (-)-camphre (18 %), thujones.
  • Lactones sesquiterpènes : achilline

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Cholérétique + ;
  • Anti-inflammatoire +++, vulnéraire, cicatrisante ++ ;
  • Emménagogue + ;
  • Anticatarrhale +.

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