Fonctions digestive, hépatique, intestinale, rénale, urinaire
Grateron ou gratteron
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Peu employé de nos jours, le Grateron passait pour diurétique et antigoutteux. On le recommandait contre la gravelle, et Cazin le préconisait beaucoup contre l’hydropisie. On le trouvait bon contre les troubles circulatoires et capable d’améliorer la circulation du sang chez les vieillards. On l’utilisait aussi dans la jaunisse et la pleurésie.
A l’extérieur, il était utilisé contre les écrouelles, pour arrêter le saignement des plaies et pour résoudre les loupes.
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[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées
On l’appelle aussi Caille-Lait Grateron.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 30 à 40 g de plante par litre d’eau. On en prend un tiers de litre par jour comme diurétique.
Jus de plante fraîche, contre la gravelle (120 g par jour), ou encore 3 g de poudre de plante séchée, macérée une nuit dans un verre de vin blanc ; à absorber le matin à jeun.
Externe
Décoction concentrée employée en compresses pour arrêter le saignement des plaies, ou cataplasmes de plante fraîche pilée.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
[/wptab]
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Eglantier
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Les Perses tenaient en grande estime le modeste gratte-cul, qui dissolvait les calculs et diminuait les règles trop abondantes, et la fleur d’Eglantier, mélangée avec le suc de la Canne à sucre, passait pour guérir la phtisie… et finir même par réveiller les morts. Au XVIIème siècle, parmi les célèbres remèdes secrets de Mme Fouquet, guérisseuse patentée, il y avait « l’opiat de cynorrhodon », qui resserrait le ventre en cas de diarrhée. Un vieux remède populaire contre la rage consistait à faire absorber à jeun, au mordu, une omelette contenant 60 g de racine d’Eglantier râpée (de là vient, paraît-il, le nom de « Rosier des chiens »).
Astringent, le fruit de l’Eglantier est toujours renommé comme remède contre l’entérite et la diarrhée. On en fait une confiture ménagère agréablement acidulée et une conserve. La décoction est à la fois un antidiarrhéique efficace et un vermifuge contre les ascaris. Quant aux fleurs, elles sont légèrement laxatives.
[wptab name=’Description’] Famille des Rosacées.
C’est le Rosier sauvage et Rosier des chiens.
Ce rosier sans culture croît dans les parcs et les buissons. Comme toutes les roses, il a des épines, et ses feuilles sont semblables à celle du rosier cultivé.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 30 g de baies par litre d’eau (soit 5 à 10 par tasse) qu’on laisse bouillir 2 minutes. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.
Infusion de fleurs. Très agréable au goût, se prépare avec une cuillerée à dessert par tasse, infusée 10 minutes.
Conserve de cynorrhodons. Mêler 2 Kg de pulpe de baies écrasées pour 3 Kg de sucre. Faire chauffer quelques instants au bain-marie pour bien amalgamer l’ensemble.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Astringent
- Antidiarrhéique
- Vermifuge
- Laxative
[/wptab]
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Fumeterre
La Fumeterre est renommée pour ses propriétés dépuratives et antiscorbutiques. Elle fait merveille dans les affections cutanées, scorbutiques et scrofuleuses, et contre les dartres. Les Arabes l’emploient, d’ailleurs, pour donner un joli teint.
En outre, c’est un apéritif et un tonique durant les 8 à 10 premiers jours du traitement. Ensuite, l’effet devient calmant et légèrement somnifère. Le Dr Leclerc, qui a très bien contrôlé son action, la recommande contre les maladies de pléthore dues à une alimentation trop riche. Comme tonique ou dépuratif, faire une cure de 8 jours, puis se reposer 10 jours. Comme antipléthorique et calmant : se soigner sans arrêt pendant 20 jours.
Des travaux scientifiques très récents viennent de prouver que la Fumeterre est aussi un excellent médicament des voies biliaires lorsqu’elle se trouve élevée ou, au contraire, de l’élever lorsqu’elle est anormalement basse. Elle est recommandée dans les manifestations douloureuses de la lithiase biliaire et les migraines.
[wptab name=’Description’]Famille des Fumariacées
Encore appelée communément Fiel de terre, Pied-de-Gélines.
Cette petite plante herbacée est très commune dans les terrains incultes et les vignes mal entretenues. On utilise la plante entière, sans les racines.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 30 à 40 g de plante entière dans un litre d’eau bouillante. Prendre 2 ou 3 tasses par jour, avant les repas. Très amer.
Vin. Faire une décoction avec 30 à 60 g de plante par litre de vin blanc (ne pas utiliser d’ustensiles en fer, ni de vin rouge, les sels de fer et le tanin étant des substances incompatibles avec la Fumeterre). Absorber un verre à madère avant chaque repas.
Sirop. Piler de la Fumeterre fraîche. Peser le jus obtenu et lui ajouter son poids de sucre. Cuire à consistance de sirop. Prendre 2 ou 3 cuillerées à soupe par jour.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Dépurative
- Antiscorbutique
- Apéritive
- Tonique
- Calmant
- Somnifère
- Antipléthorique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Calament nepeta ou petit calament de montagne
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Indications (VT +) :
- Petite insuffisance hépatique, digestion lente, colites spasmodique et inflammatoire
- Hyperthyroïdie +++
- Mycose bronchique ++ ; difficultés respiratoires
Contre-indications : Enfant, grossesse (très neurotoxique, abortive)
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[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
On l’appelle également calament faux népéta ou calament glanduleux
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommités fleuries
- Monoterpènes : (-)-alpha-pinène
- Monoterpénones (> 70 %) : pulégone, (-)- menthone, calamenthone
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique stimulante, eupeptique, hépatostimulante +, cholérétique ++
- Tonique respiratoire, et neurotonique (à faibles doses)
- Anti-infectieuse, antifongique (candidoses ++, aspergilloses +++)
- Hormon-like, anti-hyper-thyroïdienne +++
[/wptab]
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Cresson
Considéré dans l’Antiquité comme un stimulant, il était aussi employé par Hippocrate comme expectorant et par Dioscoride comme aphrodisiaque.
Thibault Lespleigney, le poète apothicaire tourangeau de la µRenaissance, lui attribuait, à juste titre, de nombreuses vertus et, entre autres, celle de guérir la sciatique et le mal de tête. Récamier, illustre médecin de XIXème siècle, soignait ses malades atteints de phtisie avec deux bottes de Cresson à prendre chaque matin, et complétait ce petit déjeuner étrange par une bonne tasse de lait. Utilisé contre le diabète par Constantin Paul, il l’était par le Dr Leclerc dans les affections du poumon et les catarrhes chroniques des bronches. Cazin combattait par son usage l’atonie générale, l’employait contre toutes les maladies des viscères (foie, rate, vésicule, reins et voies urinaires) et le prescrivait aussi contre la goutte et les rhumatismes. Il a toujours été considéré comme un stimulant, un antianémique et un antiscorbutique de valeur (associé au Raifort, au Cochléaria et au Ményanthe, il entre dans la composition du « vin antiscorbutique »).
De nos jours, on trouve que le Cresson, « la santé du corps », est peut-être, de tous les légumes, celui que possède le plus d’éléments utiles, tant en vitamines qu’en sels minéraux. Il est conseillé aux lymphatiques, aux rachitiques, aux convalescents. On le recommande comme dépuratif dans les maladies de peau, soit seul, soit associé à part égale à la Chicorée, à la Fumeterre, à la Laitue dans le « jus d’herbes dépuratif ». Diurétique, il est précieux pour les reins et la vessie, et se montre utile dans l’hydropisie, les calculs urinaires. Ses vertus expectorantes le font toujours recommander aux bronchiteux et aux coquelucheux.
A l’extérieur, le Cresson pilé est parfois employé comme résolutif sur les ulcères et les fluxions dentaires. Ses feuilles mâchées crues sont excellentes pour raffermir les gencives et, paraît-il, pour éviter les maux de dents. Depuis les maîtres de l’école de Salerne, le Cresson est toujours estimé en lotion capillaire pour combattre la chute des cheveux.
Précisons que la chaleur entraînant l’évaporation de son principe actif, très volatil, le Cresson doit toujours être employé cru, sous forme de suc pur ou mêlé à un liquide froid, si on veut lui garder ses propriétés thérapeutiques. Cuit, il ne conserve que sa valeur alimentaire.
Le Cresson alénois (Lepidium sativum), la jolie Cardamine (Cardamine pratensis), qu’on appelle encore Cresson élégant ou Cresson des près, possèdent les propriétés antiscorbutiques, dépuratives et diurétiques du Cresson de fontaine.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
C’est le populaire Cresson de fontaine, qu’on appelle aussi Cresson officinal.
Plante vivace et aquatique, le Cresson pousse spontanément dans les eaux courantes, mais il est souvent cultivé autour des villes par les maraîchers. Parasité dans la région sud de la France par la dangereuse douve du mouton, il est bon de se renseigner sur ses origines avant de le consommer.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Suc de Cresson. Piler la plante au mortier ou au mixeur. Filtrer et absorber entre 60 à 150 g par jour de ce suc (le Dr Leclerc conseille de le mêler à du bouillon froid).
Externe
Frictions chaque matin du cuir chevelu avec du suc de Cresson, soit pur, soit mêlé à partie égale avec du rhum, pour prévenir la chute des cheveux et les faire repousser.
Cataplasme de Cresson, résolutif. S’emploie en pilant une botte de Cresson auquel on ajoute un blanc d’œuf battu en neige, de façon à obtenir une pâte consistante.
Lotions de jus de Cresson sur les peaux qui ont tendance à « fleurir » aux changements de saisons. Y adjoindre un verre de jus de Cresson pris à jeun.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulant
- Expectorant
- Aphrodisiaque
- Antirhumatismale
- Antianémique
- Antiscorbutique
- Dépuratif
- Diurétique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Epinard
Inconnu des Perses et des Romains, il nous est venu au XIIIème s., introduit en France par les Croisés. Les Arabes l’appréciaient beaucoup et l’appelaient « le prince des légumes ». Plus prosaïquement, nous le surnommons « le balai de l’intestin », car, en effet, il jouit des propriétés laxatives et dépuratives incontestables.
L’Epinard est aussi un antianémique de chois qui, en plus de sa richesse en chlorophylle, contient du fer et deux vitamines antianémiques : l’acide folique et la vitamine B12. Sa réputation de lutter contre les pâles couleurs est établie depuis longtemps ; on le recommande dans l’anémie, la chlorose, les convalescences et chaque fois qu’une perte sanguine justifie un remontant approprié (règles trop abondantes, crachements de sang, etc.). Toutefois à cause de l’acide oxalique qu’il contient, il est interdit aux arthritiques, aux rhumatisants, aux goutteux.
Le Chénopode Bon-henri (Cheno-podium Bonus-Henricus), plante commune et sauvage de nos contrées, est souvent consommé cuit à la manière de l’Epinard, ce qui lui a valu le surnom d’Epinard sauvage. Comme l’Epinard vrai, il est rafraîchissant, laxatif et dépuratif. Le Dr Leclerc dit qu’il peut-être consommé même par les arthritiques.
[wptab name=’Description’] Famille des Chénopodiacées.
Très connu comme légume, l’Epinard est toujours une plante cultivée. C’est vraisemblablement la forme améliorée de Spinacia tetranda, qui croît spontanément au Caucase.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Mathurin Popeye nous ayant montré le chemin, il est fort simple de penser à inclure de bons plats d’Epinards dans le régime alimentaire, spécialement dans celui des enfants et des vieillards.
Vin fortifiant. Trois quarts de litre de vin dans lequel on incorpore 200 g de suc d’Epinards frais.
Infusion. 10 g de semences par tasse. Elle constitue un laxatif doux et sans danger.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Laxatif
- Dépuratif
- Antianémique
[/wptab]
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Noisetier
D’un goût très fin et très agréable, la Noisette entrait déjà dans l’alimentation de l’homme préhistorique. Très nutritive, elle est néanmoins plus digeste que la Noix.
On lui attribuait jadis, infusée dans du vin blanc, des vertus diurétiques qui ne semblent pas avoir été prouvées. Certains auteurs prétendaient aussi que le pollen de ses fleurs ou le Gui cueilli sur ses branches étaient des remèdes contre l’épilepsie.
De nos jours, on se sert encore de ses baguettes, dans certaines campagnes reculées, pour rechercher des sources – sans qu’on ait expliqué ce pouvoir divinatoire… Et cette propriété quasi magique se double de vertus médicinales.
L’écorce de sa racine contient un principe astringent qui la fait utiliser dans les règles excessives ou douloureuses et, selon Cazin, dans les fièvres intermittentes (paludisme).
A l’extérieur, l’écorce des rameaux est un excellent sédatif local des hémorroïdes et un cicatrisant renommé contre les ulcères variqueux.
[wptab name=’Description’]Famille des Bétulacées.
On l’appelle très souvent Coudrier.
Arbrisseau sauvage de nos haies et de nos bois, bien connu des enfants, le noisetier est souvent cultivé dans les jardins. Les fleurs mâles sont des chatons, les fleurs femelles de petits capitules roses.
Les noisettes, ou Avelines, ont été très améliorées par la culture ; on cultive le Noisetier en grand, pour les besoins de la confiserie, de la chocolaterie et de la pâtisserie, dans le midi de la France et en Italie, dans la province d’Avellino (qui a donné son nom à l’Aveline).[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction d’écorce de la racine. 30 g par litre d’eau. Laisser bouillir un quart d’heure.
Externe
Décoction. 30 g d’écorce par litre d’eau bouillante, contre les hémorroïdes. On lui ajoute souvent un demi-litre d’alcool à 40° et on imbibe des compresses avec cette solution.
Décoction vineuse. Faire bouillir 50 g d’écorce dans un mélange d’un demi-litre de vin et d’un demi-litre d’eau, contre les ulcères variqueux. On lotionne et on panse avec cette décoction.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Astringent
- Sédatif
[/wptab]
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Thé de Java
Les indigènes les utilisent depuis longtemps comme diurétiques et les Européens établis aux Indes néerlandaises les imitèrent, ce qui explique que la plante figure à la pharmacopée néerlandaise depuis 1926.
En France, les premières études sur l’Orthosiphon furent entreprises dès 1887 par Périnelle et le Pr Guyon.
Depuis l’Orthosiphon est toujours couramment employé chez les cardiaques et les rénaux. Il augmente le débit urinaire et favorise l’excrétion des déchets tels que l’urée, l’acide urique et les chlorures. Il réalise un drainage complet de toutes les toxines qui encombrent l’organisme.
Il est donc recommandé contre toutes les affections arthritiques : goutte, rhumatisme, migraines, eczéma, hépatisme. Jouissant aussi de propriétés sédatives, on l’utilise contre les manifestations douloureuses des maladies urinaires : prostatite, cystite, pyélonéphrite, ténesme vésical.
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées-Ocimoïdacées.
Appelé parfois Thé de Java ou Barbiflore, cette plante se rencontre dans les lieux humides de Java et dans quelques parties de l’Inde et de l’Australie.
Les indigènes de Java font subir aux feuilles des manipulations comparables à celles qui sont en usage pour le Thé, afin de les dessécher en conservant leur arôme et leurs propriétés thérapeutiques.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
On utilise diverses préparations à vase d’extrait d’Orthosiphon, mais aussi la tisane.
Infusion. 5 g de feuilles sèches pour un demi-litre d’eau, que l’on boit dans la journée.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Vigne
La médecine a beaucoup utilisé le Vin pour ses qualités antiseptiques et aussi comme base de divers remèdes. Montpellier, grâce à son école de médecine si célèbre au Moyen Age, eut jadis une grande renommée pour la préparation de ces vins médicinaux, dont certains sont encore en usage de nos jours. La proportion de vin entrant dans les vins médicaux est, d’ailleurs, fixée par la loi et doit être de 80 p. 100.
Les feuilles de vignes, très astringentes, s’utilisent contre les diarrhées chroniques, les hémorragies, les saignements de nez, les altérations de la paroi veineuse : varices et hémorroïdes. Leur usage prolongé est réputé pour combattre l’obésité et la cellulite, en association avec la Bourdaine.
Les feuilles de vigne rouge, en particulier, constituent un vieux remède de médecine populaire très renommé contre les troubles de la ménopause : elles rétablissent une bonne circulation du sang, luttent contre les hémorragies utérines et préviennent tous les accidents de l’âge critique. Elles sont aussi réputées comme fortifiant.
Pour l’usage externe, les cataplasmes de feuilles de vigne broyées dissipent les maux de tête.
La sève abondante et limpide qui s’écoule des rameaux lorsqu’on taille la Vigne au printemps, appelée « pleurs de Vigne », était jadis très employée par les médecins dans les affections cutanées. Elle est encore renommée contre toutes les affections ophtalmiques (son extrait est d’ailleurs utilisé dans un excellent collyre du commerce). Tonique, cicatrisante et antihémorragique, la sève de Vigne est indiquée dans les affections congestives conjonctivales et oculaires.
L’extrait alcoolique de Vigne (extractum pampironum vitus) se préparait jadis dans certaines régions par évaporation du suc des jeunes bourgeons broyés et mêlés à de l’alcool : il est réputé diurétique et antispasmodique, et il faisait merveille, dit-on, contre les taches de rousseur.
Le raisin n’est pas qu’un excellent dessert : c’est aussi un aliment incomparable et un remède rafraîchissant, diurétique, laxatif.
Très énergique par ses sucres, très digestible par ses acides et ses diastases, très riche en sels minéraux, oligo-éléments et vitamines, le Raisin est un des fruits les plus recommandés en diététique.
La cure de raisin est préconisée dans la constipation, l’arthritisme, le rhumatisme, la goutte, l’obésité, les maladies de peau, de foie et de l’appareil urinaire, l’hypertension, l’artériosclérose, l’auto-intoxication.
Le verjus, suc acide et astringent du Raisin encore vert, utilisé dans la préparation de certaines moutardes et comme condiment dans quelques plats de gastronomie vigneronne, jouit de propriétés diurétiques et on le recommande contre l’obésité. Mélangé à l’eau, il donne une boisson très rafraîchissante.
Les raisins secs sont utilisés en médecine pour adoucir les voies respiratoires irritées et calmer la toux (ils font partie des « quatre fruits pectoraux »). Les Arabes utilisent leur décoction en gargarismes contre l’angine.
Le marc en fermentation, résultant du pressurage des raisins, est encore parfois utilisé en cataplasmes contre les douleurs de la goutte, du rhumatisme, de la sciatique.
[wptab name=’Description’]
Famille des Ampélidacées.
Objet d’un véritable culte de la part des Grecs, pour qui elle était l’emblème de la civilisation, la Vigne dispense à l’homme ses fruits, dont il a su tirer le vin, boisson alimentaire tonique et stimulante, bienfaisante pour tous, dès lors qu’on l’apprécie en quantité raisonnable.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction de feuilles. 50 g par litre d’eau bouillante. Prendre à la dose de 3 tasses par jour avant les repas, dont une le matin à jeun.
Verjus. 200 g de jus pour un litre d’eau.
Cure de raisin. Elle se pratique, de façon simplifiée, en prenant chaque jour le jus de 500 g à 1 Kg de raisins, réparti en trois fois, une heure avant chaque repas, pendant toute la saison.
Plus complète, elle consiste à absorber une belle grappe de raisin, peaux et pépins compris, une heure avant chacun des trois repas. Augmenter peu à peu cette quantité, tout en diminuant le reste de l’alimentation ordinaire. Au bout de 2 ou 3 semaines, on atteint alors environ 3 Kg par jour. Manger uniquement du raisin pendant quelques jours, en rejetant alors peaux et pépins, pour ne pas surmener le tube digestif. Puis diminuer peu à peu et revenir à la cure simplifiée jusqu’à la fin de la saison.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antiseptique
- Astringente
- Antihémorragique
- Fortifiante
- Tonique
- Cicatrisante
- Diurétique
- Antispasmodique
- Laxative
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Le jus d’une grappe de raisin, obtenu par pression et appliqué en compresse sur le visage, matin et soir, reposera, éclairera et tonifiera l’épiderme. Bien entendu, ce jus doit être préparé juste avant l’emploi. Après une dizaine de minutes de contact, se rincer soigneusement à l’eau de pluie ou à l’eau minérale.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Vétiver
- Insuffisance pancréatique, congestion hépatique
- Coronarite, vascularite +++
- Urticaire, infections en général
- Immunodépression +++
- Aménorrhée, oligoménorrhée
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
[wptab name=’Description’]Famille des Poacées
La plante se présente sous forme de grandes touffes vertes, dont la racine, se développant verticalement, peut atteindre des profondeurs allant jusqu’à trois mètres. C’est surtout cette racine que les Européens connaissent.
Le mot vétiver, apparu dans la langue française au début du XIXème siècle, est emprunté au tamoul vettiveru, sans doute par l’intermédiaire de l’anglais. Il est appelé khus khus dans plusieurs régions de l’Inde et xieng geng sao en chinois.
Parfum :boisé, doux et sec
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées :
- Sesquiterpènes : vétinène, tricyclovétivène, vétivazulène
- Sesquiterpénols : vétivénol, tricyclovétivénol
- Esters sesquiterp. : acétate de vétivényle
- Sesquiterpénones : alpha- et beta-vétivones
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique stimulante glandulaire, circulatoire +++, artérielle et veineuse
- Immunostimulante, adénostimulante
- Emménagogue
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences Psychologiques
Son utilisation en aromathérapie concerne particulièrement la sphère psychique, sur laquelle il exerce une action stimulante, en cas de fatigue, de dépression, de manque d’énergie. Il a un effet rééquilibrant en cas de stress, de peur, de tension. L’action du vétiver varie selon les individus et doit être testée individuellement : pour certaines personnes c’est l’effet relaxant et sédatif qui prévaut ; on l’utilisera alors en bain ou en massage le soir, avant de se coucher pour favoriser l’arrivée du sommeil. Pour d’autres, en revanche, il a une action tonique et énergisante. Dans ce cas, il est conseillé de se servir de cette essence lors de la douche du matin et d’éviter toute application le soir, afin d’éviter de stimuler le système nerveux, ce qui rendrait l’endormissement plus difficile.
Esthétique
Ajoutée à l’eau pour des compresses et des lavages, elle est utile pour l’hygiène des peaux grasses à tendance acnéique.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]






