Fonctions digestive, hépatique, intestinale, rénale, urinaire
Cumin
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Le Cumin figurait dans la plupart des recettes culinaires des Romains et, de nos jours, il est particulièrement apprécié des Allemands, des Hollandais et des Anglais, qui l’utilisent comme condiment dans les pains et gâteaux, les fromages, etc. Stomachique et carminatif, le Cumin facilite la digestion des mets un peu lourds. Il jouit aussi de propriétés stimulantes et diurétiques et, comme l’Anis, il favorise la sécrétion du lait chez les nourrices. Il ne faut toutefois pas en abuser, car il est légèrement irritant. Les Arabes utilisent comme aphrodisiaque un mélange de miel, de Cumin et de Poivre, dont ils usent deux fois par jour.
On en fait des cataplasmes pour résoudre les engorgements des seins et des testicules.
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[wptab name=’Description’]Famille des Ombéllifères.
On le surnomme Faux Anis.
Avec sa tige grêle et rameuse et ses feuilles découpées en lanières, le Cumin n’est pas sans rappeler le Fenouil. La saveur aromatique de ces fruits comme leur action médicinale les apparentent à ceux de l’Anis.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Condiment. Mêler le Cumin aux aliments dont la digestion n’est pas de tout repos ou qui provoque des gaz intestinaux (fromages forts genre Munster, choucroute, haricots, viande en daube, plats orientaux).
Infusion. Une cuillerée de semences par tasse d’eau bouillante. On laisse 10 minutes en contact et on prend une tasse après chaque repas.
Externe
Cataplasmes résolutifs. Se préparent avec des semences infusées dans l’eau bouillante et glissées, chaudes entre deux épaisseurs de linge fin.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Stomachique
- Carminatif
- Stimulant
- Diurétique
- Aphrodisiaque
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Radis
Hérotode nous apprend que les pharaons distribuaient aux ouvriers, chargés de la construction des pyramides de Gizeh, ces petites racines charnues rafraîchissantes et nourrissantes, en même temps que des gousses d’Ail. Un des plus anciens Pen ts’ao, le « Rhya », datant de mille ans avant notre ère, signale qu’à cette époque reculée de nombreuses espèces de Radis étaient déjà cultivées en Chine. Les Grecs l’estimaient fort, notamment Théophraste, qui en cultivé dans son jardin, et Hippocrate, qui le préconisé contre l’hydropisie. Les Romains, avec Dioscoride, lui reconnaissaient la vertu d’exciter l’appétit et de ranimer les estomacs fatigués, de calmer la toux et de provoquer les règles.
Au Moyen Age, sainte Hildegarde, qui s’intéressait aux fruits et aux légumes, comme aux plantes médicinales proprement dites, le jus propre à purger le cerveau et les viscères de leurs humeurs malignes, et l’école de Salerne, si elle le recommande crûment comme diurétique destiné « à aider ceux qui ne peuvent pisser », en fait aussi un contrepoison aussi honorable que la célèbre thériaque, ce qui n’est pas un mince compliment.
A la Renaissance, Mathiolle le préconise en macération dans du vin blanc pour atténuer les douleurs de la lithiase urinaire, et Mizauld, dans son jardin médicinal, paru en 1578, le recommande comme spécifique de la gravelle, susceptible, de plus, de lui attirer de confortables honoraires de la part de ses malades reconnaissants.
Puis, pendant longtemps, les Radis ne figurèrent plus que dans les « remèdes de bonne femme », comme expectorant contre la coqueluche et les catarrhes bronchiques, voire comme diurétique, et comme antiscorbutique pour les marins au long cours.
Il a fallu un Allemand, à la fin du siècle dernier, le Dr Grumme, pour vanter les bienfaits de Radis noir dans le traitement de la lithiase biliaire et le sortir de l’oubli. L’abbé Kneipp, pour sa part, en fait un remède efficace contre les maladies de poitrine prises à leur début. Ces deux indications furent reprises par le Dr Leclerc, qui leur ajouta, d’autre part, la constatation d’améliorations de patients atteints d’urticaire et d’arthrite chronique. Lemaire et Loeper, reprirent les travaux de Grumme sur une base scientifique et publièrent leurs résultats en 1950 dans Thérapie. L’extrait de Radis provoque une décharge biliaire chez les malades atteints de lithiase, ce qui le fait recommander, en outre, à tous ceux qui souffrent d’insuffisance hépatique, de Cholécystite et d’affections du foie.
Les Allemands Flamm et Eckstein le recommandent également contre l’atonie de l’estomac, l’aérophagie et les flatulences et, à l’extérieur, comme rubéfiant.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
La famille des Radis est très nombreuse, puisqu‘elle va du petit Radis rose au gros Radis noir d’hiver (Raphanus sativus niger).[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
L’emploi le plus simple consiste à commencer le repas par une purée de Radis râpé (pour qu’il soit plus digestible aux estomacs délicats).
Jus de Radis. Extrait au mixeur, il peut servir contre la lithiase biliaire. Prendre, un quart d’heure avant chaque repas, 1/3 de verre à bordeaux. Il est préférable, d’ailleurs, de m »langer ce jus au même volume de jus de Carotte.
Sirop de Radis noir contre la toux. Couper un Radis noir en tranches dans une assiette. Bien saupoudrer de sucre et couvrir. Recueillir le lendemain le sirop qui s’est formé et le prendre cuillerée par cuillerée.
On peut aussi creuser un gros Radis noir et remplir la cavité de sucre ou de miel. Prendre le lendemain le sirop ainsi obtenu.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Antiscorbutique
- Rubéfiant
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Bruyère

Les Anciens déjà (Mathiolle et Dom Alexandre) lui attribuaient la vertu de briser les calculs urinaires.
De nos jours, on lui reconnaît une valeur indéniable de diurétique actif et précoce, d’antiseptique et de sédatif des voies urinaires.
D’autre part, par son emploi, non seulement le volume des urines s’accroît, mais encore les urines troubles et fétides s’éclaircissent et perdent leur mauvaise odeur. Ses vertus diurétiques la font employer non seulement comme médicament des reins proprement dit,mais aussi dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, des rhumatismes, de la goutte.
Son emploi permet d’éliminer de l’organisme les résidus nocifs tels que l’urée, l’acide urique, l’acide oxalique. La Bruyère est fortement recommandée aussi à tous ceux dont l’alimentation trop riche, et surtout trop carnée, donc chargée en purines, encombre l’organisme en produits de déchets.
Grâce à l’arbutine qu’elle contient (comme d’ailleurs la Busserole et la feuille de Poirier), elle agit aussi sur l’élément inflammatoire d’origine infectieuse accompagnant la congestion et l’hypertrophie de la prostate. Elle rend donc de signalés services dans la cystite des prostatiques et même dans la cystite avec muco-pus.
La Bruyère possède aussi des propriétés apéritives qui sont loin d’être négligeables.
A l’extérieur, en bain complet chaud, elle est employée pour relever le tonus musculaire. Elle est donc utile aux sportifs et aux malades convalescents asthéniés par un long séjour au lit.
[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae
On l’appelle également : Béruée, Brande,Bruyère commune, Bucane,Fausse Bruyère, Grosse Brande, Péterolle ou Bruyère callune.
Cette petite plante ligneuse, à feuilles simples verticillées par trois, est très fréquente dans les bois et les mauvaises terres en friche.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 30 g de sommités fleuries par litre d’eau. Laisser réduire au tiers. Passer et sucrer. Prendre 3 ou tasses par jour.
Externe
Décoction. 500 g de plante dans 2 à 3 litres d’eau. Passer et ajouter à un bain chaud.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Antiseptique
- Sédatif
- Apéritive
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Certains composants de la bruyère lui confèrent des propriétés intéressantes pour les soins de beauté.
Des massages légers effectués de préférence le soir avec un lotion préparée en faisant macérer 50 grammes de sommités fleuries dans un quart de litre d’huile d’olive vierge, pendant une période de quinze jours environ, peuvent éclaircir les teints brouillés et calmer les épidermes fragiles.
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Curcuma
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Indications (VT +) :
- Insuffisances digestive et hépato-biliaire, aérocolie, colite douloureuse, verminoses ++
- Rhumatismes +
- Dermatose
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive)
[wptab name=’Description’]Famille des Zingibéracées
On l’appelle également : Safran des Indes
Le curcuma est une plante herbacées rhizomateuse vivace originaire du sud de l’Asie. Il est largement cultivé en INde mais aussi, à un moindre degré, en Chine, à Taïwan, au Japon, en Birmanie, en Indonésie et en Afrique.
Il est connu en Occident depuis l’Antiquité et décrit par Dioscoride dans sesMateria Medica.
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Rhizomes
- Monoterpènes : (+)-alpha-phellandrène (1%)
- Sessuiterpènes : zingibérène (25%)
- Cétones sesquiterp. (50-60 %) : arturmérone (env. 60 %), turmérones
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[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulante, carminative +, cholérétique ++
- Cicatrisante
- Anthelminthique ++
- Antalgique
- Aphrodisiaque
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HE Aneth odorant
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Indications (VT +) :
- Bronchite catarrhale aiguë +++ ;
- Insuffisance hépato-biliaire ++, dyspepsies + ;
- Hémogliase, risque d’infarctus +.
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive).
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[wptab name=’Description’] Famille des Apiacées
L’aneth est une plante annuelle à racine fusiforme, fibreuse et blanchâtre. La tige, de 50 centimètres à 1 mètre, est cylindrique, striée, peu rameuse et creuse à l’intérieur. Les feuilles, alternes, d’un beau vert, sont décomposées en segments linéaires. D’avril à juillet apparaissent les fleurs, petites et jaunâtres, formant de larges ombelles terminales, et donnant des fruits un peu comprimés, aplatis, ovales, marqués de dix cottes longitudinales.
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Graine
- Monoterpènes (25 – 50 %) : (+)-limonène (25 – 40%), alpha-phellandrène (25%), paracymène (0,2%)
- Monoterpénones (40-60 %) : (+)-carvone (28,5 % mini, 40,8 %), iso et dihydrocarvones (0,6 et 0,9 %)
- Coumarines (<4%) : ombelliférine, ombelliprénine
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anticatarrhale, mucolytique +++ ;
- Cholagogue, cholérétique +++ ;
- Eupeptique + ;
- Anticoagulante +.
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Cédratier dit “zeste de cédrat”
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Indications (VT +) :
- Dyspepsies ++
Contre-indications : Usage externe (photosensibilisante)
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[wptab name=’Description’] famille des Rutacées
Le Cédratier est une espèce d’arbres. Son fruit, lecédrat, est un agrume. Le nom de son fruit lui vient de la particularité de son écorce épaisse et rugueuse qui sent le cèdre.
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Zeste
(E.E.F.)
- Monoterpènes
- Aldéhydes
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[wptab name=’Propriétés’]
- Stomachique +++
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Géranium rosat cultivar citronnelle
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Indications (VT +) :
- Cirrhose hépatique ++
- Prostatite ++++
Contre-indications : Non connues
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[wptab name=’Description’]Famille des Géraniacées
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles
- Alcools terp. : linalol (0,7-1 %), a-terpinéol (1,7 %), citronnellol (39-41 %), géraniol (0,9-1,9 %)
- Esters terp. : acét. de citronnellyle et de géranyle (tr.), butyr. de géranyle (0,25%)
- Aldéhydes terp. : citrals (2,7%)
- Cétones terp. : menthone -5,5-10,5%), isomethone (17-21%)
- Oxyde terp. : rose oxyde (2,5%)
- Acides : acide citronnellique
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Négativante
- Régénératrice hépatocellulaire +++, hépatostimulante
- Anti-inflammatoire +++
- Anti-infectieuse
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Verveine citronnée
- Angoisse, stress, insomnie, certaines dépressions ++++, fatigue nerveuse, sclérose en plaques
- Entérocolite ++, amibiase, kystes amibiens, maladie de Crohn ++, cholécystite, diabète
- Cystite colibacillaire, gravelle
- Psoriasis
- Coronarite, tachycardie, fatigue cardiaque, hypertension, maladie de Hodgkin, malaria
- Asthme (préventive des crises)
- Fatigue et faiblesse oculaires
- Rhumatismes
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques (éviter la voie cutanée en raison des furocoumarines)
[wptab name=’Description’]Famille des Verbénacées
Parfum : frais, doux, citronné
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Mercure, Vénus
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles
- Monoterpènes (6%) : (-)-limonène (5-15%)
- Sesquiterpènes (18%) : beta-caryophyllène (3-3,8%), germacrène D (1,8%), alpha-farnésène (4%), alpha-curcumène (4,5%)
- Alccols aliph. (1-1,5%) : octène-1-ol-3 (1%)
- Monoterpénols (15-16%) : (+)-alpha-terpinéol (1,5-2,5%), citronnellol (1%), nérol (0,5-5%), géraniol (0,5-6%)
- Sesquiterpénols (4-5%) : (+)-nérolidol (1,3-2%), spathulénol (2,5-3%), caryophylladiénols I, II et III
- Esters terp. (6%) : acétates de néryle (4) et de géranyle (1,8%)
- Aldéhydes (39-40 %) : citrals : néral (12 %) et géranial (26 %), photocitrals et épiphotocitrals (1,5%)
- Oxydes terp. : 1,8-cinéole (3-6%) (-)-époxycaryophyllène (1,5%), beta-caryophyllane oxyde (2,6%)
- Furocoumarines (tr.)
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[wptab name=’Propriétés’]
- Négativante
- Anti-inflammatoire puissante +++
- Antipyrétique
- Eupeptique ++
- Stimulante vésiculaire et pancréatique, stimulante splénique, stimulante nerveuse (action sur le cervelet et le SNC), stimulante gonadique (testicules, ovaires)
- Litholytique
- Hormon-like (thyroïde, pancréas)
- Anti-infectieuse variable (BK)
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences Psychologiaues
Cette huile essentielle agit sur le système nerveux, avec un effet pouvant être tonique ou sédatif, amenant un équilibre du tonus de l’humeur. La verveine odorante éclaircit l’esprit, et, en tant que plante mercurienne et donc appropriée pour les échanges et les contrôles, suscite une meilleure compréhension et communication, renforçant l’intensité des relations.
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Dauphinelle
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Comme l’indique son nom latin (consolida), la Dauphinelle était la Consoude royale des anciens chirurgiens, réputée pour consolider les plaies et blessures. Dangereuse, la plante est émétique et irritante, et on ne l’emploie jamais pour l’usage interne. On ne l’utilise plus guère que pour détruire les poux de la tête et du pubis, comme d’ailleurs une plante très voisine, le Staphisaigre (Delphinium staphisagria).
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[wptab name=’Description’]
Famille des Renonculacées. On l’appelle très souvent Pied-d’Alouette et, moins poétiquement, Herbe aux poux.
Très abondante dans les moissons, cette plante herbacée croît dans tous les terrains. La variété améliorée (Delphinium ajacis) est cultivée dans les jardins pour sa beauté ornementale.
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[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Poudre de semences. Obtenue par pulvérisation (contre la vermine) : prendre garde de ne pas faire tomber dans les yeux.
Infusion. 3 g de fleurs dans 100 g de vinaigre.
Macération. 3 g de fleurs dans 100 g d’eau pendant 36 heures. Ces deux préparations sont recommandées par Benvenuti afin de détruire aussi les lentes.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Emétique
- Irritante
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Pissenlit
On utilise les feuilles et les racines, mais, en fait, les racines sont plutôt considérées comme médicales et les feuilles comme alimentaires : disons qu’on peut considérer ces dernières comme le type même du médicament-aliment. Dans les temps lointains, le suc du Pissenlit était considéré comme le spécifique des troubles de la vue. Il semble que cette vertu n’ait pas été démontrée.
Depuis bien longtemps, la médecine populaire reconnaissait à la racine de Pissenlit le pouvoir de stimuler les fonctions hépatiques. Cette propriété a été confirmée par Vignal, Brisemoret et Leclerc, qui l’employaient avec succès contre les congestions du foie. Des travaux ont prouvé que le Pissenlit agissait en augmentant la quantité de bile formée (une décoction de feuilles fraîches double le volume de bile excrétée, une décoction de racines fraîches le quadruple). En même temps, le Pissenlit augmente la contractilité de la vésicule biliaire et agit sur le foie lui-même. Il n’est donc pas étonnant que sa réputation soit si grande dans le traitement de l’insuffisance hépatique, des crises hépatiques douloureuses et des ictères. De plus, par l’intermédiaire de la fonction biliaire stimulée, il régularise les fonctions intestinales et combat remarquablement la constipation. Il agit efficacement contre différentes dermatoses et la cellulite, souvent en rapport avec une insuffisance hépatique. On l’utilise aussi dans le traitement de l’hypercholestérolémie et, par conséquent, de l’athéromatose.
Quant à ses vertus diurétiques, elles sont réelles et connues depuis longtemps, puisqu’il leur doit son nom imagé.
Le Pissenlit possède, en outre, des vertus apéritives et toniques ; c’est un reconstituant et un régénérateur du sang, qu’on recommande depuis bien longtemps contre les « pâles couleurs ».
Son usage procure aussi un effet embellissant, car on assiste rapidement à un éclaircissement du teint et au nettoyage de la langue. De plus, son suc frais appliqué sur les taches de rousseur les fait disparaître.
[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées.
On l’appelle souvent Dent-de-Lion, mais aussi Salade-de-Taupe, Florion-d’or ou Couronne-de-Moine.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Les feuilles de Pissenlit, surtout celles du Pissenlit sauvage, ou, en tout cas, non étiolé, devraient être la salade préférée des hépatiques, des goutteux, des pléthoriques comme des anémiques.
Décoction. 30 à 60 g de racines et feuilles fraîches par litre d’eau. Faire bouillir une demi-heure, puis laisser infuser 4 heures (on peut aussi utiliser du vin). Prendre 2 verres par jour entre les repas.
Le Dr Leclerc conseille le glycéré alcoolique préparé avec 100 g de suc de racines fraîches, auquel on ajoute une cuillérée à soupe d’alcool à 90°, une cuillérée de glycérine et une d’eau. Prendre 1 à 2 cuillérées à soupe par jour du mélange.
Le Dr Decaux précise que les résultats du traitement dépendent beaucoup du mode de préparation de la plante et de l’époque où elle est récoltée. Il conseille uniquement le suc récolté en début d’automne, comme étant plus actif.
Externe
Décoction de racines. Elle nettoie la peau.
Suc frais du Pissenlit. Contre les taches de rousseur, on passe deux fois par jour du suc frais sur le visage et on se lave, deux fois par jour également, avec une décoction de fleurs « une poignée par tasse) bouillie 30 minutes. Les belles dames de la Renaissance utilisaient un mélange à parties égales de suc de Pissenlit et de crème de lait. Elles s’en frictionnaient doucement le visage pour en éliminer toutes les impuretés et obtenaient un teint radieux.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Hépatique
- Laxatif
- Hypocholestérolémiant
- Diurétique
- Apéritif
- Tonique
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