Aux Vertus des Plantes
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Astringent

Resserre les pores de la peau et diminue les sécrétions

Busserolle

L’usage médicinal de la busserole est attesté depuis le XIIIe siècle par les médecins de Myddfai (Pays de Galles). La plante a été mentionnée dans des herbiers de la Renaissance, sans indication d’ordre médicinal. Elle a été décrite par Charles de L’Écluse dans Historia Rariorum Plantarum paru en 1601 et plus tard par Linné dans son Materia Medica paru en 174928. Elle a été recommandée pour usage médicinal notamment par Gerhard de Berlin en 1763. La busserole a été signalée vers le milieu du XVIIIe siècle par Anton de Haen, médecin autrichien, comme un remède efficace en cas de néphrite et même de lithiase.

Elle a été inscrite dans la Pharmacopée de Londres (London Pharmacopoeia) pour la première fois en 1788, bien que son usage était probablement plus ancien et dans la pharmacopée américaine (United States Pharmacopeia) de 1820 à 1926. En Europe, la busserole est d’usage officiel depuis le début du XIXe siècle.

On l’a utilisée pour le traitement de diverses maladies telles que l’hydropisie, la lithiase, le diabète, la gonorrhée, etc., mais seule est restée l’utilisation comme antiseptique et diurétique des voies urinaires. La feuille de busserole était également utilisée en Amérique du Nord par les Amérindiens pour le traitement des maladies des voies urinaires.

Marco Polo reporta qu’au XIIIè siècle, les Chinois l’utilisaient comme diurétique pour soigner les reins et les problèmes urinaires. Les Amérindiens l’utilisaient également pour ces troubles mais aussi pour traiter certaines maladies vénériennes, les calculs urinaires, la cystite et l’urétrite, et enfin l’obésité. Les colons américains l’ont utilisée aussi contre les néphrites..

Rabelais ne nous a rien laissé ignorer des propriétés diurétiques de la Busserole, efficace dans les calculs de la vessie et même dans la blennorragie, puisqu’elle en guérit Pantagruel : “Luy  pris une pisse chaude qui le tourmenta fort, mais ses médecins le secoururent bien, avec force drogues diurétiques, et luy firent pisser son malheur.”

Divers travaux modernes ont prouvé les vertus incontestables de la Busserole : Celle-ci est un antiseptique urinaire puissant, très actif chaque fois qu’il y a inflammation et infection des voies urinaires et, notamment, dans l’hypertrophie de la prostate avec pyurie (ne pas s’inquiéter de la couleur vert brunâtre de l’urine durant le traitement).

Elle donne de bons résultats dans la cystite avec muco-pus, l’urétrite blennorragique et la rétention d’urine.

Très riche en tanin, la Busserole est aussi un excellent astringent, recommandable dans l’entérite avec diarrhée, la leucorrhée, les hémorragies utérines.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

Raisin d’ours commun, Raisin d’ours, Busserole

L’espèce pousse en climat froid et ensoleillé sur tout type de sol, même si elle préfère les terrains secs, frais, acides ou neutres. Elle est sensible à l’humidité stagnante. De croissance très lente, elle supporte bien la taille.

Arctostaphylos uva-ursi, la Busserole ou Raisin d’ours, est une espèce de plantes dicotylédones, originaire de l’hémisphère nord. Cette espèce est répandue en région circumpolaire et à des latitudes plus basses à l’étage subalpin de diverses montagnes (Alpes, Himalaya, Appalaches, Rocheuses). C’est un sous-arbrisseau, à port rampant, croissant souvent en forme de coussins. Il a des feuilles persistantes coriaces, de petites fleurs en grelot blanches ou roses et des fausses baies (drupes polyspermes) rouges à maturité.

En France, le raisin d’ours est présent dans la plupart des massifs montagneux : Jura, Alpes, Massif central, Pyrénées. Il est abondant dans les Alpes du Sud, par exemple à une altitude comprise entre 1 000 et 1 800 m dans les bois de pins sylvestres. En basse Provence, on en trouve à la montagne Sainte-Victoire, dans les Bouches-du-Rhône. Quelques pieds seulement en ubac vers 850 m d’altitude. Il s’agit de la station la plus méridionale du sud-est de la France.

Peuplement de busseroles en Catalogne.
L’aire de répartition d’Arctostaphylos uva-ursi s’étend dans l’hémisphère nord dans les régions circumboréales, du nord de l’Europe à la Sibérie. L’espèce se rencontre aussi à des latitudes plus basses principalement dans les étages alpins et subalpins des régions montagneuses, notamment dans le Caucase. C’est de toutes les espèces du genre Arctostaphylos celle qui a la plus vaste aire de répartition et la seule qui se rencontre en dehors de l’Amérique du Nord.

En Amérique du Nord, l’aire de répartition d’Arctostaphylus uva-ursi s’étend de la moitié nord de la Californie jusqu’au nord de l’Alaska, du Canada et du Groenland, et du nord des États-Unis jusqu’à la Nouvelle-Angleterre et Terre-Neuve. Vers le sud, elle s’étend dans les montagnes Rocheuses jusqu’au Nouveau-Mexique et dans l’est de l’Amérique du Nord, le long de la côte atlantique jusqu’au New Jersey et dans les Appalaches jusqu’en Virginie. De rares populations disjointes se trouvent en Géorgie. Au Québec, sa répartition est générale, mais rare en nature.

Une population disjointe très isolée, classée comme sous-espèce sous le nom d’Arctostaphylos uva-ursi subsp. cratericola (Donn.Sm.) P.V.Wells, croît sur les sommets volcaniques du Guatemala entre 2 500 et 4 000 mètres d’altitude.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne
La Busserole est une plante médicinale traditionnellement utilisée pour le traitement des troubles modérés des voies urinaires et de la vessie, telles que la cystite, l’urétrite et la dysurie.

Les feuilles de Busserole contiennent trois grands groupes de composés phénoliques : phénols, tanins et flavonoïdes. Le constituant phénolique principal est l’arbutine ou arbutoside (hydroquinone-β-d-glucopyranoside), dont la teneur est comprise entre 5 et 15 %. D’autres constituants importants sont le méthylarbutine (jusqu’à 4%), ainsi que et les aglycones sous forme libre, hydroquinone et méthylhydroquinone.

Le profil chimique de la plante contient en outre de l’acide ursolique, de l’acide tannique, de l’acide gallique, de l’acide paracoumarique, de l’acide syringique, et des esters galliques de l’arbutine (galloylarbutine), des tanins galliques (gallotanins, jusqu’à 20 %) et catéchiques, et d’autres composés comme des flavonoïdes dont des hétérosides de quercétine, de kaempférol et de myricétine.

  • L’arbutine et la méthylarbutine sont normalement éliminées de façon intacte par le rein tandis qu’elles sont transformées en hydroquinone, qui exerce une action sédative et antiphlogistique, en cas de maladie rendant l’urine alcaline. La busserole est connue depuis le Moyen Âge pour son action de diurétique et antiseptique naturel des voies urinaires en cas de cystite, énurésie, incontinence.
  • La busserole est excellente pour éliminer l’urée. De plus, cette plante est un puissant antiseptique urinaire et intestinal car ses feuilles sont riches en arbutine. Il a été démontré que l’arbutine tuait des bactéries de l’urine telles qu’Escherichia coli et Staphylococcus aureus. Dans les problèmes urinaires, elle peut être associée à la bruyère. Il est recommandé de boire 2 litres d’eau par jour lors de traitements à la busserole.

Mise en garde
Comme tout diurétique, il est fortement déconseillé d’employer de l’Uva Ursi en cas d’insuffisance rénale.
Une étude canadienne effectuée en 1986 suggère que les femmes enceintes doivent s’abstenir de prendre de la busserole car son action ocytocique peut déclencher le travail d’accouchement lorsque pris à forte dose.
De plus cette plante ne devrait pas être consommée sur une longue période (plus de 2 ou 3 semaines). La vitamine C (plus de 500 mg par jour) et les jus très acides (contenant de l’acide citrique notamment) comme les jus de pruneau, de citron ou de canneberge ne devraient pas être pris conjointement avec la busserole, car cela risquerait de modifier l’alcalinité de l’urine nécessaire à l’action de l’arbutine.

  • Infusion : 20 g de feuilles sèches par litre d’eau. 2 ou 3 tasses par jour.
  • Décoction concentrée : 30 g de feuilles sèches par litre d’eau. Laisser réduire au 1/4 et absorber dans la journée. Selon l’effet désiré, on prendra soit l’infusion, soit la décoction.
  • Poudre : Feuilles sèches pulvérisées au mortier. Absorber de 2 à 8 g par jour.

Autres propriétés / utilisations

Substitut du tabac
Les feuilles de busserole séchées sont le composant principal de nombreux mélanges à fumer traditionnels des populations autochtones d’Amérique du Nord. Ces mélanges, comprenant souvent d’autres herbes et parfois du tabac, sont connus sous le nom de «kinnikinnick», terme algonquin signifiant « mélange à fumer ». Ce mélange était utilisé surtout chez les Premières Nations du Canada. Au début du XVIIIe siècle, les Indiens des plaines du Mississipi l’appelaient «sacacommis» ou « sac-à-commis », terme vraisemblablement emprunté aux trappeurs français48.

Les rameaux et feuilles de la Busserole ont été utilisés dans les pays nordiques pour le tannage des peaux, notamment pour la préparation du maroquin et du cuir de Russie. Les feuilles étaient également utilisées pour teindre les peaux et les tissus. Traitées par le sulfate de fer, elles fournissent une teinture noire, et grise lorsqu’elles sont traitées par l’alun.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique par son tanin
  • Astringent
  • Antilithiasique
  • Antiphlogistique par ses glucosides
  • Antiseptique naturel des voies urinaires en cas de cystite, énurésie, incontinence

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Joubarbe (grande)

Cazin l’a utilisée comme astringente dans les cas de dysenterie, mais vantait aussi ses qualités antispasmodiques. Reschel la préconisait dans les affections nerveuses résultant de troubles fonctionnels ayant leur siège dans l’utérus.

Elle n’est plus que très rarement utilisée pour l’usage interne. Par contre, elle est très délicieuse pour l’usage externe. Le suc, remède éprouvé contre les cors, justifie bien le nom populaire de la plante, puisque deux ou trois applications suffisent. Les feuilles fraîches broyées sont renommées contre les hémorroïdes, les brûlures, les tumeurs ganglionnaires. La pommade à base de suc fait merveille contre les dartres et les maladies de peau en général.

D’autres espèces de Joubarbe ont aussi des vertus médicinales.

La Joubarbe des vignes (Sedum telephium) est le plus souvent appelée Orpin. C’est une petite plante vivace, aux tiges et feuilles charnues comme une plante grasse, aux fleurs jaunes, et qui croît dans les lieux incultes. On conserve les feuilles dans l’huile dans certaines régions, sous le nom d’Orpin confit : cette macération est un remède populaire contre les coupures, les hémorroïdes, les cors.
La Joubarbe rose (Sedum rhodiola) est une plante des hautes montagnes, à odeur de rose, qu’on utilisait jadis contre les maux de tête et comme astringent.
La Joubarbe âcre (Sedum acer) porte beaucoup de noms populaires : Orpin brûlant, Poivre des murailles, Petite Joubarbe, Pain d’oiseau, et Vermiculaire à cause de ses racines fines et menues.
Elle a, comme les autres Joubarbes, l’aspect d’une plante grasse, une tige peu élevée, des feuilles charnues.
Ses petites fleurs en épi sont jaune d’or. On l’a employée jadis comme émétique et antiépileptique, et en applications sur les gencives atteintes de scorbut. On l’utilise encore parfois en Allemagne en cataplasmes de feuilles pilées sur les articulations déformées par l’arthrite.

[wptab name=’Description’]Famille des Crassulacées

On l’appelle encore Joubarbe des toits, Artichaut sauvage, Herbe aux cors.

Plante vivace, qui croît sur les toits de chaume, les vieux murs de ferme et les ruines, la Joubarbe jeune ressemble à une tête d’Artichaut.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 15 g de feuilles par litre d’eau. Prendre 4 tasses par jour. Mais on utilise le plus souvent le suc de la plante fraîchement exprimé, dont on prend une demi-cuillerée à café à la fois dans un peu d’eau sucrée, 3 ou 4 fois par jour.

Externe

On applique le suc 2 fois par jour sur les cors.
Cataplasmes de feuilles broyées que l’on renouvelle 2 fois par jour.
Pommade. Mélanger, à feu très doux, 100 g de suc frais, 100 g de saindoux, 100 g d’huile d’amandes douces. Lorsque l’ensemble est liquéfié et amalgamé, battre au fouet jusqu’à refroidissement complet.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringente
  • Antispasmodique

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Bugle

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Bien oublié de nos jours, le Bugle était très employé autrefois comme vulnéraire et astringent. Utilisé pour guérir les plaies, les blessures, les hémorragies, les hémoptysies, c’était, à la Renaissance, la panacée du médecin de campagne.
Ettmuller et Rivière le recommandèrent contre la tuberculose pulmonaire, Camerarius et Dodoens dans les obstructions du foie. De nos jours, on n’emploie plus guère le Bugle – quand on l’emploie – que pour laver et cicatriser les plaies ou en gargarismes contre les angines.
Il se peut, toutefois, que la plante connaisse un regain d’actualité, des observations faites avec la teinture mère homéopathique ayant démontré tout récemment qu’elle agissait fort bien dans les pneumopathies aiguës ou chroniques, les toux rebelles, la dilatation bronchique, l’asthme pulmonaire.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

On l’appelle encore Petite Consoude, Herbe de saint Laurent.

Fréquemment confondue avec la Brunelle, cette petite plante vivace rampe sur le sol des bois, des prairies humides, des lieux ombragés.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 à 30 g de sommités fleuries par litre d’eau. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Décoction. Même quantité de plante, bouillie 10 minutes, en lotions, compresses ou gargarismes.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Vulnéraire
  • Astringente

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Millefeuille

Bien que la première description de la plante ait été faite en 1554 par le botaniste flamand Clusius, Dioscoride l’avait déjà signalée comme étant « d’une efficacité comparable contre les plaies saignantes, les ulcères anciens ou récents ».

De son côté, Hippocrate la recommandait en bains contre les hémorroïdes saignantes. Guérir les maux saignants, internes et externes, demeure encore la principale indication de l’Achillée. Son astringence la fait recommander comme cicatrisant des plaies de toute nature, mais aussi pour calmer et réduire les menstruations trop abondantes, les hémorroïdes, les crachements de sang. Cazin et Teissier la préconisent aussi dans les maladies du système veineux (varices) et dans les spasmes utérins.

[wptab name=’Description’]Famille des Composacées.

On l’appelle encore Achillée, Herbe aux charpentiers, Herbe aux coupures.

Son usage remonte à la mythologie, puisque son nom lui vient d’Achille, le fameux héros grec, à qui elle permit de guérir les blessures de Télèphe, roi des Mysiens.

L’Achillée Millefeuille est une plante herbacée vivace très commune dans les friches et au bord des chemins.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 30 à 50 g de sommités fleuries par litre d’eau bouillante. Prendre 2 ou 3 tasses à café par jour.

Externe

Suc de la plante bien lavée, exprimé sur une coupure fraîche ; il arrête le sang et active la cicatrisation.

Décoction. 60 g de sommités fleuries par litre d’eau. Excellente pour laver les plaies ou pour imbiber des compresses contre les hémorroïdes.

Huile ou pommade vulnéraire. Mélanger en parties égales le suc de l’Achillée avec de l’huile d’olive ou du saint doux.

Vin. Faire bouillir 40 à 50 g de plante par litre de vin. C’est un puissant détersif des gerçures, des engelures et des crevasses, qui peut aussi servir à panser les ulcères .[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

L’achillée mille-feuille possède des propriétés décongestionnantes ; c’est pourquoi on l’utilise en association avec l’huile de sésame, par exemple, pour la confection de crème solaire de haute protection.

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Pervenche

Agricola, en 1539, signalait la Pervenche comme remède de l’angine.

Mme de Sévigné, aussi soucieuse de la santé de son entourage que de la sienne, ne manquait pas de la recommander à sa fille pour le même usage : « Guérissez-vous avec votre bonne Pervenche, bien verte, bien amère ; rafraîchissez-en cette poitrine enflammée ».

Depuis longtemps, la Pervenche est préconisée contre les hémorragies : simple et bénin saignement de nez (Mathiolle) et crachements de sang. Georges Petit la conseillait même contre l’hémoptysie des tuberculeux. Ses qualités astringentes la font employer, de plus, contre les pertes blanches et l’entérite.

Très bon tonique amer, elle est conseillée par Leclerc contre l’anémie et comme apéritif et fortifiant. Comme les autres amers, elle est aussi fébrifuge et Leclerc la recommandait contre le paludisme.

La médecine populaire l’utilise, en outre, depuis fort longtemps, pour tarir le lait des nourrices, soit seule, soit en association avec la Canne de Provence. C’est encore un très bon antidiabétique, qui amène une diminution de la glycosurie en même temps qu’une atténuation de la pénible sensation de soif. Mais là ne se bornent pas les bienfaits de l’humble petite Pervenche si chère à Claude Bernard, qui la cultivait avec prédilection de son « nid de verdure » de Saint-Julien et qui disait d’elle : « c’est une merveille de la nature. Elle reflète l’azur du ciel ».

Le laboratoire en extrait, particulièrement de l’espèce Vinca rosea de Madagascar, deux alcaloïdes actuellement employés dans la thérapeutique des maladies malignes (leucoses, maladie de Hodgkin, certains sarcomes et certains épithéliomas).

Un autre alcaloïde améliore la circulation cérébrale, dilate les petites artères et fait baisser la tension.

Enfin, pour l’usage externe, les feuilles de Pervenche sont ventées contre les ecchymoses et pour arrêter le sang des coupures. Elles entrent dans la formule des « espèces vulnéraires », dont l’infusion est recommandée pour l’usage interne et externe après des coups ou une chute.

[wptab name=’Description’]Famille des Apocynacées.

Elle porte plusieurs noms populaires : Bergère, Herbe à la capucine, Violette des sorciers, Violette des morts.

La Pervenche est une jolie petite plante qui tapisse les lieux ombragés. On la cultive aussi dans les jardins.

La Grande Pervenche (Vinca major) est la réplique exacte de la Petite en taille supérieure. Bien que la médecine populaire emploie aussi la Grande Pervenche, c’est néanmoins la Petite qui est préférée pour l’usage médical. Le Codex de 1937, d’ailleurs, ne mentionne que les feuilles de la Petite Pervenche.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 à 50 g de feuilles sèches par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour et, pour les diabétiques, absorber la tisane (très amère) comme boisson de la journée.

Vin. 100 g de feuilles sèches hachées, macérées 10 jours dans un litre de bon vin rouge. On peut aussi verser le vin bouillant sur les feuilles et passer lorsque le liquide est froid. Sucrer fortement. Le vin sera meilleur et doué de propriétés encore plus toniques si on emploie pour le préparer un bon vin doux naturel (muscat ou banyuls).

Externe

La décoction peut être utilisée en gargarismes contre l’angine, en même temps qu’on boit la tisane. Elle sert aussi en lotions sur les plaies et les ecchymoses et en lavements contre la diarrhée.

Cataplasme de feuilles fraîches broyées, à appliquer sur les seins tuméfiés pour en soulager la tension.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent
  • Tonique
  • Apéritif
  • Fortifiant
  • Antidiabétique
  • Vulnéraire

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Mûrier noir

L’écorce de la racine a longtemps passé pour purgative et ténifuge, mais, après les expériences du Dr Bérenger, elle a été rayée de la liste des ténifuges.

Les fruits, avant leur maturité, sont astringents et très acidulés (un litre de jus contient 20 à 25 g d’acide citrique). On employait ce jus, jadis, contre la diarrhée, la dysenterie, les crachements de sang, les règles trop abondantes. On prépare encore, avec les fruits récoltés avant complète maturité, un sirop très renommé, utilisé en gargarismes contre les maux de gorge ou comme boisson rafraîchissante.

A maturité complète, ces fruits deviennent laxatifs.

Les feuilles de Mûrier noir étaient depuis longtemps employées couramment en infusion contre le diabète.

Les travaux récents de Bart ont prouvé l’efficacité de ce traitement, qui permet d’entraîner la diminution, et même la disparition, de la glycosurie.

[wptab name=’Description’]Famille des Moracées.

Originaire de Perse, cet arbre au port élevé est acclimaté en France.

Le Mûrier blanc (Morus alba) est le Mûrier du ver à soie. Ses fruits, blancs, sont comestibles, mais ne doivent pas se substituer à ceux du Mûrier noir au point de vue médicinal.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de feuilles. 60 g par litre d’eau, dont on prend une tasse avant chaque repas, mais on utilise généralement l’extrait fluide pharmaceutique. Contre le diabète.

Décoction d’écorce. A absorber le matin à jeun, à la dose de 5 à 12 g pour un demi-litre d’eau. Comme purgatif.

Sirop de mûres. Se prépare, avant la maturité totale des fruits, avec 1 Kg de mûres et 1 Kg de sucre. Faire bouillir jusqu’à l’obtention d’un sirop et passer. Délicieux l’été, ajouté à de l’eau glacée.

Externe

On emploie le sirop pur ou coupé d’un peu d’eau pour les gargarismes.

Infusion de feuilles. En bains de bouche, elle est, paraît-il, efficace contre les rages de dents.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif
  • Astringent
  • Laxatif

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HE Géranium rosat ou odorant “Chine”

Indications (VT +) :

  • Dermatose infectieuses, acné surinfecté +++, impétigo ++
  • Colite infectieuse +
  • Asthénie, fatigue nerveuse ++
  • Rhumatismes ostéo-articulaires +

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

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[wptab name=’Description’]Famille des Géraniacées

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

  • Monoterpènes : alpha-pinène (0,35%)
  • Monoterpénols (55 %) : linalol (3,8 %), citronnellol (44,5 %), géraniol (6,5 %)
  • Esters terp. (25%) : formiates de citronnellyle (17,5%) et de géranyle,(2,2)%, propionates de citronnellyle (2,2%) et de géranyle (0,6%), butyrate (0,7%) et tiglate (1,6%) de géranyle
  • Monoterpénones : menthone (2%), isomenthone (4,5%)
  • Oxydes terp. : cis-trans-rose oxydes (2,25 et 1%)

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-infectieuse, antibactérienne +++, antifongique ++
  • Tonique générale, tonique astringente +++
  • Antalgique ++

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Ortie

Employées jadis comme révulsif rapide dans les cas de paralysie, les Orties sont réputées en médecine populaire comme un excellent astringent. On les utilise contre les hémorragies d’origines diverses : crachements de sang, règles trop abondantes, saignements de nez. Leurs vertus anti-diarrhéiques, vantées par le Dr Oudar, sont certaines et se montrent précieuses dans les diarrhées des tuberculeux et des affaiblis, les entérites muco-membraneuses.

Elles sont réputées dépuratives et très utilisées contre les dermatoses rebelles : eczémas, psoriasis, dartres.

Leur action stimulante sur toutes les sécrétions digestives (stomacales, pancréatiques, hépatiques et intestinales) est loin d’être négligeable.

Très revitalisantes, elles possèdent la même richesse et la même action que l’Epinard et répondent aux mêmes indications (elles lui sont même préférables chez les rhumatisants, car elles ne contiennent pas d’oxalates). On consomme encore les jeunes pousses cuites en légume, à la façon des Epinards, dans certaines campagnes, ou on les incorpore aux potages, auxquels elles communiquent un goût très apprécié. On préfère alors, pour cet usage alimentaire, la Petite Ortie, moins fibreuse.

Les Orties contribueraient, en outre, à faire baisser le sucre et se montreraient donc utiles dans le traitement du diabète.

La racine est un diurétique, vanté autrefois contre la rétention d’urine. Pour l’usage externe, les frictions et flagellations avec une poignée d’Ortie constituent de vieux remèdes révulsifs, préconisés contre les douleurs rhumatismales : ces procédés héroïques ne semblent plus guère prisés de nos jours. Par contre, l’Ortie est toujours renommée pour composer des lotions capillaires efficaces pour faire pousser les cheveux.

[wptab name=’Description’]Famille des Urticacées.

On utile en herboristerie la Grande Ortie (Urtica dioïca) et la Petite Ortie (Urtica urens), appelée aussi Ortie brûlante.

Très communes, les Orties sont des plantes vivaces et envahissantes qui pullulent dans les décombres, les lieux abandonnés, le long des chemins.

L’ortie romaine (Urtica pilulifera) a été jadis utilisée dans la diarrhée, mais ne semble plus guère être employée.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Suc. 100 g de plante fraîche par jour (contre les hémorragies, on mélange parfois ce suc avec celui de la Consoude).

Infusion. 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau. Laisser en contact pendant 10 minutes et prendre une tasse avant les repas.

Sirop. Faire infuser 12 heures 250 g de feuilles de jeune Ortie avec un litre est demi d’eau bouillante. Filtrer, ajouter le double de poids de sucre. Porter à ébullition jusqu’à la consistance de sirop et prendre une tasse par jour en plusieurs fois.

Comme diurétique, la racine s’utilise en décoction, à raison de 30 à 40 g par litre. Laisser bouillir 10 minutes et boire en deux jours.

Externe

Les feuilles d’Ortie se mêlent à la Capucine et au Buis dans la lotion capillaire dont la formule est donnée à Capucine.

Avec la racine d’Ortie, on prépare une autre lotion capillaire, en faisant macérer 60 g de racine séchée avec 60 g d’Origan dans un litre d’eau-de-vie pendant un mois. Faire des frictions journalières avec cette lotion.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Révulsif
  • Astringent
  • Anti-diarrhéique
  • Dépuratif
  • Stimulant
  • Revitalisant
  • Diurétique (racine)

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour fortifier et tonifier le cuir chevelu, on utilisera avantageusement une lotion confectionnée en broyant deux ou trois bonnes poignées d’orties. Le suc obtenu sera additionné de son volume d’eau. Cette préparation sera appliquée en frictions légères sur le cuir chevelu. Les peaux sèches ou sensibles se trouveront bien d’une lotion appliquée en compresses sur le visage et préparée en faisant infuser pendant un quart d’heure, dans un quart de litre d’eau, une poignée d’orties fraîches, préalablement hachées.

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Grenadier

Il semble que les anciens Egyptiens employèrent les premiers le Grenadier comme vermifuge. L’écorce de la racine était utilisée comme anthelminthique de temps immémorial dans l’Hindoustan et, chez les Grecs, dès l’époque de Dioscoride.
Tombée en désuétude en Europe, ce fut Buchanan, en 1807, qui la remit en usage, puis le Dr Mérat la signala le premier comme ténifuge aux médecins français.
Les fleurs (appelées balaustes) sont astringentes. Elles donnent de bons résultats dans la diarrhée chronique, la leucorrhée, les hémorragies.
L’écorce de la racine est un vermifuge très efficace contre le ténia armé et le bothryocéphale.
Assez souvent mal tolérée, on l’interdit aux enfants, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent.
L’écorce du fruit est un vermifuge aussi, mais uniquement contre les ascaris. Le suc provenant de la pulpe pressée sert à faire un sirop populaire très rafraîchissant : la grenadine.

[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées

On l’appelle aussi Balaustier.

Ce petit arbre, tordu et rabougri, est originaire soit d’Afrique, soit des Indes, puisque la légende hindoue veut qu’il est été créé par Bouddha pour détourner une déesse de ses pratiques anthropophages.
On utilise l’écorce de la racine, l’écorce du fruit, les fleurs, et évidemment le fruit lui-même, très rafraîchissant.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de fleurs. 15 à 30 g par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes et prendre une tasse toutes les heures.
L’écorce de racine est généralement utilisée sous forme d’extrait actif pharmaceutique : la Pelletiérine Tanret.
Décoction, franchement nauséeuse et détestable (bien sucrée et glacée, elle passe un peu mieux). Faire macérer 65 g d’écorce concassée pendant 24 heures dans trois quarts de litre d’eau. Puis faire réduire à feu doux jusqu’au quart de litre. Prendre en 3 fois, à une demi-heure d’intervalle (formule du Dr Héraud).
Deux heures après, prendre une décoction de Bourdaine.
Décoction d’écorce du fruit : 30 g par litre d’eau.

Externe

Infusion concentrée de fleurs. Elle sert en injections contre les pertes blanches.

Décoction d’écorce de racine : s’utilise en lavements contre les ascaris.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Vermifuge
  • Anthelminthique
  • Ténifuge
  • Astringente

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Cognassier

Le Coing est antidiarrhéique très efficace. Il contient une grande quantité de tanin, ce qui le fait recommander dans les diarrhées des débilités, des tuberculeux, des convalescents, des enfants et des vieillards. Son astringence le fait employer aussi contre les crachements de sang, les hémorroïdes saignantes, les affections de la bouche et des gencives et les relâchements du vagin.
Les pépins contiennent beaucoup de mucillage : celui-ci servait autrefois à préparer la “bandoline” des coiffeurs et entre encore dans certains collyres. Très adoucissants, on les utilise contre les gerçures des lèvres et des mamelons, les engelures, l’eczéma des mains, les brûlures, les conjonctivites, les hémorroïdes enflammées.

[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées

Vivant dans le Midi à l’état sauvage, cet arbre de petite taille, aux rameaux tortueux, est cultivé dans toute l’Europe.

Les Coings, très astringents, ne peuvent se manger crus, mais, après cuisson, donnent des sirops, des gelées, de pâtes, des liqueurs délicieusement parfumés, et le cotignac, gloire légitime de la confiserie orléanaise.

A Athènes, le Coing passait pour être le fruit de Vénus, que la jeune épousée devait déguster avant d’entrer dans la chambre nuptiale.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le suc de Coing étendu d’eau est délicieusement rafraîchissant. On peut transformer le fruit en savoureuses friandises qui n’en conservent pas moins les propriétés astringentes pour lesquelles on l’utilise : marmelade, gelée ou cotignac (en donner 100 à 200 g par jour), pâte.

Externe

Décoction. Faire bouillir un beau Coing entier, finement coupé, dans 1 l d’eau jusqu’à réduction de moitié, en ajoutant 50 g de sucre.

Décoction. Faire bouillir un beau Coing entier, finement coupé, dans 1 l de vin rouge (ce qui la rend encore plus astringente) jusqu’à réduction de moitié, en ajoutant 50 g de sucre.

Décoction. Elle peut s’employer en injections, et la décoction vineuse est excellente en gargarismes contre les affections de la bouche et des gencives. Macération de pépins. Une cuillerée à soupe par verre d’eau (ou 30 à 40 g par litre). Elle donne une émulsion très émolliente et adoucissante, à employer en lotions ou en compresses, dans n’importe quel cas d’irritation. Elle est excellente aussi pour la toilette des peaux sèches et dartreuses.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antidiarrhéique
  • Astringent
  • Adoucissant

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour décongestionner les paupières et reposer les yeux fatigués, on peut appliquer directement des tranches de fruits frais, soigneusement lavés au préalable. Pour lutter contre l’apparition des rides, on utilisera avec profit une lotion préparée en faisant macérer pendant une quinzaine de jours des pelures de coing dans une eau légèrement alcoolisée.

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