Système glandulaire
Sauge officinale
Toujours utilisée sans désaffection depuis ces temps lointain, la Sauge est un excellent tonique, à la fois des voies digestives et du système nerveux. Elle stimule les fonctions de l’estomac et du foie, came les douleurs et les nausées. Elle est très recommandée contre l’asthénie nerveuse, surtout lorsqu’elle succède à une longue maladie épuisante.
C’est aussi le meilleur anti-sueur connu, qui agit puissamment contre les sueurs des tuberculeux, des rhumatisants, des cachectiques.
C’est donc la plante des convalescents, puisqu’elle combat les sueurs, la faiblesse, le manque d’appétit, les digestions pénibles, la dépression physique et morale.
Son action tonique sur l’utérus la fait utiliser après un accouchement, car elle régularise et fait réapparaître les règles. Elle calme aussi les douleurs qui accompagnent parfois les règles et, par son action régulatrice sur le cycle mensuel, facilite la conception.
On lui reconnaît depuis 1938 une action hypoglycémiante, et le vin de Sauge est très recommandé aux diabétiques.
Excellent cicatrisant, elle est employée avec succès contre les aphtes et les ulcérations de la bouche et des gencives. Le Dr Trousseau a même obtenu de beaux résultats avec le vin de Sauge, additionné de 300 g de miel par litre, pour réduire et fermer les ulcères de jambe.
La Sauge sclarée (Salvia sclarea) a des feuilles très grandes et ridées, des fleurs rosées et répand une odeur forte. On l’appelle encore Orvale, Grande Sauge, Toute-Bonne ou Herbe aux plaies.
Peu utilisée de nos jours, elle était considérée comme stimulante et antispasmodique, et on lui accordait, et on lui accordait à peu près les mêmes vertus qu’à la Sauge officinale. Conseillée aux femmes stériles par Tragus, elle était aussi recommandée dans les affections hystériques. On lui trouvait une activité plus grande que la Sauge officinale sur les ulcères de mauvaise nature, et Cazin la prônait contre le relâchement des tissus et l’engorgement œdémateux des jambes. On l’utilise aux mêmes doses que la Sauge officinale.
On emploie en parfumerie l’essence de Sauge sclarée comme fixateur des parfums.
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.
On l’appelle aussi Herbe sacrée, Thé d’Europe, de France ou de Grèce.
Chère aux Provençaux, pour qui la soupe à la Sauge, avec Pomme de terre et Ail, est une véritable panacée, la Sauge a conservé de nos jours son renom d’antan en médecine populaire, et particulièrement en Provence. Nulle plante, peut-être, n’a connu cette célébrité pendant des siècles : son nom latin salvia, d’où vient le mot Sauge, signifie d’ailleurs « plante qui sauve ». Chez les Gaulois, comme aussi chez tous les autres peuples de l’Antiquité, elle était considérée comme une plante merveilleuse capable de guérir toutes les maladies. Les druides l’utilisaient contre les fièvres, la toux, les rhumatismes, contre la paralysie et l’épilepsie, et pour favoriser à la fois la conception et l’accouchement. Ils la jugeaient si efficace qu’ils lui attribuaient jusqu’au pouvoir de ressusciter les morts et ne manquaient pas, par ailleurs, d’en ajouter à l’hydromel et à la cervoise, afin de se mettre en condition prophétique et pour renforcer leurs incantations.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
La Sauge relève délicieusement le goût des légumes, en particulier des Tomates et des Pommes de terre, ainsi que celui du porc frais.
Infusion. 15 à 20 g par litre d’eau bouillante (soit 5 ou 6 feuilles par tasse). Utiliser en guise de thé. Prendre une tasse après chaque repas et, contre les sueurs nocturnes, une tasse au coucher.
Vin. 80 g de plante séchée sur laquelle on verse un litre de vin bouillant (rouge ou blanc, ou mieux, vin de liqueur). Prendre 2 ou 3 cuillerées à soupe après les repas comme tonique. Les diabétiques peuvent prendre 2 verres par jour en guise de boisson.
Ce vin peut aussi se préparer par macération à froid de 100 g de Sauge séchée, mise à macérer 10 jours dans un litre de muscat.
Teinture. Faire macérer 15 jours des feuilles de Sauge tassées dans deux fois leur volume d’alcool à 40°. Presser pour exprimer le jus et filtrer. Prendre une demi à une cuillerée à café dans un peu d’eau sucrée. Cette façon d’administrer le remède est préférable lorsqu’on veut l’employer contre la sudation exagérée.
Externe
Décoction. 100 g par litre, soit dans de l’eau, soit dans du vin. Elle est renommée en lotions contre les dartres, les ulcères et autres maux cutanés, en bains de bouche contre les aphtes, les ulcérations causées par le dentier, les maux de dents.
Bain. Préparé avec une forte poignée de Sauge, il est excellent pour calmer les douleurs rhumatismales.
Une grosse poignée de Sauge macérée dans de l’eau de Cologne familiale donne, au bout de 4 à 6 semaines, une excellente eau de toilette qui adoucit et éclaircit la peau. En ajoutant une cuillerée à soupe dans l’eau des ablutions.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique
- Apéritive
- Hypoglycémiante
- Cicatrisante
- Antisudorale
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour résoudre les problèmes posés par la transpiration des pieds, une solution toute simple : saupoudrer le fond de chaque chaussure avec la valeur d’une petite cuillerée à café de poudre de sauge.
En cas d’hyperidrose des pieds et des mains, on peut en ajouter à des bains de pieds ou de mains.
En friction, elle stimule la croissance des cheveux et tonifie le cuir chevelu.
Intimité
C’est une plante aux vertus féminines, avec une connotation de force et d’activité. La sauge contient des substances ayant une action semblable à celle d’hormones, qui se sont révélées utiles dans de nombreuses pathologies de l’appareil génital, par exemple des dysfonctionnements ovariens, des troubles de la ménopause, des infections vaginales, des syndromes prémenstruels, des aménorrhées, des menstruations irrégulières et la stérilité. C’est une plante dotée d’une activité de maturation, oestrogénique.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Sauge officinale
- Grippe, bronchite, sinusite
- Aphtose, entérite virale, insuffisance biliaire +++
- Méningite virale, névrite virale ++
- Polyarthrite rhumatoïde +
- Aménorrhée, oligoménorrhée, préménopause +++, herpès génital, condylome, lésions planes, leucorrhées
- Herpès labial ; cellulite ; plaies
- « Mauvaise circulation »
Contre-indications : Grossesse, jeune enfant (neurotoxique, abortive)
Pathogénésie : malformations cardiaques quelquefois rencontrées chez les bébés dont la mère à usé de cette plante durant toute la grossesse ; crise cardiaque chez les sujets ayant utilisé cette plante durant des années.
[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
Parfum : doux, herbeux, aromatique
Action énergétique : yin-yang
Planètes dominantes : Jupiter, Lune
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleuries
(fortes variations des pourcentages des composants durant le cycle végétatif)
- Monoterpènes : alpha-thuène (0,21%), alpha-pinène (0,5-5,5%), beta-pinène (0,2%-3,3%), camphène (0,75%-3,5%), myrcène (tr.-1,2%), alpha et ?terpinènes (0,2% et 0,5%), limonène (0,5%-4,2%), cis- et trans-beta-ocimènes (0,3% et tr.), allo-ocimènne (tr.), paracymène (0,8% -1,6%), terpinolène (0,4%)
- Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (0,4%-7%), aromadendrènes (0,3%), allo-aromadendrène (0,3%), alpha-humulène (4), alpha et delta- cadinènes (0, 1%), alpha-maaliène, beta-copaène, alpha-corocalène, sellina-5, 11-diène, lédène
- Hydrocarbures : cis- et trans-2-méthyl-3-méthylène-hept-5-ène (0,1% et tr.)
- Alcools non terp. : 1-octène-3-ol
- Monoterpénols : linalol (0,5-12%), terpinène-1-ol-4 (0,5-4%), alpha-terpinéol (0,1-9%), delta-terpinéol, bornéol (2-14%), tr.-thjanol-4 (0,4%), p-cyménol-8
- Sesquiterpénols : viridiflorol
- Esters nonterp. et terp. : isovalérate de méthyle (0,1%), acétates de bornyle (0,8-3,2%), de linalyle (0,6-2%) et de sabinyle (0,4%), isovalérate de linalyle
- Phénols : thymol (tr.)
- Oxydes (<15%) : 1,8-cinéole (5,5-14%), caryophyllène-oxyde (1,1%)
- Monoterpénones (20-70 %) : (-) alpha-thujone (12-33 %)*, (+)-beta-thujone (2-14 %), (-)-camphre (1-26 %)
- Aldéhydes : tr.-3-hexanal
- Coumarines : aesculétine
- Composants bifonctionnels : salvène
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anticatarrhale, expectorante, mucolytique
- Lipolytique +++, anti-cellulitique
- Anti-infectieuse, antibactérienne spécifique (actif sur coques gr + : staph. doré + à +++, strep. B-h-gr. A. ++ à ++++, peu ou pas active sur entérobact. (gr-) : klebs. Et pseudom. A ++, coli-à ++), antifongique (sur cand. alb. A ++), antivirale +++
- Cholagogue, cholérétique ++
- Oestrogen-like, emménagogue
- Cicatrisante
- Régulatrice circulatoire
- Tonique et stimulante (à faible dose)
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences Psychologiques
Le système nerveux est également une fonction lunaire : nous savons que la Lune a une influence négative sur les personnes qui souffrent de troubles psychiques. La sauge aura un influx bénéfique en cas de nervosité, de caractère lunatique, de stress, en particulier dans les troubles ayant un rapport avec l’appareil reproducteur, par exemple la stérilité due au stress, les sautes d’humeurs en phase prémenstruelle, pendant les menstruations et à la ménopause. Dans tous ces cas, l’essence de sauge favorise le retour de la chaleur des vertus féminines.
Au niveau de l’état général, quelques gouttes d’essence de sauge dans l’eau du bain donnent une sensation agréable de bien-être et de détente et préviennent une sudation excessive.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Hysope officinale ssp officinale
- Rhinopharyngite, sinusite, bronchite, emphysème, asthme, toux, pneumonie +++
- Cystite post-infectieuse
- Plaies, ecchymose, cicatrice, lèpre
- Sclérose en plaques (action indirecte)
- Troubles ovariens (à la puberté)
- Asthénie
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse, vieillards (neurotoxique, abortive)
[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
L’hysope officinale est un arbrisseau que l’on trouve dans les environnements de type garrigue dans les régions méditerranéennes. Ses fleurs, qui peuvent être violettes, bleues, blanches ou rouges, sont groupées en épis.
Parfum : doux, épicé, herbacé
Action énergétique : yang
Planète dominante : Jupiter
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie
- Monoterpènes (25-30%) : (-)-beta-pinène (15,2-22,87%)
- Sesquiterpènes (12%) : beta-caryophyllène (2,91-3,21%), germacrène D (0,75%)
- Sesquiterpénols (5-10%) : nérolidol (1,37%), spathulénol
- Phénols méthyl-éthers (4%) : myrténol méthyléther (2,72%), chavicol méthy-éthers (0,8%)
- Monoterpénones (45-58 %) : alpha- et beta-thujones (tr. Et 0,12 %), camphre, (-)-pinocamphone (11,85-12,18 %), isopinocamphone (31,67-32,57 %), (subchémotype possible : pinocamphone 53 %, isopinocamphone 5 %)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Négativante
- Anticatarrhale ++++, mucolytique, lipolytique, décongestionnante
- Antiasthmatique (diminution de l’irritation des muqueuses bronchiques) ++
- Anti-inflammatoire pulmonaire
- Régulatrice des métabolismes des lipides (intestin grêle-foie)
- Anti-infectieuse, bactéricide (staphylocoque, pneumocoque) + à ++, viricide +++, parasiticide +
- Cicatrisante
- Tonique (à faibles doses)
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences psychologiques
Elle a un effet tonique sur l’esprit, qu’elle rend plus clair et lucide. Son action est semblable à celle de l’essence de basilic, quoiqu’elle soit moins incisive et pénétrante. De nombreux peuples de l’Antiquité parfumaient le pain avec de l’hysope pour purifier le sang et l’esprit.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Niaouli
- Coronarite, endocardite, artérite +++, athérosclérose, hémogliase ; varices ++, hémorroïdes ++, hémorroïdes hémorragiques
- Infection respiratoire catarrhale chronique, sinusite ++, rhinopharyngite, bronchite +++, tuberculose ; blépharites
- Herpès génital +++, condylome acuminé +, lésions planes +++, dysplasie du col +++, vulvovaginite, vaginite leucorrhéique ; fibromes (certains) ++
- Cancer du sein non-hormono-dépendant (adj.)
- Amygdalite, aérophagie, gastrite, ulcères gastrique et duodénal, hépatites virales +++, 1 petite insuffisance hépatique +, lithiase biliaire, entérite virale, diarrhées, choléra, cancer du rectum (adj.)
- Urétrite, et prostatite (Instillation huileuse à 5-10 %)
- Psoriasis, piqûre de moustique, furoncle, dermite mycosique, lèpre, plaies surinfectées et d’électrocoagulation, rides
- Peau « cartonnée » (préventif, avant radiothérapie, en usage local)
- Polyarthrite rhumatoïde
- Dépression nerveuse (étiologie ; infections virales)
Contre-indications : Aucune connue, mais prudence chez la femme enceinte et le jeune enfant
[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées
On l’appelle également :
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles
- Monoterpènes (17%) : alpha- et beta-pinènes (7,5% et 3%), alpha-phellandrène (tr.), alpha- et gamma-terpinènes, limonène (4-8%)
- Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (2%), aromadendrène, allo-aromadendrène, viridiflorène, delta-cadinène
- Monoterpénols : linalol, terpinène-1-ol-4 (2%), (-)-alpha-terpinéol (9-14%)
- Sesquiterpénols : (-)-globulol, (+)-viridiflorol (6-15%), nérolidol (1-7%)
- Oxydes terp. : 1,8-cinéole (38-58 %), époxycaryophyllène II
- Aldéhydes aliph. : isovalérald., benzald (tr.-0,8%)
- Composés soufrés
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-infectieuse, antibactérienne (peu ou pas active sur les entérobactéries, mais active à très active sur les coques gr. + : staph. doré ++++, pneumo. +, strep. b-hém. Gr. A +++, entéro. ++), antimycobactérienne (BK d’origine pulmonaire, urogén., lympho.gg. +++, bac. de Hansen), antifongique (cand. ++ à +++), antivirale +++ (incluant les virus lents), antiparasitaire (plasmodium) et antiseptique
- Fébrifuge
- Anticatarrhale, expectorante +++, excitante balsamique
- Anti-inflammatoire + (dim. A-1-glob.), antirhumatismale, temporisatrice des phénomènes allergiques, analgésique, antiprurigineuse
- Antihypertensive
- Stimulante hépatocytaire
- Décongestionnante veineuse ++
- Litholytique +
- Hormon-like (action au niveau de l’axe hypophyso-ovarien, oestrogen-like et hypophyso-testiculaire)
- Tonique cutané, topique
- Antitumorale ( ?)
- Protectrice cutané (radioprotectrice)
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Persil
Dodoens, un des grands botanistes flamands de la Renaissance, signale le Persil dans ses ouvrages comme étant un remède populaire de l’épilepsie, utilisé aussi dans l’asthme et la toux invétérée. Ces propriétés n’ont pas été retenues par la suite.
Les médecins de l’Antiquité, comme Galien et Constantin, puis plus tard Fernel et enfin Cazin ont employé la racine comme diurétique. Ils l’ont préconisée chaque fois qu’il y a œdème (cardiaque ou rénal) et dans les abcès du rein. En même temps qu’elle est diurétique, la racine de Persil est aussi apéritive, comme, d’ailleurs, les quatre autres racines (Ache, Asperge, Fenouil et Fragon) avec lesquelles elle s’unit dans le fameux « sirop des cinq racines ».
La plante entière avec semences contient un liquide huileux, l’apiol, isolé en 1849 par Homolle et Joret, auquel elle doit ses propriétés emménagogues et fébrifuges. Le Persil agit efficacement dans les cas de règles irrégulières, difficiles, douloureuses. Il calme la douleur et rétablit la régularité de la fonction menstruelle.
Les feuilles de Persil possèdent une extrême richesse en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments qui mérite d’être signalée. Lucie Randoin et Paul Fournier, d’ailleurs, ont écrit : « Le Persil est réellement un aliment exceptionnel : tonique, antirachitique, antianémique, antiscorbutique, antixérophtalmique, on peut, sans exagération, le considérer comme l’un des plus précieux aliments de sécurité que la nature a mis généreusement à la disposition de l’espèce humaine ».
Les semences, comme les autres semences d’Ombellifères, jouissent de propriétés carminatives et stomachiques. Pour l’usage externe, les feuilles ont des propriétés résolutives, utilisées depuis longtemps en médecine populaire pour dissiper les engorgements laiteux et tarir le lait des nourrices, comme pour calmer les piqûres d’insectes, les irritations cutanées, les contusions et les ecchymoses. C’est également une plante embellissante, renommée pour éclaircir le teint et pour faire disparaître les taches de rousseur.
[wptab name=’Description’]Famille des Ombellifères.
Cette plante potagère bien connue serait originaire de la Sardaigne, et, en effet, on la rencontre à l’état spontané de l’Espagne à la Macédoine, en Algérie et ai Liban.
La médecine utilise la racine, les feuilles, les semences.
Connu des Grecs et des Romains, le Persil était considéré par eux à la fois comme condiment et comme remède. Par contre, l’époque de Charlemagne semble n’avoir considéré le Persil que comme plante culinaire.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 50 g de racine par litre à boire dans la journée, comme apéritif et diurétique.
Infusion. 4 à 8 g de semences par litre. Prendre 2 ou 3 tasses par jour comme carminatif.
Suc frais. Prendre 100 g par jour, comme emménagogue, 2 ou 3 jours avant l’arrivée présumée des règles. On peut aussi prendre une infusion de plante sèche à la dose de 30 à 60 g par litre, dont on boit 3 ou 4 tasses par jour.
Externe
Cataplasmes de feuilles fraîches pilées, contre les engorgements des seins et les ecchymoses. Dès qu’on vient d’être piqué par un insecte, frotter l’endroit douloureux avec des feuilles fraîches froissées entre les doigts.
Décoction. 50 g de feuilles de Persil par litre d’eau, qu’on laisse bouillir 10 minutes. Faire des ablutions deux fois par jour avec cette eau, contre les rougeurs des joues et contre les taches de rousseur.
Pour affiner les chevilles, il est recommandé de garder toute la nuit des compresses imbibées de cette décoction et maintenues par une bande Velpeau.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Apéritive
- Emménagogue
- Fébrifuge
- Tonique
- Antirachitique
- Antianémique
- Antiscorbutique
- Antixérophtalmique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
On peut obtenir une lotion tonique en faisant infuser dans un demi-litre d’eau, pendant une dizaine de minutes, de 10 à 15 grammes de persil. Filtrer, laisser refroidir et appliquer en compresse sur le visage.
On peut atténuer les taches de grossesse en utilisant cette même lotion, à laquelle on ajoutera le jus d’un citron.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Houblon
Il semble que les Anciens n’aient pas attaché grande importance au Houblon. Seul Pline le signale comme légume délicat et le gourmand Martial confirme cette opinion dans une de ses épigrammes.
De nos jours, les jeunes pousses de Houblon sont encore fort appréciées dans les régions productrices. Consommées crues, en salade, ou cuites, elles constituent un légume délicieux, dont les propriétés toniques, rafraîchissantes, diurétiques et antiscorbutiques sont renommées.
Ste Hildegarde fut la 1ère, sans doute, à attribuer au Houblon des vertus médicinales : encore l’utilisait-elle contre la mélancolie. L’Ecole de Salerne, quant à elle, ne nous parle que des vertus de la bière et néglige le Houblon (c’est vers le Ixème siècle que l’on aurait commencé à utiliser le Houblon dans la préparation de la bière, ainsi que le mentionne le polyptyque d’Irminon vers l’an 816).
Le médecins de la Renaissance, par contre, avec Mathiolle, mirent à profit ses propriétés “apéritives, dépuratives, fébrifuges et diurétiques”. Dodoens et Lémery le considèrent bon dans “les maladies du foye, de la ratte, pour purifier le sang, pour exciter l’urine”.
De nos jours, les phytothérapeutes modernes ont reconnu toutes ces propriétés et en ont ajouté d’autres. Tonique et stomachique par ses principes amers, le Houblon est utilisé avec succès dans le lymphatisme, l’anémie, le rachitisme, le manque d’appétit, la mauvaise assimilation. Il a aussi la réputation de calmer les douleurs d’estomac dues à un excès d’acidité et de diminuer la sécrétion exagérée d’acide. On le recommande même pour calmer les douleurs du cancer de l’estomac. C’est aussi un fébrifuge, que Cazin recommandait contre les “fièvres automnales” et un anthelminthique.
Pour l’Allemand Bohn, le Houblon est surtout un diurétique puissant qui élimine l’acide urique.
D’autre part, son huile essentielle lui confère des propriétés sédatives et même hypnotiques. C’est ainsi que l’Anglais Desroches le préconise dans l’insomnie que provoquent les douleurs rhumatismales, et qu’on place volontiers, outre-Manche, un oreiller bourré de cônes de Houblon sous la tête des insomniaques (procédé qui, paraît-il, rendit le sommeil au roi George III). Le Pr Renon a conseillé le Houblon pour rééquilibrer le système nerveux dans les névroses de guerre. D’autres médecins l’ont préconisé, conjointement avec la Valériane, dans les troubles nerveux en général, et dans ceux du retour d’âge en particulier, et dans les toux spasmodiques.
Par ailleurs, de nombreux praticiens ont constaté les propriétés anaphrodisiaques du Houblon et l’ont préconisé dans l’onanisme, la spermatorrhée, l’éréthisme génital, le priapisme douloureux de la blennoragie. Sédatif de l’appareil génital en général, le Houblon est précieux dans les règle douloureuses, les migraines et troubles nerveux qui les accompagnent.
Le Houblon n’est pas sans toxicité pour les ouvriers travaillant dans les houblonnières : il est irritant pour les muqueuses et son action narcotique cause quelques troubles : maux de tête, somnolence, engourdissement (le Houblon est de la même famille botanique que le Chanvre). D’autre part, le Houblon contient 2 à 30 mg d’oestrogènes par 100 g de cônes, et cette hormone pénètre dans l’organisme à travers la peau ; c’est pourquoi toutes les femmes occupées à la cueillette (et quel que soit le moment de leur cycle) sont réglées 2 jours après qu’elles ont commencé le travail.
[wptab name=’Description’]x
On l’appelle encore Vigne du Nord, Couleuvrée septentrionale, Salsepareille indigène.
D’origine probablement asiatique, le Houblon se rencontre dans les zones tempérées de l’Ancien et même du Nouveau Monde. Presque toujours cultivé, il existe néanmoins à l’état sauvage dans les bois frais et humides.
Le Houblon est surtout utilisé pour la fabrication de la bière.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 10 à 15 g de cônes par litre d’eau ; tonique, apéritive et stomachique. Comme sédatif, augmenter la dose de cônes employée jusqu’à 40 g par litre.
Poudre de lupulin (fine poussière résineuse couvrant les cônes). 1 g comme calmant, 2 g comme hypnotique.
Teinture de lupulin. 10 g de lupulin dissous par trituration dans 90 g d’alcool à 90 °. Prendre 2 à 4 g par jour, selon l’effet désiré.
Externe
Les feuilles fraîches pilées sont renommées pour résoudre les abcès scrofuleux et les furoncles.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique
- Stomachique
- Rafraîchissant
- Diurétique
- Antiscorbutique
- Apéritive
- Dépurative
- Fébrifuge
- Anthelminthique
- Anaphrodisiaque
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
On pourra obtenir une bonne lotion tonique, à utiliser après le démaquillage, en faisant infuser deux pincées de cônes frais de houblon dans un demi-litre d’eau bouillante. Filtrer, laisser refroidir et lotionner le visage.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Centaurée (Petite)
D’après la légende, elle guérit le Centaure Chiron d’une blessure au pied faite par Hercule. Elle était l’antidote préféré des druides, qui l’utilisaient contre les piqûres des serpents et des scorpions. Ils lui connaissaient déjà des propriétés fébrifuges, d’où son nom, en bas latin, de febrefugium.
Son pouvoir fébrifuge, presque égal à celui du Quinquina, l’a fait longtemps utiliser contre les fièvres intermittentes et les accès paludéens.
C’est aussi un excellent tonique contre les maux d’estomac : aigreurs, paresse du tube digestif. Elle est renommée contre les gastralgies des goutteux. Elle donne aussi de l’appétit. Précieuse dans les convalescences, elle s’utilise contre les pâles couleurs, l’anémie, la faiblesse générale.
[wptab name=’Description’]Famille des Gentianacées
Encore appelée Fiel de terre à cause de son amertume, Herbe à la fièvre, Herbe au Centaure, Herbe à Chiron
Commune dans les bois, les prairies humides, les terrains sablonneux.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 10 à 30 g par litre d’eau. Prendre 3 tasses par jour, avant ou entre les repas. Très amer.
Vin. 50 à 60 g de plante par litre. Laisser infuser 48 heures, puis filtrer. Prendre 2 verres à bordeaux par jour avant chaque repas.
Externe
Décoction. 50 à 60 g par litre d’eau. Elle est employée en lotions pour soigner les plaies, les contusions, les ulcères scrofuleux ; elle donne, paraît-il, de bons résultats contre la chute des cheveux.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Fébrifuge
- Tonique
- Apéritive
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour conserver leur précieux équilibre, les peaux normales ont besoin, entre autres, des principaux stimulants et tonifiants de la petite centaurée.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Thym vulgaire à thujanol
- Otite ++, sinusite +, rhinite ++, rhinopharyngite ++, grippe +++, bronchite +++, alvéolite +
- Stomatite ++, amygdalite ++, entérocolite + ; diabète (adj.) ; aérophagie +, digestion lente, petite insuffisance hépatique +++
- Cystites +, vulvo-vaginite +++, cervicite +++, endométrite +, salpingite +, balanite ++, urétrite +, prostatite +, condylome vénérien ++
- Dermite +++
- Arthrose, tendinite, troubles nerveux, asthénie +++
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
[wptab name=’Description’]Familles des Lamiacées
Ce sont des plantes rampantes ou en coussinet portant de petites fleurs rose pâle ou blanches. Ces plantes sont riches en huiles essentielles et à ce titre font partie des plantes aromatiques.
Parfum : frais, balsamique, fort
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Mercure, Vénus
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées :
- Monoterpènes : myrcène, gamma-terpinène
- Monoterpénols (50 %) : (+)-trans-thujanol-4, (+)-terpinène- 1 -ol-4, cis-myrcènol-8, (-)-linalol
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-infectieuse, bactéricide ++ (chlamydia +++), viricide puissant ++ ;
- Immunostimulante (aug. IgA)
- Stimulante hépatocytaire
- Réchauffante (activatrice circulatoire)
- Neurotonique, équilibrante (SNC, bulbe rachidien, cervelet)
- Hormon-like, antidiabétique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences Psychologiques
En tant que stimulant, le thym agit à la fois au niveau de la psyché, éveillant l’intelligence et améliorant la mémoire et la capacité de concentration, en cas de fatigue mentale, de stress et de surmenage.
En cas de faiblesse physique ou mentale, de convalescence, de fatigue, il est bon de puiser à la source de la sagesse des Anciens et de retrouver son énergie et restaurer les échanges entre une fonction et l’autre de l’organisme grâce à cette plante mercurienne. Une douche ou un bain enrichis de 2 gouttes d’essence de thym permettent de passer rapidement du sommeil à l’éveil, de coordonner l’esprit et le corps et de remettre à neuf les fonctions sensorielles (vue, ouïe) et de communication (langage). Les essences naturelles étant d’une souplesse d’utilisation extraordinaire, cette action stimulante est modulable, dans le sens où elle est aussi rééquilibrante et sédative en cas d’insomnie et de nervosité. On peut donc les utiliser dans le bain ou pendant les douches revitalisantes du matin.
Intimité
Il a en outre une action légèrement aphrodisiaque et favorise les menstruations.
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HE Zdravets
- Pathologies catarrhales mucopurulentes respiratoires et génitales ++
- Cancers (certains) +++
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive)
.
[wptab name=’Description’]Famille Géraniacées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbe
- Monoterpènes (4%)
- Sesquiterpènes (16%) : alpha-santalène, beta-caryophyllène, beta-élémène, selina-3,7(11)-diène, guaïazulène
- Sesquiterpénols : sélinol
- Sesquiterpénones (env. 50 %) : germacrone (50 %), germazone
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[wptab name=’Propriétés’]
- Mucolytique, lipolytique ++
- Antitumorale +++
[/wptab]
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HE Pin sylvestre
- Asthénie +++, insuffisance testiculaire
- Diabète
- Sclérose en plaques
- Congestion utérine
- Bronchite +++, sinusite +++, asthme ++
- Arthrite, polyarthrite rhumatoïde
- Tous processus inflammatoires et allergiques
- Infections sévères (adj.)
Contre-indications : Aucune connue
[wptab name=’Description’]Famille des Abiétacées
On l’appelle également : Pin du Nord, Pin d’Auvergne, Pin de Genève, Pin d’Écosse ou Pin de Riga
Le Pin sylvestre est un arbre naturellement présent dans une grande partie de l’Europe tempérée et boréale et jusqu’en Sibérie orientale.
Parfum : fort, balsamique
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Saturne, Mars
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Aiguilles
- Monoterpènes (% élevé) : (-) et (+)-alpha et (-)-beta-pinènes (40 et 13 %), (-)-limonène (25-30 %)
- Sesquiterpènes : longifolène
- Monoterpénols : bornéol (2%)
- Sesquiterpénols : alpha-cadinol
- Esters terp. : acétate de bornyle (1-4,5% et jusqu’à 10%)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Hormon-like, antidiabétique (axe hypophysopancréatique), cortison-like ++++ (axe hypophyso-cortico-surrénalien), et stimulante sexuelle (axe hypophyso-gonadique)
- Tonique stimulante, neurotonique, hypertensive +++
- Décongestionnante lymphatique et utéro-ovarienne
- Anti-infectieuse, antifongique, antiseptique
[/wptab]
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