Aux Vertus des Plantes
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Fonctions génitales

HE Menthe poivrée

Indications (VT +) :

  • Insuffisance hépato pancréatique +++, indigestion, dyspepsies, vomissements, mal des transports
  • Aérophagie, aérocolie, hépatites virales, cirrhose, coliques hépatiques, colites inflammatoire et spasmodique, ulcère, atonie gastro-intestinale, gastralgie, entéralgie, fièvre-jaune
  • Cystites, prostatite, coliques néphrétiques
  • Dystonie neurovégétative, asthénie, migraine, céphalées +++
  • Zona, névrite virale (dont celle du nerf optique), névralgies, sciatique ++ ;
    Prurits (urticaire, eczéma) ++
  • Accouchement
  • Rhinite, sinusite, otite, laryngite
  • Trouble de la vision (d’origine circulatoire), éréthisme, hypotension, lipothymie

Contre-indications : Bébé avant 30 mois par voie orale ; usage externe, sauf très localisé (front, tempes, et lobes des oreilles)

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

Parfum : frais, fort, doux-amer, pénétrant
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Jupiter, Vénus, Mercure
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Partie aérienne

(variations selon les clones Franco, Hongro, et Italo-Mitcham) :

  • Monoterpènes (2,5 – 18%) : (-)-alpha-pinène (2%), beta-pinène (4%), (-)-limonène (2,3%)
  • Sesquiterpènes (-)-beta-caryophyllène, (-)-bicyclo-élémène, (-)-z-bulgarène
  • Alcools non terp. : octan-3-ol
  • Monoterpénols : (-)-menthol (38-48 %) , (+)- néomenthol, (-)-iso-mentol, néo-isomenthol, (+) et (-)- pipériténol, isopipériténol
  • Monoterpénones : (-)-menthone (20-30 % et jusqu’à 65 %), (+)- isomenthone, néomenthone (2,7%), néo-isomenthone (2,5%), (+)-pipéritone, (-)-pipéritone, isopipé-riténone, (+)- pulgégone (<3%)
  • Oxydes terp; ! 1,8-cinéole (5,75%), (-)-menthofurane (<3%), pipéritonoxyde
  • Esters terp. : acétates de (-)-menthyle (2,8-10%), de néomenthyle et d’isomenthyle, butyrate et isovalérate de menthyle
  • Coumarines : aesculétine
  • Composés sulfurés : diméthylsulfide, mintsulfide

[/wptab]ges

[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse, bactéricide, viricide (antiamaryle +++), fongicide, vermicide
  • Tonique et stimulante +++ : cardiotonique, hypertensive, utérotonique, entérotonique, stimulante digestive (carminative, anti vomitive, stomachique, hépatotonique, reconstituante hépatocellulaire, cholagogue, cholérétique, pancréatostimulante) ; neurotonique (et équilibrante)
  • Anticatarrhale, expectorante, mucolytique
  • Antalgique, anesthésiante +++
  • Anti-inflammatoire intestinale et urinaire
  • Décongestionnante prostatique
  • Hormon-like, favorise les règles (régulation ovarienne)

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

Utilisée en massage, friction ou bain, l’huile essentielle de menthe combat la fatigue et tonifie le système nerveux. Le parfum de la menthe maintient l’esprit éveillé, restaure la concentration et la mémoire en cas de surmenage intellectuel, d’apathie et de paresse. Elle est indiquée à la fois pour ceux qui exerce un travail intellectuel et pour ceux qui mangent mal ou trop et qui ont ensuite du mal à se concentrer, du fait de la lenteur de leur digestion.

Intimité

Elle est légèrement aphrodisiaque et peut être utilisée en cas d’impuissance.

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HE Bay

Indications (VT +) :

  • Infection dentaire, odontalgie +++, amygdalite +++, hépatites virales +++, entérocolite virale, colite bactérienne, choléra, dysenterie amibienne +++
  • Cystites, salpingite, urétrite +++
  • Névrite virale, névralgies ++
  • Zona, sclérose en plaques, poliomyélite, parasitoses cutanées, gale, acné infecté +++
  • Sinusite, bronchite, grippe, tuberculose
  • Paludisme +++
  • Asthénies physique et intellectuelle, grande fatigue, hypotention ++, accouchement difficile +
  • Dysrégulation thyroïdienne
  • Polyarthrite rhumatoïde

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques.

[wptab name=’Description’] Famille des Myrtacées

On l’appelle également : Piment de la Jamaïque, poivre de la Jamaïque

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuille

  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (4 – 7%)
  • Hydrocaarbures : octane, undécane, dodécane
  • Phénols : eugénol (70-90 % et jusqu’à 95 %), isoeugénol (6 %), chavicol (0,3 %)
  • Phénols méthyl-éthers : eugénol M.E. (1,2 – 4,4%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse +++, antibactérienne puissante à large spectre d’action (gr + et gr -), antivirale +++, antifongique, antiparasitaire, antiseptique
  • Stimulante générale, utérotonique, hypertensive, aphrodisiaque légère ++
  • Cautérisante cutanée +, pulpaire +++

[/wptab]
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Houblon

Il semble que les Anciens n’aient pas attaché grande importance au Houblon. Seul Pline le signale comme légume délicat et le gourmand Martial confirme cette opinion dans une de ses épigrammes.
De nos jours, les jeunes pousses de Houblon sont encore fort appréciées dans les régions productrices. Consommées crues, en salade, ou cuites, elles constituent un légume délicieux, dont les propriétés toniques, rafraîchissantes, diurétiques et antiscorbutiques sont renommées.
Ste Hildegarde fut la 1ère, sans doute, à attribuer au Houblon des vertus médicinales : encore l’utilisait-elle contre la mélancolie. L’Ecole de Salerne, quant à elle, ne nous parle que des vertus de la bière et néglige le Houblon (c’est vers le Ixème siècle que l’on aurait commencé à utiliser le Houblon dans la préparation de la bière, ainsi que le mentionne le polyptyque d’Irminon vers l’an 816).
Le médecins de la Renaissance, par contre, avec Mathiolle, mirent à profit ses propriétés “apéritives, dépuratives, fébrifuges et diurétiques”. Dodoens et Lémery le considèrent bon dans “les maladies du foye, de la ratte, pour purifier le sang, pour exciter l’urine”.

De nos jours, les phytothérapeutes modernes ont reconnu toutes ces propriétés et en ont ajouté d’autres. Tonique et stomachique par ses principes amers, le Houblon est utilisé avec succès dans le lymphatisme, l’anémie, le rachitisme, le manque d’appétit, la mauvaise assimilation. Il a aussi la réputation de calmer les douleurs d’estomac dues à un excès d’acidité et de diminuer la sécrétion exagérée d’acide. On le recommande même pour calmer les douleurs du cancer de l’estomac. C’est aussi un fébrifuge, que Cazin recommandait contre les “fièvres automnales” et un anthelminthique.
Pour l’Allemand Bohn, le Houblon est surtout un diurétique puissant qui élimine l’acide urique.
D’autre part, son huile essentielle lui confère des propriétés sédatives et même hypnotiques. C’est ainsi que l’Anglais Desroches le préconise dans l’insomnie que provoquent les douleurs rhumatismales, et qu’on place volontiers, outre-Manche, un oreiller bourré de cônes de Houblon sous la tête des insomniaques (procédé qui, paraît-il, rendit le sommeil au roi George III). Le Pr Renon a conseillé le Houblon pour rééquilibrer le système nerveux dans les névroses de guerre. D’autres médecins l’ont préconisé, conjointement avec la Valériane, dans les troubles nerveux en général, et dans ceux du retour d’âge en particulier, et dans les toux spasmodiques.
Par ailleurs, de nombreux praticiens ont constaté les propriétés anaphrodisiaques du Houblon et l’ont préconisé dans l’onanisme, la spermatorrhée, l’éréthisme génital, le priapisme douloureux de la blennoragie. Sédatif de l’appareil génital en général, le Houblon est précieux dans les règle douloureuses, les migraines et troubles nerveux qui les accompagnent.
Le Houblon n’est pas sans toxicité pour les ouvriers travaillant dans les houblonnières : il est irritant pour les muqueuses et son action narcotique cause quelques troubles : maux de tête, somnolence, engourdissement (le Houblon est de la même famille botanique que le Chanvre). D’autre part, le Houblon contient 2 à 30 mg d’oestrogènes par 100 g de cônes, et cette hormone pénètre dans l’organisme à travers la peau ; c’est pourquoi toutes les femmes occupées à la cueillette (et quel que soit le moment de leur cycle) sont réglées 2 jours après qu’elles ont commencé le travail.

[wptab name=’Description’]x

On l’appelle encore Vigne du Nord, Couleuvrée septentrionale, Salsepareille indigène.

D’origine probablement asiatique, le Houblon se rencontre dans les zones tempérées de l’Ancien et même du Nouveau Monde. Presque toujours cultivé, il existe néanmoins à l’état sauvage dans les bois frais et humides.

Le Houblon est surtout utilisé pour la fabrication de la bière.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 15 g de cônes par litre d’eau ; tonique, apéritive et stomachique. Comme sédatif, augmenter la dose de cônes employée jusqu’à 40 g par litre.

Poudre de lupulin (fine poussière résineuse couvrant les cônes). 1 g comme calmant, 2 g comme hypnotique.

Teinture de lupulin. 10 g de lupulin dissous par trituration dans 90 g d’alcool à 90 °. Prendre 2 à 4 g par jour, selon l’effet désiré.

Externe

Les feuilles fraîches pilées sont renommées pour résoudre les abcès scrofuleux et les furoncles.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Stomachique
  • Rafraîchissant
  • Diurétique
  • Antiscorbutique
  • Apéritive
  • Dépurative
  • Fébrifuge
  • Anthelminthique
  • Anaphrodisiaque

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On pourra obtenir une bonne lotion tonique, à utiliser après le démaquillage, en faisant infuser deux pincées de cônes frais de houblon dans un demi-litre d’eau bouillante. Filtrer, laisser refroidir et lotionner le visage.

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HE Tagète glanduleuse

Indications (VT +) :

  • Infection catarrhale respiratoire +
  • Aménorrhée
  • Entérocolite parasitaire

Contre-indications : Usage cutané et usage interne excessif (très photosensibilisante) ; bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive)

[wptab name=’Description’]x

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes fleuries

  • Monoterpènes : (+)-limonène (3%), cis- et trans-beta-ocimènes (30-40%)
  • Cétones terp. (50 %) : tagétone (40-50 %), 2,6-diméthyl-7-octène-4-one ; (Z) et (E)-ociménones (= tagéténones (26,5 %), (Z) et (E)-tagétones) (9 %), dihydrotagétones (13,3 %)
  • Coumarines : coumarine

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anticatarrhale, mucolytique
  • Emménagogue
  • Anti-infectieuse, antifongique (candida), anthelminthique +++

[/wptab]
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HE Pin sylvestre

Indications (VT +) :

  • Asthénie +++, insuffisance testiculaire
  • Diabète
  • Sclérose en plaques
  • Congestion utérine
  • Bronchite +++, sinusite +++, asthme ++
  • Arthrite, polyarthrite rhumatoïde
  • Tous processus inflammatoires et allergiques
  • Infections sévères (adj.)

Contre-indications : Aucune connue

[wptab name=’Description’]Famille des Abiétacées

On l’appelle également : Pin du Nord, Pin d’Auvergne, Pin de Genève, Pin d’Écosse ou Pin de Riga

Le Pin sylvestre est un arbre naturellement présent dans une grande partie de l’Europe tempérée et boréale et jusqu’en Sibérie orientale.

Parfum : fort, balsamique
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Saturne, Mars
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Aiguilles

  • Monoterpènes (% élevé) : (-) et (+)-alpha et (-)-beta-pinènes (40 et 13 %), (-)-limonène (25-30 %)
  • Sesquiterpènes : longifolène
  • Monoterpénols : bornéol (2%)
  • Sesquiterpénols : alpha-cadinol
  • Esters terp. : acétate de bornyle (1-4,5% et jusqu’à 10%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Hormon-like, antidiabétique (axe hypophysopancréatique), cortison-like ++++ (axe hypophyso-cortico-surrénalien), et stimulante sexuelle (axe hypophyso-gonadique)
  • Tonique stimulante, neurotonique, hypertensive +++
  • Décongestionnante lymphatique et utéro-ovarienne
  • Anti-infectieuse, antifongique, antiseptique

[/wptab]
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Safran

Plus près de nous, Roques lui reconnaissait des propriétés stomachiques, emménagogues, stimulantes et aphrodisiaques. Il en faisait un narcotique léger. Leclerc, de son côté, le conseillait pour calmer des douleurs des gastralgies et comme emménagogue, dans les cas dysménorrhée et d’insuffisance ovarienne chez les femmes anémiées et lymphatiques. Toutes ces vertus thérapeutiques réelles du Safran sont bien délaissées de nos jours, seuls nous intéressent maintenant ses usages culinaires. On l’utilise encore parfois pour l’usage externe contre les troubles de la première dentition (le « sirop de dentition de Delabarre » est à base de Safran).

Il ne faut pas confondre le véritable Safran avec le Carthame, appelé encore Safran bâtard d’Allemagne, ni avec le Colchique ou Safran des prés, ni avec le Curcuma ou Safran des Indes. Carthame et Curcuma ont été parfois employés frauduleusement pour falsifier le Safran, épice très cher.

[wptab name=’Description’]Famille des Iridacées.

Originaire du Levant, où on le cultivait depuis les temps les plus reculés, le Safran est une plante tubéreuse cultivée en France dans le Gâtinais et dans le Vaucluse, mais aussi en Espagne et en Italie.

Le Safran est l’âme d’or de la bouillabaisse et de la soupe de poissons, auxquelles il est indispensable : agréable à l’œil et au goût, il ensoleille tout ce qu’il touche et déploie dans chaque plat, pour notre plus grand plaisir, ses qualités de stimulant de l’appétit et d’excitant de l’estomac. Connu es anciens, il a été signalé par Homère comme médicament et parfum. Les Romains et les Grecs le tenaient fort en honneur : Lucien et Martial l’ont chanté comme des poètes ; plus terre à terre, Dioscoride et Pline l’utilisaient pour provoquer l’urine, calmer la toux et « exciter à l’amour ».
Pendant longtemps, il jouit d’un grand prestige, et maintes préparations qui connaissaient la grande vogue aux XVIIème et XVIIIème siècles, s’honoraient de sa présence, tels, par exemple, les pilules de Cynoglosse et le Laudanum de Sydenham. On l’appelait alors « le roi des végétaux » ou « l’ami du poumon ».

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion prolongée. A raison de 0,5 à 1 g par litre, elle est utilisée comme stomachique, aphrodisiaque, hypnotique. Comme emménagogue, la dose doit être plus élevée : 1 à 2 g par litre. Prendre 2 à 3 tasses par jour.
Sirop : 25 g de stigmates écrasés, mis à macérer 2 jours dans un demi-litre de vin, type banyuls. Ajouter alors 600 g de sucre après avoir filtré. Faire fondre au bain-marie couvert.
Teinture. Faire macérer 100 g de stigmates écrasés dans 1 litre d’alcool à 80° pendant 10 jours. Agiter de temps en temps, puis filtrer

Externe

Pour faciliter la sortie des premières dents, on peut frictionner les gencives des enfants avec le sirop de Safran ou de la teinture coupée d’eau. Mais on peut aussi se servir de poudre de Safran pur ou d’un mélange de poudre de Safran et de miel ou de glycérine.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritif
  • Stomachique
  • Emménagogue
  • Stimulant
  • Aphrodisiaque
  • Hypnotique

[/wptab]
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HE Khella

Indications (VT +) :

  • Insuffisance coronarienne ++, athérosclérose, hémogliase +
  • Asthme (crise) +++
  • Colite spasmodique +, colique hépatique ++
  • Coliques néphrétiques ++

Contre-indications : Usage cutané, sauf urgence (photosensibilisante par la présence de furocoumarines), effets secondaires possibles chez l’allergique

[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées

On l’appelle également : ammi visnage, Noukha

Le khella, est une plante herbacée.

En France, l’ammi visnage pousse dans le Midi, jusque dans la Drôme, et de l’ouest (Charente maritime, Gironde, Landes) jusqu’au Languedoc-Roussillon. On le trouve aussi en Eurasie et Afrique septentrionale (dans la vallée du Nil en Égypte, au Maroc, en Algérie et Tunisie). Il s’est naturalisé dans certains états des États-Unis (Californie, Texas, Floride etc.) et d’Amérique du Sud ou du Mexique.

Il affectionne les champs et les lieux sablonneux.

Il est cultivé aussi bien à des fins ornementales que médicinales. En Égypte, la plante est cultivée l’hiver pour approvisionner l’industrie pharmaceutique.

bacée annuelle ou bisannuelle.

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Semence

  • Monoterpénols : linalol, bornéol,
  • Esters aliph., terp., et arom. : acétates de bornyle et de sesquiterpényles, isovalérate de benzyle
  • Coumarines
  • Furocoumarines : (+)-marmesine, 8-hydroxybergaptène
  • Pyrocoumarines : (+)+ciskhellactone
  • Diesters dihydropycoumariniques : samidine
  • Chromones : khelline (1 %), visnagine (0,1 %)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Négativante
  • Antispasmodique (action décontractante papavérinique) +++ : coronarodilatatrice, bronchodilatatrice, urétérodilatatrice
  • Anticoagulante

[/wptab]
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HE Persil frisé

Indications (VT +) :

  • Troubles nerveux, épilepsie +++
  • Entérocolites spasmodique et inflammatoire ++
  • Troubles rénaux, petite insuffisance rénale +

Contre-indications : Prudence, toxicité aiguë ou chronique en cours d’études (présence de myristicine).

[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées

Le persil ‘est une plante herbacée, couramment utilisée en cuisine pour ses feuilles très divisées, et en Europe centrale pour sa racine pivot. C’est également une plante médicinale.

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

(variations chimiques en fonction des var. horticoles)

  • Monoterpènes : alpha- et beta-pinènes (4 et 2,8 % et jusqu’à 22 et 17 %), myrcène (3,5-5 %), beta-phellandrène (13-14 %), terpinolène (3-4,5 %), p-menthatriène-1,3,8 (28-50 %)
  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (1,2%)
  • Alcools terp. : linalol (5,8%), carotoll
  • Esther-oxydes : myristicine (4,85-17,2%)
  • Aldéhydes terp. : p-menthadiène-1,4-al-7
  • Acétophénones : p-méthyl-acétophénone

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiépileptique +++
  • Antispasmodique ++
  • Diurétique +

[/wptab]
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Linaire commune

Pour mémoire :
La Linaire commune (Linaria vulgaris) ; très commune dans les champs incultes, elle doit son nom à la ressemblance de ses feuilles avec celle du Lin. Ses fleurs jaunes, en éperons, sont disposées en épis. Son odeur est vireuse et sa saveur amère. Employée surtout comme diurétique, elle était surnommée Urinalis par les anciens médecins. On l’utilisait aussi comme purgatif et en applications externes contre les hémorroïdes et les dartres ;
Le Muflier (Antirrhinum majus), bien connu comme plante ornementale sous le nom de Gueule-de-Loup ou Muflier-de-Veau. On le disait stimulant ou, au contraire, émollient… ;
La Cymbalaire (Linaria cymbalaria), souvent appelée Ruine-de-Rome. Elle garnit les vieilles murailles de ses tiges menues et retombantes. Sa saveur est aigrelette et poivrée. Elle passait pour vulnéraire et antiscorbutique ;
La Velvote (Antirrhinum elatine) ou Véronique bâtarde, petite plante rampante des jachères, qui passait pour purgative.

[wptab name=’Description’]

Plusieurs plantes de ce nom, appartenant à la famille des Scrofulariacées, sont mentionnées dans les pharmacopées.
De nos jours, elles ne sont plus usitées.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Purgatif
  • Stimulant
  • Emollient
  • Vulnéraire
  • Antiscorbutique

[/wptab]
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Noyer

Le noyer fournit à l’herboristerie ses feuilles, le brou, l’huile extraite de ses fruits.

Les feuilles du Noyer jouissent de propriétés toniques, stimulantes, stomachiques et dépuratives qui les font recommander dans le rachitisme, le lymphatisme, la tuberculose pulmonaire et osseuse.

Leur action est très nette sur l’appareil digestif et le tonus musculaire. Elles stimulent le foie et la circulation, tout en épurant le sang.

Elles jouissent de certaines propriétés antibiotiques, reconnues depuis bien longtemps dans les campagnes, dans les traitements où elles servaient au traitement des malades atteints du charbon (propriété mise en évidence par les expériences de C. Davaine).

Mais elles se montrent encore extrêmement précieuses dans le traitement des diabètes gras « hépatiques ». Elles agissent favorablement sur les métabolismes perturbés, déterminent une nette diminution de la glycémie, diminuent la soif et les mictions trop fréquentes des diabétiques, en même temps qu’elles évitent les complications de la maladie (travaux de G. Reynaud).

Pour les soins externes, les indications des feuilles de Noyer sont innombrables. On utilise la décoction contre la leucorrhée et la métrite chronique, certaines variétés d’eczéma, les croûtes de lait, les ulcères et les plaies variqueuses, l’irritation des paupières, les pellicules et la chute des cheveux, les angines. On utilise, paraît-il, cette même décoction en Angleterre pour laver les chevaux afin de les mettre à l’abri des piqûres d’insectes.

La beauté, elle aussi, y trouve son compte, puisque rien ne vaut un bain de feuilles de Noyer (d’ailleurs spécialisé par un laboratoire) pour rendre la peau élastique et douce au toucher, tout en calmant les démangeaisons éventuelles.

Le brou de Noix jouit, lui aussi, d’un nombre impressionnant de vertus. Tonique, stomachique et dépuratif comme les feuilles, il est aussi vermifuge. Antisyphilitique puissant, il entre, avec la Salsepareille et la Squine, dans la tisane de Pollini, si célèbre en Italie contre ce mal que nous appelons « napolitain ». On préparait jadis, avec le suc de brou vert épaissi avec du miel, un sirop, le Rob Nucum, très renommé contre les maux de gorge, les inflammations et abcès des amygdales.

On utilise encore avec succès ce suc de brou vert contre la teigne et pour faire disparaître les verrues.

L’huile de Noix, très parfumée, n’a qu’un défaut : sa rareté. Elle était jadis fort employée pour l’usage médical (on la préférait vieille d’un an au moins et un peu rance). Elle était renommée contre le ver solitaire, les coliques néphrétiques et la gravelle. Mêlée à part égale avec l’eau de chaux, elle apaisait et guérissait les brûlures.

[wptab name=’Description’]Famille des Juglandacées.

Ce bel arbre, très connu des pays tempérés, au port majestueux, atteint parfois 10 à 12 m. Il possède deux sortes de fleurs : les femelles axillaires et les mâles en chatons retombants. Son fruit, la Noix, recouvert d’une écorce verte (ou brou), est très apprécié. Les Romains importèrent de Perse et de Syrie la première variété comestible de Noyer.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de feuilles par litre. Prendre 3 ou 4 tasses par jours dans les cas énumérés. Les diabétiques feront de cette infusion leur boisson habituelle.

Sirop dépuratif, excellent pour l’estomac. Faire macérer 15 jours dans leur volume d’eau-de-vie des feuilles fraîches tassées. Filtrer et ajouter un sirop de sucre à raison de 180 g de sirop pour 100 g d’alcoolature.

Sirop antiscrofuleux pour les enfants. Se prépare avec des feuilles fraîches de Noyer, pilées avec le quart de leur poids d’eau, de façon à en extraire le suc. Ajouter au jus obtenu son poids d’eau de façon à en extraire le suc. Ajouter au jus obtenu son poids de sirop de sucre.

Vin. Laisser macérer 100 g de feuilles pendant 3 jours dans un litre de vin rouge, sucré avec 300 g de sucre fin. Secouer plusieurs fois, puis filtrer.

Brou de Noix. Il se prête à plusieurs préparations aussi gourmandes que thérapeutiques. Il permet de préparer un excellent ratafia en laissant macérer, durant 3 mois, 30 Noix vertes récemment formées et pilées grossièrement, dans un litre d’alcool, avec 3 g de Cannelle, 3 g de Muscade et 3 clous de Girofle. Filtrer et ajouter de 300 à 750 g de sucre selon le goût. Laisser vieillir. En ajoutant à ce ratafia 3 litres de bon vin rouge, on obtient un excellent apéritif tonique.

Huile de Noix. Elle se prend à la dose de 60 g le soir (dans une salade de pommes de terre, par exemple) pour expulser le ver solitaire.

Contre la gravelle, la dose est de 60 à 90 g.

Externe

Décoction. 50 g de feuilles par litre. S’emploie en lotions, compresses, injections.

Suc de jeunes cerneaux contre les verrues. Les frotter 3 fois par jour.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Stomachique
  • Dépuratif
  • Antibiotique
  • Hépatique
  • Antibiotique
  • Antisyphilitique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut combattre la formation des pellicules et retarder la chute précoce des cheveux en utilisant une préparation faite de 300 grammes de saindoux dans lesquels on aura fait cuire de 12 à 15 grammes de jeunes bourgeons de noyer. Cet onguent, rendu homogène par un pilage et un mélange soigneux, pourra se conserver pendant plusieurs semaines dans un pot hermétiquement fermé, entreposé dans un local frais. On l’appliquera en onctions légères et prolongées, de préférence après un shampooing.

[/wptab]
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