Stomachique
Stimule l’estomac dans l’ensemble de ses fonctions
Camomille romaine
Plus communément appelée « camomille » tout court, la plante est employée en usage culinaire, médicinal (particulièrement en tisane), et cosmétique. Elle ne doit pas être confondue avec deux autres plantes médicinales lui ressemblant et appelées aussi localement « camomille » : la petite camomille Matricaria recutita et la grande camomille Tanacetum parthenium.
Cette petite plante, bien connue, est la gloire de Chemillé, en Maine et Loire, qui produit à elle seule toute la Camomille française : 70 t par an. La qualité Maine et Loire, caractérisée par des fleurs doubles, est la qualité supérieure. Mais la Camomil, c’est à Galien, l’oracle de Pergame, qu’appartient l’honneur d’avoir employé la Camomille contre les maux de tête, les migraines rebelles, les névralgies. Il l’utilisait aussi contre les coliques et les affections du foie.
En usage dans toutes les familles, la fleur de Camomille est vraiment très précieuse.
[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
Le nom de genre Chamaemelum est le nom latin donné à la petite camomille (Matricaria recutita) par Pline (H.N. 22, 53) ; il dérive du grec χαμαι khamai « à terre, nain » et μηλον mêlon « pomme » parce qu’elle a une odeur de pomme dit Pline (H.N. 22, 53). L’épithète spécifique nobile est une flexion du latin nobilis « célèbre, noble ».
Chamaemelum nobile est le nom scientifique retenu aujourd’hui pour la plante. Elle est cependant aussi connue par son synonyme Anthemis nobilis, attribué par Linné en 1735 (Species Plantarum). Cinquante ans plus tard, le botaniste piémontais, Carlo Allioni la reclassa dans le genre Chamaemelum.
Cette espèce est originaire des régions de la façade atlantique de l’Europe (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Irlande) et d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie). Elle a été introduite et s’est naturalisée en Europe centrale et de l’Est, en Australie et Nouvelle-Zélande et dans certaines régions de l’Amérique du Nord. Elle n’est donc pas indigène en Italie contrairement à ce que son qualitatif de « romaine » pourrait laisser penser.
On la trouve partout en Europe occidentale dans les sols secs et sablonneux riches en silice jusqu’à 1 000 m d’altitude. En France, on peut notamment la trouver dans l’ouest et plus particulièrement en Anjou, qui produit plus de 90 % de la production française. Elle croît dans les pelouses sablonneuses, aux bords des étangs dans presque toute la France sauf dans l’Est où elle est rare ou absente, dans le Sud-Est et le littoral méditerranéen. C’est une adventive en Belgique, République tchèque, Allemagne, Suisse et Slovaquie.
Elle est largement cultivée en Belgique, France (Anjou), Angleterre, États-Unis et Argentine. Elle est récoltée la deuxième année et ne comporte pratiquement que des fleurs ligulées.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Les fleurs (capitules) de camomille romaine (Chamomillae romanae flos) sont traditionnellement réputées toniques, stomachiques, antispasmodiques et analgésiques.
La camomille fait merveille aussi en cas de mauvaises digestions, de crampes d’estomac, d’embarras gastrique.
Excellent antispasmodique et antinévralgique, elle calme les maux de tête, les douleurs de la face, les courbatures, les maux de dents.
Lorsqu’un rhume se sépare, une infusion très chaude de Camomille suffit parfois à le couper.
Enfin, la Camomille est le remède spécifique des migraines, qu’elles soient dues à une mauvaise digestion, à un coryza en préparation ou à des règles difficiles.
- Troubles digestifs (ballonnements épigastriques, lenteur à la digestion, éructations, flatulence, diarrhée) ;
- Traitement adjuvant de la composante douloureuse de troubles fonctionnels digestifs.
Infusion. 10 à 40 g par litre d’eau bouillante (ou encore 8 à 10 fleurs par tasse).
Absorbée 30 à 45 minutes avant les repas, l’infusion est un excellent apéritif qui vient à bout de bien des inappétences : la Camomille entre d’ailleurs dans la composition des vermouths apéritifs.
Poudre. Fleurs pilées dans un mortier avec le même poids de sucre en poudre. Prendre 10 à 20 g du mélange par jour, en 2 ou 3 fois, 30 à 45 minutes avant les repas.
Vin apéritif : Il se prépare avec 30 à 60 g en macération pendant 1 mois dans 1 l de bon vin rouge, sucré ou non : un verre à madère avant chaque repas.
La camomille existe aussi sous forme de granulés d’homéopathie.
Externe
A l’extérieur, elle combat l’inflammation des paupières, les douleurs des rhumatismes et celles qui sont causées par une chute ou des coups.
- Traitement d’appoint adoucissant et antiprurigineux des affections dermatologiques (crevasses, écorchures, gerçures, piqûres d’insectes)
- En cas d’irritation ou de gêne oculaire due à une atmosphère enfumée, un effort visuel soutenu, bain de mer ou de piscine ;
- Antalgique dans les affections de la cavité buccale ou du pharynx (collutoire, pastille) ;
- En bain de bouche pour l’hygiène buccale
- En soins de beauté, elle est souvent présente dans les lotions, les crèmes, les shampoings (surtout pour cheveux blonds) .
- Elle est également utilisée traditionnellement comme colorant naturel des cheveux pour offrir une teinte blonde.
Décoction concentrée en lavages et compresses chaudes contre l’inflammation des paupières.
Cette même décoction pulvérisée sur les peaux sèches, sensibles, irritables, les calme et les adoucit.
On l’utilise aussi en bains, enveloppements, dans un coussin (pour soulager les parties malades), en pommade et en inhalation.
Huile : Faire macérer à chaude, au bain-marie, pendant 2 heures, 100 g de Camomille par litre d’huile d’olive. Filtrer. Employer en frictions contre rhumatismes, lumbago, etc.
Usage fongicide
En jardinage, l’aspersion des semis avec de la tisane de camomille romaine diminuerait sensiblement la fonte des semis.
Usage horticole
En Angleterre on mélange parfois la camomille aux graminées à gazon afin qu’elle dégage son parfum lorsqu’on la foule. Cet usage existait également au Moyen-Âge.
Usage culinaire
Les capitules peuvent être utilisés pour aromatiser des salades et des desserts. On peut également s’en servir pour préparer une tisane.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-inflammatoire
- Stomachique
- Antispasmodique
- Régénérante
- Spasmolytique
- Sédative
- Antiprurigineuse
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Acore odorant
Très répandue sur le bord des étangs et dans les fossés, cette plante vivace peut atteindre 1 m de haut. On utilise le rhizome, très aromatique et un peu amer, qu’on récolte en été. Notons, enfin, qu’il est remarquable pour la conservation des fourrures et que, dans certains pays, on l’emploie pour parfumer la bière.
Aussi dit schoenante, le rhizome était l’un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.
Au Canada, cette plante est nommée belle-angélique par les Québécois et sweet flag par les anglophones ; certains amérindiens en chiquent le rhizome pour ses effets stimulants et thérapeutiques.
Historiquement, l’acore (changpu 菖蒲) est un ingrédient de la médecine traditionnelle chinoise. On considère actuellement que le terme peut désigner shuichangpu 水菖蒲 Acorus calamus L. et shichangpu 石菖蒲 Acorus tatarinowii Schott. L’acore changpu est cité dans la première pharmacopée chinoise Shennong bencao jing (aux environs du début de notre ère).
La notice indique :
- âcre, chaud.
- Traite les troubles liés au “vent froid humide”, la toux, à s’oppose au Qi ascendant.
- Il ouvre la porte du cœur.
- Nourrit les cinq organes, libère les neuf orifices, éclaircit les yeux et les oreilles, [aide] les articulations de la voix.
- Pris longtemps, allège le corps, améliore la mémoire, prévient la confusion et prolonge la vie.
Autre nom : changyang. Pousse dans les étangs et les marais.
En Inde, la médecine ayurvédique le dénomme “Vacha” et en fait un stimulant nerveux, digestif, émétique (à haute dose), expectorant et décongestionnant des sinus et diurétique.
Les Tartares l’employaient pour désinfecter leur eau de boisson.
[wptab name=’Description’]Famille des Acoracées
Encore appelé Acore vrai, Canne aromatique, Roseau aromatique, Jonc odorant.
L’acore odorant (Acorus calamus) ou jonc odorant est une plante herbacée aquatique, pérenne, rhizomateuse. Elle est originaire de l’Asie.
Aire de répartition
Cette espèce holarctique indigène en Asie, a été importée au XIIIe siècle en Europe pour ses propriétés odoriférantes et insecticides. Elle y est naturalisée mais ne produit pas de fruits, car les plantes importées sont stériles (généralement des triploïdes stériles).
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
L’Acore donne de bons résultats chez les malades qui souffrent de l’estomac dans les cas d’atonie digestive : il stimule parfaitement les estomacs paresseux, surtout en association avec l’Aunée et la Gentiane. Il est excellent aussi contre les vomissements.
On l’a recommandé, mélangé à l’Erysimum, contre l’enrouement et les affections des cordes vocales. C’est aussi un très bon diurétique qui diminue le taux d’acide urique dans le sang et fait éliminer celui-ci par voie urinaire. On le recommande donc surtout dans les cas de goutte.
En Occident, en tisane, il traite certains troubles gastriques (ballonnements, nausées, brûlures gastro-œsophagiennes). Maria Treben le mentionne pour de nombreux troubles de l’appareil digestif ainsi que pour goutte, gelures et cancer de l’intestin. Traditionnellement récolté au printemps et à l’automne, il était ensuite séché à l’ombre.
C’était un tonique amer réputé stimuler les glandes digestives ; comme plante apéritive on en a tiré une liqueur.
Risques et dangers
À forte dose, consommer le rhizome peut provoquer des troubles allant jusqu’aux hallucinations visuelles.
Huile essentielle
Ce rhizome fournit une huile essentielle, amère, dont la composition varie selon la génétique de la plante. Les souches européennes renferment des dérivés mono- et sesquiterpéniques (camphène, p-cymène) et des dérivés phénylpropaniques (moins de 10 %) représentés surtout par la bêta-asarone, réputée cancérigène et reprotoxique. La variété Americanus ne contient pratiquement pas de bêta-asarone, alors qu’en Inde elles ont la plus forte concentration (jusqu’à 96 %).
Principaux constituants du rhizome des matières amylacées
Huile essentielle : β-asarone (aux vertus antibiotiques, mais aussi légèrement toxique)2, camphène, p-cymène, β-gurjunène, linalol ; un glucoside (acorine) ;
un alcaloïde (calamine); des saponines : un principe amer (acorone); un Mucilage ; des tanins
Cependant, malgré une utilisation ancestrale, en Inde, la plante entière ne semble pas responsable de cancer. Cette huile essentielle est réputée être un digestif (pris après un repas difficile à digérer), à cependant proscrire lors de la grossesse et de l’allaitement.
L’huile essentielle d’Acore est à utiliser avec grande vigilance et à court terme car elle contient des composants neurotoxiques en faible quantité.
Autres propriétés / utilisations
L’acore et ses produits sont autorisés en Europe avec une limite maximale tolérée de β-asarone de 0,1 mg/kg dans les denrées alimentaires et de 1 mg/kg dans les boissons alcoolisées.
Parfum, insecticide
L’huile essentielle extraite des rhizomes par distillation a été utilisée en parfumerie, dont pour parfumer des vinaigres de toilette.
Son odeur, qui évoque celle la mandarine, est réputée éloigner certains insectes (punaises…) et protéger les fourrures.
En Chine, les feuilles et les rhizomes broyés sont utilisés comme acaricide et comme insecticides (contre les pucerons, les cicadelles, divers « ravageurs » du riz). La plante est aussi utilisée en fumigation avec l’armoise contre les moustiques.
Usages alimentaires
Les feuilles ne sont pas comestibles, mais ont été utilisées, en Pologne par exemple, disposée sous le pain dans le four de boulange, pour empêcher le pain de coller, mais aussi pour lui donner un arôme particulier.
Les parties basses des jeunes pousses sont, elles, comestible ; elles étaient par exemple mangées en Pologne jusque dans les années 1950, et elles sont encore parfois grignotée par les enfants selon F. Couplan (2009).
Le rhizome de l’Acore odorant a été consommé, par exemple en Bosnie sous forme de galette et de bouillie. Il sert encore à parfumer des boissons alcoolisées (bières ou eau-de-vie).
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[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulant
- Stomachique
- Carminatif
- Diurétique
- Diaphorétique
- Emménagogue
- Potentiellement toxique à forte dose
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Basilic
Appelé encore Oranger des savetiers, le Basilic fut aussi, autrefois, l’Herbe royale.
Le Basilic entrait dans le processus de momification utilisé par les Égyptiens, qui lui connaissait ses propriétés de conservateur (antibactérien).
Symbolique, légendes et folklore
Au Népal et en Inde, le basilic est une plante sacrée déposée en offrande à Krishna, un dieu sauveur du monde. Il est planté autour de temples et glissé entre les mains des défunts, il était censé les protéger dans leur passage vers l’au-delà.
Originaire de l’Inde, le Basilic est une plante frileuse qui ne se plaît guère que dans le midi de la France, où il sert à aromatiser de nombreux plats et fait la gloire de la “soupe au pistou”.
Les propriétés médicinales du Basilic sont, de nos jours, délaissées au profit de ses propriétés culinaires.
Il faut pourtant considéré autrefois comme doué de beaucoup de mérites. Déjà utilisé à titre d’antispasmodique chez les Hébreux, Pline l’Ancien le recommandait, lui, contre l’épilepsie, les Arabes contre la gonorrhée, Bernard de Gordon et Hoffmann contre la manie et la mélancolie.
C’est une plante sacrée pour les Hindous, qui l’utilisaient comme antidote.
Le Dr Leclerc le tient pour un indéniable antispasmodique et en préconise l’infusion parfumée contre les spasmes gastriques, les vertiges, les migraines d’origine nerveuse. Il le recommande aux dyspeptiques nerveux.
Désinfectant, le Basilic est employé par les Arabes dans le traitement des aphtes, où il donne de bons résultats. On dit que son pouvoir anti-infectieux est si grand que, mêlé aux salades crues, il en élèverait tout danger possible de contamination.
[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
La plante est parfois appelée Basilic commun, Basilic aux sauces, Herbe royale ou Grand Basilic.
Le terme basilic a pour étymologie le bas latin basilicum (« royal »), formé sur le grec ancien βασιλικόν / basilikón (« plante royale »), lui-même dérivé de βασιλεὐς / basileús (« roi »).
Le Basilic commun est largement employé dans la cuisine italienne, d’autres variétés de basilic sont répandues dans certaines cuisines asiatiques : Taïwan, Thaïlande, Viêt Nam, Cambodge et Laos. Cette plante a eu plusieurs synonymes scientifiques dont Ocimum basilicum var. glabratum Benth, Ocimum basilicum var. majus Benth.
Le mot basilic peut parfois désigner d’autres espèces appartenant au genre Ocimum dont le basilic citron (Ocimum canum L .), le basilic de Ceylan (Ocimum gratissimum) ou encore le basilic sacré (Ocimum sanctum L .)
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[wptab name=’Utilisation’]Cuisine
Les feuilles de basilic sont utilisées comme herbe aromatique. Elles s’utilisent de préférence crues car leur arôme s’atténue à la cuisson. Elles accompagnent les crudités (salades, tomates courgettes), les pâtes, les coquillages et les poissons, les œufs brouillés, le poulet, le lapin, le canard, les sauces (vinaigrettes, au citron, à l’huile d’olive).
La soupe au pistou est la recette de soupe traditionnelle de la Provence. C’est une soupe que l’on déguste principalement l’été. Pistou provient du latin pistare qui signifie « piler », car il est indispensable d’écraser les feuilles de basilic au mortier pour bien les incorporer à la préparation. Le mot pistou désigne donc la pommade qui accompagne cette soupe et non le plant de basilic.
Pesto (Ligurie) : recette du nord-ouest de l’Italie. Pilé avec de l’huile d’olive, du pecorino (éventuellement du parmesan), des pignons et de l’ail, il donne une sauce onctueuse pour accompagner les pâtes.
Pistou (sud de la France) : c’est une recette proche du pesto italien, mais qui se prépare sans les pignons, pour accompagner les soupes d’été de légumes et de haricots blancs, les pâtes, les beignets de courgette ou d’aubergine.
Graines de basilic : On utilise aussi ses graines que l’on fait tremper dans l’eau pour libérer son enveloppe gélatineuse, texture appréciée dans des desserts comme le falooda, le sharbat-e-rihan, le hột é ou le ais kacang.
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[wptab name=’Indications’]
Partie utilisée : feuilles et sommités fleuries.
Contre les crampes d’estomac, les diarrhées, la constipation, les angines, la toux, le dysfonctionnement rénal, la bronchite, les affections pulmonaires, les rhumatismes, l’inflammation, les maux de tête, l’hypertension
En tisane, les feuilles étaient recommandées contre les nausées, les flatulences et la dysenterie.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique, stimulant
- Carminatif, stomachique, galactogène
- Antispasmodique, antiviral, vermifuge
- Contraceptif
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Cerfeuil
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Chacun connaît cette plante cultivée dans les potagers pour les besoins de la cuisine, à laquelle elle apporte son délicat parfum. Son parfum est dû à une huile très volatile, détruite en partie par la chaleur et la dessiccation. Aussi est-ce cru et en fin de cuisson qu’il faut l’employer comme condiment.
Déjà connu des Grecs, qui le baptisèrent, le Cerfeuil eut au Moyen Age une grande vogue comme plante médicinale.
A côté de vertus purgatives et diurétiques, on lui reconnaissait celles de guérir le cancer et la pierre et de calmer les points de côté.
De nos jours, indépendamment de sa précieuse richesse en vitamines, on le considère, avec J-P. Porta, comme un excellent apéritif aromatique, exerçant aussi une action salutaire sur la digestion.
Très rafraîchissant, il entre avec le Poireau, la Laitue, l’Oseille et la Bette, dans le “bouillon d’herbes” recommandé aux fiévreux ou après une purgation. C’est aussi un diurétique valable.
Résolutif et vulnéraire, on l’emploie à l’extérieur pour cicatriser les ulcérations de la gorge, contre les piqûres d’insectes, contre les engorgements de diverse nature.
Son infusion est renommée pour assouplir la peau et retarder l’apparition des rides.
[wptab name=’Description’] Famille des Apiaceae
Nom commun : cerfeuil cultivé, cerfeuil des jardins, herbe aiguillée.
Il ne faut pas confondre cette espèce avec la plante appelée Cerfeuil anisé, Cerfeuil d’Espagne ou Cerfeuil musqué (Myrrhis odorata).
Vitamines, fer, essence, un principe oestrogène
Le Cerfeuil commun (Anthriscus cerefolium (L.) Hoffm.) est une plante herbacée de la famille des Apiacées (ombellifères), probablement originaire de Russie, cultivée comme plante condimentaire pour ses feuilles au goût légèrement anisé.
Il ne faut pas non plus la confondre avec le cerfeuil tubéreux (Chaerophyllum bulbosum), cultivé pour ses racines mais dont les feuilles sont toxiques.
Il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du viiie ou début du ixe siècle).
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[wptab name=’Indications’]
- Scrobut
- Goutte, rhumatisme
- Lithiase rénale
- Hépathisme
- Ictère
- Engorgements lymphatiques
- Bronchites, affections pulmonaires chroniques
- Asthme humide
- Laryngite
- Hydropisie, oedème
- Etats cancéreux
- Dermatoses, prurits
- Cancers externes
- Hémorroïde
- Blépharite
- Affections oculaires
- Soins du visage
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[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulant
- Dépuratif
- Diurétique
- Apéritif
- Stomachique
- Cholagogue
- Laxatif
- Antiseptique respiratoire, anticancer : Ecole de salerne
- Anti-ophtalmique
- Antilaiteux
- Résolutif
[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]En interne
Infusion : 60 g de plante dans 1 l d’eau. Elle peut servir d’ablutions pour les peaux ridées, et en compresses résolutives contre les hémorroïdes, les inflammations des paupières, les piqûres d’insectes, mais on lui préfère, dans ces différents cas, soit le suc obtenu par expression de la plante fraîche, soit des cataplasmes de plante fraîche pilée
Bouillon aux herbes (constipation opinâtre et oligurie) : 1 poignée de cerfeuil, 1 d’oseille, 1 poirée, 1 de laitue, dans un litre d’eau. Faire cuire et ajouter 2 g de sel de cuisine et un peu de beurre frais. Recommandé pour les diètes hydriques. Calmant de la soif.
Le jus préparé avec cerfeuil, chicorée sauvage, laitue et pissenlit à parties égales sera donné à la dose de 100-120 g contre les coliques hépatiques.
Jus de cerfeuil frais : 2 gouttes dans chaque oeil, trois fois par jour, contre les ophtalmies tenaces.
Suc : 60 à 80 g par jour (hydropisie).
Vin apéritif : Laisser macérer 200 g de Cerfeuil avec 50 g de Petite Centaurée, pendant 48 heures, dans 1 l de vin blanc au miel
Cuisine :
Coupé menu et non écrasé, le Cerfeuil apporte sa note plaisante, en même temps que ses vertus, saupoudré à cru sur les potages, les salades, les omelettes.
En user largement dans les hors-d’oeuvre, les potages, les salades.
Externe :
Feuilles froissées, frottées sur des piqures d’insectes, en calment la douleur et neutralisent les réactions.
En cataplasme: contre les hémorroïdes, sur les plaies cancéreuse. Chez les nourrices, sur les seins, pour faire tarir la lactation.
Contre les contusions, engelures, plaies atones, ulcères.
Infusion : 1 poignée par litre d’eau, en compresses dans les affections oculaires, en abulitions pour peaux grasses ou ridées (retarde également l’apparition des rides), en gargarismes contre les ulcérations de la gorge.
Infusion : 1 poignée par litre d’eau. Infuser dix minutes. Trois tasses par jour.
[/wptab]
[wptab name=’Cerfeuil musqué’]
Les feuilles sèches, roulées en cigarettes et fumées comme le tabac, soulagent les asthmatiques.
Appelé aussi Cerfeuil d’Espagne.
Le Cerfeuil musqué est, de nos jours, très rarement cultivé dans les jardins potagers.
Le Cerfeuil musqué eut pourtant, aux XVIIème et XVIIIème siècles, une certaine vogue, car on appréciait alors son parfum plus prononcé, plus anisé.
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Céleri
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Ce légume jouit de propriétés diurétiques qui le font conseiller dans le régime alimentaire des malades du cœur, des reins, du foie, de tous ceux, en résumé, qui ont besoin d’éliminer, avec l’excès d’eau de leur organisme, les toxines et les déchets qui l’encombrent.
C’est pour cette raison que le jus de Céleri est conseillé dans les régimes amaigrissants et qu’on suit aux Etats-Unis de véritables cures d’amaigrissement au jus de Céleri.
Possédant des propriétés hypoglycémiantes, ce légume peut entrer avec bonheur dans le régime des diabétiques.
Depuis fort longtemps, la médecine populaire lui a fait la réputation d’être aphrodisiaque.
Le jus de cuisson des Céleris est réputé aussi comme un bon vieux remède guérissant les engelures les plus tenaces.
Enfin, les semences de Céleri ont les propriétés apéritives, digestives et carminatives.
[wptab name=’Description’]Famille des Apiaceae
C’est l’ache cultivée (ache : apium graveolens)
Le céleri (Apium graveolens L.) ou ache des marais ou encore persil des marais, est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées, cultivée comme plante potagère pour ses feuilles et sa racine tubérisée consommées comme légumes.
[/wptab]
[wptab name=’Constituants’]
Vitamines A, B, C; minéraux et métalloïdes : magnésium, manganèse, fer, iode, cuivre, sodium, potassium, calcium, phosphore; une essence (anhydride sédanonique), choline, tyrosine, acide glutamique, …
[/wptab]
[wptab name=’Indications’]
- Inappétence
- Digestions lentes
- Asthénie, surmenage, convalescences, insuffisance surrénale
- Nervosisme
- Déminéralisation (tuberculose)
- Scrofulose
- Impuissance
- Fièvres intermittentes
- Rhumatismes, goutte
- Lithiase urinaire, coliques néphrétiques
- Affections pulmonaires
- Hépatisme, ictère
- Obésité pléthore
- Plaies, ulcères, cancers, angines, engelures
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Apéritif
- Stomachique
- Tonique nervin et général
- Stimulant des surrénales
- Réminéralisant
- Rafraîchissant
- Antiscorbutique
- Dépuratif, régénérateur sanguin
- Antipaludéen
- Diurétique
- Antirhumatismal
- Draineur pulmonaire et hépatique
- Antiseptique
- Amaigrissant
- Cicatrisant
[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]
Jus de céleri en branches : un demi-verre par jour pendant quinze à vingt jours, pour cures intensives (rhumatisme) ; 200 g par jour en trois fois, dans l’intervalle des accès palustres. Bouillon (ou décoction) de feuille : 30 g par litre, ou de rave : 50 g par litre.
Jus (cicatrisant) en lotions ou compresses sur les plaies, ulcères, cancers, en gargarismes et lavages de bouche, contre les-ulcérations de la bouche, angines, extinction de voix.
Jus de Céleri exprimé au mixeur : Recommandé pour désintoxiquer l’organisme, dans les maladies de pléthore, les rhumatismes, l’obésité, la goutte. Il est bon aussi contre la toux et les catarrhes bronchiques.
Fumigations de Céleri dirigées sur la tête : Les Arabes d’Algérie dissipent ainsi la migraine.
Vin : Broyer avec du sucre une grosse tête de Céleri et faire macérer le tout dans un litre de bon vin blanc pendant 48 heures. Filtrer et prendre 2 ou 3 verres par jour comme diurétique. Ce vin, au goût d’Ananas, a des propriétés aphrodisiaques bien connues des paysans, qui l’utilisent pour retrouver une nouvelle jeunesse.
En Externe :
Contre les engelures, décoction des tiges, ou rave, ou épluchures de rave à 250 g par litre d’eau. Bouillir 1 heure. Baigner les parties atteintes dans la décoction aussi chaude que possible pendant 1/4 d’heure environ. Réchauffer le bain pour s’en servir de nouveau, 3 fois en tout dans la journée. Le résultat apparaît dès la 1ère journée.
Bain : Faire bouillir une grosse tête de Céleri hachée avec ses feuilles, dans 2 l d’eau, pendant 3/4 d’heure environ. Laisser refroidir un peu et passer.
Bains de pieds de dix minutes aussi chauds que possible, trois fois par jour. Essuyer et protéger de l’air.
Le jus de la tige est aussi utilisé en compresses sur les paupières contre les ophtalmies.
Le Céleri râpé est à conseiller le plus souvent possible comme hors-d’œuvre à la fois apéritif et diurétique.
En cuisine :
Cru en salade, votre céleri rémoulade vous attirera des compliments si vous incluez 1/4 de pomme pour 3/4 de céleri.
Dans les potages.
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[wptab name=’Céleri sauvage’]
C’est la variété douce et cultivée de l’Ache ou Céleri sauvage.
Plante potagère d’un emploi très courant, le Céleri est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le décrire. Il en existe diverses variétés, dont on consomme les feuilles, les tiges ou la très grosse racine charnue. L’arôme du Céleri lui donne la propriété d’exciter l’appétit. Son emploi en cuisine est donc recommandé.
[/wptab]
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HE Fenouil doux
- Aménorrhée et oligoménorrhée +++, règles irrégulières, douleurs menstruelles, pré ménopause, ménopause
- Dyspepsies, gastralgie, colite spasmodique, entéralgie, aérophagie, météorisme, flatulences, indigestion, parasitoses
- Fausse angine de poitrine, palpitations, éréthisme cardio-vasculaire, cardialgie
- Dyspnée d’origine nerveuse, asthme, bronchite asthmatiforme, congestion pulmonaire ++
- Paralysie, douleurs lombaires, spasmophilie
Contre-indications : Jeune enfant, enfant, grossesse
[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées
On l’appelle également : aneth doux, fenouil de Provence
Le fenouil doux est une plante annuelle, cultivée pour le renflement bulbeux et charnu de ses feuilles imbriquées les unes dans les autres. Il ressemble au fenouil commun, est de la même espèce, mais c’est une plante plus petite avec une tige bulbeuse à la base, un peu comme celle du céleri.
Parfum : doux, rappelant l’anis, piquant
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes & Fleurs
- Monoterpènes : alpha-pinène (3,8-4,8%), limonène (3,5-18% et jusqu’à 29%)
- Monoterpénols : fenchol (3,2%)
- Phénols méthyl-éthers : chavicol M.E. (2,8-4 %), cis-anéthole (0,3-0,5 %), trans-anéthole (52-70 %)
- Aldéhydes : anisaldéhyde (tr.-0,1%)
- Cétones : fenchone (0,3-2,6%), camphre (0,3%), anicétone (tr.)
- Oxydes : 1,8-cinéole (tr.-6,5%)
- Coumarines et furocoumarines : ombelliférone, aesculétine, bergaptène, séseline, psoralène
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Positivante puis négativante
- Oestrogen-like +++, emménagogue, facilite la délivrance, galactogène (augmentation de la sécrétion lactée)
- Antispasmodique neuromusculaire, modificatrice réflexe du SNC et de la moelle épinière, d’où résolution musculaire et analgésie, stupéfiante légère, psychoactive +++, antalgique
- Carminative ++, stomachique, tonique apéritive (augmentation légère des sécrétions digestives)
- Cholagogue, cholérétique
- Tonique et stimulante (à faible dose), cardiotonique, tonique respiratoire
- Antiseptique, bactéricide (mén.) vermifuge
[/wptab]
[wptab name=’Beauté’]
Esthétique
Les phytohormones qu’il contient on une action stimulante sur la peau, contre les rides en cas de peau terne, brouillée ou grasse.
Il se combine bien avec les essences telles que le genièvre ou le cyprès dans des massages lymphodrainants contre la cellulite ou les œdèmes.
Indications
Il combat les effets toxiques de l’alcool sur l’organisme : 1 ou 2 gouttes en massage sur les tempes soulagent les maux de tête suivant un abus de boissons alcoolisées.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Ravensare anisé
- Aménorrhée et oligoménorrhée +++, règles irrégulières, dysménorrhées, douleurs menstruelles, préménopause, ménopause
- Dyspepsies, gastralgie, colite spasmodique, entéralgie, aérophagie, météorisme, flatulences, indigestion
- Dyspnée d’origine nerveuse, asthme, bronchite asthmatiforme, congestion pulmonaire
- Paralysie, douleurs lombaires, spasmophilie
Contre-indications : Enfant, grossesse ; si surdosage : hémorragie (intestin…)
[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées
Le Ravensara est un genre d’arbre et d’arbustes appartenant à la famille des lauriers.
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse
- Sesquiterpènes : divers
- Sesquiterpénoïdes : divers
- Phénols méthyl-éthers : anéthole, chavicol M.E
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Oestrogen-like +++, emménagogue, facilite la délivrance, galactogène (augmente substantiellement la sécrétion lactée)
- Antispasmodique neuromusculaire, modificatrice réflexe du SNC et de la moelle épinière d’où résolution musculaire et analgésie ; stupéfiante légère, antalgique
- Carminative ++, stomachique, tonique et apéritive (augmentation légère des sécrétions digestives)
- Cholagogue, cholérétique
- Tonique et stimulante (à faible dose) : cardiotonique, tonique respiratoire
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Elémi
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Indications (VT +) :
- Dyspepsies, entérocolite spasmodique, diarrhées, amibiase +
- Bronchite +
- Ulcère, ulcère variqueux, plaies atones +++, abcès +
Contre-indications : Aucune aux doses thérapeutiques
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[wptab name=’Description’]Famille des Burséracées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Oléorésine
- Monoterpènes : alpha et beta-phellandrènes (15 et 7 %)
- Sesquiterpènes : élémènes
- Alcools sesquiterp. : élémol
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulante glandulaire, stomachique +
- Cicatrisante ++
- Antiseptique +, antiamibienne +
[/wptab]
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Lichen d’Islande
Agissant sur la contractilité musculaire et excitant les nerfs pneumogastriques, le Lichen accélère et régularise le péristaltisme gastro-intestinal. Ces propriétés expliquent son action contre les vomissements (qu’ils soient dus à la migraine, à la grossesse, ou aux suites d’une anesthésie par le chloroforme), contre certaines gastralgies imputables au manque de tonus des organes digestifs, contre le mal de mer. Mais sa propriété antiémétique n’existe que si le Lichen n’est pas privé de son principe amer. Il ne faut donc surtout pas le faire macérer à l’eau froide avant l’emploi, ni changer l’eau froide avant l’emploi, ni changer l’eau de la décoction. Il jouit aussi, alors, de toutes les propriétés des substances amères, c’est-à-dire qu’il est tonique, apéritif, stomachique et fébrifuge. Il ne faut toutefois pas prolonger son action, car il est purgatif pour certains sujets. Si on le fait bouillir dans l’eau, afin de le débarrasser du cétrarin, il perd alors ses propriétés vomitives et devient un remède des maladies des bronches. C’est un calmant de la toux et de l’irritation du larynx. Bouilli assez longtemps dans du lait ou de l’eau afin d’obtenir une gelée assez consistante, c’est un excellent médicament pour les enfants épuisés par la coqueluche ou la bronchite et contre les diarrhées chroniques et les diarrhées des tuberculeux (on peut incorporer la gelée dans du chocolat). Cette même gelée, incorporée à du miel et à de la gomme arabique, constitue une excellente pâte pectorale.
[wptab name=’Description’]Famille des Lichénacée
Encore appelé Mousse d’Islande.
Cette petite plante naine, sans fleurs, se développe à profusion dans les régions froides et montagneuses. On la rencontre sur la terre en friche, les rochers et l’écorce des arbres, dans les Vosges, en Suisse et surtout en Islande. Son analyse, faite par Berzelius, a montré qu’elle était constituée d’une fécule et d’une substance très amère, le « cétrarin ». Selon l’effet désiré, on utilise ce principe amer ou, au contraire, on s’en débarrasse par ébullition.
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Il existe une foule d’autres Lichens qu’on utilisait jadis en thérapeutique. Parmi eux, le Lichen pyxidé ou en entonnoir (Lichen pyxidatus) et le Lichen pulmonaire (Lichen pulmonarius), encore appelé Crapaudine ou Pulmonaire de Chêne, étaient utilisés contre la toux.
Le Variolaire (Variolaria discoidea) et le Lichen des Hêtres (Lichen faginus), tous deux très amers, étaient préconisés comme fébrifuges et comme vermifuges.
Le Lichen entrelacé (Usnea plicata) était connu sous le nom d’Usnée de crâne humain et témoigne des goûts macabres de nos ancêtres.
D’autres Lichens, enfin, servent comme fixateurs en parfumerie (Mousse de Chêne) ou pour la teinture.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Pour garder le principe amer (anti-vomitif), on utile la décoction faite avec 15 à 30 g de Lichen par litre d’eau. Laisser réduire aux trois quarts. Absorber cette décoction froide et sans sucre.
Pour retirer le principe amer (calmant de la toux), faire macérer la plante à l’eau froide (15 à 30 g). Renouveler cette eau une ou deux fois. Faire bouillir et jeter la première eau. Faire de nouveau bouillir dans un litre d’eau jusqu’à réduction aux trois quarts.
On peut aussi faire macérer le Lichen pendant 24 heures dans de l’eau froide additionnée de bicarbonate de soude.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antivomitif
- Tonique
- Apéritif
- Stomachique
- Fébrifuge
- Purgatif
[/wptab]
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HE Menthe poivrée
- Insuffisance hépato pancréatique +++, indigestion, dyspepsies, vomissements, mal des transports
- Aérophagie, aérocolie, hépatites virales, cirrhose, coliques hépatiques, colites inflammatoire et spasmodique, ulcère, atonie gastro-intestinale, gastralgie, entéralgie, fièvre-jaune
- Cystites, prostatite, coliques néphrétiques
- Dystonie neurovégétative, asthénie, migraine, céphalées +++
- Zona, névrite virale (dont celle du nerf optique), névralgies, sciatique ++ ;
Prurits (urticaire, eczéma) ++ - Accouchement
- Rhinite, sinusite, otite, laryngite
- Trouble de la vision (d’origine circulatoire), éréthisme, hypotension, lipothymie
Contre-indications : Bébé avant 30 mois par voie orale ; usage externe, sauf très localisé (front, tempes, et lobes des oreilles)
[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
Parfum : frais, fort, doux-amer, pénétrant
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Jupiter, Vénus, Mercure
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Partie aérienne
(variations selon les clones Franco, Hongro, et Italo-Mitcham) :
- Monoterpènes (2,5 – 18%) : (-)-alpha-pinène (2%), beta-pinène (4%), (-)-limonène (2,3%)
- Sesquiterpènes (-)-beta-caryophyllène, (-)-bicyclo-élémène, (-)-z-bulgarène
- Alcools non terp. : octan-3-ol
- Monoterpénols : (-)-menthol (38-48 %) , (+)- néomenthol, (-)-iso-mentol, néo-isomenthol, (+) et (-)- pipériténol, isopipériténol
- Monoterpénones : (-)-menthone (20-30 % et jusqu’à 65 %), (+)- isomenthone, néomenthone (2,7%), néo-isomenthone (2,5%), (+)-pipéritone, (-)-pipéritone, isopipé-riténone, (+)- pulgégone (<3%)
- Oxydes terp; ! 1,8-cinéole (5,75%), (-)-menthofurane (<3%), pipéritonoxyde
- Esters terp. : acétates de (-)-menthyle (2,8-10%), de néomenthyle et d’isomenthyle, butyrate et isovalérate de menthyle
- Coumarines : aesculétine
- Composés sulfurés : diméthylsulfide, mintsulfide
[/wptab]ges
[wptab name=’Propriétés’]
- Positivante
- Anti-infectieuse, bactéricide, viricide (antiamaryle +++), fongicide, vermicide
- Tonique et stimulante +++ : cardiotonique, hypertensive, utérotonique, entérotonique, stimulante digestive (carminative, anti vomitive, stomachique, hépatotonique, reconstituante hépatocellulaire, cholagogue, cholérétique, pancréatostimulante) ; neurotonique (et équilibrante)
- Anticatarrhale, expectorante, mucolytique
- Antalgique, anesthésiante +++
- Anti-inflammatoire intestinale et urinaire
- Décongestionnante prostatique
- Hormon-like, favorise les règles (régulation ovarienne)
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences psychologiques
Utilisée en massage, friction ou bain, l’huile essentielle de menthe combat la fatigue et tonifie le système nerveux. Le parfum de la menthe maintient l’esprit éveillé, restaure la concentration et la mémoire en cas de surmenage intellectuel, d’apathie et de paresse. Elle est indiquée à la fois pour ceux qui exerce un travail intellectuel et pour ceux qui mangent mal ou trop et qui ont ensuite du mal à se concentrer, du fait de la lenteur de leur digestion.
Intimité
Elle est légèrement aphrodisiaque et peut être utilisée en cas d’impuissance.
[/wptab]
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