Purgatif
Donne un effet laxatif et permet d’agir sur les fonctions intestinales
Bryonne
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Bien que Coelius Aurelianus l’ait employée comme cholagogue, Alexandre de Tralles dans la pleurésie, et qu’on lui ait trouvé des propriétés expectorantes, diurétiques, antiasthmatiques, antirhumatismales et vermifuges, la racine est en réalité un purgatif énergique – trop énergique. Héraud la recommandait pour cet usage, et les paysans de certaines contrées creusent encore le sommet de la racine de Bryone, au printemps, pour se purger avec le suc qui se rassemble dans la cavité et qu’ils appellent « eau de Bryone ». Le Dr Leclerc la conseillait aussi comme diurétique et expectorant. Toutefois, la plante, présentant bien trop de danger, a été abandonnée pour l’usage interne. En revanche, elle rend encore service à l’extérieur pour soigner les contusions, les rhumatismes, les névralgies, comme révulsif.
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[wptab name=’Description’] Famille des Cucurbitacées.
Elle porte beaucoup de noms populaire, dont certains peu sympathiques : Vigne blanche, Couleuvrée, Navet du diable, Colubrine, Feu ardent, Vigne de serpent, Navet galant, Ipécacuanha européen.
C’est une plante grimpante qui s’accroche en parasite sur les plantes voisines grâce à ses nombreuses vrilles. La racine est la seule partie de la plante utilisée en médecine. Elle ne doit jamais être employée pour l’usage interne, car elle a souvent causé des accidents. Toute la plante est dangereuse.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Cataplasme de pulpe fraîche râpée ou de mie de pain imprégnée de suc de Bryone.
Décoction de racines. 10 g par litre, en lotions ou en compresses.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Expectorante
- Diurétique
- Antirhumatismale
- Antiasthmatique
- Vermifuge
- Purgatif
- Révulsif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Ellebore Noir
Vénéneuse, la plante est un purgatif extrêmement violent. Chez les Hindous, le livre de Susruta, où sont énumérées 760 plantes, cite l’Ellébore comme hallucinogène. Avec Hippocrate (Vème s. av. J.-C.) apparaît la théorie de la « bile noire », source de diverses maladies, dont la mélancolie et la folie furieuse. L’Ellébore, purgatif drastique, semble tout indiqué pour débarrasser l’organisme de cette fameuse « bile noire ». Les druides l’utilisaient aussi pour combattre les maladies mentales et guérir la folie. La foi en cette propriété fut longtemps conservée dans les campagnes : le bon La Fontaine ne nous en fait-il pas part dans ses fables ? Au XIXème s., Pinel, ce médecin si humain qui fit tomber les chaînes des aliénés, s’attacha à l’étude de l’Ellébore. De nos jours, cette plante dangereuse n’est plus jamais utilisée pour l’usage interne. Et, bien que Cazin recommande la décoction de racines en lotions comme étant un excellent remède contre les dartres invétérées, mieux vaut peut-être employer un traitement moins dangereux…
L’Ellébore blanc (Veratum album) ou Vératre, appelé aussi Varaire, de la famille des Colchicacées, est une plante vivace des hautes montagnes de l’Europe. Elle possède des feuilles plissées et des fleurs blanchâtres. On utilisait la racine, à la fois purgatif et émétique violent. On en faisait aussi des pommades contre la gale et les dartres. Bien trop dangereux, l’Ellébore blanc n’est plus employé de nos jours, comme d’ailleurs l’Ellébore noir.
[wptab name=’Description’] Famille des Renonculacées.
C’est la Rose de Noël, cette fleur qui apporte un peu de gaieté dans un hiver morose.
Plante vivace des montagnes d’Europe, la Rose de Noël est aussi une plante ornementale cultivée ; ses feuilles, vert sombre, sont très découpées ; ses jolies fleurs, blanc rosé, ont des sépales persistants. On utilisait sa racine, noirâtre à l’extérieur, blanchâtre à l’intérieur, chargée de radicules entremêlées, d’odeur nauséeuse et de saveur âcre.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
- Emétique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Lierre grimpant
De tout temps, le Lierre attira l’attention de l’homme. Les anciens Egyptiens l’avaient consacré à Osiris. Pour les Grecs, il préservait de l’ivresse et symbolisait la victoire du guerrier. C’était aussi une des plantes de la pharmacopée des druides. Attribut des petites divinités secondaires, le Lierre était utilisé au point de vue médicinal contre la toux, la coqueluche et – déjà – contre la cellulite ; mais il fallait cueillir ses feuilles sur la tête d’une statue et les appliquer sur le front, enfermées dans une étoffe de couleur rouge…
L’écorce fut utilisée contre la syphilis et contre les dartres.
Les baies sont purgatives et émétiques. Employées autrefois en infusion, elles ne sont plus jamais utilisées de nos jours, car elles sont toxiques et ont déjà causé la mort accidentelle d’enfants imprudents.
Le bois du Lierre était renommé, en médecine populaire, contre la coqueluche et les toux quinteuses : certains paysans utilisaient un gobelet creusé dans le tronc d’un vieux Lierre et y mettaient à macérer du vin destiné au malade. Au Maroc, de même, on utilise couramment l’extrait du vieux tronc de Lierre. Cette observation a conduit un médecin de Bordeaux, François Leuret, à mettre au point une teinture de Lierre grimpant contre les quintes de toux, et un laboratoire pharmaceutique à commercialiser l’extrait.
Mais la grande victoire thérapeutique du Lierre demeure la cellulite. Beaucoup de pommades anticellulites du commerce sont à base de Lierre grimpant. La plante détend la peau crispée et surtout calme les douleurs provoquées par la cellulite. Elle diminue l’empâtement de façon notable et assouplit les régions envahies par les nodosités et les placards caractéristiques de cette maladie du tissu conjonctif. Elle agit de façon remarquable aussi sur les vergetures provoquées par la distension des téguments (grossesse, obésité). C’est, en plus, un excellent remède des douleurs rhumatismales, des névralgies, du lumbago, de la sciatique.
[wptab name=’Description’] Famille des Araliacées
Son nom latin Hedera est dérivé du celtique hedra, qui signifie la “corde”.
Cette plante grimpante des vieux murs, des décombres et des ruines cache de son épais manteau bien des misères.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Alcoolature de bois de Lierre : Faire macérer 10 g de bois frais dans 100 g d’alcool. Prendre, en 5 prises, de 10 à 40 gouttes par jour. Ne pas dépasser la dose.
Externe
Décoction : 200 g de feuilles qu’on laisse cuire à feu doux pendant 3 heures dans 1 l d’eau. Contre la cellulite et les douleurs, imbiber des compresses de cette décoction chaude. Les compresses imbibées d’eau chaude additionnée d’alcoolature (500 g d’eau pour 2 cuillerées à soupe) sont aussi efficaces.
Cataplasmes de feuilles fraîches broyées, qu’on renouvellera dans le même dessein toutes les 2 heures, sur les endroits douloureux. Appliquer ce cataplasme chaud chaque soir sur les amas graisseux.
Vinaigre de Lierre : Macérer une bonne poignée de feuilles fraîches hachées dans 1 l de vinaigre bouillant pendant 6 heures. Filtrer. Les feuilles ainsi macéréres appliquées sur un cor douloureux sont, par ailleurs, très efficaces.
Huile : Massages au moyen d’une huile composée de 10 g d’alcoolature pour 30 g d’huile de Camomille. Si les douleurs sont particulièrement vives ou tenaces, ajouter au mélange 20 g de baume tranquille.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antitussif
- Purgatif
- Emetique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour obtenir un bain relaxant, tonifiant et décontractant, mettre dans l’eau une préparation obtenue en faisant cuire doucement dans 1 litre d’eau, pendant deux ou trois heures, quatre ou cinq poignées de feuilles de lierre grimpant.
Une décoction obtenue en mettant en contact, tout en agitant, pendant quinze ou vingt minutes, une petite poignée de feuilles de lierre grimpant avec 1 litre d’eau bouillante fournira un excellent shampooing.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Sureau
On utilise l’écorce moyenne, les fleurs et les fruits du Sureau pour leurs propriétés médicinales.
La seconde écorce, d’odeur forte et nauséeuse, est un diurétique très vanté. Leclerc la recommandait contre l’hydropisie, Martin contre l’ascite, Lemoine contre la néphrite aigüe avec œdème. Elle est aussi laxative.
Les feuilles paraissent jouir de propriétés analogues à celles de l’écorce : diurétiques et laxatives. Mais elles sont rarement utilisées à l’intérieur. Elles sont, en outre, renommées comme tonique externe contre les hémorroïdes et les brûlures.
Les fleurs fraîches sont laxatives. Sèches, elles sont surtout sudorifiques, mais aussi diurétiques. On les emploie chaque fois qu’il faut provoquer une transpiration cutanée abondante et salvatrice : début de rhume, de fièvres éruptives (rougeole, scarlatine), affections catarrhales (bronchite, grippe), crise de rhumatisme. Elles entrent dans la tisane des « espèces purgatives », encore appelée thé de santé, thé de Saint-Germain ou poudre de longue vie.
Adoucissantes et résolutives, elles sont aussi utilisées à l’extérieur contre les fluxions, les engelures, les crises de goutte, les inflammations oculaires. Les baies sont sudorifiques et, à dose forte, elles deviennent purgatives. On les recommande contre les rhumatismes et l’hydropisie.
Au temps de Pline, les Romains s’en servaient pour teindre les cheveux.
Le Yèble, ou Hièble (Sambucus ebulus), est une sorte de petit Sureau très commun dans certaines localités. Il possède les mêmes propriétés que le Sureau et on peut utiliser toutes ses parties (écorce, fleurs, baies et feuilles) exactement pour les mêmes usages que les parties correspondantes du Sureau.
[wptab name=’Description’]Famille des Caprifoliacées.
On l’appelle aussi Sureau commun ou Sureau noir.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction de seconde écorce. 45 à 60 g par litre d’eau. Laisser réduire de moitié et boire dans la journée comme diurétique.
Vin. Verser un litre de vin bouillant sur 150 g de seconde écorce. Laisser macérer 48 heures et prendre 2 verres à bordeaux par jour dans le même dessein.
Infusion. 50 g de fleurs sèches par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et prendre 4 ou 5 tasses par jour, comme sudorifique et contre les rhumatismes.
Suc des baies pressées. 20 à 30 g à prendre dans la matinée comme purgatif.
Rob de Sureau. Ecraser des baies, qu’on laisse reposer ainsi au frais pendant 24 heures. Les presser ensuite pour en exprimer le suc. Faire évaporer ce suc au bain-marie, de façon à obtenir un sirop à consistance de miel. Une prise de 4 à 8 g de ce rob a un effet sudorifique ; au-delà, il est purgatif.
Les feuilles sont assez rarement utilisées pour l’usage interne.
Externe
Infusion concentrée. 100 g de fleurs par litre. Elle sert à imbiber des compresses contre les fluxions dentaires, les eczémas et les dartres, ou peut être employée en bains chauds et courts, contre les engelures. Elle est excellente en lotions contre les inflammations des paupières, les conjonctivites et les orgelets.
Bain antidouleur. Il se prépare avec une décoction concentrée de fleurs de Sureau, que l’on peut mélanger avec de la Sauge et du Romarin, contre les rhumatismes.
Cataplasme. Les feuilles de Sureau, broyées dans l’huile d’Œillette, sont renommées contre les hémorroïdes et les brûlures.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Laxative
- Sudorifique
- Adoucissante
- Purgative
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Seules les fleurs de sureau, à raison d’une poignée pour 1 litre d’eau, infusées dix minutes, dans 1 litre d’eau bouillante, peuvent être utilisées en compresses froides sur les épidermes délicats. Une infusion plus concentrée, également employée en compresses froides, apportera un soulagement non négligeable aux paupières lourdes et aux yeux fatigués.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Euphorbe Epurge
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La plante porte à la fois le nom d’Euphorbus, médecin du Juba, roi de Numidie, qui découvrit ses propriétés purgatives, et le nom « d’épurge » qui insiste précisément sur la violence de son effet. Hippocrate et certains auteurs anciens la considéraient comme un poison. L’huile rubéfiante et extrêmement purgative qu’on extrayait de ses graines figurait néanmoins encore au Codex de 1866 et on utilisait aussi ses racines, expectorantes et vomitives. De nos jours, l’Euphorbe n’est plus utilisée pour l’usage interne, car elle est bien trop dangereuse.
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[wptab name=’Description’]
Famille des Euphorbiacées. On l’appelle aussi Petite Catapuce, Ginousette, Esule.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Suc (très efficace contre les verrues). Il suffit de déposer du suc sur les verrues toutes les heures. Le lendemain, en pressant, la verrue est généralement expulsée.
Frictions. Faites avec une poignée de plantes, elles sont révulsives en cas de sciatique, de rhumatisme ou de bronchite.
La décoction de plante passe pour dépilatoire.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgative
- Rubéfiante
- Expectorante
- Vomitive
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Ricin
Les Egyptiens furent les premiers, croit-on, à utiliser le Ricin comme purgatif, et les Recette du coffret d’or, de Tchang-King, nous prouvent que, très tôt, les Chinois l’employèrent pour ce même usage. Au XVIIIème siècle, le Ricin était devenu, en France, le purgatif le plus populaire, et il l’est demeuré de nos jours.
Les graines de Ricin sont dangereuses et ne sont jamais utilisées directement : quelques unes suffisent à produire un effet purgatif d’une violence extrême.
On utilise toujours uniquement l’huile extraite de ces graines. L’huile de Ricin ne doit jamais être employée comme purge après la plupart des anthelminthiques végétaux ou chimiques, car elle diminue leur action et favorise la survenue de phénomènes d’intolérance. Pour l’usage externe, les feuilles de Ricin ont des propriétés émollientes et galactogènes, et on les utilise contre les douleurs de l’arthrite, l’inflammation des yeux, et pour augmenter la sécrétion du lait.
L’huile de Ricin, outre ses usages industriels, est très employée dans les brillantines, certaines lotions capillaires, et dans des pommades contre les maladies de peau.
[wptab name=’Description’]Famille des Euphorbiacées.
Originaire de l’Inde et probablement aussi du nord-est de l’Afrique, le Ricin est cultivé dans le midi de la France : arbre dans les pays chauds, il n’atteint chez nous que la taille d’une plante élevée.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
On préparait autrefois, en Provence, l’huile de Ricin pour l’usage familial, en faisant infuser les graines dans l’eau bouillante et en recueillant l’huile qui surnageait.
La dose pour un adulte est de 5 g à 10 g comme laxatif, 15 à 40 g comme purgatif (mais une cuillerée à soupe, soit 15 g, suffit souvent). On l’absorbe dans un excipient quelconque, Café ou jus d’Orange en général.
Externe
Les feuilles fraîches s’utilisent en cataplasmes.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
- Emollient
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Moutarde Noire
[:en]
L’emploi des enveloppements sinapisés, préparés alors avec du Lin, du Safran et de la Moutarde, est une des innovations de Galien, ce médecin grec du IIème siècle qui demeura la plus grande autorité jusqu’au XVIIème siècle.
Le procédé de révulsion est demeuré classique jusqu’à nos jours et est toujours préconisé contre la congestion des bronches, les refroidissements graves, les affections rhumatismales douloureuses et dans les congestions de la tête : il est appliqué sous forme de cataplasmes, en frictions rubéfiantes ou en bains de pied.
Il ne doit jamais être utilisé chez hypernerveux ou atteints d’affections cutanées ou de varices.
Bien que son usage le plus général soit externe, la Moutarde noire peut s’employer à l’intérieur comme tonique et comme stimulant. Elle est aussi antiscorbutique et purgative, mais il ne faut pas en prolonger l’usage, car elle est irritante.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
C’est la Moutarde des champs, qu’on appelle aussi Sénevé.
Poussant à l’état sauvage au bord des chemins, dans les champs et dans les décombres, la Moutarde est aussi l’objet d’une culture industrielle.
Voir la Moutarde blanche (Sinapis alba)[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Assez rare. On utilise 8 à 15 g de semences concassées qu’on mêle à 300 g de lait, ou encore on mélange 15 g de semences à 1litre de vin ou de bière.
La farine à raison d’une cuillérée à soupe dans un verre d’eau, est un vomitif instantané.
Externe
Il faut se souvenir que c’est l’eau qui fait l’essence de Moutarde à laquelle la Moutarde doit son action rubéfiante. La farine doit donc être conservée dans un endroit très sec afin de rester active. L’eau chaude, à plus de 40 °C, empêche l’essence de se former : les cataplasmes, les bains sinapisés ne doivent jamais dépasser cette température. Ne jamais ajouter de vinaigre, qui diminue l’action de la Moutarde.
Cataplasmes sinapisés. Mélanger 4 parties de farine de Lin et une partie de farine de Moutarde avec laquelle on saupoudre la surface.
Bain de pieds sinapisé. Délayer 150 g de farine de Moutarde avec un peu d’eau froide. Laisser reposer la pâte obtenue et l’ajouter peu à peu à 4 litres d’eau chaude ne dépassant pas 40 °C.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Révulsif
- Rubéfiant
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
L’emploi des enveloppements sinapisés, préparés alors avec du Lin, du Safran et de la Moutarde, est une des innovations de Galien, ce médecin grec du IIème siècle qui demeura la plus grande autorité jusqu’au XVIIème siècle.
Le procédé de révulsion est demeuré classique jusqu’à nos jours et est toujours préconisé contre la congestion des bronches, les refroidissements graves, les affections rhumatismales douloureuses et dans les congestions de la tête : il est appliqué sous forme de cataplasmes, en frictions rubéfiantes ou en bains de pied.
Il ne doit jamais être utilisé chez hypernerveux ou atteints d’affections cutanées ou de varices.
Bien que son usage le plus général soit externe, la Moutarde noire peut s’employer à l’intérieur comme tonique et comme stimulant. Elle est aussi antiscorbutique et purgative, mais il ne faut pas en prolonger l’usage, car elle est irritante.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
C’est la Moutarde des champs, qu’on appelle aussi Sénevé.
Poussant à l’état sauvage au bord des chemins, dans les champs et dans les décombres, la Moutarde est aussi l’objet d’une culture industrielle.
Voir la Moutarde blanche (Sinapis alba)[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Assez rare. On utilise 8 à 15 g de semences concassées qu’on mêle à 300 g de lait, ou encore on mélange 15 g de semences à 1litre de vin ou de bière.
La farine à raison d’une cuillérée à soupe dans un verre d’eau, est un vomitif instantané.
Externe
Il faut se souvenir que c’est l’eau qui fait l’essence de Moutarde à laquelle la Moutarde doit son action rubéfiante. La farine doit donc être conservée dans un endroit très sec afin de rester active. L’eau chaude, à plus de 40 °C, empêche l’essence de se former : les cataplasmes, les bains sinapisés ne doivent jamais dépasser cette température. Ne jamais ajouter de vinaigre, qui diminue l’action de la Moutarde.
Cataplasmes sinapisés. Mélanger 4 parties de farine de Lin et une partie de farine de Moutarde avec laquelle on saupoudre la surface.
Bain de pieds sinapisé. Délayer 150 g de farine de Moutarde avec un peu d’eau froide. Laisser reposer la pâte obtenue et l’ajouter peu à peu à 4 litres d’eau chaude ne dépassant pas 40 °C.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Révulsif
- Rubéfiant
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Baguenaudier
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Toutes les parties du Baguenaudier sont riches en tanin. Les feuilles, qui ont une amertume considérable, sont purgatives et peuvent remplacer les folioles de Séné, auxquelles elles étaient parfois mélangées frauduleusement.
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[wptab name=’Description’]Familles des Papilionacées.
On l’appelle aussi Séné indigène, Séné bâtard, Séné d’Europe, Arbre à vessies.
Ce petit arbre, qui croît dans les régions chaudes et tempérées de l’Europe et de l’Asie, a des feuilles composées pennées ressemblant assez bien à celle du Séné, et des fleurs jaunes.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. A raison de 30 à 50 g par litre d’eau bouillante, elle est recommandée par Cazin comme purgatif. Pour obtenir une infusion simplement laxative, utiliser une dose réduite de moitié.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Nerprun
Le Nerprun est un purgatif énergique.
L’écorce, qu’il faut laisser vieillir deux ans avant de l’utiliser, a été abandonné, car, produisant à la fois vomissements et diarrhées, il était trop délicat de l’employer sans discernement.
On utilise souvent les baies, qui constituent, elle aussi, un purgatif très énergique, qu’il ne faut employer que si le médecin a jugé une telle purgation.
On les vantait naguère contre l’hydropisie, la congestion cérébrale, les maladies chroniques de la peau.
On prétend que deux baies prises chaque matin suffisent à éloigner un accès de goutte.
[wptab name=’Description’]Famille des Rhamnacées.
On l’appelle souvent Bourguépine ou Epine de cerf.
Très commun on le trouve le long des chemins et dans les haies sauvages.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Après avis médical, l’écorce s’utilisait en décoction à la dose de 10 à 20 g par litre.
Baies. De 20 à 30. Les paysans absorbent en même temps une bouillie de farine afin d’atténuer la violence de la débâcle diarrhéique.
Décoction de baies. 30 à 80 g par demi-litre d’eau. Prendre en 3 fois, avant le repas.
Sirop de Nerprun, utilisé en règle générale (et encore celui-ci est-il surtout d’usage vétérinaire) pour purger les chiens ou faire passer le lait des chiennes. Pour le préparer, on mélange 1 kg de suc de baie avec 1 Kg de sucre et on cuit jusqu’à consistance de sirop. On utilise ce sirop à la dose de 15 à 30 g.
D’autres Rhumanus sont aussi utilisés en médecine : la Bourdaine et l’Alaterne, espèces indigènes.
L’Alaterne (Rhamnus alaternus), cultivé dans les jardins et dont les feuilles sont légèrement astringentes, était employé en gargarismes contre les maux de gorge (décoction de 50 g de feuilles par litre).
Le Nerprun des teinturiers (Rhamnus infectorius) donne, sous le nom de « graine d’Avignon », des fruits utilisaient pour la teinture en jaune et pour préparer une laque estimée.
L’écorce de Cascara sagrada, ou arbre exotique, Rhamnus purshiana, originaire des forêts de l’Amérique du Nord, sur les côtes du Pacifique. Il a été acclimaté à une certaine altitude dans le Kenya africain et dans les jardins botaniques français. Sous forme de poudre, d’extraits, de teinture, cette écorce est utilisée comme laxatif et en médecine vétérinaire.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Fusain
Purgatif et émétique violent, le Fusain, trop dangereux, n’est plus utilisé pour l’usage interne. On l’employait jadis dans les campagnes, soit à la dose de 3 ou 4 fruits, soit en infusion de 5 g de jeunes pousses, soit, selon Cazin, en infusion de feuilles ou de fruits à la dose de 5 à 10 g par litre.
On l’utilise encore, parfois, contre la gale et les poux.
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L’écorce de la racine d’un autre Fusain, originaire de l’Amérique septentrionale, le Fusain noir pourpré (Evonymus atropurpureus), est employée par les Indiens, sous le nom de Wahoo, comme remède souverain de l’hydropisie et des maladies de foie. On utilise en thérapeutique l’extrait de cette écorce sous le nom d’évonymine, comme cholagogue et laxatif.
[wptab name=’Description’]Famille des Célastracées
On l’appelle aussi Bonnet carré, Bonnet-de-Prêtre.
Assez commun en France et en Allemagne, le Fusain se multiplie spontanément dans les forêts, mais il sert souvent à faire des haies.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Poudre de graines séchées. S’utilise en frictions sèches contre les poux.
Décoction de fruits. 15 à 30 g par litre d’eau, à laquelle on ajoute du vinaigre. On l’emploi contre la gale.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
- Emétique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]







