Aux Vertus des Plantes
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Purgatif

Donne un effet laxatif et permet d’agir sur les fonctions intestinales

Bourdaine

La bourdaine dans l’Histoire

La bourdaine est une essence forestière qui servit pendant plusieurs siècles à la fabrication de la poudre à canon. L’ordonnance de Colbert “sur le Faict des Eaux et Forêts” de 1669 ordonne le monopole de sa récolte par le Service des Poudres et Salpêtres, qui avait la charge de la payer au cours moyen des coupes de bois. Une disposition qui fut rappelée au rythme des guerres de la fin du règne du roi Louis XIV. Elle avait alors un intérêt économique important.

Durant le Consulat, un arrêté de 1803 (du 25 fructidor an XI) précisait que « le bois de bourdaine continuera à être réservé pour la confection du charbon de bois propre à la fabrication de la poudre ».

Tous les auteurs, tels Cazin, Cauvet, Lion, Leclerc, sont unanimes à classer la Bourdaine parmi les meilleurs remèdes de la constipation.

Son effet, selon les doses employées, est tantôt laxatif, tantôt purgatif, mais elle n’irrite jamais l’intestin. En même temps qu’un déconstipant de choix, la Bourdaine est aussi un remède actif de l’insuffisance biliaire.

[wptab name=’Description’]Famille des Rhamnacées

Encore appelée Nerprun noir, Bourgène, Aulne noir, Bois noir.

Cet arbrisseau à l’écorce noirâtre tachée de blanc se trouve soit sur des terrains humides et acides, soit sur des terrains secs et calcaires (écotype, dans les sous-bois, les clairières, en lisières forestières, en plaine et en montagne). Elle est répandue dans toute l’Europe, sauf l’extrême nord et la région méditerranéenne.

Les fleurs, petites et verdâtres et dont la floraison s’étale d’avril à juillet, donnent des fruits globuleux d’abord verts puis rouges et enfin noirs à maturité. Ils sont alors frais, juteux, un peu sucrés mais toxiques.

L’écorce se dédouble facilement : l’externe est brun-noir, l’interne est verte. De nombreuses lenticelles grisâtres et allongées sont apparentes en surface ; l’écorce exhale une odeur forte et désagréable.

L’écorce, utilisée comme purgatif, est conservée au moins 1 à 2 ans avant d’être livrée à la consommation ; elle devient alors amère et légèrement astringente.

Toxicité
Les fruits et l’écorce fraîche contiennent des composés anthracéniques dont la forme réduite est émétique, donc très toxique, mais le séchage permet leur oxydation en anthraquinones[réf. souhaitée].

Son fruit, très prisé des chevreuils notamment, contient des alcaloïdes peptidiques (frangulanine, franganine) en faibles quantités aux effets psychotropes.

Plante hôte
C’est la plante hôte des chenilles de nombreux papillons et parmi les papillons de jour (rhopalocères), c’est la ou une des plantes hôtes de :

  • Celastrina argiolus – l’Azuré des nerpruns
  • Satyrium spini – la Thécla des nerpruns.
  • Gonepteryx rhamni – le Citron, un Pieridae.
  • Callophrys rubi fervida – la Thècle de la ronce.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • L’écorce séchée contient de 6 % à 9 % d’anthranoïdes (ses baies en contiennent aussi mais seulement 3 % à 4 %) et est utilisée comme laxatif stimulant. À réserver à un usage occasionnel, car elle est irritante pour le côlon.

Décoction : 2 à 5 g de vieille écorce dans 150 g d’eau. Laisser bouillir 25 minutes, puis faire macérer à froid durant 4 à 6 heures. On peut ajouter à la fin de l’ébullition une pincée de semences de Fenouil ou d’Anis vert, ou encore aromatiser avec Réglisse ou écorce d’Orange.

On peut aussi, si l’intestin est très fragile, ajouter de la racine de Guimauve, afin d’éviter toute irritation.

Externe

  • La décoction, qu’on utilisait autrefois contre la gale, est encore renommée contre les dartres rebelles.

Décoction : 2 ou 3 poignées dans 1 l d’eau. Laisser bouillir 15 minutes. Utiliser en lotions ou compresses pour faire disparaître les dartres.

Autres propriétés / utilisations

La bourdaine est également une plante mellifère, grâce à ses petites fleurs riches en nectar.

La bourdaine est aussi un arbuste tinctorial. Selon les techniques de teinture et la partie utilisée, elle permet d’obtenir plusieurs couleurs : son écorce fraîche donne des tons nuancés de rouge à framboise, son écorce sèche et son bois varient du rouge au brun, ses baies violettes peuvent même donner du vert.

Le bois de la bourdaine est également utilisé en vannerie. Son bois souple se travaille facilement.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Légèrement amère
  • Astringente
  • Laxative
  • Purgative
  • Cholérétique

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Capucine (Grande)

C’est la “fleur sanguine du Pérou” introduite en Europe au début du XVIIème siècle, et toujours admirée depuis pour l’élégance de sa fleur en forme de corne.
Au XVIIIème siècle, on considérait la Capucine comme propre à faire venir les règles. On connaissait aussi ses vertus antiscorbutiques, précieuses au temps de la marine à voile où sévissait le scorbut : cela n’a rien d’étonnant puisqu’on a dosé 285 mg de vitamine C dans 100 g de feuilles fraîches.

Tombée ensuite dans l’oubli, c’est Cartheuser, en 1805, qui la réhabilita en lui attribuant diverses vertus thérapeutiques : diurétiques, laxatives, pectorales, anthelminthiques. Il jugea aussi la “fleur d’amour” aphrodisiaque et capable d’aiguiser l’appétit vénérien. Le Dr Leclerc, de son côté, mit l’accent sur les propriétés expectorantes de la Capucine, qui fluidifie les sécrétions bronchiques. Il la recommande contre la bronchite chronique et l’emphysème, où elle agit vraisemblablement comme les autres végétaux à essence sulfurée (Ail, par exemple). Cette richesse en soufre fait aussi de la Capucine une plante à utiliser dans la prévention des troubles de la sénescence et par ceux qui veulent “vivre jeunes et longtemps” (Pr Léon Binet).
Le Dr Leclerc et le Dr Cazin conseillent, d’autre part, les fruits mûrs pour leurs propriétés laxatives et purgatives.
Enfin, la Capucine est la “plante à cheveux” par excellence, recommandée en lotion capillaire contre la chute des cheveux par Leclerc et J. Brel.

[wptab name=’Description’]Famille des Troaéolacées

On l’appelle aussi Cresson du Pérou, Cresson d’Inde.

Avec ses fleurs aux vives couleurs, jaunes, rouges ou pourpres, la Capucine, qu’elle soit rampante ou grimpante, est une des plantes ornementales les plus cultivées dans nos jardins.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Salade. On peut mettre à profit les qualités à la fois alimentaire et thérapeutiques de la Capucine en utilisant la fleur pour orner les salades, qu’elle corse de son accent un peu poivré évoquant le Cresson. Potage vitaminé. Associer pommes de terre et feuilles de “Cresson d’Inde”. Confits au vinaigre. Boutons floraux et jeunes fruits peuvent remplacer les Câpres, ainsi que le conseillait déjà l’abbé Rozier dans son “Cours complet d’agriculture” paru en 1785.

Décoction. 15 à 30 g de feuilles par litre d’eau. En ce qui concerne les propriétés laxatives de la Capucine, on peut soit utiliser les fruits desséchés à la dose de 0,60 g écrasés avec du sucre ou mêlés à du miel (Dr Cazin), que l’on prend avant le repas du soir, soit prendre 1 à 3 cuillerées à café de fruits frais, conservés en les triturant avec 3 fois leur poids de sucre.

Alcoolature. Faire macérer des feuilles fraîches tassées dans le même volume d’eau de vie blanche pendant 15 jours. Après avoir filtré, on conserve en bouteille et on prend une cuillère à café 3 fois par jour. L’avantage de l’alcoolature est de permettre de suivre le traitement en toute saison.

Externe

Décoction. Une poignée de fleurs, feuilles et fruits peut servir en gargarismes et bains de bouche contre le déchaussement des dents. Lotion capillaire. On peut soit se servir de l’alcoolature, soit encore utiliser la formule de Dr Leclerc : hacher 100 g de feuilles, fleurs et semences fraîches de Capucine avec 100 g de feuilles fraîches d’Ortie et 100 g de feuilles fraîches de Buis. Faire macérer 15 jours dans un 1/2 l d’alcool à 90°. Passer et parfumer à l’essence de Géranium. Employer en frictions journalières du cuir chevelu, appliquées avec une brosse rude.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiscorbutique
  • Diurétique
  • Laxative
  • Pectorale
  • Anthelminthique
  • Aphrodisiaque
  • Expectorante
  • Purgative

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[wptab name=’Beauté’]

Esthétique

La capucine est utilisée comme tonique du cuir chevelu, soit en shampooing, où les propriétés de la plante sont associées à celles du bouleau, soit en lotion, associée à l’ortie.

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Rhubarbe

La Rhubarbe a été utilisée de temps immémorial dans la pharmacopée chinoise. Elle est signalée dans un des traditionnels Pen ts’ao, le « Chen-nug », et surtout dans les Recettes du coffret d’or de l’Hippocrate chinois Tchang-King : ce dernier nous signale que la rhubarbe est, avec le Ricin, un des drastiques purgatifs le plus en usage. Les Grecs avec Dioscoride, les Romains avec Pline et Galien utilisèrent ensuite les propriétés purgatives de cette plante inconnue chez eux et qu’ils recevaient, comme l’écrit Dioscoride, « des pays qui sont par-delà le Bosphore ».
Au Moyen Age, les racines de Rhubarbe, plantes toujours aussi mystérieuse par ses origines et ses diverses variétés, arrivent par caravanes de Russie et du centre de l’Asie et sont vendues par les apothicaires. L’école de Salerne lui reconnaît, en plus de ses vertus purgatives, une action sur le foie.
Toutes les anciennes pharmacopées usèrent et abusèrent de la Rhubarbe. Lémery la trouvait « propre pour le cours du ventre, nettoyer et fortifier l’estomac, exciter l’appétit, tuer les vers et purger doucement l’humeur bileuse ».
Sydenham préparé avec la Rhubarbe une bière stomachique qui faisait merveille, d’après lui, chez les enfants anémiés par une fièvre chronique. Klein, au siècle dernier, avait sa poudre digestive et le Dr Roques ses « pilules gourmandes » à base de Rhubarbe. Il y avait aussi le sirop de Rhubarbe et d’innombrables préparations au nom prometteur : grains de santé, grains de vie, élixirs viscéraux, etc. Quant aux célèbres pilules de Belloste, qui unissaient la Rhubarbe à l’aloès, à la Scammonée, au Poivre noir et au Mercure, et dont la formule longtemps tenue secrète par le chirurgien Belloste lui-même, puis par sa famille, elles eurent longtemps la réputation, malgré leur efficacité douteuse, d’être le spécifique des « coups de pieds de Vénus ». De nos jours, on n’utilise plus guère la Rhubarbe, bien qu’on lui reconnaisse toujours ses propriétés apéritives et toniques et surtout purgatives. Elle a aussi une action très nette sur la sécrétion biliaire : son effet sur l’intestin s’exerce d’ailleurs par l’intermédiaire de la stimulation de la sécrétion biliaire. Mais elle présence certains inconvénients qui ont fait abandonner pratiquement son usage : son emploi ne doit pas être prolongé, car elle constipe après avoir purgé. Elle est interdite aux gouteux et aux graveleux à cause de sa teneur élevée en oxalates ; aux dyspeptiques, car elle augmente l’acidité de l’estomac ; aux hémorroïdaires, à cause de son effet congestif ; aux nourrices, dont elle rend le lait amer.

Le Rhapontic est la variété de Rhubarbe plutôt alimentaire, surtout cultivée en France et en Angleterre (on l’appelle parfois Rhubarbe de France). Sa racine possède les mêmes propriétés que la Rhubarbe officinale. Les pétioles, appelés généralement « bâtons » après avoir été pelés et coupés, sont cuits en marmelades et en confitures, estimées en Belgique, en Hollande, dans le nord de la France et surtout en Angleterre, où elles entrent dans un grand nombre de pâtisseries. Il n’est pas du tout recommandé de manger, les feuilles à la façon des Epinards, comme cela se faisait parfois jadis. Elles irritent l’intestin et ont déjà causé des intoxications graves.

[wptab name=’Description’]Familles des Polygonacées.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion prolongée avec 6 à 10 g de poudre pour ¼ de litre d’eau bouillante, à prendre le matin à jeun comme purgatif, ou macération à froid préparée avec la double dose.
Poudre de racine. 1 à 3 g comme purgatif et 0,5 g comme tonique digestif.
Teinture. 200 g de Rhubarbe concassée. Mettre à macérer 10 jours dans un litre d’alcool à 60°. Agiter de temps en temps, puis filtrer. Prendre 1 à 4 g comme tonique, 10 à 15 g comme purgatif.
Vin de Rhubarbe. 60 g de racine mise à macérer 10 jours dans un litre de vin de Grenache. Prendre 1 à 2 cuillerées à soupe comme purgatif.
Sirop de Rhubarbe composé (très renommé comme dépuratif), avec de la Rhubarbe, de la Chicorée, de l’Alkékenge, de la Fumeterre et de la Cannelle (ce sirop est aussi appelé « sirop de Chicorée composée »).

Externe

Décoction de fleurs de Rhubarbe ou décoction de poudre de racine. Elles étaient jadis employées pour éclaircir les cheveux et leur donner une couleur blonde.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif

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Figuier

Connue depuis la plus haute Antiquité, la Figue aurait, selon Horace, donné au foie son nom, à cause d’Apicius, qui se servait de Figues pour engraisser les oies et obtenir du foie gras.
Très nourrissante, la Figue est aussi facile à digérer et laxative, ce qui la fait conseiller aux dyspeptiques et aux constipés. Emolliente et adoucissante, la Figue sèche fait partie, avec le Raisin sec, le Jujube et la Datte, des « quatre fruits pectoraux », mais on peut tout aussi bien l’employer seule dans les rhumes opiniâtres, les bronchites, la coqueluche, la pneumonie.
A l’extérieur, la décoction de Figue est excellente en gargarismes contre les irritations de la gorge, la toux, l’enrouement et les fluxions dentaires douloureuses. Une Figue chaude sur un abcès dentaire est d’ailleurs un excellent cataplasme maturatif.
Le suc laiteux sécrété par le Figuier était employé autrefois comme purgatif par les Anciens. Il contient une enzyme très active contre les cors et les verrues.

.Le Figuier de Barbarie (Cactus opuntia) est encore appelé Figuier d’Espagne. C’est une espèce de cactus qui croît sur les côtes orientales d’Espagne, aux îles Baléares, en Sicile, en Corse, en Algérie. Les Nord-Africains font une grande consommation de ses fruits, ce qui détermine parfois chez eux une constipation opiniâtre, avec phénomènes de blocage rectal ; on les utilise d’ailleurs en remède contre la diarrhée et la dysenterie.
Les feuilles charnues, débarrassées des épines et hachées crues, sont, paraît-il, un cataplasme efficace contre les points de pleurésie.

[wptab name=’Description’]

Famille des Urticacées. Cultivé depuis longtemps en France, le Figuier ne mûrit ses fruits que sous un climat doux.

Les principaux pays producteurs sont l’Asie Mineure, l’Afrique du Nord, l’Italie, l’Espagne et le sud de la France. Il existe un grand nombre de variétés de Figues, dont les trois sortes principales sont les jaunes, ou Figues grasses, les blanches, ou marseillaises, et les violettes, ou médicinales (toutefois, les grasses sont aussi à usage médical).

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction pectorale. 80 à 100 g de Figues sèches par litre d’eau.
Sirop. Faire bouillir 500 g de Figues par litre d’eau jusqu’à réduction de moitié. Après avoir passé, on mêle 250 g de miel et, facultativement, un quart de litre de bon cognac. Agiter et prendre par cuillerées à soupe.
Café de Figues. Il est aussi pectoral et se prépare par infusion, comme le Café véritable, avec de la poudre de Figue torréfiées.

Externe

Décoction. A utiliser en gargarismes très adoucissants.
Contre les abcès dentaires, appliquer une moitié de Figue chaude entre la joue et la gencive. Les cataplasmes de Figues cuites dans de l’eau ou du lait font mûrir abcès et furoncles.
Suc de Figuier. Appliquer deux fois par jour contre cors et verrues.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Nourrissante
  • Laxative
  • Emolliente
  • Adoucissante
  • Maturative
  • Purgative
  • Pectorale

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Liseron des haies

Dioscoride, déjà, avait reconnu les vertus purgatives du Liseron, qui continua d’être employé au cours des siècles pour cette propriété.
Brisemoret et Chevalier ont d’ailleurs retiré de la plante une matière résineuse aux vertus nettement purgatives. Il est surtout recommandé quand l’insuffisance hépatique est la cause de la constipation. On utilise les feuilles et les racines (ces dernières, desséchées, ont une action plus énergique).

.Le Liseron des champs (Convolvulus arvensis), encore appelé Liset, ressemble au Grand Liseron, mais sa taille plus modeste l’oblige à ramper ou à s’accrocher aux plantes voisines. Ses fleurs sont plus petites que celles du Grand Liseron ; blanc rosé, mais le plus souvent roses, elles sont légèrement odorantes. Il est, lui aussi, purgatif, ainsi que la Soldanelle (Convolvulus soldanella), ou Chou marin, aux fleurs roses, qu’on trouve sur les sables des côtes de la Méditerranée.

D’autre Liseron sont exotiques, tels ceux qui fournissent la Scammonée et le Jalap, tous deux purgatifs.
La patate est un Liseron, cultivé aux Antilles, dont la racine comestible est parfois vendue en Europe, dans les magasins spécialisés. Les feuilles sont aussi bonnes que les Epinards.
La racine de la Patate sauvage (Convolvulus panduratus) est utilisée, aux Etats-Unis, contre la goutte et la rétention d’urine.

[wptab name=’Description’]Famille des Convolvulacées

Appelé encore Grand Liseron, Manchette de la Vierge, Grande Vrillée.

Bien connu de tous, le Grand Liseron enlace de ses longues tiges sarmenteuses les arbres et les haies.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de feuilles. De 10 à 20 g par litre, comme laxatif doux. Prendre un verre le matin à jeun. Cazin conseille 6 à 12 feuilles.
Infusion de racines. 12 à 15 g par litre d’eau, comme purgatif. Laisser macérer jusqu’à refroidissement. Boire un verre à jeun.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif
  • Laxatif

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Lichen d’Islande

Agissant sur la contractilité musculaire et excitant les nerfs pneumogastriques, le Lichen accélère et régularise le péristaltisme gastro-intestinal. Ces propriétés expliquent son action contre les vomissements (qu’ils soient dus à la migraine, à la grossesse, ou aux suites d’une anesthésie par le chloroforme), contre certaines gastralgies imputables au manque de tonus des organes digestifs, contre le mal de mer. Mais sa propriété antiémétique n’existe que si le Lichen n’est pas privé de son principe amer. Il ne faut donc surtout pas le faire macérer à l’eau froide avant l’emploi, ni changer l’eau froide avant l’emploi, ni changer l’eau de la décoction. Il jouit aussi, alors, de toutes les propriétés des substances amères, c’est-à-dire qu’il est tonique, apéritif, stomachique et fébrifuge. Il ne faut toutefois pas prolonger son action, car il est purgatif pour certains sujets. Si on le fait bouillir dans l’eau, afin de le débarrasser du cétrarin, il perd alors ses propriétés vomitives et devient un remède des maladies des bronches. C’est un calmant de la toux et de l’irritation du larynx. Bouilli assez longtemps dans du lait ou de l’eau afin d’obtenir une gelée assez consistante, c’est un excellent médicament pour les enfants épuisés par la coqueluche ou la bronchite et contre les diarrhées chroniques et les diarrhées des tuberculeux (on peut incorporer la gelée dans du chocolat). Cette même gelée, incorporée à du miel et à de la gomme arabique, constitue une excellente pâte pectorale.

[wptab name=’Description’]Famille des Lichénacée

Encore appelé Mousse d’Islande.

Cette petite plante naine, sans fleurs, se développe à profusion dans les régions froides et montagneuses. On la rencontre sur la terre en friche, les rochers et l’écorce des arbres, dans les Vosges, en Suisse et surtout en Islande. Son analyse, faite par Berzelius, a montré qu’elle était constituée d’une fécule et d’une substance très amère, le « cétrarin ». Selon l’effet désiré, on utilise ce principe amer ou, au contraire, on s’en débarrasse par ébullition.

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Il existe une foule d’autres Lichens qu’on utilisait jadis en thérapeutique. Parmi eux, le Lichen pyxidé ou en entonnoir (Lichen pyxidatus) et le Lichen pulmonaire (Lichen pulmonarius), encore appelé Crapaudine ou Pulmonaire de Chêne, étaient utilisés contre la toux.
Le Variolaire (Variolaria discoidea) et le Lichen des Hêtres (Lichen faginus), tous deux très amers, étaient préconisés comme fébrifuges et comme vermifuges.
Le Lichen entrelacé (Usnea plicata) était connu sous le nom d’Usnée de crâne humain et témoigne des goûts macabres de nos ancêtres.
D’autres Lichens, enfin, servent comme fixateurs en parfumerie (Mousse de Chêne) ou pour la teinture.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Pour garder le principe amer (anti-vomitif), on utile la décoction faite avec 15 à 30 g de Lichen par litre d’eau. Laisser réduire aux trois quarts. Absorber cette décoction froide et sans sucre.
Pour retirer le principe amer (calmant de la toux), faire macérer la plante à l’eau froide (15 à 30 g). Renouveler cette eau une ou deux fois. Faire bouillir et jeter la première eau. Faire de nouveau bouillir dans un litre d’eau jusqu’à réduction aux trois quarts.
On peut aussi faire macérer le Lichen pendant 24 heures dans de l’eau froide additionnée de bicarbonate de soude.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antivomitif
  • Tonique
  • Apéritif
  • Stomachique
  • Fébrifuge
  • Purgatif

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Gratiole

Purgatif violent, émétique et diurétique, la plante est peu utilisée de nos jours. Elle doit, de toute façon, l’être avec prudence, car, à haute dose, elle est irritante et toxique, comme tous les purgatifs énergétiques. Cazin la recommandait néanmoins dans l’hydropisie, la congestion et la goutte. Leclerc trouvait que, prudemment maniée, la plante s’avérait utile dans les cirrhoses, l’ascite des cardio-rénaux, la péritonite tuberculeuse. A faible dose, elle peut être employée aussi dans les maladies de peau chroniques. Il faut éviter de l’utiliser en cas de fièvre ou d’irritation des voies digestives.
A l’extérieur, on prescrit la Gratiole en lavements, pour exciter l’intestin en cas de constipation, ou comme vermifuge pour détruire les ascaris.
Dans les affections cérébrales, ces lavements auraient une action révulsive bénéfique.

[wptab name=’Description’]Famille des Scrofulariacées

On l’appelle encore Séné des prés, Herbe au pauvre homme.

On utilise la plante sèche, qui a une saveur très amère.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de plante sèche par litre d’eau ; prendre un verre par jour.
Poudre de plante sèche. Prendre 5 à 10 décigrammes par jour.

Externe

L’infusion peut être utilisée en lavements.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif
  • Emétique
  • Diurétique
  • Stimulant (dig.)
  • Vermifuge
  • Révulsif

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Mûrier noir

L’écorce de la racine a longtemps passé pour purgative et ténifuge, mais, après les expériences du Dr Bérenger, elle a été rayée de la liste des ténifuges.

Les fruits, avant leur maturité, sont astringents et très acidulés (un litre de jus contient 20 à 25 g d’acide citrique). On employait ce jus, jadis, contre la diarrhée, la dysenterie, les crachements de sang, les règles trop abondantes. On prépare encore, avec les fruits récoltés avant complète maturité, un sirop très renommé, utilisé en gargarismes contre les maux de gorge ou comme boisson rafraîchissante.

A maturité complète, ces fruits deviennent laxatifs.

Les feuilles de Mûrier noir étaient depuis longtemps employées couramment en infusion contre le diabète.

Les travaux récents de Bart ont prouvé l’efficacité de ce traitement, qui permet d’entraîner la diminution, et même la disparition, de la glycosurie.

[wptab name=’Description’]Famille des Moracées.

Originaire de Perse, cet arbre au port élevé est acclimaté en France.

Le Mûrier blanc (Morus alba) est le Mûrier du ver à soie. Ses fruits, blancs, sont comestibles, mais ne doivent pas se substituer à ceux du Mûrier noir au point de vue médicinal.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de feuilles. 60 g par litre d’eau, dont on prend une tasse avant chaque repas, mais on utilise généralement l’extrait fluide pharmaceutique. Contre le diabète.

Décoction d’écorce. A absorber le matin à jeun, à la dose de 5 à 12 g pour un demi-litre d’eau. Comme purgatif.

Sirop de mûres. Se prépare, avant la maturité totale des fruits, avec 1 Kg de mûres et 1 Kg de sucre. Faire bouillir jusqu’à l’obtention d’un sirop et passer. Délicieux l’été, ajouté à de l’eau glacée.

Externe

On emploie le sirop pur ou coupé d’un peu d’eau pour les gargarismes.

Infusion de feuilles. En bains de bouche, elle est, paraît-il, efficace contre les rages de dents.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif
  • Astringent
  • Laxatif

[/wptab]
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Asaret

On utilisé jadis l’Asaret comme vomitif, avant l’importation de l’Ipécacuanha. Son nom de Cabaret lui vient de ce que, dans certains pays et particulièrement en Russie, on utilisé cette propriété émétique pour dissiper l’ivresse.
Le rhizome est, en outre, fortement purgatif. Toutefois d’après Brissemoret, il n’est actif qu’à l’état frais ou dans les six mois suivant la récolte.
A dose moins élevée, l’Asaret jouit de propriétés expectorantes, signalées par le Dr Leclerc, et on l’utilisait contre les catarrhes et la coqueluche. Le rhizome, réduit en poudre, est sternutatoire, mais on emploie plus spécialement les feuilles pulvérisées pour cet usage, soit seules, soit mêlées à d’autres substances comme dans la « poudre de Saint-Ange » (cette poudre était vendue à Paris comme remède secret).

L’Asaret du Canada (Asarum canadense), appelé souvent Wild Ginger, c’est-à-dire Gigembre sauvage, diffère par sa composition chimique de l’espèce européenne. On l’utilise comme stimulant et on le considère comme légèrement sudorifique. Mais on l’emploie aussi comme épice, en remplacement du Gingembre.
[wptab name=’Description’]Famille des Aristolochiacées.

Connue généralement sous son nom populaire, Oreille d’homme, la plante est parfois appelée Cabaret, Rondelle, Nard sauvage, Oreillette.

Cette petite plante toujours verte tapisse les rochers et les ruines dans les lieux humides et les bois ombragés.
La médecine employait le rhizome et les feuilles.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Poudre de rhizome sec. 1 g pour une tasse d’eau chaude (recommandé par le Dr Leclerc, comme expectorant).

Infusion. 3 à 4 feuilles par tasse d’eau bouillante, également comme expectorant.
Poudre de rhizome à la dose de 3 g comme émétique et purgatif, et infusion de feuilles, avec 6 à 10 feuilles par tasse d’eau bouillante, comme émétique et purgatif.

Externe

La véritable poudre de Saint-Ange, selon Guibourt, se composait, paraît-il, de 500 g d’Asaret, 12 g de Bétoine, 4 g de Verveine et 4 g de crapaud. Une autre formule, donnée par Baumé, sous le nom de « poudre capitale de Saint-Ange », se compose de 24 g de feuilles d’Asaret et de 1 g d’Ellébore blanc.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Vomitif
  • Émétique
  • Purgatif
  • Expectorant
  • Sternutatoire

[/wptab]
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Linaire commune

Pour mémoire :
La Linaire commune (Linaria vulgaris) ; très commune dans les champs incultes, elle doit son nom à la ressemblance de ses feuilles avec celle du Lin. Ses fleurs jaunes, en éperons, sont disposées en épis. Son odeur est vireuse et sa saveur amère. Employée surtout comme diurétique, elle était surnommée Urinalis par les anciens médecins. On l’utilisait aussi comme purgatif et en applications externes contre les hémorroïdes et les dartres ;
Le Muflier (Antirrhinum majus), bien connu comme plante ornementale sous le nom de Gueule-de-Loup ou Muflier-de-Veau. On le disait stimulant ou, au contraire, émollient… ;
La Cymbalaire (Linaria cymbalaria), souvent appelée Ruine-de-Rome. Elle garnit les vieilles murailles de ses tiges menues et retombantes. Sa saveur est aigrelette et poivrée. Elle passait pour vulnéraire et antiscorbutique ;
La Velvote (Antirrhinum elatine) ou Véronique bâtarde, petite plante rampante des jachères, qui passait pour purgative.

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Plusieurs plantes de ce nom, appartenant à la famille des Scrofulariacées, sont mentionnées dans les pharmacopées.
De nos jours, elles ne sont plus usitées.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Purgatif
  • Stimulant
  • Emollient
  • Vulnéraire
  • Antiscorbutique

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