Fonctions digestive, hépatique, intestinale, rénale, urinaire
Rhubarbe
La Rhubarbe a été utilisée de temps immémorial dans la pharmacopée chinoise. Elle est signalée dans un des traditionnels Pen ts’ao, le « Chen-nug », et surtout dans les Recettes du coffret d’or de l’Hippocrate chinois Tchang-King : ce dernier nous signale que la rhubarbe est, avec le Ricin, un des drastiques purgatifs le plus en usage. Les Grecs avec Dioscoride, les Romains avec Pline et Galien utilisèrent ensuite les propriétés purgatives de cette plante inconnue chez eux et qu’ils recevaient, comme l’écrit Dioscoride, « des pays qui sont par-delà le Bosphore ».
Au Moyen Age, les racines de Rhubarbe, plantes toujours aussi mystérieuse par ses origines et ses diverses variétés, arrivent par caravanes de Russie et du centre de l’Asie et sont vendues par les apothicaires. L’école de Salerne lui reconnaît, en plus de ses vertus purgatives, une action sur le foie.
Toutes les anciennes pharmacopées usèrent et abusèrent de la Rhubarbe. Lémery la trouvait « propre pour le cours du ventre, nettoyer et fortifier l’estomac, exciter l’appétit, tuer les vers et purger doucement l’humeur bileuse ».
Sydenham préparé avec la Rhubarbe une bière stomachique qui faisait merveille, d’après lui, chez les enfants anémiés par une fièvre chronique. Klein, au siècle dernier, avait sa poudre digestive et le Dr Roques ses « pilules gourmandes » à base de Rhubarbe. Il y avait aussi le sirop de Rhubarbe et d’innombrables préparations au nom prometteur : grains de santé, grains de vie, élixirs viscéraux, etc. Quant aux célèbres pilules de Belloste, qui unissaient la Rhubarbe à l’aloès, à la Scammonée, au Poivre noir et au Mercure, et dont la formule longtemps tenue secrète par le chirurgien Belloste lui-même, puis par sa famille, elles eurent longtemps la réputation, malgré leur efficacité douteuse, d’être le spécifique des « coups de pieds de Vénus ». De nos jours, on n’utilise plus guère la Rhubarbe, bien qu’on lui reconnaisse toujours ses propriétés apéritives et toniques et surtout purgatives. Elle a aussi une action très nette sur la sécrétion biliaire : son effet sur l’intestin s’exerce d’ailleurs par l’intermédiaire de la stimulation de la sécrétion biliaire. Mais elle présence certains inconvénients qui ont fait abandonner pratiquement son usage : son emploi ne doit pas être prolongé, car elle constipe après avoir purgé. Elle est interdite aux gouteux et aux graveleux à cause de sa teneur élevée en oxalates ; aux dyspeptiques, car elle augmente l’acidité de l’estomac ; aux hémorroïdaires, à cause de son effet congestif ; aux nourrices, dont elle rend le lait amer.
Le Rhapontic est la variété de Rhubarbe plutôt alimentaire, surtout cultivée en France et en Angleterre (on l’appelle parfois Rhubarbe de France). Sa racine possède les mêmes propriétés que la Rhubarbe officinale. Les pétioles, appelés généralement « bâtons » après avoir été pelés et coupés, sont cuits en marmelades et en confitures, estimées en Belgique, en Hollande, dans le nord de la France et surtout en Angleterre, où elles entrent dans un grand nombre de pâtisseries. Il n’est pas du tout recommandé de manger, les feuilles à la façon des Epinards, comme cela se faisait parfois jadis. Elles irritent l’intestin et ont déjà causé des intoxications graves.
[wptab name=’Description’]Familles des Polygonacées.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion prolongée avec 6 à 10 g de poudre pour ¼ de litre d’eau bouillante, à prendre le matin à jeun comme purgatif, ou macération à froid préparée avec la double dose.
Poudre de racine. 1 à 3 g comme purgatif et 0,5 g comme tonique digestif.
Teinture. 200 g de Rhubarbe concassée. Mettre à macérer 10 jours dans un litre d’alcool à 60°. Agiter de temps en temps, puis filtrer. Prendre 1 à 4 g comme tonique, 10 à 15 g comme purgatif.
Vin de Rhubarbe. 60 g de racine mise à macérer 10 jours dans un litre de vin de Grenache. Prendre 1 à 2 cuillerées à soupe comme purgatif.
Sirop de Rhubarbe composé (très renommé comme dépuratif), avec de la Rhubarbe, de la Chicorée, de l’Alkékenge, de la Fumeterre et de la Cannelle (ce sirop est aussi appelé « sirop de Chicorée composée »).
Externe
Décoction de fleurs de Rhubarbe ou décoction de poudre de racine. Elles étaient jadis employées pour éclaircir les cheveux et leur donner une couleur blonde.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
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Figuier
Connue depuis la plus haute Antiquité, la Figue aurait, selon Horace, donné au foie son nom, à cause d’Apicius, qui se servait de Figues pour engraisser les oies et obtenir du foie gras.
Très nourrissante, la Figue est aussi facile à digérer et laxative, ce qui la fait conseiller aux dyspeptiques et aux constipés. Emolliente et adoucissante, la Figue sèche fait partie, avec le Raisin sec, le Jujube et la Datte, des « quatre fruits pectoraux », mais on peut tout aussi bien l’employer seule dans les rhumes opiniâtres, les bronchites, la coqueluche, la pneumonie.
A l’extérieur, la décoction de Figue est excellente en gargarismes contre les irritations de la gorge, la toux, l’enrouement et les fluxions dentaires douloureuses. Une Figue chaude sur un abcès dentaire est d’ailleurs un excellent cataplasme maturatif.
Le suc laiteux sécrété par le Figuier était employé autrefois comme purgatif par les Anciens. Il contient une enzyme très active contre les cors et les verrues.
.Le Figuier de Barbarie (Cactus opuntia) est encore appelé Figuier d’Espagne. C’est une espèce de cactus qui croît sur les côtes orientales d’Espagne, aux îles Baléares, en Sicile, en Corse, en Algérie. Les Nord-Africains font une grande consommation de ses fruits, ce qui détermine parfois chez eux une constipation opiniâtre, avec phénomènes de blocage rectal ; on les utilise d’ailleurs en remède contre la diarrhée et la dysenterie.
Les feuilles charnues, débarrassées des épines et hachées crues, sont, paraît-il, un cataplasme efficace contre les points de pleurésie.
[wptab name=’Description’]
Famille des Urticacées. Cultivé depuis longtemps en France, le Figuier ne mûrit ses fruits que sous un climat doux.
Les principaux pays producteurs sont l’Asie Mineure, l’Afrique du Nord, l’Italie, l’Espagne et le sud de la France. Il existe un grand nombre de variétés de Figues, dont les trois sortes principales sont les jaunes, ou Figues grasses, les blanches, ou marseillaises, et les violettes, ou médicinales (toutefois, les grasses sont aussi à usage médical).
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction pectorale. 80 à 100 g de Figues sèches par litre d’eau.
Sirop. Faire bouillir 500 g de Figues par litre d’eau jusqu’à réduction de moitié. Après avoir passé, on mêle 250 g de miel et, facultativement, un quart de litre de bon cognac. Agiter et prendre par cuillerées à soupe.
Café de Figues. Il est aussi pectoral et se prépare par infusion, comme le Café véritable, avec de la poudre de Figue torréfiées.
Externe
Décoction. A utiliser en gargarismes très adoucissants.
Contre les abcès dentaires, appliquer une moitié de Figue chaude entre la joue et la gencive. Les cataplasmes de Figues cuites dans de l’eau ou du lait font mûrir abcès et furoncles.
Suc de Figuier. Appliquer deux fois par jour contre cors et verrues.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Nourrissante
- Laxative
- Emolliente
- Adoucissante
- Maturative
- Purgative
- Pectorale
[/wptab]
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Navette et Colza
Très longtemps, la faculté condamna ces huiles et il fallut attendre, pour qu’elles soient admises sans crainte dans l’alimentation, la publication, en 1774, du livre de l’abbé Rozier : Traité de la manière de cultiver la Navette et le Colza et d’en extraire une huile dépouillée de son mauvais goût et de son odeur désagréable.
Colza et Navette furent très cultivés par la suite, surtout dans les pays de l’Est de l’Europe, non seulement à cause de leur pauvreté, mais en partie pour des raisons d’ordre religieux (l’église orthodoxe défend les aliments à base de lait et de beurre en temps de carême). En France, après avoir occupé d’importants espaces, leur culture est en baisse progressive depuis le XIXème siècle.
Au point de vue médicinal, les huiles de Colza et de Navette sont employées depuis longtemps. Lémery au XVIIIème siècle, dans sa Pharmacopée universelle, les considérait comme adoucissantes et résolutives pour l’usage externe. Roques et Cazin, au siècle suivant, rappellent leurs propriétés dans leurs traités, surtout Cazin, médecin du Calaisis. Cazin employait les huiles en lavements contre les vers ou la constipation opiniâtre.
De nos jours, à côté de leurs propriétés laxatives signalées par P. Fournier, ces huiles sont réputées pour prévenir les coliques hépatiques et néphrétiques. Contre la morsure des vipères, l’absorption d’un verre de ces huiles est un vieux remède très populaire encore en usage.
Les graines pulvérisées ont la réputation d’être diurétiques et sudorifiques. Mélangées à du miel, elles sont émollientes et adoucissantes dans les toux et les bronchites.
Pour l’usage externe, les huiles servent encore à guérir les plaies. Après macération de plantes aromatiques diverses, elles sont utilisées en frictions et en massages contre les douleurs.
[wptab name=’Description’]Famille des cruciféracées.
Intermédiaires entre le Navet et le Chou, il est assez difficile de séparer ces deux plantes jumelles, souvent confondues d’ailleurs par les auteurs. Au point de vue botanique, la Navette, proche parente du Navet, d’où elle tire son nom, est le Navet oléifère Brassica napus oleifera. Le Colza est Brassica rapa campestris oleifera.
Il semble que les Romains ignorèrent ces plantes, mais qu’il ne n’en a pas été de même pour les Gaulois. Quoi qu’il en soit, le Colza dut être vraisemblablement cultivé dans le Nord de la France dès le XIIIème ou le XIVème siècle (Colza vient du flamand kodzaat, graine de Chou) et, au Moyen Age, la Navette et le Colza étaient vendus par la corporation des huiliers et celle des apothicaires-épiciers.
On peut rapprocher du Colza et de la Navette la Caméline (Camelina sativa), autre Cruciféracée oléifère cultivée ça et là en Afrique du Nord, en Asie, en Europe (surtout en Allemagne : on appelle aussi la Caméline Sésame d’Allemagne). Son huile n‘est guère appréciée et ses graines sont employées pour relâcher l’intestin en cas de constipation et pour calmer les irritations intestinales. [/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Maintenant raffinées et désodorisées, ces huiles peuvent parfaitement rivaliser avec d’autres pour assaisonner les salades et préparer les fritures. On leur reconnaît la propriété de faire tenir les mayonnaises et de « tourner » plus difficilement.
Poudre de graines. 5 g mélangés dans une tasse de tilleul. Boire 2 tasses par jour comme sudorifique et diurétique. Prendre la même dose, mêlée à du miel, comme pectoral.
Externe
Compresse imbibées d’huile contre brûlures et plaies sans gravité, qui ne tarderont par à cicatriser.
Lavements. Très efficaces contre la constipation, ils soulagent fort bien les coliques venteuses.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissante
- Résolutive
- Vermifuge
- Laxative
- Diurétique (graine)
- Sudorifique (graine)
[/wptab]
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HE Hernandia ou Hazomalanga
- Adénome prostatique (troubles mixtionnels) +++, prostatite ; impuissance
- Hépatites virales, ictère ++, gastrite, aérophagie ; insuffisance pancréatique ; entérocolite virale, amibiase
- Céphalalgie +
- Eczéma ; zona, grippe
Contre-indications : Aucune connue (mais dermoagressive) déconseillée chez la femme
[wptab name=’Description’]Famille des Hermandiacées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse
- Aldéhydes (en cours d’étude).
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-inflammatoire ++
- Décongestionnante prostatique +++
- Antiscléreuse +
- Anti-infectieuse, antibactérienne (staph.), antivirale ++, antiparasitaire (amibes)
- Tonique excitante ++, stimulante pancréatique
- Hormon-like (axe hypophyso-testiculaire)
[/wptab]
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Eupatoire
Mithridate Eupator, roi du Pont, laissa son nom à l’Eupatoire, qu’il avait découverte. C’était une des plantes du jardin médicinal d’Olivier de Serres, dont il disait qu’elle « est bonne contre la dysenterie, morsures des serpents et désopile le foie ». Apéritive, stimulante, tonique, la plante, dont on emploie les feuilles et surtout la racine, est aussi un bon cholagogue, très recommandé contre les obstructions du foie et la constipation occasionnée par l’insuffisance hépatique et l’atonie des organes internes.
A l’extérieur, elle a eu grande réputation comme résolutif des tumeurs du fondement ou du scrotum.
.
[wptab name=’Description’] Famille des Synanthéracées.
On l’appelle encore Eupatoire d’Avicenne, Herbe de sainte Cunégonde, Origan des marais. Il ne faut pas la confondre avec l’Aigremoine, qu’on appelle souvent Herbe d’Eupatoire ou Eupatoire des Grecs.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion de feuilles. 30 g par litre d’eau.
Décoction. 30 g de racine coupée, durant une nuit, dans 1 litre de vin blanc ou de bière, au choix.
Externe
Contre les tumeurs, on utilise soit le cataplasme de feuilles pilées, soit des compresses chaudes imbibées de décoction concentrée de racine.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Apéritive
- Stimulante
- Tonique
- Cholagogue
[/wptab]
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HE Leptosperme citronné
Indications (VT +) :
- Anxiété, stress, agitation, dépression +++
- Dyspepsies, entérocolite +++
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
.
[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées :
- Aldéhydes terp. (75-85 %) : citrals (40-50 %), citronnellal (35 %)
- Acools et seters terp. : géraniol, citronnellol, formiates et acétates
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Sédatives +++
- Anti-inflammatoire +++
- Eupeptique +
[/wptab]
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Lichen d’Islande
Agissant sur la contractilité musculaire et excitant les nerfs pneumogastriques, le Lichen accélère et régularise le péristaltisme gastro-intestinal. Ces propriétés expliquent son action contre les vomissements (qu’ils soient dus à la migraine, à la grossesse, ou aux suites d’une anesthésie par le chloroforme), contre certaines gastralgies imputables au manque de tonus des organes digestifs, contre le mal de mer. Mais sa propriété antiémétique n’existe que si le Lichen n’est pas privé de son principe amer. Il ne faut donc surtout pas le faire macérer à l’eau froide avant l’emploi, ni changer l’eau froide avant l’emploi, ni changer l’eau de la décoction. Il jouit aussi, alors, de toutes les propriétés des substances amères, c’est-à-dire qu’il est tonique, apéritif, stomachique et fébrifuge. Il ne faut toutefois pas prolonger son action, car il est purgatif pour certains sujets. Si on le fait bouillir dans l’eau, afin de le débarrasser du cétrarin, il perd alors ses propriétés vomitives et devient un remède des maladies des bronches. C’est un calmant de la toux et de l’irritation du larynx. Bouilli assez longtemps dans du lait ou de l’eau afin d’obtenir une gelée assez consistante, c’est un excellent médicament pour les enfants épuisés par la coqueluche ou la bronchite et contre les diarrhées chroniques et les diarrhées des tuberculeux (on peut incorporer la gelée dans du chocolat). Cette même gelée, incorporée à du miel et à de la gomme arabique, constitue une excellente pâte pectorale.
[wptab name=’Description’]Famille des Lichénacée
Encore appelé Mousse d’Islande.
Cette petite plante naine, sans fleurs, se développe à profusion dans les régions froides et montagneuses. On la rencontre sur la terre en friche, les rochers et l’écorce des arbres, dans les Vosges, en Suisse et surtout en Islande. Son analyse, faite par Berzelius, a montré qu’elle était constituée d’une fécule et d’une substance très amère, le « cétrarin ». Selon l’effet désiré, on utilise ce principe amer ou, au contraire, on s’en débarrasse par ébullition.
.
Il existe une foule d’autres Lichens qu’on utilisait jadis en thérapeutique. Parmi eux, le Lichen pyxidé ou en entonnoir (Lichen pyxidatus) et le Lichen pulmonaire (Lichen pulmonarius), encore appelé Crapaudine ou Pulmonaire de Chêne, étaient utilisés contre la toux.
Le Variolaire (Variolaria discoidea) et le Lichen des Hêtres (Lichen faginus), tous deux très amers, étaient préconisés comme fébrifuges et comme vermifuges.
Le Lichen entrelacé (Usnea plicata) était connu sous le nom d’Usnée de crâne humain et témoigne des goûts macabres de nos ancêtres.
D’autres Lichens, enfin, servent comme fixateurs en parfumerie (Mousse de Chêne) ou pour la teinture.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Pour garder le principe amer (anti-vomitif), on utile la décoction faite avec 15 à 30 g de Lichen par litre d’eau. Laisser réduire aux trois quarts. Absorber cette décoction froide et sans sucre.
Pour retirer le principe amer (calmant de la toux), faire macérer la plante à l’eau froide (15 à 30 g). Renouveler cette eau une ou deux fois. Faire bouillir et jeter la première eau. Faire de nouveau bouillir dans un litre d’eau jusqu’à réduction aux trois quarts.
On peut aussi faire macérer le Lichen pendant 24 heures dans de l’eau froide additionnée de bicarbonate de soude.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antivomitif
- Tonique
- Apéritif
- Stomachique
- Fébrifuge
- Purgatif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Gratiole
Purgatif violent, émétique et diurétique, la plante est peu utilisée de nos jours. Elle doit, de toute façon, l’être avec prudence, car, à haute dose, elle est irritante et toxique, comme tous les purgatifs énergétiques. Cazin la recommandait néanmoins dans l’hydropisie, la congestion et la goutte. Leclerc trouvait que, prudemment maniée, la plante s’avérait utile dans les cirrhoses, l’ascite des cardio-rénaux, la péritonite tuberculeuse. A faible dose, elle peut être employée aussi dans les maladies de peau chroniques. Il faut éviter de l’utiliser en cas de fièvre ou d’irritation des voies digestives.
A l’extérieur, on prescrit la Gratiole en lavements, pour exciter l’intestin en cas de constipation, ou comme vermifuge pour détruire les ascaris.
Dans les affections cérébrales, ces lavements auraient une action révulsive bénéfique.
[wptab name=’Description’]Famille des Scrofulariacées
On l’appelle encore Séné des prés, Herbe au pauvre homme.
On utilise la plante sèche, qui a une saveur très amère.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 g de plante sèche par litre d’eau ; prendre un verre par jour.
Poudre de plante sèche. Prendre 5 à 10 décigrammes par jour.
Externe
L’infusion peut être utilisée en lavements.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
- Emétique
- Diurétique
- Stimulant (dig.)
- Vermifuge
- Révulsif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Liseron des haies
Dioscoride, déjà, avait reconnu les vertus purgatives du Liseron, qui continua d’être employé au cours des siècles pour cette propriété.
Brisemoret et Chevalier ont d’ailleurs retiré de la plante une matière résineuse aux vertus nettement purgatives. Il est surtout recommandé quand l’insuffisance hépatique est la cause de la constipation. On utilise les feuilles et les racines (ces dernières, desséchées, ont une action plus énergique).
.Le Liseron des champs (Convolvulus arvensis), encore appelé Liset, ressemble au Grand Liseron, mais sa taille plus modeste l’oblige à ramper ou à s’accrocher aux plantes voisines. Ses fleurs sont plus petites que celles du Grand Liseron ; blanc rosé, mais le plus souvent roses, elles sont légèrement odorantes. Il est, lui aussi, purgatif, ainsi que la Soldanelle (Convolvulus soldanella), ou Chou marin, aux fleurs roses, qu’on trouve sur les sables des côtes de la Méditerranée.
D’autre Liseron sont exotiques, tels ceux qui fournissent la Scammonée et le Jalap, tous deux purgatifs.
La patate est un Liseron, cultivé aux Antilles, dont la racine comestible est parfois vendue en Europe, dans les magasins spécialisés. Les feuilles sont aussi bonnes que les Epinards.
La racine de la Patate sauvage (Convolvulus panduratus) est utilisée, aux Etats-Unis, contre la goutte et la rétention d’urine.
[wptab name=’Description’]Famille des Convolvulacées
Appelé encore Grand Liseron, Manchette de la Vierge, Grande Vrillée.
Bien connu de tous, le Grand Liseron enlace de ses longues tiges sarmenteuses les arbres et les haies.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion de feuilles. De 10 à 20 g par litre, comme laxatif doux. Prendre un verre le matin à jeun. Cazin conseille 6 à 12 feuilles.
Infusion de racines. 12 à 15 g par litre d’eau, comme purgatif. Laisser macérer jusqu’à refroidissement. Boire un verre à jeun.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
- Laxatif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Sauge officinale
Toujours utilisée sans désaffection depuis ces temps lointain, la Sauge est un excellent tonique, à la fois des voies digestives et du système nerveux. Elle stimule les fonctions de l’estomac et du foie, came les douleurs et les nausées. Elle est très recommandée contre l’asthénie nerveuse, surtout lorsqu’elle succède à une longue maladie épuisante.
C’est aussi le meilleur anti-sueur connu, qui agit puissamment contre les sueurs des tuberculeux, des rhumatisants, des cachectiques.
C’est donc la plante des convalescents, puisqu’elle combat les sueurs, la faiblesse, le manque d’appétit, les digestions pénibles, la dépression physique et morale.
Son action tonique sur l’utérus la fait utiliser après un accouchement, car elle régularise et fait réapparaître les règles. Elle calme aussi les douleurs qui accompagnent parfois les règles et, par son action régulatrice sur le cycle mensuel, facilite la conception.
On lui reconnaît depuis 1938 une action hypoglycémiante, et le vin de Sauge est très recommandé aux diabétiques.
Excellent cicatrisant, elle est employée avec succès contre les aphtes et les ulcérations de la bouche et des gencives. Le Dr Trousseau a même obtenu de beaux résultats avec le vin de Sauge, additionné de 300 g de miel par litre, pour réduire et fermer les ulcères de jambe.
La Sauge sclarée (Salvia sclarea) a des feuilles très grandes et ridées, des fleurs rosées et répand une odeur forte. On l’appelle encore Orvale, Grande Sauge, Toute-Bonne ou Herbe aux plaies.
Peu utilisée de nos jours, elle était considérée comme stimulante et antispasmodique, et on lui accordait, et on lui accordait à peu près les mêmes vertus qu’à la Sauge officinale. Conseillée aux femmes stériles par Tragus, elle était aussi recommandée dans les affections hystériques. On lui trouvait une activité plus grande que la Sauge officinale sur les ulcères de mauvaise nature, et Cazin la prônait contre le relâchement des tissus et l’engorgement œdémateux des jambes. On l’utilise aux mêmes doses que la Sauge officinale.
On emploie en parfumerie l’essence de Sauge sclarée comme fixateur des parfums.
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.
On l’appelle aussi Herbe sacrée, Thé d’Europe, de France ou de Grèce.
Chère aux Provençaux, pour qui la soupe à la Sauge, avec Pomme de terre et Ail, est une véritable panacée, la Sauge a conservé de nos jours son renom d’antan en médecine populaire, et particulièrement en Provence. Nulle plante, peut-être, n’a connu cette célébrité pendant des siècles : son nom latin salvia, d’où vient le mot Sauge, signifie d’ailleurs « plante qui sauve ». Chez les Gaulois, comme aussi chez tous les autres peuples de l’Antiquité, elle était considérée comme une plante merveilleuse capable de guérir toutes les maladies. Les druides l’utilisaient contre les fièvres, la toux, les rhumatismes, contre la paralysie et l’épilepsie, et pour favoriser à la fois la conception et l’accouchement. Ils la jugeaient si efficace qu’ils lui attribuaient jusqu’au pouvoir de ressusciter les morts et ne manquaient pas, par ailleurs, d’en ajouter à l’hydromel et à la cervoise, afin de se mettre en condition prophétique et pour renforcer leurs incantations.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
La Sauge relève délicieusement le goût des légumes, en particulier des Tomates et des Pommes de terre, ainsi que celui du porc frais.
Infusion. 15 à 20 g par litre d’eau bouillante (soit 5 ou 6 feuilles par tasse). Utiliser en guise de thé. Prendre une tasse après chaque repas et, contre les sueurs nocturnes, une tasse au coucher.
Vin. 80 g de plante séchée sur laquelle on verse un litre de vin bouillant (rouge ou blanc, ou mieux, vin de liqueur). Prendre 2 ou 3 cuillerées à soupe après les repas comme tonique. Les diabétiques peuvent prendre 2 verres par jour en guise de boisson.
Ce vin peut aussi se préparer par macération à froid de 100 g de Sauge séchée, mise à macérer 10 jours dans un litre de muscat.
Teinture. Faire macérer 15 jours des feuilles de Sauge tassées dans deux fois leur volume d’alcool à 40°. Presser pour exprimer le jus et filtrer. Prendre une demi à une cuillerée à café dans un peu d’eau sucrée. Cette façon d’administrer le remède est préférable lorsqu’on veut l’employer contre la sudation exagérée.
Externe
Décoction. 100 g par litre, soit dans de l’eau, soit dans du vin. Elle est renommée en lotions contre les dartres, les ulcères et autres maux cutanés, en bains de bouche contre les aphtes, les ulcérations causées par le dentier, les maux de dents.
Bain. Préparé avec une forte poignée de Sauge, il est excellent pour calmer les douleurs rhumatismales.
Une grosse poignée de Sauge macérée dans de l’eau de Cologne familiale donne, au bout de 4 à 6 semaines, une excellente eau de toilette qui adoucit et éclaircit la peau. En ajoutant une cuillerée à soupe dans l’eau des ablutions.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique
- Apéritive
- Hypoglycémiante
- Cicatrisante
- Antisudorale
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour résoudre les problèmes posés par la transpiration des pieds, une solution toute simple : saupoudrer le fond de chaque chaussure avec la valeur d’une petite cuillerée à café de poudre de sauge.
En cas d’hyperidrose des pieds et des mains, on peut en ajouter à des bains de pieds ou de mains.
En friction, elle stimule la croissance des cheveux et tonifie le cuir chevelu.
Intimité
C’est une plante aux vertus féminines, avec une connotation de force et d’activité. La sauge contient des substances ayant une action semblable à celle d’hormones, qui se sont révélées utiles dans de nombreuses pathologies de l’appareil génital, par exemple des dysfonctionnements ovariens, des troubles de la ménopause, des infections vaginales, des syndromes prémenstruels, des aménorrhées, des menstruations irrégulières et la stérilité. C’est une plante dotée d’une activité de maturation, oestrogénique.
[/wptab]
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