Aux Vertus des Plantes
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Fonctions digestive, hépatique, intestinale, rénale, urinaire

Agar Agar

L’agar-agar (mot d’origine indonésienne-malaise, référencé E406 dans la liste des additifs alimentaires) est un produit gélifiant, dont la découverte faite au Japon en 1658 par Minora Tarazaemon est souvent attribuée à tort à Fanny et Walther Hesse, ces derniers ayant découvert en 1881 son utilité comme milieu de culture en microbiologie.

Il est appelé kanten au Japon où il est utilisé dans certaines pâtisseries traditionnelles comme les yōkan, ou sous forme de tokoroten.

[wptab name=’Description’]Familles des Gelidiacées (Gelidium et Pterocladia) et des Gracilariacées (Gracilaria)

L’agar-agar est un polymère de galactose (galactane) contenu dans la paroi cellulaire de certaines espèces d’algues rouges appartenant aux familles des Gelidiacées (Gelidium et Pterocladia) et des Gracilariacées (Gracilaria).

Le mucilage extrait à chaud de ces algues donne après purification, déshydratation et broyage la poudre d’agar-agar utilisée essentiellement pour gélifier un grand nombre de produits alimentaires mais aussi les milieux nécessaires à la culture in vitro des micro-organismes. Il est alors commercialisé sous forme de longues barres transparentes ou en poudre.

  • Il sert de gélifiant des milieux de culture en microbiologie.
  • Il sert de gélifiant pour les cultures in vitro de tissus végétaux ou animaux.
  • Il est également utilisé en chimie pour la création de jonctions électrolytiques (ou « ponts ioniques ») dans les piles d’étude de couple rédox. Ce support gélifié est baigné le plus souvent par une solution de chlorure de potassium (KCl), ces ions n’interférant qu’avec peu de couples rédox.
  • Il peut aussi servir de milieu de croissance de cristaux nécessitant très peu de perturbation.

Cette substance s’utilise en très petites quantités. Elle n’a pratiquement ni goût ni couleur. C’est un liant et gélifiant végétal parfait pour remplacer la gélatine animale.

L’agar-agar purifié, débarrassé de tous ses éléments minéraux s’appelle l’agarose, utilisable selon son niveau de pureté dans diverses applications de biologie moléculaire.

L’agar-agar sert également à réaliser des prises d’empreintes dans différents domaines allant de l’archéologie à la dentisterie car c’est un matériau précis qui se liquéfie au-dessus de 80 °C et gélifie en refroidissant. Mais il est peu utilisé car il nécessite beaucoup de matériel (pour chauffer, maintenir à température et refroidir), et d’organisation.

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[wptab name=’Utilisation’]

Les utilisations de l’agar-agar découlent de ses propriétés de gélification des solutions aqueuses. C’est le gélifiant naturel le plus puissant, son action est perceptible à partir de 0,1 %.

  • Confitures, gelées de fruits, flans… La gelée se forme à condition que l’agar-agar dilué dans l’eau soit chauffé à 90 °C puis refroidi à une température de 40 °C environ
    • La gelée se forme à condition d’être chauffée à 90°C, mais ne “prend” qu’à température de 40°C environ. Pour un 1/2 litre de préparation liquide à gélifier, il faut peser 2 g d’agar-agar (en poudre, cela correspond à une cuillerée à café rase). Faire chauffer le liquide avec l’agar-agar et le porter à ébullition pendant 30 secondes. La cuisson effectuée, verser le liquide dans un contenant (pots, ramequin, etc) et laisser refroidir.
    • Confiture. 1 kg de fruits, 500 g de sucre, 2 g d’agar-agar. Rajouter un peu plus d’agar-agar si le fruit en question a tendance à rendre du jus. Pour les pâtes de fruits : 3 g d’agar-agar, 100 g de sucre, 100 g de purée de fruits, 2 cuillerée à soupe de jus de citron.
  • Mousses à servir chaudes
  • Aérogel appelé SEAgel, semblable à de l’aérogel organique, avec un goût et une consistance rappelant les gâteaux de riz

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Gélifiant alimentaire, il possède l’avantage d’être acalorique. Il n’est pas digéré dans l’estomac et l’intestin, et il est peu fermentescible.
  • Alternative végétarienne et naturelle à la gélatine animale, avec un résultat différent, plus ferme.
  • Laxative, utilisée lors de troubles intestinaux – Flatulences à fortes doses

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Chiendent officinal

Dioscoride et Pline, déjà, utilisaient le Chiendent pour faciliter l’émission des urines, dissoudre les calculs urinaires et guérir les inflammations de la vessie.

De nos jours, c’est toujours comme diurétique qu’il est employé et comme calmant des états inflammatoires de l’appareil urinaire (calculs, cystites).

Il fournit aussi une tisane rafraîchissante très utilisée dans les maladies fébriles.

On lui reconnaît, en outre, la propriété de dissoudre les calculs biliaires.

[wptab name=’Description’]Famille des Poaceae

On l’appelle aussi Tranuge, Froment rampant, Petit Chiendent, Laitue de chien.

Bien connue, cette plante nuisible envahit les cultures si on n’y prend garde. On la rencontre partout dans les terrains incultes, où elle croît en abondance.

Bien connue, cette plante nuisible envahit les cultures si on n’y prend garde. On la rencontre partout dans les terrains incultes, où elle croît en abondance.

On appelle chiendent plusieurs espèces de plantes herbacées de la famille des Poaceae, très communes et adventices des cultures. Le genre principal est Elytrigia, auquel appartient le chiendent officinal ou petit chiendent, le plus commun. De nombreux taxinomistes ne reconnaissent plus le genre Elytrigia, le fusionnent avec Elymus en vertu de nombreuses études cytogénétiques qui mettent en évidence la similarité de leurs compositions génomiques1 et l’avaient exclu de longue date de la flore d’Europe. On peut donc considérer que chiendent est le nom vernaculaire du genre Elymus.

L’espèce Elymus repens fait aujourd’hui l’objet de recherches, notamment pour l’identification des caractéristiques des espèces pâturées par les herbivores. Elymus repens est en effet une espèce invasive, colonisatrice, grâce à ses nombreux rhizomes.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Tisane recommandée par le Dr Leclerc : Faire bouillir une minute 30 g de la racine dans un 1/2 verre d’eau pour l’amollir suffisamment. Jeter cette eau à saveur amère et faire de nouveau bouillir le Chiendent, que l’on aura écrasé, dans 1 l et 1/4 d’eau, jusqu’à réduction au litre. A la fin de l’ébullition, on peut ajouter 8 g de Réglisse. On peut parfumer aussi avec un zeste de Citron ou d’Orange, sucrer avec du miel ou avec un sirop aromatisé.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Rafraîchissant

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Chicorée sauvage

La racine pivotante, est longue et de la grosseur d’un doigt : c’est elle qui, torréfiée, donne la Chicorée, utilisée comme succédané du café.

Toute la plante contient du latex blanc très amer.

Déjà mentionnée 4 000  ans av. J-C dans le papyrus égyptien d’Ebers, la Chicorée a toujours été utilisée depuis, soit pour ses indéniables vertus curatives, soit comme plante potagère.

Les témoignages en sa faveur abondent : Dioscoride la recommandait pour fortifier l’estomac. Pline lui attribuait des propriétés rafraîchissantes et Sainte Hildegarde en faisait un excellent digestif. Galien l’appelait “l’amie du foie” et tous les auteurs anciens s’accordent pour chanter ses louanges et lui reconnaître les qualités apéritives, digestives, cholagogues, diurétiques, dépuratives qui la font encore employer.

De nos jours, les phytothérapeutes modernes ont confirmé, en les prouvant, toutes ces propriétés de la Chicorée. Leclerc la recommande comme diurétique “chez les sujets atteints de troubles de l’excrétion urinaire liés à un syndrome hépato-rénal”. Les Drs Decaux et Muller, en outre, ont souligné qu’elle est tonique général et un reconstituant nerveux (elle renferme 1 % de phosphore), et qu’elle est à recommander contre les rhumatismes et les dermatoses. Son effet laxatif est à double action, car la Chicorée est à la fois un cholagogue et un antiseptique intestinal par les ferments, diastases et enzymes qu’elle renferme. Sa vertu fébrifuge, énoncée par Cazin au XIXème siècle, a été confirmée par Decaux.

Baelden, de son côté, a prouvé qu’elle était un antidiabétique non négligeable : ses composés favorisent la fonction glycogénique du foie et diminuent le taux de la glycosurie. D’autre part, l’infusion de Chicorée calme la soif si pénible des diabétiques, sans transpiration secondaire ; elle régularise aussi l’élimination désordonnée des urines du diabétique.

[wptab name=’Description’]Famille des Asteraceae

La Chicorée sauvage ou Chicorée amère (Cichorium intybus L.) est une espèce de plantes herbacées vivaces de la famille des Astéracées. Elle est à l’origine de salades comme la barbe de capucin Ce lien renvoie vers une page d’homonymie, les endives ou chicons ou les chicorées rouges italiennes (voir Radicchio), mais aussi des chicorées à café, etc.

Il faut prendre garde de ne pas confondre cette espèce cultivée avec l’espèce proche : la Chicorée endive (Cichorium endivia) qui donne les chicorées frisées et chicorées scaroles.

Elle fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du VIIIe ou début du IXe siècle).

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 8 à 15 g de feuilles sèches par litre d’eau ou 15 à 40 g de racine sèche, non torréfiée, par litre d’eau
  • La Chicorée torréfiée constitue une excellente boisson hygiénique, qui peut avantageusement être mêlée au café, voire le remplacer
  • Salade de jeunes feuilles : Prise au début du repas, elle est apéritive, diurétique et déconstipante. Sa saveur amère est loin d’être désagréable
  • Décoction : 100 g de plante fraîche, racine et feuilles. Faire bouillir dans 1 l d’eau
  • Sirop : Exprimer la plante, feuilles et racine, de façon à obtenir un 1/2 de jus, auquel on mélange 500 g de sucre. Laisser réduire à feu doux, sans bouillir, jusqu’à l’obtention d’un sirop. Fort recommandé pour les enfants, comme laxatif et dépuratif. En donnant 2 à 4 cuillerées à café le matin, à jeun, selon l’âge. Le Codex a conservé, parmi les nombreuses formules où entrait jadis la Chicorée, celle du “Sirop de Chicorée composé” et celle du “Suc d’Herbes dépuratif“

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[wptab name=’Propriétés’]

Composition : 1 % de phosphore, ferments, diastases et enzymes

  • Rafraîchissant – excellent digestif
  • Apéritif, digestif
  • Cholagogue
  • Diurétique
  • Dépurative
  • Antidiabétique
  • Laxative – déconstipante
  • Antiseptique intestinal

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Busserole

Rabelais ne nous a rien laissé ignorer des propriétés diurétiques de la Busserole, efficace dans les calculs de la vessie et même dans la blennorragie, puisqu’elle en guérit Pantagruel : “Luy  pris une pisse chaude qui le tourmenta fort, mais ses médecins le secoururent bien, avec force drogues diurétiques, et luy firent pisser son malheur.”

Divers travaux modernes ont prouvé les vertus incontestables de la Busserole : Celle-ci est un antiseptique urinaire puissant, très actif chaque fois qu’il y a inflammation et infection des voies urinaires et, notamment, dans l’hypertrophie de la prostate avec pyurie (ne pas s’inquiéter de la couleur vert brunâtre de l’urine durant le traitement).

Elle donne de bons résultats dans la cystite avec muco-pus, l’urétrite blennorragique et la rétention d’urine.

Très riche en tanin, la Busserole est aussi un excellent astringent, recommandable dans l’entérite avec diarrhée, la leucorrhée, les hémorragies utérines.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

Arctostaphyle raisin-d’ours, aussi connu sous les noms de raisin-d’ours commun, Raisin d’ours ou Busserole (Arctostaphylos uva-ursi L.) est une espèce de sous-arbrisseau de la famille des Éricacées répandue en région circumpolaire. Souvent en forme de coussins, il a des feuilles persistantes, des petites fleurs en grelot blanches ou roses et des baies rouges à maturité.

Une espèce voisine (Arctostaphylos alpina (L.) Spreng.) a des feuilles caduques, des fleurs blanc-verdâtre et des baies noires.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 20 g de feuilles sèches par litre d’eau. 2 ou 3 tasses par jour
  • Décoction concentrée : 30 g de feuilles sèches par litre d’eau. Laisser réduire au 1/4 et absorber dans la journée. Selon l’effet désiré, on prendra soit l’infusion, soit la décoction
  • Poudre : Feuilles sèches pulvérisées au mortier. Absorber de 2 à 8 g par jour.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Antiseptique urinaire puissant
  • Astringent

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Fenouil doux

Le Fenouil était utilisé par les Assyro-Babyloniens pour calmer les maux d’estomac. Plus tard, on lui trouva des vertus diurétiques et on le jugea bon contre la lithiase et les douleurs vésicales. L’école de Salerne le considérait comme un carminatif puissant.

Jusqu’à notre époque, l’usage populaire a continué à consacrer cette double action, diurétique et carminative. La racine est surtout réputée comme diurétique : elle entre dans l’antique “sirop des 5 racines”, toujours en usage.

Elle lutte contre les rétentions d’eau de l’organisme, quelles que soient leur origine et leur localisation : enflure des chevilles, des pieds et des jambes, enflure du ventre, enflure des paupières. Mais la racine est apéritive et emménagogue.

Le fruit possède les vertus communes aux semences d’Ombellifères, c’est-à-dire qu’il est carminatif et galactogène ; il fait partie des “4 semences chaudes” avec l’Anis, la Coriandre et le Carvi.

C’est aussi un excellent stimulant de tout l’appareil digestif. Cadéac et Meunier ont démontré qu’il suscite une excitation générale, avec augmentation de la force motrice. Il favorise les contractions et active la sécrétion des glandes du tube digestif, tout en luttant contre les flatulences qui pourraient se produire. En cas de paresse de l’estomac, il faut le préférer aux autres semences d’Ombellifères.

Les feuilles, en cataplasme, sont employées contre les engorgements laiteux.

[wptab name=’Description’]Famille des Apiaceae

C’est le Fenouil doux, qu’on appelle aussi parfois Fenouil officinal.

Cette plante aromatique, commune dans les lieux secs et les vignes, surtout dans le Midi, est aussi cultivée dans les jardins comme condiment.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 15 à 30 g de semences par litre d’eau bouillante. Prendre une tasse après chaque repas.
  • Décoction : 20 à 30 g de racine par litre d’eau, comme diurétique ou apéritif
  • Vin stimulant : Faire macérer 30 à 50 g de semences par litre de vin. Consommer, au bout de 15 jours, un verre à bordeaux au moment des grands repas.
  • cf Sirop des 5 racines apéritives

Externe

Pour résoudre l’engorgement des seins, appliquer soit un cataplasme de feuilles broyées, soit des compresses imbibées de décoction concentrée de feuilles.

En cuisine

La Provence connaît bien cette herbe aromatique qui parfume délicieusement les poissons, les olives, les escargots. Semées en fin hachis sur les plats de digestion difficile (Fèves, Haricots), les feuilles aident agréablement à leur assimilation.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritif, digestif
  • Carminatif puissant
  • Galactogène

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[wptab name=’Fenouil de Florence’]

Ou Fenouil sucré.
C’est un légume surtout méridional, très apprécié pour la délicatesse de son goût d’Anis très léger et très fin. On le consomme soit cru, doit en salade. Les semences, plus grosses que celles du Fenouil officinal, possèdent les mêmes propriétés. De saveur très sucré, on en fait des dragées qu’on déguste contre friandise, mais qui sont aussi carminatives, et dit-on antiphtisiques.

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[wptab name=’Fenouil marin’]

C’est la Criste-Marine, qu’on appelle encore Perce-Pierre, Casse-Pierre, Passe-Pierre, Bacile.

Cette plante croît en abondance sur les écueils et les rochers du bord de mer, et surtout de la côte atlantique. La plante est recherchée dans certaines contrées pour préparer un vinaigre aromatique très estimé. On mange les feuilles comme condiment, à la manière des cornichons, pour donner appétit ou relever le goût des viandes froides. Connu des Anciens, le Perce-Pierre fut étudié par Lavini en 1820, puis par Borde, pharmacien à La Rochelle, en 1909, et enfin par le professeur Delépine. On considère la décoction de plantes comme diurétique et anthelminthique, mais c’est la graine surtout qui est renommée pour tuer les vers.

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Aneth

De nos jours presque uniquement employé par les Scandinaves pour assaisonner leur cuisine. L’Aneth a été utilisé depuis la plus haute Antiquité, soit comme condiment, soit comme remède. Le papyrus d’Ebers en porte mention, comme l’Evangile de Saint Matthieu. Et Virgile, dans ses Bucoliques, ne nous décrit-il pas une naïade ramassant des brassées d’Aneth ?

La principale propriété de l’Aneth est d’être un excellant carminatif (c’est-à-dire qui aide à l’expulsion des gaz), ce qui rendait ce condiment très précieux lorsque l’alimentation humaine était surtout à base de féculents (fèves, haricots, lentilles). L’Ecole de Salerne, d’ailleurs, affirme : “L’Aneth chasse les vents, amoindrit les humeurs, et d’un ventre replet dissipe les grosseurs.” On lui accorde aussi d’être diurétique digestif et d’augmenter le lait des nourrices.

Mais l’Aneth est encore un très bon antispasmodique, recommandé contre le hoquet et les vomissements des enfants et des adultes.

[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées (Ombellifères).

Encore appelé Fenouil bâtard, Fenouil puant, Faux Anis.

Aneth des Indes – Aneth odorant
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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. Une cuillerée à café de semence par tasse d’eau bouillante, 2 ou 3 fois par jour.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Excellent carminatif (c’est-à-dire qui aide à l’expulsion des gaz)
  • Antispasmodique
  • Contre le hoquet, les vomissements

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Cerfeuil

Chacun connaît cette plante cultivée dans les potagers pour les besoins de la cuisine, à laquelle elle apporte son délicat parfum. Son parfum est dû à une huile très volatile, détruite en partie par la chaleur et la dessiccation. Aussi est-ce cru et en fin de cuisson qu’il faut l’employer comme condiment.

Déjà connu des Grecs, qui le baptisèrent, le Cerfeuil eut au Moyen Age une grande vogue comme plante médicinale.

A côté de vertus purgatives et diurétiques, on lui reconnaissait celles de guérir le cancer et la pierre et de calmer les points de côté.

De nos jours, indépendamment de sa précieuse richesse en vitamines, on le considère, avec J-P. Porta, comme un excellent apéritif aromatique, exerçant aussi une action salutaire sur la digestion.

Très rafraîchissant, il entre avec le Poireau, la Laitue, l’Oseille et la Bette, dans le “bouillon d’herbes” recommandé aux fiévreux ou après une purgation. C’est aussi un diurétique valable.

Résolutif et vulnéraire, on l’emploie à l’extérieur pour cicatriser les ulcérations de la gorge, contre les piqûres d’insectes, contre les engorgements de diverse nature.

Son infusion est renommée pour assouplir la peau et retarder l’apparition des rides.

[wptab name=’Description’] Famille des Apiaceae

Nom commun : cerfeuil cultivé, cerfeuil des jardins, herbe aiguillée.
Il ne faut pas confondre cette espèce avec la plante appelée Cerfeuil anisé, Cerfeuil d’Espagne ou Cerfeuil musqué (Myrrhis odorata).

Vitamines, fer, essence, un principe oestrogène

Le Cerfeuil commun (Anthriscus cerefolium (L.) Hoffm.) est une plante herbacée de la famille des Apiacées (ombellifères), probablement originaire de Russie, cultivée comme plante condimentaire pour ses feuilles au goût légèrement anisé.

Il ne faut pas non plus la confondre avec le cerfeuil tubéreux (Chaerophyllum bulbosum), cultivé pour ses racines mais dont les feuilles sont toxiques.

Il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du viiie ou début du ixe siècle).

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[wptab name=’Indications’]

  • Scrobut
  • Goutte, rhumatisme
  • Lithiase rénale
  • Hépathisme
  • Ictère
  • Engorgements lymphatiques
  • Bronchites, affections pulmonaires chroniques
  • Asthme humide
  • Laryngite
  • Hydropisie, oedème
  • Etats cancéreux
  • Dermatoses, prurits
  • Cancers externes
  • Hémorroïde
  • Blépharite
  • Affections oculaires
  • Soins du visage

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Dépuratif
  • Diurétique
  • Apéritif
  • Stomachique
  • Cholagogue
  • Laxatif
  • Antiseptique respiratoire, anticancer : Ecole de salerne
  • Anti-ophtalmique
  • Antilaiteux
  • Résolutif

[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]En interne

Infusion : 60 g de plante dans 1 l d’eau. Elle peut servir d’ablutions pour les peaux ridées, et en compresses résolutives contre les hémorroïdes, les inflammations des paupières, les piqûres d’insectes, mais on lui préfère, dans ces différents cas, soit le suc obtenu par expression de la plante fraîche, soit des cataplasmes de plante fraîche pilée

Bouillon aux herbes (constipation opinâtre et oligurie) : 1 poignée de cerfeuil, 1 d’oseille, 1 poirée, 1 de laitue, dans un litre d’eau. Faire cuire et ajouter 2 g de sel de cuisine et un peu de beurre frais. Recommandé pour les diètes hydriques. Calmant de la soif.

Le jus préparé avec cerfeuil, chicorée sauvage, laitue et pissenlit à parties égales sera donné à la dose de 100-120 g contre les coliques hépatiques.

Jus de cerfeuil frais : 2 gouttes dans chaque oeil, trois fois par jour, contre les ophtalmies tenaces.

Suc : 60 à 80 g par jour (hydropisie).

Vin apéritif : Laisser macérer 200 g de Cerfeuil avec 50 g de Petite Centaurée, pendant 48 heures, dans 1 l de vin blanc au miel

Cuisine :

Coupé menu et non écrasé, le Cerfeuil apporte sa note plaisante, en même temps que ses vertus, saupoudré à cru sur les potages, les salades, les omelettes.

En user largement dans les hors-d’oeuvre, les potages, les salades.

Externe :

Feuilles froissées, frottées sur des piqures d’insectes, en calment la douleur et neutralisent les réactions.

En cataplasme: contre les hémorroïdes, sur les plaies cancéreuse. Chez les nourrices, sur les seins, pour faire tarir la lactation.

Contre les contusions, engelures, plaies atones, ulcères.

Infusion : 1 poignée par litre d’eau, en compresses dans les affections oculaires, en abulitions pour peaux grasses ou ridées (retarde également l’apparition des rides), en gargarismes contre les ulcérations de la gorge.

Infusion : 1 poignée par litre d’eau. Infuser dix minutes. Trois tasses par jour.

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[wptab name=’Cerfeuil musqué’]

Les feuilles sèches, roulées en cigarettes et fumées comme le tabac, soulagent les asthmatiques.
Appelé aussi Cerfeuil d’Espagne.
Le Cerfeuil musqué est, de nos jours, très rarement cultivé dans les jardins potagers.
Le Cerfeuil musqué eut pourtant, aux XVIIème et XVIIIème siècles, une certaine vogue, car on appréciait alors son parfum plus prononcé, plus anisé.

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Céleri

Ce légume jouit de propriétés diurétiques qui le font conseiller dans le régime alimentaire des malades du cœur, des reins, du foie, de tous ceux, en résumé, qui ont besoin d’éliminer, avec l’excès d’eau de leur organisme, les toxines et les déchets qui l’encombrent.

C’est pour cette raison que le jus de Céleri est conseillé dans les régimes amaigrissants et qu’on suit aux Etats-Unis de véritables cures d’amaigrissement au jus de Céleri.

Possédant des propriétés hypoglycémiantes, ce légume peut entrer avec bonheur dans le régime des diabétiques.

Depuis fort longtemps, la médecine populaire lui a fait la réputation d’être aphrodisiaque.

Le jus de cuisson des Céleris est réputé aussi comme un bon vieux remède guérissant les engelures les plus tenaces.

Enfin, les semences de Céleri ont les propriétés apéritives, digestives et carminatives.

[wptab name=’Description’]Famille des Apiaceae

C’est l’ache cultivée (ache : apium graveolens)

Le céleri (Apium graveolens L.) ou ache des marais ou encore persil des marais, est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées, cultivée comme plante potagère pour ses feuilles et sa racine tubérisée consommées comme légumes.
[/wptab]
[wptab name=’Constituants’]

Vitamines A, B, C; minéraux et métalloïdes : magnésium, manganèse, fer, iode, cuivre, sodium, potassium, calcium, phosphore; une essence (anhydride sédanonique), choline, tyrosine, acide glutamique, …

[/wptab]
[wptab name=’Indications’]

  • Inappétence
  • Digestions lentes
  • Asthénie, surmenage, convalescences, insuffisance surrénale
  • Nervosisme
  • Déminéralisation (tuberculose)
  • Scrofulose
  • Impuissance
  • Fièvres intermittentes
  • Rhumatismes, goutte
  • Lithiase urinaire, coliques néphrétiques
  • Affections pulmonaires
  • Hépatisme, ictère
  • Obésité pléthore
  • Plaies, ulcères, cancers, angines, engelures

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritif
  • Stomachique
  • Tonique nervin et général
  • Stimulant des surrénales
  • Réminéralisant
  • Rafraîchissant
  • Antiscorbutique
  • Dépuratif, régénérateur sanguin
  • Antipaludéen
  • Diurétique
  • Antirhumatismal
  • Draineur pulmonaire et hépatique
  • Antiseptique
  • Amaigrissant
  • Cicatrisant

[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]

Jus de céleri en branches : un demi-verre par jour pendant quinze à vingt jours, pour cures intensives (rhumatisme) ; 200 g par jour en trois fois, dans l’intervalle des accès palustres. Bouillon (ou décoction) de feuille : 30 g par litre, ou de rave : 50 g par litre.

Jus (cicatrisant) en lotions ou compresses sur les plaies, ulcères, cancers, en gargarismes et lavages de bouche, contre les-ulcérations de la bouche, angines, extinction de voix.

Jus de Céleri exprimé au mixeur : Recommandé pour désintoxiquer l’organisme, dans les maladies de pléthore, les rhumatismes, l’obésité, la goutte. Il est bon aussi contre la toux et les catarrhes bronchiques.

Fumigations de Céleri dirigées sur la tête : Les Arabes d’Algérie dissipent ainsi la migraine.

Vin : Broyer avec du sucre une grosse tête de Céleri et faire macérer le tout dans un litre de bon vin blanc pendant 48 heures. Filtrer et prendre 2 ou 3 verres par jour comme diurétique. Ce vin, au goût d’Ananas, a des propriétés aphrodisiaques bien connues des paysans, qui l’utilisent pour retrouver une nouvelle jeunesse.

En Externe :

Contre les engelures, décoction des tiges, ou rave, ou épluchures de rave à 250 g par litre d’eau. Bouillir 1 heure. Baigner les parties atteintes dans la décoction aussi chaude que possible pendant 1/4 d’heure environ. Réchauffer le bain pour s’en servir de nouveau, 3 fois en tout dans la journée. Le résultat apparaît dès la 1ère journée.

Bain : Faire bouillir une grosse tête de Céleri hachée avec ses feuilles, dans 2 l d’eau, pendant 3/4 d’heure environ. Laisser refroidir un peu et passer.

Bains de pieds de dix minutes aussi chauds que possible, trois fois par jour. Essuyer et protéger de l’air.

Le jus de la tige est aussi utilisé en compresses sur les paupières contre les ophtalmies.

Le Céleri râpé est à conseiller le plus souvent possible comme hors-d’œuvre à la fois apéritif et diurétique.

En cuisine :

Cru en salade, votre céleri rémoulade vous attirera des compliments si vous incluez 1/4 de pomme pour 3/4 de céleri.
Dans les potages.

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[wptab name=’Céleri sauvage’]

C’est la variété douce et cultivée de l’Ache ou Céleri sauvage.

Plante potagère d’un emploi très courant, le Céleri est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le décrire. Il en existe diverses variétés, dont on consomme les feuilles, les tiges ou la très grosse racine charnue. L’arôme du Céleri lui donne la propriété d’exciter l’appétit. Son emploi en cuisine est donc recommandé.

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Asperge

Famille des Liliaceae

Originairaire du Sud de l’Europe, l’asperge sauvage pousse spontanément dans diverses régions de France (Rhône, Sud de la loire par ex.). Variété cultivées : asperge d’Argenteuil, asperges vertes, blanche à pointe violette,…. Elle était déjà cultivée chez les Grecs et les Romains.

Indications
  • Asthénies physique et intellectuelle, convalescences
  • Anémie
  • Déminéralisation
  • Insuffisance hépatique et rénale
  • Lithiase urinaire
  • Arthritisme, goutte, rhumatismes
  • Bronchites chroniques
  • Dermatose (certains eczémas)
  • Viscosité sanguine
  • Palpitations
  • Diabète

[wptab name=’Constituants’]

Eau (90-95 %) – glucides (1,70 à 3,50 %) – lipides (0,10 à 0,15 %) – protides (1,60 à 1,90 %) – cellulose (0,65 à 0,70 %) – Vitamine A, B1, B2, acide folique, C – manganèse, fer, phosphore, potassium, chaux, cuivre, fluor, brome, iode, … asparagine, méthyl-mercaptan (qui donne aux urines leur odeur caractéristique), …

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Dépuratif
  • Diurétique
  • Draineur hépatique et rénale, de l’intestin, des poumons et de la peau
  • Reminéralisant
  • Fluidifiant sanguin
  • Calmant de l’éréthisme cardiaque
  • Entraîne une diminution de la glycosurie
  • Laxatif

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[wptab name=’Mode d emploi’]

Comme beaucoup de légumes : à l’état cru, râpée dans les fors-d’oeuvre ou sous forme de jus.

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Artichaut

Trop  connu pour être décrit, l’Artichaut, cet excellent légume de nos potagers, possède aussi de précieuses propriétés médicinales. C’est seulement au XVème siècle que les auteurs citent l’Artichaut, qui serait dérivé du Cardon, beaucoup plus ancien, puisque Grecs et Romains l’appréciaient. C’est Columelle, déjà, qui eut le mérite d’apporter le Cardon cultivé dans la thérapeutique.

Utilisé depuis longtemps par les empiriques des campagnes contre la jaunisse et l’hydropisie, l’Artichaut est devenu de nos jours, un des médicaments spécifiques du foie. J. Brel précisa les 3 propriétés de l’Artichaut : cholérétique (c’est-à-dire excitant la production de la bile), cholagogue (c’est-à-dire facilitant l’évacuation de celle-ci vers l’intestin) et diurétique (c’est-à-dire provoquant la sécrétion d’urine).

De son côté, Léon Tixier, dans les “Maladies de la cinquantaine” et la “cynarothérapie”, précisa cette action “remarquable sur les métabolismes de l’urée et du cholestérol, et les excellents résultats obtenus chez les insuffisants hépato-rénaux permettent d’affirmer que Cynara scolymus constitue une des plus belles conquêtes de la phytothérapie.” Leclerc, Rosa, Ravina conclurent dans le même sens.

En résumé, l’Artichaut est précieux dans les troubles d’origine hépatique (jaunisse, lithiase biliaire, intoxications intestinales, etc), dans ceux où l’élimination urinaire se fait mal (maladies infectieuses, intoxications), dans les diabètes d’origine hépatique, certaines dermatoses et les états pléthoriques. Son emploi est devenu classique dans les troubles de la cinquantaine, l’arthritisme, l’hyperazotémie.

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Famille des Asteraceae

Originaire des Carthages et des régions méditerannéenes, fut développé par les horticulteurs de la jeune Renaissance italienne et introduit en France, par les guerres d’Italie.

Actuellement, ce légume croît dans presque toutes les contrées d’Europe. Les plus gros artichauts proviennent de Bretagne, cette région en produisant environ 90 000 tonnes par an; il existe également des variétés dites de Laon, de Niort, de Provence.

L’Artichaut est un légume à la fois sain et délicieux ; le sucre qu’il contient l’inuline, permet même sa consommation par les diabétiques.

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[wptab name=’Constituants’]

3 à 3,15 % de protides, 0,10 à 0,30 % de lipides, 11 à 15,50 % de sucres (constitués en majorité par de l’inuline, donc autorisé aux diabétiques), 82 % d’eau. Manganèse, phosphore, fer, 300 UI de vitamine A, 120 gammas de vitamine B1, 30 gammas de vitamine B2, 10 mg de vitamine C, pour 100 gr, diastases. ( 100 grammes d’artichaut fournissent 50 à 75 calories environ)

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[wptab name=’Indications’]

  • Asthénie, surmenage
  • Croissance
  • Congestion et insuffisance hépatiques, insuffisance rénale, oligurie,lithiase
  • Rhumatisme, goutte, arthritisme
  • Intoxications
  • Infections intestinales

Comme la plupart des légumes cultivés industriellement, les artichauts sont généralement aspergés de toxiques. Lorsqu’il pleut, ces poisons sont entraînés mais en période de sécheresse, on a pu signaler des malaises plus ou moins importants chez les consommateurs. Il sera donc toujours indiqué de laver les artichauts a grande eau avant de les faire cuire, ou de les choisir biologique.
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Très digestible, surtout lorqu’il est consommé cru
  • Energétique et constructeur
  • Stimulant
  • Apéritif
  • Tonique hépatique (cholagogue)
  • Tonicardiaque
  • Dépuratif sanguin
  • Antitoxique
  • Diurétique (favorise l’élimination de l’urée, du cholestérol en excès et de l’acide urique)
  • Entrave la sécrétion lactée des nourrices.

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[wptab name=’Mode d emploi’]

  • Décoction : 30 g de feuilles par litre d’eau bouillante, pendant 10 minutes. Très amère, même fortement sucrée. En prendre une tasse avant chaque repas, fait de l’apéritif une corvée assez pénible.
  • Vin : Faire macérer 8 jours 40 g de feuilles sèches dans un litre de vin blanc. En prendre 2 verres à bordeaux par jour. Faire macérer 500 g de feuilles coupées et sèches dans un litre d’eau-de-vie blanche durant 15 jours. Presser, filtrer et mettre en bouteille la teinture obtenue. Prendre 2 cuillerées à café dans un peu d’eau, avant chaque repas.
  • L’eau de cuisson des artichauts, très riche en sels minéraux, devra être utilisée dans les potages sauf pour les arthritiques, les goutteux et en cas d’affection urinaires (sans doute à cause de sa concentration, car c’est un excellent draineur du foie et de la vésicule biliaire: travaux d’H. Leclerc, J. Brel, L. Tixier, M.Eck, Chabrol).
  • Les jeunes artichauts consommés crus sont indiqués dans les diarrhées chroniques.
  • La racine de l’artichaut est diurétique (en décoction dans du vin blanc) : contre les rhumatismes, goutte, gravelle, hydropisie, également ictère.
  • La feuille d’artichaut (et non la bractée que l’on consomme aux repas), dont les extraits font parties d’innombrables médications pharmaceutiques, possède d’importantes propriétés, notamment des points de vue circulatoire et sanguin, hépatique et rénal (cf. Phytothérapie).

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