Aux Vertus des Plantes
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Laxatif

Accélère le transit intestinal, ramollissant les selles

Frêne

Avant la découverte du Quinquina, l’écorce des rameaux de frêne, amère et astringente, était employée comme fébrifuge, ce qui a valu à l’arbre son nom populaire.
Le Frêne fut étudié successivement par Boerhaave, puis par Lémery au XVIIIème siècle. C’est un simple médecin de campagne, le Dr Peynaud, qui mit au point, au XIXème siècle, le traitement de la goutte par la feuille de frêne. Diurétiques, les feuilles de Frêne possèdent des vertus antirhumatismales certaines. On les emploie contre les douleurs articulaires et la goutte, car elles diminuent l’acide urique du sang et le font éliminer par les urines. Elles sont aussi toniques et légèrement laxatives, sans jamais provoquer de coliques. On les recommande à qui veut vivre vieux.

D’autres espèces de frêne, et particulièrement le Frêne à manne (Fraxinus ornus), qui croît dans le Midi et en Italie, donnent un suc sucré qui exsude spontanément du tronc ou qu’on récolte en été. Cette « manne en larmes », de saveur douce et un peu fade, paraît avoir été connue depuis l’Antiquité et par Dioscoride. Les Anciens la nommaient miel de l’air ou miel de rosée et, au XVIème siècle, Matthiole prétendait encore que la manne était la salive ou un excrément de quelque astre. La manne est un purgatif doux qui convient aux enfants et aux vieillards ; elle entre dans des laits, des potions, des pastilles (dites « de Calabre ») purgatifs.

[wptab name=’Description’]Famille des Oléacées

On l’appelle encore Quinquina d’Europe.

Bel arbre de nos forêts, qui peut atteindre 35 m de haut, dont le bois est recherché pour l’ébénisterie, le Frêne a des feuilles composées et dentées et des bourgeons d’un noir velouté.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction d’écorce. Tonique et fébrifuge, elle se prépare à raison de 20 à 60 g par litre d’eau. Laisser bouillir 5 minutes et prendre 3 tasses par jour avant les repas. Elle est peu usitée de nos jours.
Infusion de feuilles. 30 à 40 g par litre d’eau. On peut associer le Cassis, la Reine-des-prés et la Menthe à la feuille de Frêne.

Externe

Décoction concentrée de feuilles, bouillie un quart d’heure. Préconisée en compresses contre la goutte et les rhumatismes.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringente
  • Amère
  • Antirhumatismale
  • Fébrifuge
  • Diurétique
  • Laxative
  • Tonique

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Pavot à graines noires

Au point de vue médical, l’huile d’œillette a été très utilisée par les médecins pour les mêmes usages que l’huile de Lin ou que l’huile d’Amandes douces.

Lémery, grand pharmacologue du XVIIIème siècle, admettait que les semences du Pavot noir « sont anodines, pectorales et adoucissantes et l’huile que l’on en tire et propre à décrasser et à adoucir la peau ».

Plus près de nous, Cazin, ardent propagandiste des plantes de son Calaisis natal, considérait l’huile d’œillette comme un excellent laxatif, « dont quelques onces suffisent à déclencher plusieurs selles ».

Dubois, de Tournai, l’a proposée comme succédané de l’huile de foie de morue, bien plus acceptable que celle-ci, et en donna pour preuve une vingtaine d’observations dans le traitement des affections scrofuleuses et du rachitisme.

[wptab name=’Description’]Famille des Papavéracées.

Appelée aussi Pavot-Œillette ou Pavot oléagineux, cette variété de Pavot, aux grandes fleurs à pétales blancs tachetés de violet ou de pourpre, se rattache, d’après Candolle et autres botanistes, au Pavot porte-soies (Papaver setigerum), originaire de la région méditerranéenne et retrouvé dans les palafittes suisses. Ses capsules ne contiennent pas les alcaloïdes que l’on rencontre dans celles du Pavot blanc, ou Pavot à opium.

Ce sont ses graines noires, parfois bleues, qu’on utilise afin d’en extraire l’huile d’Œillette.
Presque uniquement cultivé dans le Nord de la France, ce Pavot devint de plus en plus rare de nos jours.
L’huile d’Œillette, devenue désormais une production quasi artisanale appelée à disparaître, est pourtant, pour les amateurs, une huile fine à saveur de noisette avec laquelle l’insipide huile d’arachide ne saurait rivaliser.

Les Romains, qui utilisaient les graines noires du Pavot oléagineux, semblent avoir ignoré l’huile d’Œillette. Ils mêlaient les graines au miel comme condiment ou, après les avoir torréfiées, les pétrissaient avec de la farine pour en faire des gâteaux appréciés, le placenta mellite papaver.

Ces graines entraient aussi dans le cocetum, boisson qu’on offrait aux jeunes mariés au moment de leur coucher…, ce qui semble prouver que les Romains n’accordaient pas de vertus calmantes à ce Pavot-là.

Les Gaulois utilisèrent l’huile d’Œillette, et le Pavot oléagineux continua à être cultivé en Allemagne, en Flandre, en Europe Centrale.

Au XVIème siècle, l’huile d’Œillette, moins sujette au rancissement que l’huile d’olive et moins chère, était fort prisée à Paris.

Hélas ! Au début du XVIIIème siècle, quelqu’un s’étant avisé de la trouver narcotique, donc nuisible, l’huile souffrit d’une certaine désaffection, malgré l’avis favorable, rendu en 1717, par la faculté de médecine.

Le parlement en défendit même la vente en 1742, et il fallut, pour casser l’arrêt du parlement, les travaux de l’abbé Rozier en 1774 (le même qui protégea aussi l’huile de Colza et de Navette).[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

De nos jours, l’huile d’Œillette est parfois encore utilisée dans les campagnes du Nord, comme adoucissant dans les inflammations de la vessie et, surtout, comme remède spécifique des constipations opiniâtres. On l’utilise à la dose de 10 g qu’on fait bouillir à gros bouillons dans un potage afin qu’elle s’émulsionne et puisse être absorbée sans répugnance.

Externe

Compresses. Imbibées d’huile, on les utilise sur les ulcères et les inflammations.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Pectoral
  • Adoucissante
  • Laxatif

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Fraisier

Les racines, les feuilles et feuilles sont depuis longtemps utilisées contre les affections du rein et de la vessie et contre les calculs urinaires. Elles se montrent aussi fort efficaces contre le rhumatisme et la goutte. Astringentes, elles sont excellentes contre les diarrhées, les entérites, et en gargarismes, contre l’angine.
La Fraise, à elle seule, mérite bien le nom de « bienfait des dieux » que lui donna l’illustre Linné, guéri grâce à elle d’une goutte opiniâtre.
Lobelius, à la Renaissance, avait déjà souligné ses propriétés diurétiques si remarquables « qu’elle est capable de rompre même les plus gros calculs ». Boerhaave, au XVIIIème siècle, l’utilisait non seulement contre la goutte, mais aussi contre la phtisie.
Grâce à son effet à la fois diurétique et laxatif, la Fraise est recommandée dans toutes les maladies de pléthore, c’est-à-dire arthritisme, rhumatisme, artériosclérose, lithiases, affections du foie, etc. Une cure de Fraises en saison est alors extrêmement bénéfique. Possédant une grande valeur nutritive, dont une teneur en fer qui mérite d’être signalée, la Fraise est recommandée aux affaiblis et aux tuberculeux. Elle peut aussi entrer dans le régime des diabétiques, son sucre étant de la lévulose (Dr Leclerc).
Enfin, Eugène Gley lui a trouvé des propriétés hypotensives.
Un seul inconvénient à la consommation des Fraises, pour certains défavorisés : l’urticaire. Pour éviter, on peut essayer de pratiquer une espèce de désensibilisation en prenant chaque jour, pendant une semaine, une petite parcelle de fraise écrasée, insuffisante par elle-même à déclencher l’urticaire. On peut encore mettre à fondre sous la langue, une demi-heure avant les repas aux Fraises, un petit morceau de fruit. Enfin, le vin ayant des propriétés anaphylactiques, on peut aussi écraser les Fraises dans du vin rouge, un quart d’heure avant de s’en régaler, comme le conseil Weissenbach.
Pour l’usage externe, la Fraise est renommée pour ses propriétés embellissantes. La belle Mme Tallien, Notre-Dame de Thermidor, ne prenait-elle pas des bains d’eau de Fraise pour entretenir l’éclat de son teint ? Dix kilos de Fraises étaient nécessaire, ce qui ne met pas la beauté, évidemment, à la portée de tout le monde.

[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées

Trop connu pour être décrit, le Fraisier est une plante vivace qui existe dans les bois à l’état sauvage, mais qui est cultivée pour l’excellence de ses fruits.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction de racines concassées et feuilles. 25 g par litre d’eau. Faire bouillir 10 minutes et boire à volonté dans la journée.
Infusion de feuilles seules (mêmes proportions), cueillies au printemps et séchées. Excellent succédané du thé, doué de propriétés diurétiques.
Sirop de fraises. Parfumé, désaltérant, il se prépare en cuisant 3 kg de sucre en sirop. Ajouter 1,5 kg de Fraises des bois ou de Fraises cultivées. Laisser 5 minutes sur le feu, puis faire macérer 24 heures couvert. Filtrer.
Cure de Fraises. Absorber 300 à 500 g de fruit par jour, ce qui est une bien agréable ordonnance.

Externe

. Décoction concentrée (30 à 50 g par litre) de racines et de feuilles. S’emploie en gargarismes contre l’angine ou en lavements contre la diarrhée.
Cataplasme de feuilles fraîches pilées : préconisé contre les ulcères.
Masque de beauté aux fraises. On peut appliquer des Fraises simplement écrasées sur le visage démaquillé et maintenir la bouillie avec de la gaze. Garder 10 minutes et rincer à l’eau de rose. Pour les peaux grasses, on ajoute un blanc d’œuf battu à la purée de Fraises.
Pour les peaux sèches, on ajoute une cuillerée à café d’huile d’Amandes douces, une de crème fraîche, une de fécule.
Lait aux Fraises. Astringent et désincrustant, il se prépare avec le jus de Fraises passé, auquel on ajoute une même quantité de lait frais et quelques gouttes d’eau de Cologne.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringente
  • Diurétique
  • Laxative
  • Hypotensive

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

La fraise, tonique, rafraîchissante aide l’épiderme à retrouver son éclat et sa souplesse.
Rappelons simplement que, sauf allergie spécifique à la fraise, on peut utiliser avec profit un masque obtenu en écrasant quatre ou cinq fraises bien mûres qu’on appliquera directement sur le visage et que l’on conservera pendant une vingtaine de minutes. On se rincera ensuite avec de l’eau minérale plate ou de l’eau de pluie recueillie très proprement et légèrement tiédie.

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Pensée sauvage

On utilise soit la plante entière fleurie, soit les fleurs seules, leurs propriétés étant les mêmes.

La Pensée sauvage est une de nos meilleures plantes dépuratives, à la fois laxative et diurétique.

On l’utilise contre les rhumatismes, mais surtout contre toutes les maladies de peau : dartres, eczéma, herpès, acné, psoriasis, furonculose et, en général, toutes les dermatoses d’origine neuro-arthritique.

Elle est renommée aussi contre les croûtes de lait et l’impétigo des enfants.

La racine est vomitive, comme celle de la violette.

[wptab name=’Description’]Famille des Violacées.

On l’appelle souvent Violette tricolore, Violette des champs ou Herbe de la Trinité.

Jolie petite plante des champs pierreux, des vignes et des terres incultes, la Pensée sauvage se reconnaît facilement à sa fleur, qui apparaît d’avril en octobre et qui est l’exact modèle réduit d’une pensée cultivée dans les jardins.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Suc. Broyer la plante fraîche et absorber 50 à 100 g par jour.

Infusion. 20 à 30 g de plante fraîche par litre d’eau bouillante.

Décoction. 10 à 20 g de plante sèche par litre.

Boire 2 ou 3 tasses par jour de ces tisanes, dont une le matin à jeun. Pour les enfants, mélanger à du lait fortement sucré.

Sirop. Se fait à partir d’une infusion forte de 60 g de fleurs fraîches dans un litre d’eau bouillante. Laisser réduire à feu très doux, 6 heures environ, jusqu’au tiers du liquide. Passer et ajouter alors 0,300 Kg de sucre. Faire fondre pour obtenir un sirop dont on prendra 2 à 3 cuillérées à soupe par jour, dont une le matin à jeun (ce sirop peut être absorbé dans une tasse de tisane très aromatique pour en masquer le goût).

Décoction. 2 à 5 g de racines. Utilisée, mais rarement, comme vomitif.

Externe

On réserve parfois une partie de l’infusion pour laver les éruptions.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Dépurative
  • Laxative
  • Diurétique
  • Vomitive (racine)

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Tomate

Contrairement à la triste réputation qu’on lui a faite d’être néfastes aux arthritiques, la Tomate peut être recommandée à tous. On considère, actuellement, que la Tomate peut-être conseillée aux constipés, car elle est laxative ; aux diabétiques, car elle ne contient pas de sucre ; aux cardiaques et aux hypertendus, car elle ne contient pas de sel ; aux malades de l’appareil urinaire car elle est diurétique ; aux obèses, car sa valeur nutritive est fort minime. Contenant très peu d’acide oxalique en réalité, il n’y a aucune raison d’en priver les goutteux et les rhumatisants. Elle excite les sécrétions gastriques, ce qui la rend précieuse aux estomacs atoniques, mais la fait déconseiller à ceux qui sécrètent trop d’acide (un peu de sucre ajouté au plat suffit parfois à la faire tolérer). Riche en sels minéraux, elle est aussi très vitaminées (c’est à partir du Paprika, du jus de Citron et des feuilles fraîches de Tomate qu’on préparait autrefois la vitamine C). Elle est donc très recommandée aux jeunes enfants. Ses feuilles exhalent une odeur forte et particulière qui éloigne les guêpes et les moustiques (on recommande parfois de suspendre des bouquets de feuilles de Tomate dans les maisons de campagne). On extrait, d’ailleurs, des feuilles et des tiges, la tomatine, substance douée de propriétés antimycosiques, anti-inflammatoires et insecticides.
Pour la beauté, elle est très précieuse. En dehors de son utilité au cours des régimes amaigrissants, elle est renommée pour éclaircir les teints brouillés et désincruster les peaux grasses et acnéiques, et pour adoucir l’épiderme des mains.

[wptab name=’Description’] C’est le fruit du Lycopersicon

Famille des Solanacées. On appelle aussi Pomme d’amour ce beau fruit rouge, que nous considérons comme un légume, et qui entre dans la réalisation de nombreuses préparations de l’art culinaire.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Dans les régimes amaigrissants, en dehors des salades de Tomates, moins insipides que les autres lorsque l’assaisonnement huileux doit être supprimé, ne jamais oublier d’avoir recours à un jus de Tomate avant le repas pour couper la fringale.

Externe

Pour avoir un teint clair : éplucher une belle tomate fraîche et écraser sa pulpe au mixeur ou à la fourchette ; étaler la pâte entre deux bandes de gaze et appliquer ce masque astringent sur le visage pendant 20 minutes. Rincer ensuite à l’eau de Roses.
Contre l’acné, tamponner le visage avec une rondelle de Tomate ; le lendemain, faire la même opération avec des feuilles d’Oseille froissées, continuer ainsi pendant 3 semaines.
Lait pour les mains. Ajouter à un jus de Tomate une pincée de sel et une cuillerée à café de glycérine. Faire bien pénétrer le mélange sur les mains en les massant. Garder le plus longtemps possible. Excellent contre les irritations causées par les détergents modernes.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Laxative
  • Diurétique
  • Antimycosique
  • Anti-inflammatoire
  • Insecticide

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Bette

Pour signaler l’emploi de la Bette en médecine, il faut remonter aux Arabes, qui injectaient le suc de Bette dans les narines afin de combattre l’épilepsie. Au XVIIIème siècle, Lémery, dans son Traité des drogues, recommande ce même procédé thérapeutique « pour dissoudre la pituite du nez, faire éternuer et décharger le cerveau »). Roque et Cazin, deux des plus grands phytothérapeutes du XIXème siècle, préconisaient la Bette contre la gravelle et la constipation opiniâtre. Et, en fait, la Bette est douée de propriétés rafraîchissantes, émollientes et laxatives, et se montre efficace aussi dans les états inflammatoires des voies urinaires. Pour l’usage externe, elle constitue des cataplasmes calmants sur les dartres, les croûtes de lait ou les endroits enflammés par la pose de vésicatoires (abbé Fournier).

[wptab name=’Description’]Famille des podiacées.

On l’appelle souvent Poirée, mais aussi Jotte en Touraine et en Bretagne, Blette en Provence, et, parfois, Réparée.

Au point de vue botanique, la Bette est issue, comme la Betterave (Beta vulgaris)), de l’espèce sauvage (Beta maritima). Bien délaissée depuis le XIX siècle, la Bette possède, à côté de ses qualités culinaires, quelques vertus médicinales.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Il est bien facile et agréable d’ajouter des Bettes dans les bouillons et potages familiaux ou de remettre au menu une sympathique « porée ».
Décoction. 50 g par litre.

Externe

Cataplasme de feuilles pilées, auxquelles on peut ajouter un peu d’huile d’amandes douces.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Rafraîchissante
  • Émolliente
  • Laxative

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Framboisier

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Le Framboisier connut jadis une grande notoriété au point de vue médical. Au temps de Molière, ne croyait-on pas, entre autres multiples vertus, que ses feuilles écrasées sur l’épigastre suffisaient à guérir les maux d’estomac ? De nos jours, on considère que les feuilles ont les mêmes propriétés que celle de Ronce ou de Fraisier. Elles donnent une tisane agréable et diurétique et s’employer aussi en gargarismes contre les maux de gorge. Le fruit, exquis, est rafraîchissant, laxatif et diurétique. Très pauvre en sucre, il peut facilement être autorisé aux diabétiques.

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[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées

S’il faut en croire les poètes latins, le Framboisier apparut en Europe sur les versants des Alpes : c’est un fait que cet arbuste voisin de la Ronce croît à l’2tat sauvage dans les forêts montagneuses des régions tempérées de l’hémisphère Nord. On le cultive aussi dans les jardins pour ses fruits rouges délicatement parfumés.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 40 à 50 g de feuilles par litre d’eau. Laisser en contact pendant 10 minutes. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.
La Framboise se prête à des préparations aussi exquises que thérapeutiques.
Sirop. Cuire jusqu’à consistance voulue le même poids de sucre et de suc de fruit. Très rafraîchissant dans les maladies fébriles, et diurétique.
Vinaigre de Framboise. Très apprécié, il se prépare en couvrant les fruits, rangés dans un bocal, avec du vinaigre blanc (environ un litre de vinaigre pour 1,5 kg de fruits). Laisser macérer 10 jours et filtrer. Ce vinaigre peut être édulcoré à volonté avec du sucre ou du miel. En remplaçant le vinaigre par de l’eau-de-vie, on obtient une liqueur de Framboise de ménage.

Externe

Toutes les préparations précédentes : infusion de feuilles, sirop, vinaigre ou sirop de vinaigre framboisé peuvent servir en gargarismes contre les angines.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Rafraîchissant
  • Laxatif

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

L’épiderme du visage appréciera particulièrement un masque rafraîchissant obtenu en écrasant une dizaine de framboises bien mûres ; on appliquera cette « pulpe », qu’on laissera en contact avec la peau pendant un quart d’heure environ. Passé ce temps, on rincera à l’aide d’un tampon, à l’eau de pluie ou à l’eau minérale.
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Réglisse

Grecs et Romains utilisaient déjà le « glycyrhizion » de Pline, et sainte Hildegarde l’employait comme calmant de la toux.
C’est pour ses propriétés pectorales, adoucissantes et expectorantes, que la racine de Réglisse figurait à la pharmacopée. Très rafraîchissante, elle permettait aussi de préparer une boisson universellement connue sous le nom de « coco », qui a désaltéré jadis non seulement les malades fébriles, mais de multiples générations d’assoiffés. Avec l’Orge et le Chiendent, elle servait à préparer la tisane ordinaire des hôpitaux, sans destination particulière, dite « bonne-à-tout ».
On lui reconnaissait aussi une action vaguement diurétique et laxative.
En 1950, une étude expérimentale faite par des chercheurs hollandais démontré de façon éclatante l’effet bénéfique certain de la Réglisse pour l’estomac, déjà remarqué par certains cliniciens. On utilise, depuis, avec succès contre les ulcères gastroduodénaux et surtout contre les gastrites. Les éléments actifs du suc de Réglisse permettent la constitution de cellules nouvelles, et la tension superficielle élevée du suc couvre d’un film protecteur la lésion de la muqueuse irritée. Celle-ci se cicatrise donc plus rapidement. D’autre part, un des principes contenus dans la Réglisse présenterait une action sédative qui calmerait les douleurs de l’estomac malade.
Toutefois, des observations médicales encore plus récentes ont révélé que l’absorption importante et prolongée de Réglisse était loin d’être dépourvue de danger. Cet excès de consommation peut provenir soit d’un traitement antiulcéreux, soit de celui d’une intoxication alcoolique où la potomanie est comblée par une boisson à base de Réglisse, soit de celui d’une toxicomanie tabagique où les tablettes de Réglisse trompent l’envie de cigarette. On a remarqué qu’il se produisait alors une véritable intoxication à la Réglisse, suivie de conséquences graves. Il apparaît d’abord une hypertension artérielle notable, accompagnée de troubles variés et résistant aux traitements, suivie de phénomènes paralytiques et de troubles du rythme cardiaque. Seule, la suppression de la Réglisse amène la guérison.

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Famille des Papilionacées. On l’appelle aussi Bois doux ou Racine douce, car son nom scientifique vient du grec glukurrhiza, douce racine.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion ou macération à froid. 15 à 30 g de bois de Réglisse par litre d’eau contre la toux, les rhumes et bronchites.
Le bois de Réglisse peut s’ajouter comme édulcorant à toutes les infusions pectorales, laxatives et diurétiques.
Suc ou jus de Réglisse (appelé aussi sucre noir). Il est obtenu par décoction et évaporation et sert à fabriquer la pâte et les pastilles du commerce. On peut soi-même préparer une pâte de Réglisse pectorale, en faisant dissoudre 20 g de sucre noir dans un demi-litre d’eau. Ajouter 250 g de gomme arabique et 150 g de sucre. Chauffer jusqu’à consistance pâteuse et verser sur un marbre huilé. Découper en pastilles après refroidissement.

Externe

Décoction concentrée. 200 g de bois par litre, qu’on laisse réduire aux trois quarts. Utiliser en gargarismes et en bains de bouche contre les angines, les glossites, les stomatites.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Adoucissant
  • Expectorant
  • Diurétique
  • Laxatif

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