Fonctions dermatologiques
HE Thuya occidental
- Plaies +, cicatrice +++, verrues planes +++, verrues bourgeonnantes +, herpès labial
- Bronchite catarrhale, bronchite virale
- Tumeurs végétante et évolutive ( ?)
Contre-indications : Bébé, jeune enfant, grossesse (redoutablement neurotoxique, abortive). A utiliser dans tous les cas avec la plus extrême prudence par voie interne
[wptab name=’Description’]Famille des Cupressacées
On l’appelle également : Cèdre blanc, Cèdre blanc du Canada, Thuya du Canada, Thuya d’Occident ou Balai
Le Thuya occidental est une espèce de conifère originaire du Nord-Est de l’Amérique du Nord.
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Rameau
- Monoterpènes : limonène (1%), (+)-sabinène (2-35%)
- Sesquiterpènes
- Monoterpénols : terpinène-1-ol-4 (3-6%)
- Sesquitepénols : occidentalol (1,5-5%), occido (1-3%), alpha-, beta- et gamma-eudesmols
- Esters terp. : acétate de (-)-bornyle (3-12%)
- Monoterpénones : (-)-thujone (30-60 %), (+)-idothujone (8-14 %), (-)-fenchone (7-14 %), (-)-camphre (2-3 %), pipéritone
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Négativante
- Anticatarrhale, mucolytique +++
- Cicatrisante
- Anti-infectieuse, viricide, virulicide (inconstant)
- Anticancéreuse, Antitumorale ( ?)
[/wptab]
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Millefeuille
Bien que la première description de la plante ait été faite en 1554 par le botaniste flamand Clusius, Dioscoride l’avait déjà signalée comme étant « d’une efficacité comparable contre les plaies saignantes, les ulcères anciens ou récents ».
De son côté, Hippocrate la recommandait en bains contre les hémorroïdes saignantes. Guérir les maux saignants, internes et externes, demeure encore la principale indication de l’Achillée. Son astringence la fait recommander comme cicatrisant des plaies de toute nature, mais aussi pour calmer et réduire les menstruations trop abondantes, les hémorroïdes, les crachements de sang. Cazin et Teissier la préconisent aussi dans les maladies du système veineux (varices) et dans les spasmes utérins.
[wptab name=’Description’]Famille des Composacées.
On l’appelle encore Achillée, Herbe aux charpentiers, Herbe aux coupures.
Son usage remonte à la mythologie, puisque son nom lui vient d’Achille, le fameux héros grec, à qui elle permit de guérir les blessures de Télèphe, roi des Mysiens.
L’Achillée Millefeuille est une plante herbacée vivace très commune dans les friches et au bord des chemins.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 30 à 50 g de sommités fleuries par litre d’eau bouillante. Prendre 2 ou 3 tasses à café par jour.
Externe
Suc de la plante bien lavée, exprimé sur une coupure fraîche ; il arrête le sang et active la cicatrisation.
Décoction. 60 g de sommités fleuries par litre d’eau. Excellente pour laver les plaies ou pour imbiber des compresses contre les hémorroïdes.
Huile ou pommade vulnéraire. Mélanger en parties égales le suc de l’Achillée avec de l’huile d’olive ou du saint doux.
Vin. Faire bouillir 40 à 50 g de plante par litre de vin. C’est un puissant détersif des gerçures, des engelures et des crevasses, qui peut aussi servir à panser les ulcères .[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Astringent
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
L’achillée mille-feuille possède des propriétés décongestionnantes ; c’est pourquoi on l’utilise en association avec l’huile de sésame, par exemple, pour la confection de crème solaire de haute protection.
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Bouillon blanc
Le Bouillon blanc, un des béchiques les plus anciennement connus, est avant tout émollient, adoucissant et pectoral. Il fait merveille dans toutes les inflammations de poitrine, les catarrhes des bronches aigus ou chroniques, les enrouements, les trachéites.
Dioscoride le recommandait déjà contre toutes les affections pulmonaires, ainsi que Pline l’Ancien. Au Moyen Age, Sainte Hildegarde, la bonne abbesse, considérait ses fleurs comme un remède infaillible de l’enrouement.
Le Bouillon blanc, qui fait d’ailleurs partie de la tisane dite des “quatre fleurs pectorales”, facilite l’expectoration, apaise la toux et est un bon calmant pour les asthmatiques.
Ses vertus adoucissantes, dues au mucilage qu’il contient, le font aussi employer contre toutes les inflammations internes : douleurs intestinales, hémorroïdes, furoncles, brûlures.
[wptab name=’Description’]Famille des Scrofulariacées
Encore appelé Herbe de Saint Fiacre, Molène, Cierge de Notre Dame, Bonhomme
Cette plante très commune s’épanouit dans les terres incultes, les sols pierreux et les décombres.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion : 20 à 30 g de fleurs par litre d’eau pendant 10 minutes. Boire chaud entre les repas et le soir au coucher (il est indispensable de passer la tisane sur un linge, afin d’éliminer les poils des fleurs, qui irriteraient la gorge).
Externe
Décoction : 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau, à employer en bains de siège et lavages extérieurs contre les hémorroïdes et l’irritation des organes féminins, en lotion contre le prurit dartreux, les brûlures, les ulcères, les engelures.
Cataplasme de feuilles cuites dans du lait, pour résorber les furoncles, les panaris, les abcès.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Béchique
- Émollient
- Adoucissant
- Expectorant
- Pectoral
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Quelques feuilles fraîches de bouillon blanc cuites dans le lait et appliquées en cataplasme sur le visage résoudront maints problèmes particuliers aux peaux sèches ou fragiles.
[/wptab]
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Hysope
« Lave-moi avec l’Hysope et je serai net », dit le roi Salomon, qui employait cette plante sacrée avec le bois de Cèdre contre la lèpre. Au Moyen Age, sainte Hildegarde l’utilisait, associée à la Réglisse et à la Cannelle, comme « puissant remède des affections du foie et du poumon », et, unie à la tisane des quatre fleurs, « pour soulager les nonnes chez lesquelles le chant a provoqué de l’enrouement ».
De son côté, Trotula, la ‘Sage Matrone », une des gloires de la fameuse école de Salerne, la recommandait pour purger le poumon de son phlegme, surtout unie à la Figue.
De nos jours, c’est toujours contre les affections des bronches qu’on utilise l’Hysope. C’est un excellent expectorant, puis asséchant, qui favorise la respiration par action sur les centres nerveux. On le préconise contre la toux et l’oppression, les maladies de bronches avec essoufflement, contre m’asthme. Stimulant, il relève le tonus amoindri par la toux, mais les sujets nerveux, toutefois, ne doivent l’utiliser qu’à petites doses.
Pour l’usage externe, la plante est résolutive et vulnéraire. Elle entre d’ailleurs dans la composition de « l’alcoolat vulnéraire » officinal. On l’utilise en gargarismes dans les affections de la gorge et en cataplasmes contre les blessures, les ecchymoses, les entorses.
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées
C’est l’Esobh ou Herbe sacrée des Hébreux. Comme la Lavande et le Thym, l’Hysope est une plante familière des lieux arides de notre Provence. On emploie les feuilles mondées et les sommités fleuries, qui répandent une odeur forte et aromatique.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 g de feuilles et sommités fleuries par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.
Sirop. Se prépare avec une infusion concentrée, à raison de 100 g de plante par litre d’eau. Laisser infuser plusieurs minutes. Passer, ajouter 1,5 kg de sucre et laisser cuire jusqu’à l’obtention d’un sirop. Prendre 5 cuillerées à soupe par jour.
Externe
Infusion concentrée : en gargarismes ou en compresses chaudes.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Expectorant
- Asséchant
- Stimulant
- Vulnéraire
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
L’eau d’hysope, dérivée du processus de distillation de l’huile essentielle, a un caractère nettement masculin et représente un excellent tonique après rasage.
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HE Hysope officinale ssp officinale
- Rhinopharyngite, sinusite, bronchite, emphysème, asthme, toux, pneumonie +++
- Cystite post-infectieuse
- Plaies, ecchymose, cicatrice, lèpre
- Sclérose en plaques (action indirecte)
- Troubles ovariens (à la puberté)
- Asthénie
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse, vieillards (neurotoxique, abortive)
[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
L’hysope officinale est un arbrisseau que l’on trouve dans les environnements de type garrigue dans les régions méditerranéennes. Ses fleurs, qui peuvent être violettes, bleues, blanches ou rouges, sont groupées en épis.
Parfum : doux, épicé, herbacé
Action énergétique : yang
Planète dominante : Jupiter
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie
- Monoterpènes (25-30%) : (-)-beta-pinène (15,2-22,87%)
- Sesquiterpènes (12%) : beta-caryophyllène (2,91-3,21%), germacrène D (0,75%)
- Sesquiterpénols (5-10%) : nérolidol (1,37%), spathulénol
- Phénols méthyl-éthers (4%) : myrténol méthyléther (2,72%), chavicol méthy-éthers (0,8%)
- Monoterpénones (45-58 %) : alpha- et beta-thujones (tr. Et 0,12 %), camphre, (-)-pinocamphone (11,85-12,18 %), isopinocamphone (31,67-32,57 %), (subchémotype possible : pinocamphone 53 %, isopinocamphone 5 %)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Négativante
- Anticatarrhale ++++, mucolytique, lipolytique, décongestionnante
- Antiasthmatique (diminution de l’irritation des muqueuses bronchiques) ++
- Anti-inflammatoire pulmonaire
- Régulatrice des métabolismes des lipides (intestin grêle-foie)
- Anti-infectieuse, bactéricide (staphylocoque, pneumocoque) + à ++, viricide +++, parasiticide +
- Cicatrisante
- Tonique (à faibles doses)
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences psychologiques
Elle a un effet tonique sur l’esprit, qu’elle rend plus clair et lucide. Son action est semblable à celle de l’essence de basilic, quoiqu’elle soit moins incisive et pénétrante. De nombreux peuples de l’Antiquité parfumaient le pain avec de l’hysope pour purifier le sang et l’esprit.
[/wptab]
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HE Mandarine dit “zestes de mandarine”
- Insomnie, excitation, angoisse +++
- Eréthisme cardio-vasculaire +
- Dyspepsies, gastralgie, hoquet, aérophagie ++
- Dyspnée +
Contre-indications : Usage externe, sauf localisé (photosensibilisante)
[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées
Parfum : frais, doux, d’agrume
Action énergétique : yang
Planète dominante : Soleil
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Zeste
Fraction volatile :
- Monoterpènes : limonène (65-94 %)
- Alcools non terp. : nonanol (0,1%), octanol (0,09%)
- Monoterpénols : citronnellol(0,01-0,5%), linalol (0,03-6,1%)
- Esters arom. : acétate de benzyle
- Composés azotés (esters) : n-méthyl-anthranylate de méthyle (0-0,85%), anthranylate de diméthyle (0,9%)
- Ald. non terp. : décanal (0,04-0,9%)
- Coumarines et furocoumarines
- Flavonoïdes, caroténoïdes, stéroïdes, coumarines et furocoumarines
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Modératrice du SNC, sympathicolytique (dim. sensibilité), relaxante, sédative, hypnotique légère +++
- Antispasmodique légère +
- Cholagogue
- Antiseptique +
- Antifongique +
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences psychologiques
Elle est utile aussi en cas d’agitation, de difficultés à s’endormir (dans ce cas, 2 gouttes d’essence versées sur l’oreiller ou vaporisées dans la pièce seront très bénéfiques). Elle facilite la digestion en stimulant la fonction gastrique et hépatique.
Esthétique
Elle améliore la circulation lymphatique en favorisant la résorption des liquides des tissus en cas de rétention hydrique et de cellulite.
[/wptab]
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HE Matricaire
- Dermatoses, plaies infectées, ulcère, eczéma ++
- Dyspepsies +, ulcère gastroduodénal ++
- Cystites
- Aménorrhée, dysménorrhées
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
On l’appelle également : Camomille sauvage,Camomille vraie, Matricaire camomille, Petite Camomille
La Matricaire est une plante herbacée annuelle.
Elle fleurit de mai à novembre et on la rencontre dans toutes les régions à l’état sauvage en particulier le long des chemins.
Parfum : herbeux, doux
Action énergétique : yin
Planète dominante :Soleil
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Fleurs
- Sesquiterpènes : chamazulène (<5%), dihydrochamazulènes I et II, bisabolènes, trans-beta-farnésène
- Sesquiterpénols : (-)-alpha-bisabolol (8%), spathulénom, farnésol
- Oxydes sesquiterp. : bisabololoxydes A (23 %), B (10 %), et C, époxy-bisabolol
- Lactones sesquiterpéniques
- Coumarines et méthoxycoumarines : ombelliférone, herniarine,
- Ethers : “éther bicyclique polyénique” (1-10%)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique digestive, stomachique +
- Anti-inflammatoire ++, cicatrisante
- Antiallergique
- Décongestive
- Hormon-like +
- Antispasmodique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influence psychologique
C’est un antidépresseur et lorsqu’on l’utilise pour un massage de la région du foie, elle atténue la colère des sujets « atrabilaires ».
Son action se combine très bien à celle d’essences telles que celle de rose et de lavande qui ont aussi un effet sur le système nerveux et que l’on peut ajouter, en parts égales, à l’eau d’un bain régénérant et relaxant.
Esthétique
L’utilisation de la camomille pour la beauté est aussi ancienne que son emploi en herboristerie. Ses propriétés la destinent plus particulièrement aux peaux fragiles, sensibles aux intempéries. Aujourd’hui, en cosmétologie on l’utilise seule ou associée à d’autres plantes telle que le romarin, la bruyère et la pensée sauvage.
Sans avoir toutes ces prétentions, la simple infusion de camomille en usage externe sur le visage rendra cependant les meilleurs services dans l’entretien de l’épiderme.
Le shampooing à la camomille nuance discrètement les cheveux clairs en y ajoutant un peu de soleil.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Niaouli
- Coronarite, endocardite, artérite +++, athérosclérose, hémogliase ; varices ++, hémorroïdes ++, hémorroïdes hémorragiques
- Infection respiratoire catarrhale chronique, sinusite ++, rhinopharyngite, bronchite +++, tuberculose ; blépharites
- Herpès génital +++, condylome acuminé +, lésions planes +++, dysplasie du col +++, vulvovaginite, vaginite leucorrhéique ; fibromes (certains) ++
- Cancer du sein non-hormono-dépendant (adj.)
- Amygdalite, aérophagie, gastrite, ulcères gastrique et duodénal, hépatites virales +++, 1 petite insuffisance hépatique +, lithiase biliaire, entérite virale, diarrhées, choléra, cancer du rectum (adj.)
- Urétrite, et prostatite (Instillation huileuse à 5-10 %)
- Psoriasis, piqûre de moustique, furoncle, dermite mycosique, lèpre, plaies surinfectées et d’électrocoagulation, rides
- Peau « cartonnée » (préventif, avant radiothérapie, en usage local)
- Polyarthrite rhumatoïde
- Dépression nerveuse (étiologie ; infections virales)
Contre-indications : Aucune connue, mais prudence chez la femme enceinte et le jeune enfant
[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées
On l’appelle également :
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles
- Monoterpènes (17%) : alpha- et beta-pinènes (7,5% et 3%), alpha-phellandrène (tr.), alpha- et gamma-terpinènes, limonène (4-8%)
- Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (2%), aromadendrène, allo-aromadendrène, viridiflorène, delta-cadinène
- Monoterpénols : linalol, terpinène-1-ol-4 (2%), (-)-alpha-terpinéol (9-14%)
- Sesquiterpénols : (-)-globulol, (+)-viridiflorol (6-15%), nérolidol (1-7%)
- Oxydes terp. : 1,8-cinéole (38-58 %), époxycaryophyllène II
- Aldéhydes aliph. : isovalérald., benzald (tr.-0,8%)
- Composés soufrés
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-infectieuse, antibactérienne (peu ou pas active sur les entérobactéries, mais active à très active sur les coques gr. + : staph. doré ++++, pneumo. +, strep. b-hém. Gr. A +++, entéro. ++), antimycobactérienne (BK d’origine pulmonaire, urogén., lympho.gg. +++, bac. de Hansen), antifongique (cand. ++ à +++), antivirale +++ (incluant les virus lents), antiparasitaire (plasmodium) et antiseptique
- Fébrifuge
- Anticatarrhale, expectorante +++, excitante balsamique
- Anti-inflammatoire + (dim. A-1-glob.), antirhumatismale, temporisatrice des phénomènes allergiques, analgésique, antiprurigineuse
- Antihypertensive
- Stimulante hépatocytaire
- Décongestionnante veineuse ++
- Litholytique +
- Hormon-like (action au niveau de l’axe hypophyso-ovarien, oestrogen-like et hypophyso-testiculaire)
- Tonique cutané, topique
- Antitumorale ( ?)
- Protectrice cutané (radioprotectrice)
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Pervenche
Agricola, en 1539, signalait la Pervenche comme remède de l’angine.
Mme de Sévigné, aussi soucieuse de la santé de son entourage que de la sienne, ne manquait pas de la recommander à sa fille pour le même usage : « Guérissez-vous avec votre bonne Pervenche, bien verte, bien amère ; rafraîchissez-en cette poitrine enflammée ».
Depuis longtemps, la Pervenche est préconisée contre les hémorragies : simple et bénin saignement de nez (Mathiolle) et crachements de sang. Georges Petit la conseillait même contre l’hémoptysie des tuberculeux. Ses qualités astringentes la font employer, de plus, contre les pertes blanches et l’entérite.
Très bon tonique amer, elle est conseillée par Leclerc contre l’anémie et comme apéritif et fortifiant. Comme les autres amers, elle est aussi fébrifuge et Leclerc la recommandait contre le paludisme.
La médecine populaire l’utilise, en outre, depuis fort longtemps, pour tarir le lait des nourrices, soit seule, soit en association avec la Canne de Provence. C’est encore un très bon antidiabétique, qui amène une diminution de la glycosurie en même temps qu’une atténuation de la pénible sensation de soif. Mais là ne se bornent pas les bienfaits de l’humble petite Pervenche si chère à Claude Bernard, qui la cultivait avec prédilection de son « nid de verdure » de Saint-Julien et qui disait d’elle : « c’est une merveille de la nature. Elle reflète l’azur du ciel ».
Le laboratoire en extrait, particulièrement de l’espèce Vinca rosea de Madagascar, deux alcaloïdes actuellement employés dans la thérapeutique des maladies malignes (leucoses, maladie de Hodgkin, certains sarcomes et certains épithéliomas).
Un autre alcaloïde améliore la circulation cérébrale, dilate les petites artères et fait baisser la tension.
Enfin, pour l’usage externe, les feuilles de Pervenche sont ventées contre les ecchymoses et pour arrêter le sang des coupures. Elles entrent dans la formule des « espèces vulnéraires », dont l’infusion est recommandée pour l’usage interne et externe après des coups ou une chute.
[wptab name=’Description’]Famille des Apocynacées.
Elle porte plusieurs noms populaires : Bergère, Herbe à la capucine, Violette des sorciers, Violette des morts.
La Pervenche est une jolie petite plante qui tapisse les lieux ombragés. On la cultive aussi dans les jardins.
La Grande Pervenche (Vinca major) est la réplique exacte de la Petite en taille supérieure. Bien que la médecine populaire emploie aussi la Grande Pervenche, c’est néanmoins la Petite qui est préférée pour l’usage médical. Le Codex de 1937, d’ailleurs, ne mentionne que les feuilles de la Petite Pervenche.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 30 à 50 g de feuilles sèches par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour et, pour les diabétiques, absorber la tisane (très amère) comme boisson de la journée.
Vin. 100 g de feuilles sèches hachées, macérées 10 jours dans un litre de bon vin rouge. On peut aussi verser le vin bouillant sur les feuilles et passer lorsque le liquide est froid. Sucrer fortement. Le vin sera meilleur et doué de propriétés encore plus toniques si on emploie pour le préparer un bon vin doux naturel (muscat ou banyuls).
Externe
La décoction peut être utilisée en gargarismes contre l’angine, en même temps qu’on boit la tisane. Elle sert aussi en lotions sur les plaies et les ecchymoses et en lavements contre la diarrhée.
Cataplasme de feuilles fraîches broyées, à appliquer sur les seins tuméfiés pour en soulager la tension.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Astringent
- Tonique
- Apéritif
- Fortifiant
- Antidiabétique
- Vulnéraire
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Olivier
Très longtemps, la feuille d’Olivier fut utilisée comme tonique et fébrifuge. On l’employait en remplacement du Quinquina dans les fièvres intermittentes. Mais ces qualités réelles sont maintenant éclipsées par la découverte de vertus bien plus importantes. Le premier G. Mazet, en 1938, montra que la feuille d’Olivier avait une nette action hypotensive, confirmée depuis par Oliviero, le bien nommé. La feuille d’Olivier assouplit et dilate les artères, elle favorise aussi la diurèse, fait régresser les œdèmes et diminue le taux d’urée sanguine. Elle est donc indiquée chez les hypertendus et les cardio-rénaux. Sa meilleure indication est l’hypertension essentielle, car c’est surtout sur le minima que s’effectue la baisse de tension.
Les mêmes auteurs ont constaté que la feuille d’Olivier détermine aussi une action hypoglycémiante manifeste : cette propriété est extrêmement intéressante quand l’hypertendu est aussi un diabétique.
L’huile d’olive, la plus parfumée de nos huiles de table, ensoleille la cuisine de son goût exquis et fruité.
C’est aussi une véritable huile de santé pour tous les insuffisants hépatiques. Emolliente et laxative elle favorise l’écoulement de la bile et active les fonctions intestinales. Elle se recommande même dans les coliques hépatiques et pour aider à l’évacuation des calculs biliaires. Elle passe aussi comme anthelminthique. Elle est quelquefois employée pour combattre l’irritation du tube digestif dans certains empoisonnements. Fine et pénétrante, elle sert d’excipient pour des quantités de liniments, d’onguents et de produits pharmaceutiques.
[wptab name=’Description’]Familles des Oléacées.
Originaire de l’Asie et très répandu en Grèce, l’Olivier est cultivé dans tout le midi de l’Europe. Symbole de la Paix et de la Sagesse, l’Olivier était l’objet de célèbres légendes et d’un véritable culte de la part des Grecs, amour parfaitement justifié puisqu’il est un arbre de première nécessité, fournissant une huile inégalable en qualité. Ses feuilles et son huile jouissent de précieuses vertus médicinales.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
En dehors des extraits spécialisés en pharmacie, on peut utiliser la recette du Dr Mazet : faire bouillir une vingtaine de feuilles dans une bonne tasse d’eau jusqu’à réduction de moitié. Passer, sucrer et boire chaud matin et soir (valable contre l’hypertension et contre le diabète).
Huile d’Olive. Elle s’administre à la dose d’une cuillerée à soupe le matin à jeun (on peut la mêler à un jus d’agrumes).
Externe
Lavement. Fait avec une petite poire d’huile d’Olive, il est fort efficace.
Huile. Mêlée à un blanc d’œuf, elle calme instantanément la douleur d’une brûlure et aide à la cicatrisation.
On la recommande en massages des gencives contre le déchaussement des dents.
L’olivier sauvage (Oleastre), très commun en Algérie, plus petit que l’Olivier domestique, et épineux, a aussi des feuilles et des fruits plus réduits. Il était très préconisé comme fébrifuge et on l’administrait sous forme de vin ou de pilules.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique
- Fébrifuge
- Hypotensive
- Hypoglycémiant
- Emollient
- Laxatif
- Cholagogue
- Anthelminthique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Une recette très simple pour bronzer consiste à s’enduire le corps d’huile d’olive avant de s’exposer au soleil. Il est toutefois recommandé d’éviter les expositions prolongées, car l’huile d’olive en elle-même n’est pas un antisolaire des plus efficaces.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]


