Aux Vertus des Plantes
Categories
Categories

Fonctions dermatologiques

HE Armoise annuelle

.

Indications (VT +) :

  • Infection catarrhale ++ ;
  • Plaies + ;
  • Cancers ( ?) ;
  • Parasitoses intestinales (ascaris, ténia) ++.

Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive)

[wptab name=’Description’] Famille Astéracées

L’armoise annuelle est une plante annuelle glabre originaire de Chine naturalisée en Europe. L’une des substances actives extraite de ses feuilles combat efficacement le paludisme.

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes & Fleurs

  • Alcool terp. : isoartémisia alcool
  • Esters terp. : acétates d’artémisyle et d’isoartémisyle
  • Cétones terp. : artemisia cétone (22-34 %).
  • Lactones sesquiterp.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Mucolytique +++
  • Cicatrisante +
  • Anticancéreuse ( ?)
  • Hormon-like (homme) +
  • Antiparasitaire ++

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Kawa-kawa

Jouissant d’une activité anesthésique locale, la plante possède, en outre, une action sédative à l’égard du système nerveux central. Les explorateurs avaient remarqué que les habitants de l’archipel polynésien l’employaient non seulement pour stimuler les fonctions digestives, mais aussi pour prévenir et guérir les maladies vénériennes. Sous l’influence du Kawa-Kawa, on constate une diminution des écoulements, une atténuation de la douleur à la miction, en même temps qu’une augmentation de la diurèse. Ces effets furent confirmés par Gubler, Sanné et Henri Leclerc. Grâce à son action diurétique et antiseptique et à ses propriétés décongestionnantes et sédatives des terminaisons nerveuses, le Kawa-Kawa donne d’excellents résultats dans les affections urinaires ou gynécologiques, les cystites blennorragiques, vaginites, métrites, salpingites et inflammations prostatiques.
On utilise l’extrait sous forme de pilules, très bien tolérées par l’estomac, et, en usage externe, en suppositoires (on adjoint alors une petite quantité d’analgésique, soit Belladone, soit Jusquiame, afin de prévenir la sensation désagréable de chaleur anale, due au principe âcre de cette espèce de Poivre). Dans les îles des mers du Sud, on utilise la décoction de racine râpée, à raison de 50 g par litre, dont on prend 3 tasses par jour.

[wptab name=’Description’]Famille des Pipéracées

On l’appelle encore Poivre enivrant.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anesthésique
  • Sédative
  • Stimulante (dig.)
  • Antiseptique
  • Diurétique
  • Décongestionnante

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Hernandia ou Hazomalanga

Indications (VT +) :

  • Adénome prostatique (troubles mixtionnels) +++, prostatite ; impuissance
  • Hépatites virales, ictère ++, gastrite, aérophagie ; insuffisance pancréatique ; entérocolite virale, amibiase
  • Céphalalgie +
  • Eczéma ; zona, grippe

Contre-indications : Aucune connue (mais dermoagressive) déconseillée chez la femme

[wptab name=’Description’]Famille des Hermandiacées

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse

  • Aldéhydes (en cours d’étude).

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-inflammatoire ++
  • Décongestionnante prostatique +++
  • Antiscléreuse +
  • Anti-infectieuse, antibactérienne (staph.), antivirale ++, antiparasitaire (amibes)
  • Tonique excitante ++, stimulante pancréatique
  • Hormon-like (axe hypophyso-testiculaire)

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Massoïa

Indications (VT +) :

  • Infection catarrhale chronique et infection bactérienne aiguë des voies respiratoires hautes et basses
  • Infections digestives bactérienne ou fongique, aiguë ou chronique, surtout entérocolite

Contre-indications : Bébé, jeune enfant, grossesse ; usage externe formellement déconseillé (hyperallergisante)

[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse

  • Sesquiterpènes : Beta-caryophyllène, beta-élémène, beta-sélinène
  • Lactones (<* 85 %) : -delta-lactones alpha-, beta-insaturées : (-)-6-pentyl *(65-70 %), (-)-6-heptyl (10-15 %) et (+)-6-nonyl (0,3-0,5 %)-5,6-dihydro-2H-pyran-2-one (* = massoïa lactone) ; -gamma-hexadécalactone

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-infectieuse, antibactérienne majeure
  • Anticatarrhale, mucolytique

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Figuier

Connue depuis la plus haute Antiquité, la Figue aurait, selon Horace, donné au foie son nom, à cause d’Apicius, qui se servait de Figues pour engraisser les oies et obtenir du foie gras.
Très nourrissante, la Figue est aussi facile à digérer et laxative, ce qui la fait conseiller aux dyspeptiques et aux constipés. Emolliente et adoucissante, la Figue sèche fait partie, avec le Raisin sec, le Jujube et la Datte, des « quatre fruits pectoraux », mais on peut tout aussi bien l’employer seule dans les rhumes opiniâtres, les bronchites, la coqueluche, la pneumonie.
A l’extérieur, la décoction de Figue est excellente en gargarismes contre les irritations de la gorge, la toux, l’enrouement et les fluxions dentaires douloureuses. Une Figue chaude sur un abcès dentaire est d’ailleurs un excellent cataplasme maturatif.
Le suc laiteux sécrété par le Figuier était employé autrefois comme purgatif par les Anciens. Il contient une enzyme très active contre les cors et les verrues.

.Le Figuier de Barbarie (Cactus opuntia) est encore appelé Figuier d’Espagne. C’est une espèce de cactus qui croît sur les côtes orientales d’Espagne, aux îles Baléares, en Sicile, en Corse, en Algérie. Les Nord-Africains font une grande consommation de ses fruits, ce qui détermine parfois chez eux une constipation opiniâtre, avec phénomènes de blocage rectal ; on les utilise d’ailleurs en remède contre la diarrhée et la dysenterie.
Les feuilles charnues, débarrassées des épines et hachées crues, sont, paraît-il, un cataplasme efficace contre les points de pleurésie.

[wptab name=’Description’]

Famille des Urticacées. Cultivé depuis longtemps en France, le Figuier ne mûrit ses fruits que sous un climat doux.

Les principaux pays producteurs sont l’Asie Mineure, l’Afrique du Nord, l’Italie, l’Espagne et le sud de la France. Il existe un grand nombre de variétés de Figues, dont les trois sortes principales sont les jaunes, ou Figues grasses, les blanches, ou marseillaises, et les violettes, ou médicinales (toutefois, les grasses sont aussi à usage médical).

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction pectorale. 80 à 100 g de Figues sèches par litre d’eau.
Sirop. Faire bouillir 500 g de Figues par litre d’eau jusqu’à réduction de moitié. Après avoir passé, on mêle 250 g de miel et, facultativement, un quart de litre de bon cognac. Agiter et prendre par cuillerées à soupe.
Café de Figues. Il est aussi pectoral et se prépare par infusion, comme le Café véritable, avec de la poudre de Figue torréfiées.

Externe

Décoction. A utiliser en gargarismes très adoucissants.
Contre les abcès dentaires, appliquer une moitié de Figue chaude entre la joue et la gencive. Les cataplasmes de Figues cuites dans de l’eau ou du lait font mûrir abcès et furoncles.
Suc de Figuier. Appliquer deux fois par jour contre cors et verrues.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Nourrissante
  • Laxative
  • Emolliente
  • Adoucissante
  • Maturative
  • Purgative
  • Pectorale

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Navette et Colza

Très longtemps, la faculté condamna ces huiles et il fallut attendre, pour qu’elles soient admises sans crainte dans l’alimentation, la publication, en 1774, du livre de l’abbé Rozier : Traité de la manière de cultiver la Navette et le Colza et d’en extraire une huile dépouillée de son mauvais goût et de son odeur désagréable.

Colza et Navette furent très cultivés par la suite, surtout dans les pays de l’Est de l’Europe, non seulement à cause de leur pauvreté, mais en partie pour des raisons d’ordre religieux (l’église orthodoxe défend les aliments à base de lait et de beurre en temps de carême). En France, après avoir occupé d’importants espaces, leur culture est en baisse progressive depuis le XIXème siècle.

Au point de vue médicinal, les huiles de Colza et de Navette sont employées depuis longtemps. Lémery au XVIIIème siècle, dans sa Pharmacopée universelle, les considérait comme adoucissantes et résolutives pour l’usage externe. Roques et Cazin, au siècle suivant, rappellent leurs propriétés dans leurs traités, surtout Cazin, médecin du Calaisis. Cazin employait les huiles en lavements contre les vers ou la constipation opiniâtre.

De nos jours, à côté de leurs propriétés laxatives signalées par P. Fournier, ces huiles sont réputées pour prévenir les coliques hépatiques et néphrétiques. Contre la morsure des vipères, l’absorption d’un verre de ces huiles est un vieux remède très populaire encore en usage.

Les graines pulvérisées ont la réputation d’être diurétiques et sudorifiques. Mélangées à du miel, elles sont émollientes et adoucissantes dans les toux et les bronchites.

Pour l’usage externe, les huiles servent encore à guérir les plaies. Après macération de plantes aromatiques diverses, elles sont utilisées en frictions et en massages contre les douleurs.

[wptab name=’Description’]Famille des cruciféracées.

Intermédiaires entre le Navet et le Chou, il est assez difficile de séparer ces deux plantes jumelles, souvent confondues d’ailleurs par les auteurs. Au point de vue botanique, la Navette, proche parente du Navet, d’où elle tire son nom, est le Navet oléifère Brassica napus oleifera. Le Colza est Brassica rapa campestris oleifera.

Il semble que les Romains ignorèrent ces plantes, mais qu’il ne n’en a pas été de même pour les Gaulois. Quoi qu’il en soit, le Colza dut être vraisemblablement cultivé dans le Nord de la France dès le XIIIème ou le XIVème siècle (Colza vient du flamand kodzaat, graine de Chou) et, au Moyen Age, la Navette et le Colza étaient vendus par la corporation des huiliers et celle des apothicaires-épiciers.

On peut rapprocher du Colza et de la Navette la Caméline (Camelina sativa), autre Cruciféracée oléifère cultivée ça et là en Afrique du Nord, en Asie, en Europe (surtout en Allemagne : on appelle aussi la Caméline Sésame d’Allemagne). Son huile n‘est guère appréciée et ses graines sont employées pour relâcher l’intestin en cas de constipation et pour calmer les irritations intestinales. [/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Maintenant raffinées et désodorisées, ces huiles peuvent parfaitement rivaliser avec d’autres pour assaisonner les salades et préparer les fritures. On leur reconnaît la propriété de faire tenir les mayonnaises et de « tourner » plus difficilement.

Poudre de graines. 5 g mélangés dans une tasse de tilleul. Boire 2 tasses par jour comme sudorifique et diurétique. Prendre la même dose, mêlée à du miel, comme pectoral.

Externe

Compresse imbibées d’huile contre brûlures et plaies sans gravité, qui ne tarderont par à cicatriser.

Lavements. Très efficaces contre la constipation, ils soulagent fort bien les coliques venteuses.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Adoucissante
  • Résolutive
  • Vermifuge
  • Laxative
  • Diurétique (graine)
  • Sudorifique (graine)

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Palmarosa

Indications (VT +) :

  • Rhinopharyngite, sinusite, otite, bronchite ++
  • Urétrite cystites, vaginite, cervicite, salpingite, accouchement +++
  • Acné à staphylocoque blanc, eczéma sec et suintant
  • Oropharyngite, entérites bactérienne et virale +++
  • Fatigue cardiaque +
  • Virémie +++

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Poacées

Plante aromatique des régions tropicales qui croît en touffes herbacées de grandes tailles pouvant atteindre 3 mètres, fait partie de la grande famille des citronnelles.

Du rhizome partent de grandes feuilles linéaires lancéolées très aromatiques dès qu’on les froisse. L’inflorescence en panicule devient rouge à maturité et contient plus d’essence.

Parfum : doux, floral
Action énergétique : yin
Planète dominante : Vénus
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbe

  • Alcools monoterp. (80-95 %) : linalol (2-4 %), géraniol (70-80 %), nérol (0,2-1,5 %), p-mentha-1,8 (10)-dien-9-ol
  • Acools sesquiterp. élémol (0,3-1;4%)
  • Esters terp. et aliph. : fomiates de géranye (5-15%) et de néryle (0,5-1%); acétates de géranyle (5-20%) et de p-mentha-1,8(10)-dien-9-yle burate (0,5-1%), hexanoates d’amyle, de prényle et de géranyle (0,5-1%), octanoates de prényle et de géranyle (0,5%-1%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Antimicrobienne, antibactérienne majeure à large spectre d’action +++, antifongique +++, antivirale +++
  • Tonique, utérotonique, neurotonique, cardiotonique ++

[/wptab]
[wptab name=’Beauté / Bien-Être’]

Influences Psychologiques

Les qualités de la palmarosa qui rappellent celles de la rose, d’une manière moins marquée et plus nuancée, peuvent être utilisées à bon escient dans des mélanges à usage masculin. Elle peut être employée afin d’adoucir une personnalité, en particulier dans le cas de caractères rigides, sans que cela fasse l’objet d’un rejet parce que trop étranger, « différent de soi ».

Esthétique

Une des particularités de la palmarosa est d’être bien tolérée par l’organisme et d’avoir une action bénéfique et revitalisante sur les cellules de la peau : quelques gouttes d’essence enrichiront n’importe quel traitement pour le visage et le corps, grâce à son effet de stimulation sur la circulation, de régularisation de la sécrétion sébacée et de cicatrisation. Un massage ou un masque facial avec de l’essence de palmarosa est tout aussi bénéfique que s’il était à base d’huiles essentielles beaucoup plus chères telles que l’essence de rose, de jasmin ou de fleur d’oranger.

Intimité

Au niveau psychique, la palmarosa a un effet relaxant, elle égaie les pensées et adoucit. Comme la rose, et contrairement à l’ylang-ylang et au jasmin, qui accentuent l’érotisme, elle favorise l’amour romantique.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Bugle

.

Bien oublié de nos jours, le Bugle était très employé autrefois comme vulnéraire et astringent. Utilisé pour guérir les plaies, les blessures, les hémorragies, les hémoptysies, c’était, à la Renaissance, la panacée du médecin de campagne.
Ettmuller et Rivière le recommandèrent contre la tuberculose pulmonaire, Camerarius et Dodoens dans les obstructions du foie. De nos jours, on n’emploie plus guère le Bugle – quand on l’emploie – que pour laver et cicatriser les plaies ou en gargarismes contre les angines.
Il se peut, toutefois, que la plante connaisse un regain d’actualité, des observations faites avec la teinture mère homéopathique ayant démontré tout récemment qu’elle agissait fort bien dans les pneumopathies aiguës ou chroniques, les toux rebelles, la dilatation bronchique, l’asthme pulmonaire.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

On l’appelle encore Petite Consoude, Herbe de saint Laurent.

Fréquemment confondue avec la Brunelle, cette petite plante vivace rampe sur le sol des bois, des prairies humides, des lieux ombragés.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 à 30 g de sommités fleuries par litre d’eau. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Décoction. Même quantité de plante, bouillie 10 minutes, en lotions, compresses ou gargarismes.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Vulnéraire
  • Astringente

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″]

Lis blanc

Bien qu’on l’ait employé autrefois à l’intérieur comme calmant de la toux et des affections nerveuses, le Lis n’est plus utilisé que pour l’usage externe. Le bulbe mucilagineux est très employé, cuit sous la cendre ou dans du lait, en cataplasmes destinés à faire mûrir abcès, furoncles et panaris.
Les pétales macérés dans l’huile, ils deviennent un calmant et cicatrisant remarquable des brûlures. Cette huile de macération est un remède populaire justifié contre les maux d’oreille.

.

[wptab name=’Description’]Famille des Liliacées

Très peu répandu dans nos jardins, qu’il décore de ses fleurs élégantes, le Lis dégage une odeur suave, pénétrante, presque trop prononcée, qui se communique à l’alcool à l’huile et à l’eau.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmant (toux)
  • Cicatrisant

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

L’oignon de lis a la réputation de combattre la formation des rides. Une recette simple consiste à mélanger 15 grammes de jus d’oignon de lis avec le même poids de miel et la valeur de deux cuillerées à café de cire blanche fondue. Appliquer cette préparation le soir avant de se coucher.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Poivre

Nous utilisons le fruit de cette liane grimpante de l’Inde et de la Malaisie, sous le nom de Poivre noir ou de Poivre blanc ; le poivre noir, cueilli un peu avant maturité complète, conserve son péricarpe, et le Poivre blanc est le même fruit, cueilli à maturité totale et débarrassé de son enveloppe. Nous connaissons aussi, depuis peu, le Poivre vert en conserve ou surgelé, que vendent certains magasins de luxe. Le Poivre fut toujours une épice spécialement appréciée et, jadis, très précieuse et très coûteuse.

Connu de Théophraste e d’Hippocrate, le Poivre était utilisé par les Romains comme condiment et comme drogue médicale. Dioscoride l’employait contre les maladies nerveuses et, particulièrement, l’épilepsie. Les Arabes s’en servaient contre les calculs de la vessie et des reins et contre les rhumatismes. L’école de Salerne le tenait en grande estime et le trouvait bon pour adoucir la toux, pour chasser la fièvre et, surtout, pour stimuler l’appétit et la digestion : elle recommandait à cet effet une sauce faite de Poivre, avec de la Menthe et de Cannelle. A la Renaissance, le Poivre était prôné contre les fièvres et, en général, contre toutes les faiblesses.
On ne manquait pas de faire entrer le Poivre dans les préparations en honneur à cette époque : l’indispensable thériaque et le diascordium de Fracastor.
De nos jours, le Poivre n’est plus guère qu’un condiment apprécié et la thérapeutique l’a pratiquement abandonné.
Pourtant, les travaux de Cadéac et Meunier ont montré qu’il augmentait la sécrétion du suc pancréatique, ce qui lui donne une action digestive certaine sur les hydrates de carbone et les graisses. Le Pr Bouchardat, au siècle dernier, en faisait un apéritif qu’il recommandait aux anorexiques et aux anémiques, et le Poivre possède toujours ses propriétés fébrifuges, toniques et tonifiantes. Il n’y a pas si longtemps, une dose de 5 cg à 2 g par jour était considérée comme un aphrodisiaque sur lequel on pouvait compter. Il était aussi la base, avec un peu d’acide arsénieux, des « pilules asiatiques », utilisées contre la lèpre tuberculeuse.
Quoi qu’il en soit, le Poivre n’a plus sa place dans le Codex actuel.

Le Poivre long (Piper longum) dont la saveur est âcre et brûlante, possède les mêmes propriétés que celles du Poivre commun.
Son action stimulante, sur les sécrétions bronchiques a été reconnue par le Dr Leclerc, qui conseillait une préparation faite avec 3 g de Poivre long concassé, infusé dans 150 g d’eau bouillante, et parfumée avec 50 g de sirop de Menthe.
Les apothicaires arabes le mêlaient à de l’Oignon écrasé et à du sel pour en faire un emplâtre excitant du cuir chevelu, employé avec succès, paraît-il, contre la calvitie.
Les feuilles de Bétel-Piper sont chiquées dans toute l’Asie et donnent aux dents une couleur rose caractéristique. Elles embaument l’haleine, à défaut, d’embellir le sourire, et sont réputées pour exciter l’appétit et guérir la diarrhée.
Piper methysticum ou Poivre enivrant est le Kawa-kawa des îles des mers du Sud, qui fournissait la boisson enivrante favorite des indigènes avant l’arrivée des Européens. Ce Poivre est doué de précieuses propriétés médicinales.
La Cubèbe (Piper cubeba) est encore appelée Poivre à queue. C’est un arbuste sarmenteux qui croît surtout à Sumatra et a été introduit à Ceylan sur la côte de Malabar. Le fruit, qui a une odeur aromatique particulière, a la grosseur du Poivre ordinaire, mais porte un pédoncule aussi long que le diamètre du fruit. Ce fruit, qui est, par ailleurs, un stimulant et un stomachique comme tous les Poivres, a été très employé contre la blennorragie et les leucorrhées. On l’utilisait aussi dans les bronchites chroniques. On l’employait généralement en poudre (1 à 15 g par jour) ou sous forme de pilules, capsules, dragées, etc.
[wptab name=’Description’]Famille des Pipéracées.

Son nom scientifique et les noms qu’il porte dans diverses langues (anglais, Pepper ; italien, Pipe ; etc.) dériveraient tous du sanscrit pilpali. Son nom français n’a rien à voir avec celui de Pierre Poivre, naturaliste et administrateur français, qui introduisit la culture des épices dans les possessions françaises de l’océan Indien.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Externe

Pour l’usage externe, on utilise encore le Poivre noir pulvérisé pour saupoudrer des cataplasmes rubéfiants.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestive
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Tonifiant
  • Aphrodisiaque

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]