Plantes M, N, O
Ortie
Employées jadis comme révulsif rapide dans les cas de paralysie, les Orties sont réputées en médecine populaire comme un excellent astringent. On les utilise contre les hémorragies d’origines diverses : crachements de sang, règles trop abondantes, saignements de nez. Leurs vertus anti-diarrhéiques, vantées par le Dr Oudar, sont certaines et se montrent précieuses dans les diarrhées des tuberculeux et des affaiblis, les entérites muco-membraneuses.
Elles sont réputées dépuratives et très utilisées contre les dermatoses rebelles : eczémas, psoriasis, dartres.
Leur action stimulante sur toutes les sécrétions digestives (stomacales, pancréatiques, hépatiques et intestinales) est loin d’être négligeable.
Très revitalisantes, elles possèdent la même richesse et la même action que l’Epinard et répondent aux mêmes indications (elles lui sont même préférables chez les rhumatisants, car elles ne contiennent pas d’oxalates). On consomme encore les jeunes pousses cuites en légume, à la façon des Epinards, dans certaines campagnes, ou on les incorpore aux potages, auxquels elles communiquent un goût très apprécié. On préfère alors, pour cet usage alimentaire, la Petite Ortie, moins fibreuse.
Les Orties contribueraient, en outre, à faire baisser le sucre et se montreraient donc utiles dans le traitement du diabète.
La racine est un diurétique, vanté autrefois contre la rétention d’urine. Pour l’usage externe, les frictions et flagellations avec une poignée d’Ortie constituent de vieux remèdes révulsifs, préconisés contre les douleurs rhumatismales : ces procédés héroïques ne semblent plus guère prisés de nos jours. Par contre, l’Ortie est toujours renommée pour composer des lotions capillaires efficaces pour faire pousser les cheveux.
[wptab name=’Description’]Famille des Urticacées.
On utile en herboristerie la Grande Ortie (Urtica dioïca) et la Petite Ortie (Urtica urens), appelée aussi Ortie brûlante.
Très communes, les Orties sont des plantes vivaces et envahissantes qui pullulent dans les décombres, les lieux abandonnés, le long des chemins.
L’ortie romaine (Urtica pilulifera) a été jadis utilisée dans la diarrhée, mais ne semble plus guère être employée.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Suc. 100 g de plante fraîche par jour (contre les hémorragies, on mélange parfois ce suc avec celui de la Consoude).
Infusion. 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau. Laisser en contact pendant 10 minutes et prendre une tasse avant les repas.
Sirop. Faire infuser 12 heures 250 g de feuilles de jeune Ortie avec un litre est demi d’eau bouillante. Filtrer, ajouter le double de poids de sucre. Porter à ébullition jusqu’à la consistance de sirop et prendre une tasse par jour en plusieurs fois.
Comme diurétique, la racine s’utilise en décoction, à raison de 30 à 40 g par litre. Laisser bouillir 10 minutes et boire en deux jours.
Externe
Les feuilles d’Ortie se mêlent à la Capucine et au Buis dans la lotion capillaire dont la formule est donnée à Capucine.
Avec la racine d’Ortie, on prépare une autre lotion capillaire, en faisant macérer 60 g de racine séchée avec 60 g d’Origan dans un litre d’eau-de-vie pendant un mois. Faire des frictions journalières avec cette lotion.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Révulsif
- Astringent
- Anti-diarrhéique
- Dépuratif
- Stimulant
- Revitalisant
- Diurétique (racine)
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour fortifier et tonifier le cuir chevelu, on utilisera avantageusement une lotion confectionnée en broyant deux ou trois bonnes poignées d’orties. Le suc obtenu sera additionné de son volume d’eau. Cette préparation sera appliquée en frictions légères sur le cuir chevelu. Les peaux sèches ou sensibles se trouveront bien d’une lotion appliquée en compresses sur le visage et préparée en faisant infuser pendant un quart d’heure, dans un quart de litre d’eau, une poignée d’orties fraîches, préalablement hachées.
[/wptab]
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Noyer
Le noyer fournit à l’herboristerie ses feuilles, le brou, l’huile extraite de ses fruits.
Les feuilles du Noyer jouissent de propriétés toniques, stimulantes, stomachiques et dépuratives qui les font recommander dans le rachitisme, le lymphatisme, la tuberculose pulmonaire et osseuse.
Leur action est très nette sur l’appareil digestif et le tonus musculaire. Elles stimulent le foie et la circulation, tout en épurant le sang.
Elles jouissent de certaines propriétés antibiotiques, reconnues depuis bien longtemps dans les campagnes, dans les traitements où elles servaient au traitement des malades atteints du charbon (propriété mise en évidence par les expériences de C. Davaine).
Mais elles se montrent encore extrêmement précieuses dans le traitement des diabètes gras « hépatiques ». Elles agissent favorablement sur les métabolismes perturbés, déterminent une nette diminution de la glycémie, diminuent la soif et les mictions trop fréquentes des diabétiques, en même temps qu’elles évitent les complications de la maladie (travaux de G. Reynaud).
Pour les soins externes, les indications des feuilles de Noyer sont innombrables. On utilise la décoction contre la leucorrhée et la métrite chronique, certaines variétés d’eczéma, les croûtes de lait, les ulcères et les plaies variqueuses, l’irritation des paupières, les pellicules et la chute des cheveux, les angines. On utilise, paraît-il, cette même décoction en Angleterre pour laver les chevaux afin de les mettre à l’abri des piqûres d’insectes.
La beauté, elle aussi, y trouve son compte, puisque rien ne vaut un bain de feuilles de Noyer (d’ailleurs spécialisé par un laboratoire) pour rendre la peau élastique et douce au toucher, tout en calmant les démangeaisons éventuelles.
Le brou de Noix jouit, lui aussi, d’un nombre impressionnant de vertus. Tonique, stomachique et dépuratif comme les feuilles, il est aussi vermifuge. Antisyphilitique puissant, il entre, avec la Salsepareille et la Squine, dans la tisane de Pollini, si célèbre en Italie contre ce mal que nous appelons « napolitain ». On préparait jadis, avec le suc de brou vert épaissi avec du miel, un sirop, le Rob Nucum, très renommé contre les maux de gorge, les inflammations et abcès des amygdales.
On utilise encore avec succès ce suc de brou vert contre la teigne et pour faire disparaître les verrues.
L’huile de Noix, très parfumée, n’a qu’un défaut : sa rareté. Elle était jadis fort employée pour l’usage médical (on la préférait vieille d’un an au moins et un peu rance). Elle était renommée contre le ver solitaire, les coliques néphrétiques et la gravelle. Mêlée à part égale avec l’eau de chaux, elle apaisait et guérissait les brûlures.
[wptab name=’Description’]Famille des Juglandacées.
Ce bel arbre, très connu des pays tempérés, au port majestueux, atteint parfois 10 à 12 m. Il possède deux sortes de fleurs : les femelles axillaires et les mâles en chatons retombants. Son fruit, la Noix, recouvert d’une écorce verte (ou brou), est très apprécié. Les Romains importèrent de Perse et de Syrie la première variété comestible de Noyer.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 g de feuilles par litre. Prendre 3 ou 4 tasses par jours dans les cas énumérés. Les diabétiques feront de cette infusion leur boisson habituelle.
Sirop dépuratif, excellent pour l’estomac. Faire macérer 15 jours dans leur volume d’eau-de-vie des feuilles fraîches tassées. Filtrer et ajouter un sirop de sucre à raison de 180 g de sirop pour 100 g d’alcoolature.
Sirop antiscrofuleux pour les enfants. Se prépare avec des feuilles fraîches de Noyer, pilées avec le quart de leur poids d’eau, de façon à en extraire le suc. Ajouter au jus obtenu son poids d’eau de façon à en extraire le suc. Ajouter au jus obtenu son poids de sirop de sucre.
Vin. Laisser macérer 100 g de feuilles pendant 3 jours dans un litre de vin rouge, sucré avec 300 g de sucre fin. Secouer plusieurs fois, puis filtrer.
Brou de Noix. Il se prête à plusieurs préparations aussi gourmandes que thérapeutiques. Il permet de préparer un excellent ratafia en laissant macérer, durant 3 mois, 30 Noix vertes récemment formées et pilées grossièrement, dans un litre d’alcool, avec 3 g de Cannelle, 3 g de Muscade et 3 clous de Girofle. Filtrer et ajouter de 300 à 750 g de sucre selon le goût. Laisser vieillir. En ajoutant à ce ratafia 3 litres de bon vin rouge, on obtient un excellent apéritif tonique.
Huile de Noix. Elle se prend à la dose de 60 g le soir (dans une salade de pommes de terre, par exemple) pour expulser le ver solitaire.
Contre la gravelle, la dose est de 60 à 90 g.
Externe
Décoction. 50 g de feuilles par litre. S’emploie en lotions, compresses, injections.
Suc de jeunes cerneaux contre les verrues. Les frotter 3 fois par jour.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulant
- Stomachique
- Dépuratif
- Antibiotique
- Hépatique
- Antibiotique
- Antisyphilitique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
On peut combattre la formation des pellicules et retarder la chute précoce des cheveux en utilisant une préparation faite de 300 grammes de saindoux dans lesquels on aura fait cuire de 12 à 15 grammes de jeunes bourgeons de noyer. Cet onguent, rendu homogène par un pilage et un mélange soigneux, pourra se conserver pendant plusieurs semaines dans un pot hermétiquement fermé, entreposé dans un local frais. On l’appliquera en onctions légères et prolongées, de préférence après un shampooing.
[/wptab]
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Moutarde blanche
Très apéritive, elle excite l’estomac. On l’a surnommée « la pierre à aiguiser l’appétit », « la clé d’or de l’appétit ». Elle sert à préparer les moutardes fines du commerce. Comme l’a démontré le Dr Delezenne, c’est un puissant excitant de la sécrétion pancréatique et, grâce à son essence antiseptique, elle contribue à désinfecter l’intestin.
La graine de Moutarde blanche est encore assez employée de nos jours contre la constipation : son action mécanique se complète par le gonflement du mucilage contenu dans son enveloppe extérieure.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
La Moutarde blanche (Sinapis alba) est appelée communément Moutarde anglaise.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Pour l’utiliser, on fait macérer une à deux cuillerées à soupe dans un demi-verre d’eau que l’on absorbe avant les repas. Ne pas trop prolonger le traitement, qui peut provoquer, selon Héraud, une irritation du tube digestif.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Apéritive
- Antiseptique
[/wptab]
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Millepertuis
A l’époque druidique, le Millepertuis était considéré comme une plante bénie, dont l’odeur seule suffisait à chasser les mauvais esprits (son surnom de Chasse-Diable, Fuga démonium, lui vient de l’époque gallo-romaine).
Comme dit le Dr Leclerc , « on remplirait un volume des vertus que les Anciens lui prêtaient… », mais ces vertus d’antan sont, de nos jours, bien oubliées.
Cazin l’utilisait encore, au siècle dernier, contre les maladies de poitrine : asthme et catarrhe bronchique.
La plante était aussi renommée contre les leucorrhées ; Olivier de Serres, déjà, la disait bonne « pour émouvoir les fleurs des femmes ».
Mais la grande renommée du Millepertuis, qui a subsisté jusqu’à nos jours, est d’être un merveilleux vulnéraire, que les chirurgiens de Montpellier estimaient déjà à nul autre pareil.
On l’utilisait à l’intérieur comme cordial et, à l’extérieur, pour les pansements. Sec, il entrait avec la racine d’Angélique, dans le baume de Commandeur, dont l’usage populaire était général, et à l’état frais, avec des tas d’autres plantes aromatiques, il composait l’alcoolat vulnéraire appelé familièrement « eau d’arquebusade ».
De nos jours « l’huile rouge » continue dans certaines régions de France, en Suisse et en Europe Centrale, à cicatriser et aseptiser les plaies et à guérir les brûlures, et c’est sans doute uniquement sous cette forme (ou sous le nom d’Hypericum homéopathique) que le Millepertuis continue à panser nos maux.
[wptab name=’Description’]Famille des Hypericacées.
On le surnomme Trucheron, Herbe de la Saint-Jean ou, le plus souvent, Herbe aux piqûres et Chasse-diable.
Commun dans les lieux secs, les bois, les champs incultes et le bord des chemins.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 15 à 30 g de sommités fleuries par litre d’eau (3 tasses par jour entre les repas) contre l’asthme et la leucorrhée.
Vin. Laisser macérer, durant 10 jours, de 30 à 50 g de plante. Prendre 2 verres à liqueur entre les repas.
Externe
Décoction. Concentrée. Elle peut servir en injections ou pour le lavage des plaies. En lotions tièdes, elle apaise l’irritation des peaux fines et hypersensibles. Pour tonifier merveilleusement la peau, ajouter à l’eau du bain 4 à 5 litres de cette décoction.
Huile rouge (l’oli rougé des Provençaux). Faire macérer pendant 4 jours une livre de fleurs fraîches dans un litre d’huile d’olive et un demi-litre de vin blanc. Faire ensuite bouillir au bain-marie jusqu’à évaporation complète du vin. Après avoir filtré, répartir dans de petits flacons l’huile obtenue, d’un beau rouge cramoisi. On imbibe des compresses avec cette huile.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Vulnéraire
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Les propriétés antiseptiques et astringentes du millepertuis sont utilisées pour le traitement des peaux grasses. Ce type de peaux nécessite, en effet, un démaquillage particulier pour débarrasser parfaitement les pores dilatés des impuretés qui les obstruent. On peut appliquer sur le visage une décoction de 15 grammes de sommités fleuries par litre d’eau. Cette préparation lutte également contre la formation des rides.
[/wptab]
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Noisetier
D’un goût très fin et très agréable, la Noisette entrait déjà dans l’alimentation de l’homme préhistorique. Très nutritive, elle est néanmoins plus digeste que la Noix.
On lui attribuait jadis, infusée dans du vin blanc, des vertus diurétiques qui ne semblent pas avoir été prouvées. Certains auteurs prétendaient aussi que le pollen de ses fleurs ou le Gui cueilli sur ses branches étaient des remèdes contre l’épilepsie.
De nos jours, on se sert encore de ses baguettes, dans certaines campagnes reculées, pour rechercher des sources – sans qu’on ait expliqué ce pouvoir divinatoire… Et cette propriété quasi magique se double de vertus médicinales.
L’écorce de sa racine contient un principe astringent qui la fait utiliser dans les règles excessives ou douloureuses et, selon Cazin, dans les fièvres intermittentes (paludisme).
A l’extérieur, l’écorce des rameaux est un excellent sédatif local des hémorroïdes et un cicatrisant renommé contre les ulcères variqueux.
[wptab name=’Description’]Famille des Bétulacées.
On l’appelle très souvent Coudrier.
Arbrisseau sauvage de nos haies et de nos bois, bien connu des enfants, le noisetier est souvent cultivé dans les jardins. Les fleurs mâles sont des chatons, les fleurs femelles de petits capitules roses.
Les noisettes, ou Avelines, ont été très améliorées par la culture ; on cultive le Noisetier en grand, pour les besoins de la confiserie, de la chocolaterie et de la pâtisserie, dans le midi de la France et en Italie, dans la province d’Avellino (qui a donné son nom à l’Aveline).[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction d’écorce de la racine. 30 g par litre d’eau. Laisser bouillir un quart d’heure.
Externe
Décoction. 30 g d’écorce par litre d’eau bouillante, contre les hémorroïdes. On lui ajoute souvent un demi-litre d’alcool à 40° et on imbibe des compresses avec cette solution.
Décoction vineuse. Faire bouillir 50 g d’écorce dans un mélange d’un demi-litre de vin et d’un demi-litre d’eau, contre les ulcères variqueux. On lotionne et on panse avec cette décoction.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Astringent
- Sédatif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Navet
Depuis longtemps, la médecine populaire reconnaît au Navet des propriétés émollientes, adoucissantes et pectorales. Le bouillon pectoral à base de feuilles de Navet et de Pulmonaire, de Chou rouge, de Cresson et de mou de veau était si renommé qu’il avait même la réputation de guérir la phtisie !
On emploie encore le Navet contre toutes les maladies de poitrine : catarrhes chroniques, asthme, coqueluche.
Mais là ne se borne pas les bienfaits de ce légume pourtant si peu considéré. Sans doute, pour se venger de la méprisante appellation « sang de Navet », ne s’avise-t-il pas d’être un excellent antiscorbutique et un des végétaux les plus recommandés contre l’anémie ? Riche en vitamines et en précieux oligo-éléments, le Navet enrichit le sang et doit entrer dans le régime des convalescents, des affaiblis, des sportifs.
Pour l’usage externe, la pulpe cuite du Navet est efficace contre les engelures, les douleurs de la goutte, les névralgies dentaires et les engorgements laiteux des seins.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
Très connu en culture jardinière, le Navet est, avec le Panais, une des plus anciennes racine alimentaire, puisqu’on a trouvé sa trace dans les palafittes et les cités lacustres de l’époque néolithique. Sa racine épaisse, tantôt longue, tantôt renflée, selon les espèces, possède des propriétés médicinales, ainsi que ses feuilles.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Il n’est pas besoin de rappeler aux fins gourmets que le canard aux Navets, le navarin sont choses exquises, dignes des plus fins palais.
Les feuilles tendres de Navet sont excellentes incorporées crues aux autres salades ou cuites dans les potages.
On peut absorber 100 g par jour de jus obtenu par mixage de la plante entière.
Tisane. Elle se prépare sous forme soit de décoction de racine, soit d’infusion de feuilles, toutes deux préparées avec 100 g du légume par litre d’eau.
Sirop. Il se prépare avec un litre de Navets coupés que l’on met à bouillir dans 2 litre d’eau. Passer, ajouter 1 kg de sucre et faire cuire en sirop.
Externe
Cataplasme chaud. Utiliser la pulpe cuite du Navet.
La famille Brassica fournit à l’homme bien d’autres végétaux précieux pour son alimentation et sa santé. La Navette (Brassica napus oleifera), le Colza (Brassica rapa campestris oleifera), les Choux (Brassica oleracea), la Roquette (Brassica eruca), tristement demeurée dans nos mémoires comme synonyme de « restrictions ».[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Emollient
- Adoucissant
- Pectoral
- Antiscorbutique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Moutarde Noire
[:en]
L’emploi des enveloppements sinapisés, préparés alors avec du Lin, du Safran et de la Moutarde, est une des innovations de Galien, ce médecin grec du IIème siècle qui demeura la plus grande autorité jusqu’au XVIIème siècle.
Le procédé de révulsion est demeuré classique jusqu’à nos jours et est toujours préconisé contre la congestion des bronches, les refroidissements graves, les affections rhumatismales douloureuses et dans les congestions de la tête : il est appliqué sous forme de cataplasmes, en frictions rubéfiantes ou en bains de pied.
Il ne doit jamais être utilisé chez hypernerveux ou atteints d’affections cutanées ou de varices.
Bien que son usage le plus général soit externe, la Moutarde noire peut s’employer à l’intérieur comme tonique et comme stimulant. Elle est aussi antiscorbutique et purgative, mais il ne faut pas en prolonger l’usage, car elle est irritante.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
C’est la Moutarde des champs, qu’on appelle aussi Sénevé.
Poussant à l’état sauvage au bord des chemins, dans les champs et dans les décombres, la Moutarde est aussi l’objet d’une culture industrielle.
Voir la Moutarde blanche (Sinapis alba)[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Assez rare. On utilise 8 à 15 g de semences concassées qu’on mêle à 300 g de lait, ou encore on mélange 15 g de semences à 1litre de vin ou de bière.
La farine à raison d’une cuillérée à soupe dans un verre d’eau, est un vomitif instantané.
Externe
Il faut se souvenir que c’est l’eau qui fait l’essence de Moutarde à laquelle la Moutarde doit son action rubéfiante. La farine doit donc être conservée dans un endroit très sec afin de rester active. L’eau chaude, à plus de 40 °C, empêche l’essence de se former : les cataplasmes, les bains sinapisés ne doivent jamais dépasser cette température. Ne jamais ajouter de vinaigre, qui diminue l’action de la Moutarde.
Cataplasmes sinapisés. Mélanger 4 parties de farine de Lin et une partie de farine de Moutarde avec laquelle on saupoudre la surface.
Bain de pieds sinapisé. Délayer 150 g de farine de Moutarde avec un peu d’eau froide. Laisser reposer la pâte obtenue et l’ajouter peu à peu à 4 litres d’eau chaude ne dépassant pas 40 °C.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Révulsif
- Rubéfiant
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
L’emploi des enveloppements sinapisés, préparés alors avec du Lin, du Safran et de la Moutarde, est une des innovations de Galien, ce médecin grec du IIème siècle qui demeura la plus grande autorité jusqu’au XVIIème siècle.
Le procédé de révulsion est demeuré classique jusqu’à nos jours et est toujours préconisé contre la congestion des bronches, les refroidissements graves, les affections rhumatismales douloureuses et dans les congestions de la tête : il est appliqué sous forme de cataplasmes, en frictions rubéfiantes ou en bains de pied.
Il ne doit jamais être utilisé chez hypernerveux ou atteints d’affections cutanées ou de varices.
Bien que son usage le plus général soit externe, la Moutarde noire peut s’employer à l’intérieur comme tonique et comme stimulant. Elle est aussi antiscorbutique et purgative, mais il ne faut pas en prolonger l’usage, car elle est irritante.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
C’est la Moutarde des champs, qu’on appelle aussi Sénevé.
Poussant à l’état sauvage au bord des chemins, dans les champs et dans les décombres, la Moutarde est aussi l’objet d’une culture industrielle.
Voir la Moutarde blanche (Sinapis alba)[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Assez rare. On utilise 8 à 15 g de semences concassées qu’on mêle à 300 g de lait, ou encore on mélange 15 g de semences à 1litre de vin ou de bière.
La farine à raison d’une cuillérée à soupe dans un verre d’eau, est un vomitif instantané.
Externe
Il faut se souvenir que c’est l’eau qui fait l’essence de Moutarde à laquelle la Moutarde doit son action rubéfiante. La farine doit donc être conservée dans un endroit très sec afin de rester active. L’eau chaude, à plus de 40 °C, empêche l’essence de se former : les cataplasmes, les bains sinapisés ne doivent jamais dépasser cette température. Ne jamais ajouter de vinaigre, qui diminue l’action de la Moutarde.
Cataplasmes sinapisés. Mélanger 4 parties de farine de Lin et une partie de farine de Moutarde avec laquelle on saupoudre la surface.
Bain de pieds sinapisé. Délayer 150 g de farine de Moutarde avec un peu d’eau froide. Laisser reposer la pâte obtenue et l’ajouter peu à peu à 4 litres d’eau chaude ne dépassant pas 40 °C.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Révulsif
- Rubéfiant
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Nerprun
Le Nerprun est un purgatif énergique.
L’écorce, qu’il faut laisser vieillir deux ans avant de l’utiliser, a été abandonné, car, produisant à la fois vomissements et diarrhées, il était trop délicat de l’employer sans discernement.
On utilise souvent les baies, qui constituent, elle aussi, un purgatif très énergique, qu’il ne faut employer que si le médecin a jugé une telle purgation.
On les vantait naguère contre l’hydropisie, la congestion cérébrale, les maladies chroniques de la peau.
On prétend que deux baies prises chaque matin suffisent à éloigner un accès de goutte.
[wptab name=’Description’]Famille des Rhamnacées.
On l’appelle souvent Bourguépine ou Epine de cerf.
Très commun on le trouve le long des chemins et dans les haies sauvages.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Après avis médical, l’écorce s’utilisait en décoction à la dose de 10 à 20 g par litre.
Baies. De 20 à 30. Les paysans absorbent en même temps une bouillie de farine afin d’atténuer la violence de la débâcle diarrhéique.
Décoction de baies. 30 à 80 g par demi-litre d’eau. Prendre en 3 fois, avant le repas.
Sirop de Nerprun, utilisé en règle générale (et encore celui-ci est-il surtout d’usage vétérinaire) pour purger les chiens ou faire passer le lait des chiennes. Pour le préparer, on mélange 1 kg de suc de baie avec 1 Kg de sucre et on cuit jusqu’à consistance de sirop. On utilise ce sirop à la dose de 15 à 30 g.
D’autres Rhumanus sont aussi utilisés en médecine : la Bourdaine et l’Alaterne, espèces indigènes.
L’Alaterne (Rhamnus alaternus), cultivé dans les jardins et dont les feuilles sont légèrement astringentes, était employé en gargarismes contre les maux de gorge (décoction de 50 g de feuilles par litre).
Le Nerprun des teinturiers (Rhamnus infectorius) donne, sous le nom de « graine d’Avignon », des fruits utilisaient pour la teinture en jaune et pour préparer une laque estimée.
L’écorce de Cascara sagrada, ou arbre exotique, Rhamnus purshiana, originaire des forêts de l’Amérique du Nord, sur les côtes du Pacifique. Il a été acclimaté à une certaine altitude dans le Kenya africain et dans les jardins botaniques français. Sous forme de poudre, d’extraits, de teinture, cette écorce est utilisée comme laxatif et en médecine vétérinaire.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Menthe Pouliot
Connue des Grecs et des Romains, la Menthe Pouliot est reconnue comme stimulante et excitante du système nerveux.
Elle active, d’autre part, la sécrétion bronchique et favorise l’expectoration, ce qui la fait recommander dans l’asthme, la toux quinteuse et l’enrouement. Cazin l’associe alors au Serpolet, à l’Hysope et à la Sauge.
Haller la préconisait aussi comme emménagogue et vermifuge et conte le hoquet et les vomissements.
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.
La Menthe Pouliot (Mentha pulegium) est une sorte de Menthe à feuilles presque ronde et à peine dentées, appelée parfois Bléchon. La tige, cylindrique, est très rameuse. L’odeur et le goût ne sont pas très agréables. On la rencontre plutôt dans l’Europe méridionale, de l’Espagne à l’Asie Mineure : en Provence, en Italie, en Algérie.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
On utilise son infusion, à la dose de 20 à 50 g par litre d’eau, dont on prend 2 ou 3 tasses par jour. Son essence était employée autrefois pour éloigner les poux du corps.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulante
- Fluidifiant
- Expectorant
- Emménagogue
- Vermifuge
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Oranger
La feuille du Bigaradier est très souvent utilisée pour ses propriétés sédatives, car elle calme les spasmes des nerveux et leur permet de trouver le sommeil. Elle et aussi recommandée contre les toux quinteuses, les crampes d’estomac d’origines nerveuses, les palpitations, la céphalalgie et, accessoirement, comme fébrifuge et sudorifique en cas de rhume. On se sert, pour les mêmes usages, de la fleur de Bigaradier, bien que celle-ci soit plutôt réservée pour la préparation de l’hydrolat pharmaceutique extrêmement connu : l’eau des fleurs d’Oranger, appelée encore eau de Naphé, très parfumée, utilisée dans l’alimentation et en pharmacie et qui jouit, elle aussi, de propriétés calmantes. On extrait de ces fleurs l’huile de néroli, qui est la base des eaux de Cologne de qualité.
Bien que la feuille et la fleur d’Oranger doux jouissent à peu près des mêmes propriétés, l’herboristerie utilise surtout celles du Bigaradier, bien supérieures comme arôme et comme goût.
L’orange douce est l’un de nos fruits les plus estimés : Ninon de Lanclos, déjà, la belle des belles, attribuait son inaltérable jeunesse aux Oranges qu’elle mangeait chaque jour. Fruit de luxe encore jusqu’au milieu du XIXème siècle, chacun connaît de nos jours sa richesse en vitamines. L’Orange douce (appelée aussi Pomme de Médie ou de Perse) sert à faire un agréable sirop rafraîchissant et acidulé et une limonade, l’orangeade, recommandés tous deux comme boisson au cours des maladies fébriles. Les zestes servent à faire l’essence de Portugal des parfumeurs.
Seule l’écorce d’Orange amère est utilisée en médecine : elle sert à faire des sirops, une teinture, des alcoolats. Très bon stomachique, c’est, en même temps qu’un apéritif, un excellent tonique de l’estomac et des voies digestives. L’écorce d’Orange douce, beaucoup moins amère, n’a pas une action aussi marquée. On retire des fruits tout jeunes du Bigaradier qui tombent spontanément, nommés Orangettes ou Petits Grains, une huile volatile qui porte leurs noms. Les Orangettes deviennent très dures en séchant et servaient autrefois à faire les pois à cautères, dits « Pois d’Oranges ».
[wptab name=’Description’]Famille des Hespéridacées.
On distingue l’Oranger doux (Citrus aurantium) et le Bigaradier ou Oranger amer (Citrus vulgaris), qui est le plus utilisé en médecine.
Originaire de l’Inde et de la Chine, l’Oranger ne fut introduit en France qu’à l’époque des croisades.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 g de feuilles ou de fleurs par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes. Prendre 2 ou 3 tasses par jour, dont une le soir au coucher. On peut parfumer et accentuer l’effet avec quelques gouttes d’eau de fleurs d’Oranger.
Décoction concentrée de feuilles (120 à 150 feuilles par litre). Elle était jadis utilisée dans les graves perturbations nerveuses et même contre l’épilepsie.
Sirop d’écorce d’Orange amère. Tonique et stomachique, il se prépare avec 100g de zestes secs coupés en morceaux, qu’on laisse macérer 12 heures avec 100 g d’alcool à 60°. Passer et ajouter un sirop préparé avec 350 g de sucre dans un litre d’eau.
Vin tonique et apéritif. Laisser macérer 100 g de zestes d’Orange amère (ou douce, au goût) dans un litre de vin blanc, avec quelques fleurs de Camomille.
Les Gitans soignent la grippe avec 4 litres de jus d’Orange pur par jour, dont ils boivent un verre tous les quarts d’heure.
Externe
Infusion de fleurs et feuilles d’Oranger. C’est un excellent calmant de la peau, qu’elle adoucit à merveille.
Contre les talalgies (ou douleurs des talons) qui surviennent souvent chez les alités ou les opérés, il est recommandé de couper une orange en deux au moment de la crise, de vider chaque moitié de son contenu et d’y emboîter les talons douloureux. [/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Sédatif
- Fébrifuge
- Sudorifique
- Stomachique
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour resserrer les pores dilatés et favoriser le velouté de l’épiderme, on peut appliquer sur les peaux grasses de fines tranches d’orange. On doit conserver ce masque environ une demi-heure, en restant allongé de préférence dans un calme absolu.
On obtiendra aussi une bonne lotion astringente en ajoutant à un jus d’orange le tiers de son volume d’eau de rose.
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