Aux Vertus des Plantes
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Plantes G, H, I

Houblon

Il semble que les Anciens n’aient pas attaché grande importance au Houblon. Seul Pline le signale comme légume délicat et le gourmand Martial confirme cette opinion dans une de ses épigrammes.
De nos jours, les jeunes pousses de Houblon sont encore fort appréciées dans les régions productrices. Consommées crues, en salade, ou cuites, elles constituent un légume délicieux, dont les propriétés toniques, rafraîchissantes, diurétiques et antiscorbutiques sont renommées.
Ste Hildegarde fut la 1ère, sans doute, à attribuer au Houblon des vertus médicinales : encore l’utilisait-elle contre la mélancolie. L’Ecole de Salerne, quant à elle, ne nous parle que des vertus de la bière et néglige le Houblon (c’est vers le Ixème siècle que l’on aurait commencé à utiliser le Houblon dans la préparation de la bière, ainsi que le mentionne le polyptyque d’Irminon vers l’an 816).
Le médecins de la Renaissance, par contre, avec Mathiolle, mirent à profit ses propriétés “apéritives, dépuratives, fébrifuges et diurétiques”. Dodoens et Lémery le considèrent bon dans “les maladies du foye, de la ratte, pour purifier le sang, pour exciter l’urine”.

De nos jours, les phytothérapeutes modernes ont reconnu toutes ces propriétés et en ont ajouté d’autres. Tonique et stomachique par ses principes amers, le Houblon est utilisé avec succès dans le lymphatisme, l’anémie, le rachitisme, le manque d’appétit, la mauvaise assimilation. Il a aussi la réputation de calmer les douleurs d’estomac dues à un excès d’acidité et de diminuer la sécrétion exagérée d’acide. On le recommande même pour calmer les douleurs du cancer de l’estomac. C’est aussi un fébrifuge, que Cazin recommandait contre les “fièvres automnales” et un anthelminthique.
Pour l’Allemand Bohn, le Houblon est surtout un diurétique puissant qui élimine l’acide urique.
D’autre part, son huile essentielle lui confère des propriétés sédatives et même hypnotiques. C’est ainsi que l’Anglais Desroches le préconise dans l’insomnie que provoquent les douleurs rhumatismales, et qu’on place volontiers, outre-Manche, un oreiller bourré de cônes de Houblon sous la tête des insomniaques (procédé qui, paraît-il, rendit le sommeil au roi George III). Le Pr Renon a conseillé le Houblon pour rééquilibrer le système nerveux dans les névroses de guerre. D’autres médecins l’ont préconisé, conjointement avec la Valériane, dans les troubles nerveux en général, et dans ceux du retour d’âge en particulier, et dans les toux spasmodiques.
Par ailleurs, de nombreux praticiens ont constaté les propriétés anaphrodisiaques du Houblon et l’ont préconisé dans l’onanisme, la spermatorrhée, l’éréthisme génital, le priapisme douloureux de la blennoragie. Sédatif de l’appareil génital en général, le Houblon est précieux dans les règle douloureuses, les migraines et troubles nerveux qui les accompagnent.
Le Houblon n’est pas sans toxicité pour les ouvriers travaillant dans les houblonnières : il est irritant pour les muqueuses et son action narcotique cause quelques troubles : maux de tête, somnolence, engourdissement (le Houblon est de la même famille botanique que le Chanvre). D’autre part, le Houblon contient 2 à 30 mg d’oestrogènes par 100 g de cônes, et cette hormone pénètre dans l’organisme à travers la peau ; c’est pourquoi toutes les femmes occupées à la cueillette (et quel que soit le moment de leur cycle) sont réglées 2 jours après qu’elles ont commencé le travail.

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On l’appelle encore Vigne du Nord, Couleuvrée septentrionale, Salsepareille indigène.

D’origine probablement asiatique, le Houblon se rencontre dans les zones tempérées de l’Ancien et même du Nouveau Monde. Presque toujours cultivé, il existe néanmoins à l’état sauvage dans les bois frais et humides.

Le Houblon est surtout utilisé pour la fabrication de la bière.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 15 g de cônes par litre d’eau ; tonique, apéritive et stomachique. Comme sédatif, augmenter la dose de cônes employée jusqu’à 40 g par litre.

Poudre de lupulin (fine poussière résineuse couvrant les cônes). 1 g comme calmant, 2 g comme hypnotique.

Teinture de lupulin. 10 g de lupulin dissous par trituration dans 90 g d’alcool à 90 °. Prendre 2 à 4 g par jour, selon l’effet désiré.

Externe

Les feuilles fraîches pilées sont renommées pour résoudre les abcès scrofuleux et les furoncles.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Stomachique
  • Rafraîchissant
  • Diurétique
  • Antiscorbutique
  • Apéritive
  • Dépurative
  • Fébrifuge
  • Anthelminthique
  • Anaphrodisiaque

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On pourra obtenir une bonne lotion tonique, à utiliser après le démaquillage, en faisant infuser deux pincées de cônes frais de houblon dans un demi-litre d’eau bouillante. Filtrer, laisser refroidir et lotionner le visage.

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Grenadier

Il semble que les anciens Egyptiens employèrent les premiers le Grenadier comme vermifuge. L’écorce de la racine était utilisée comme anthelminthique de temps immémorial dans l’Hindoustan et, chez les Grecs, dès l’époque de Dioscoride.
Tombée en désuétude en Europe, ce fut Buchanan, en 1807, qui la remit en usage, puis le Dr Mérat la signala le premier comme ténifuge aux médecins français.
Les fleurs (appelées balaustes) sont astringentes. Elles donnent de bons résultats dans la diarrhée chronique, la leucorrhée, les hémorragies.
L’écorce de la racine est un vermifuge très efficace contre le ténia armé et le bothryocéphale.
Assez souvent mal tolérée, on l’interdit aux enfants, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent.
L’écorce du fruit est un vermifuge aussi, mais uniquement contre les ascaris. Le suc provenant de la pulpe pressée sert à faire un sirop populaire très rafraîchissant : la grenadine.

[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées

On l’appelle aussi Balaustier.

Ce petit arbre, tordu et rabougri, est originaire soit d’Afrique, soit des Indes, puisque la légende hindoue veut qu’il est été créé par Bouddha pour détourner une déesse de ses pratiques anthropophages.
On utilise l’écorce de la racine, l’écorce du fruit, les fleurs, et évidemment le fruit lui-même, très rafraîchissant.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de fleurs. 15 à 30 g par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes et prendre une tasse toutes les heures.
L’écorce de racine est généralement utilisée sous forme d’extrait actif pharmaceutique : la Pelletiérine Tanret.
Décoction, franchement nauséeuse et détestable (bien sucrée et glacée, elle passe un peu mieux). Faire macérer 65 g d’écorce concassée pendant 24 heures dans trois quarts de litre d’eau. Puis faire réduire à feu doux jusqu’au quart de litre. Prendre en 3 fois, à une demi-heure d’intervalle (formule du Dr Héraud).
Deux heures après, prendre une décoction de Bourdaine.
Décoction d’écorce du fruit : 30 g par litre d’eau.

Externe

Infusion concentrée de fleurs. Elle sert en injections contre les pertes blanches.

Décoction d’écorce de racine : s’utilise en lavements contre les ascaris.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Vermifuge
  • Anthelminthique
  • Ténifuge
  • Astringente

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Hamamélis

Employé depuis des siècles par les Indiens, l’Hamamélis n’est devenu une des médications classiques des affections veineuses qu’à la suite des travaux de Dujardin-Beaumetz et de son élève Gui. Surnommé la “digitaline des veines”, on le prescrit dans toutes les variétés d’affections du système veineux : varices, hémorroïdes, congestions veineuses, séquelles de phlébite, métrorragies congestives, congestions prostatiques, etc. On l’utilise seul, ou associé à l’Hydrastis, sous forme de teinture et d’extrait fluide, dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques à usage interne ou externe.

L’Hamamélis jouit en Amérique d’une grande vogue pour les soins de la peau. Il fait merveille dans la couperose et les poussées congestives du visage. Il est également à la base de lotions oculaires reposantes et rafraîchissantes.

[wptab name=’Description’]Famille des Hamamélidacées

Appelé aussi Noisetier de la sorcière, l’Hamamélis est un arbrisseau d’Amérique du Nord.

Il fut introduit en Europe en 1736 par Collinson, mais on ne le trouve guère acclimaté que dans les jardins botaniques.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 20 g de feuilles par litre à prendre dans la journée. Le goût est âpre et amer.

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour les peaux délicates, on utilisera avantageusement une infusion de 20 grammes de feuilles d’hamamélis jetées dans un demi-litre d’eau bouillante. Au bout d’un quart d’heure, filtrer ; laisser tiédir. Se lotionner le visage à l’aide de compresses pendant une semaine par mois, matin et soir. Cette préparation contribuera à rétablir l’équilibre de l’épiderme et à lutter contre l’apparition des rides.

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Galéga

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Un Allemand de la Renaissance, Camerarius, s’illustra par ses études du Galéga, herbe précieuse qui donnait du lait aux nourrices. Inutilisée de nos jours, la plante garda longtemps cette grande réputation. On la disait aussi sudorifique et antipoison.
A l’époque moderne, on a constaté, à la suite des travaux de Tarret, Simonnet et Paturier, que le Galéga avait une action sur le métabolisme hydrocarboné. Il active le métabolisme des glucides, en même temps que celui des protides et des lipides, et augmente ainsi la tolérance des diabétiques à l’égard des hydrates de carbone. Il permet de prévenir les accidents acidosiques. Paturier, pour sa part, le considérait comme un véritable succédané de l’insuline. Toutefois, non absolument dénué de toxicité, le Galéga ne doit être utilisé qu’avec précaution.

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[wptab name=’Description’]Famille des Papilionacées

On l’appelle encore Lavanèse, Faux Indigo, Rue de chèvre.

Cette plante, qui croît spontanément dans les lieux incultes, est aussi fréquemment cultivée dans les jardins, où elle prend des proportions doubles de celles de l’état sauvage.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

On s’adresse généralement à l’extrait fluide pharmaceutique, selon le schéma de traitement donné par Paturier.
Infusion. 20 g de plante par litre d’eau. Prendre 3 ou 4 tasses à café par jour.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Sudorifique

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Garance

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A la Renaissance, on l’utilisait contre toutes les hémorragies et pertes de sang, puisqu’on attribuait aux plantes des propriétés en fonction de leur couleur ou de leur forme. Raspail l’utilisait contre le rachitisme et les affections osseuses qui lui sont imputables. D’autres la recommandaient contre la jaunisse, l’anémie et les dartres. Leclerc, enfin, en 1933, confirma ses propriétés diurétiques. C’est pour ses dernières propriétés que les Arabes l’emploient encore, ainsi que pour faciliter l’accouchement, en décoction de 20 g de racine par litre.

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[wptab name=’Description’]Famille des rubiacées

La racine de cette plante est utilisée par les teinturiers pour la teinture en rouge. Colorant puissant, elle teinte fortement en rouge les urines et même les os des individus soumis à son traitement.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique

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Germandrée

Déjà en honneur comme fébrifuge chez les anciens Egyptiens, la Germandrée possède les propriétés communes aux plantes amères et aromatiques, c’est-à-dire qu’elle est tonique, apéritive, fébrifuge et qu’elle stimule la digestion. Elle combat la paresse de l’estomac, celle du foie et de l’ensemble du tube digestif (la Germandrée entre d’ailleurs dans la composition de divers apéritifs et liqueurs digestives : vermouths, Chartreuse). On la recommande aussi contre la bronchite, le rhumatisme et la goutte.

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L’Ivette musquée (Teucrium iva), préconisée par les Arabes contre le choléra, est très employée aussi par eux contre d’autres maladies. Contre la piqûre de scorpion, ils font boire, aussitôt après la piqûre, une décoction de Germandrée ivette (Teucrium chamoepitys).

La Germandrée aquatique ou Germandrée d’eau (Teucrium scordium) dégage, quand on la froisse, une odeur d’ail que n’a pas la Germandrée Petit Chêne. On l’emploie pour les mêmes usages, mais aussi à l’extérieur en lotions contre les ulcères et, autrefois, contre la gangrène.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées

On l’appelle aussi Germandrée Petit Chêne, Chênette.

On utilise généralement les sommités fleuries ou encore la plante entière, mais sans les racines.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 30 à 40 g de sommités fleuries ou de fleurs et feuilles dans un litre d’eau ou de vin. Prendre 3 ou 4 verres à bordeaux par jour.
Il existe une dizaine d’autres variétés de Germandrées, auxquelles on reconnaissait les mêmes propriétés qu’à la Germandrée Petit Chêne, et dont beaucoup ne sont plus utilisées.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Apéritive
  • Stimulant (digestive)

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Hydrastis Canadensis

On utilise le rhizome, tordu et noueux, gros comme un crayon.
On employait primitivement l’Hydrastis contre les ulcères, les inflammations de la bouche et des yeux, et comme stomachique dans l’atonie gastrique. Connu et étudié depuis longtemps en Amérique, il fut, en France, l’objet des travaux de Huchard, qui le préconisa contre les hémorragies utérines.
Doué de propriétés veinotropes pratiquement analogues à celles de l’Hamamélis, on l’utilise comme ce dernier (et souvent en association) dans toutes les affections du système veineux, sous forme de teinture, d’extrait alcoolique ou d’extrait fluide principalement.

[wptab name=’Description’]Famille des Renonculacées

Cette plante, qu’on appelle aussi Sceau-d’or ou Racine orange, est une petite plante herbacée qui croît dans les hautes régions boisées et ombragées du Canada et des Etats-Unis.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stomachique

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Géranium Robert

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Le Géranium Robert a été vanté par Sennert contre la stérilité et le cancer de l’utérus. Astringent et antispasmodique, on l’utilise contre la diarrhée et les hémorragies utérines. Plusieurs auteurs lui reconnaissent aussi des propriétés antidiabétiques : il diminue la glycosurie.
On l’emploie beaucoup pour l’usage externe en gargarismes dans les angines et les inflammations des amygdales, en lavages d’yeux dans l’ophtalmie, en cataplasmes dans l’engorgement laiteux des seins et pour cicatriser rapidement les blessures.

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[wptab name=’Description’]Famille des Géraniacées

On l’appelle encore Herbe-à-Robert, Bec-de-Grue, Herbe-à-l’Esquinancie.

Petite plante d’environ 0,20 m, l’Herbe à Robert est commune dans les endroits ombragés, les parcs, les sous-bois.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de sommités fleuries par litre. Laisser en contact 20 minutes et prendre 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Utiliser la même infusion. Contre les plaies, appliquer le suc ou des cataplasmes de plante broyée.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent
  • Antispsasmodique
  • Antidiabétique

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Grateron ou gratteron

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Peu employé de nos jours, le Grateron passait pour diurétique et antigoutteux. On le recommandait contre la gravelle, et Cazin le préconisait beaucoup contre l’hydropisie. On le trouvait bon contre les troubles circulatoires et capable d’améliorer la circulation du sang chez les vieillards. On l’utilisait aussi dans la jaunisse et la pleurésie.
A l’extérieur, il était utilisé contre les écrouelles, pour arrêter le saignement des plaies et pour résoudre les loupes.

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[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées

On l’appelle aussi Caille-Lait Grateron.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 à 40 g de plante par litre d’eau. On en prend un tiers de litre par jour comme diurétique.
Jus de plante fraîche, contre la gravelle (120 g par jour), ou encore 3 g de poudre de plante séchée, macérée une nuit dans un verre de vin blanc ; à absorber le matin à jeun.

Externe

Décoction concentrée employée en compresses pour arrêter le saignement des plaies, ou cataplasmes de plante fraîche pilée.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique

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Gaïac

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On utilisait le bois, l’écorce et la résine. Le Gaïac eut une réputation extraordinaire à la Renaissance dans le traitement d’une nouvelle et terrible maladie qui venait de faire son apparition : la syphilis. Il partageait cette renommée avec deux autres nouvelles plantes exotiques : la Salsepareille et la Squine. On l’employait encore contre la goutte, les rhumatismes et le manque d’appétit. Le gaïacol, substance qu’on découvrit dans les produits de distillation du Gaïac, a des propriétés analgésiques locales et d’antiseptique des bronches, utiles dans les maladies des voies respiratoires (tuberculose). Ce produit étant dangereux, on utilisa ensuite ses dérivés. Le Gaïac est utilisé en parfumerie (dentifrice).

[wptab name=’Description’]Famille des Zygophyllacées

Ce grand et bel arbre, à feuilles composées pennées, croît aux Antilles, à la Jamaïque, à Saint-Domingue, à Cuba. Il était cultivé dans les jardins des souverains aztèques, et c’est en 1508 qu’il fut apporté en Europe par les conquérants espagnols. Ils l’appelaient le Bois saint, le bois de vie.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiseptique

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