Phytothérapie
Aspérule odorante
La légende voudrait que la mère de Jésus en ait garni la crèche avant de déposer son enfant, d’où son surnom « d’herbe à la vierge ».
Comme l’indique son nom populaire d’Hépatique étoilée, l’Aspérule est la panacée des affections du foie : congestion du foie, jaunisse.
Elle est, avec le Mélilot et la Mélitte, selon le Dr Leclerc, une des 3 “plantes à coumarine” :
- Action sur la coagulation sanguine
- Augmention du volume des urines
- Arrêt du développement des colibacilles
- Action antispamodique
Bonne pour le foie, la plante l’est donc aussi pour les reins. De plus, la coumarine a une bienfaisante action antispasmodique, ce qui explique pourquoi l’Aspérule facilite la digestion des malades qui souffrent d’angoisse et de vertiges, et que, prise le soir, elle donne de très bons résultats contre l’insomnie.
L’Aspérule, très parfumée, entre dans la composition du “vin de mai” allemand ou lorrain.
[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées
Le Gaillet odorant (Galium odoratum (L.) Scop.) ou Aspérule odorante (de son ancienne dénomination, avant d’être reclassé dans le genre Galium par les botanistes, Asperula odorata).
La plante est parfois appelée Petit Muguet ou Reine-des-bois et plus rarement Thé suisse ou Belle-étoile, Hépatique étoilée.
Cette plante tire son nom commun et scientifique de l’odeur qu’elle acquiert en séchant. Le terme « aspérule » provient du latin asper signifiant « rude », « rugueux », caractérisant le bord de ses feuilles. C’est une plante de mi-ombre, commune dans les sous-bois et sur les lisières des forêts caducifoliées d’Europe au-delà de 400 m d’altitude.
Le gaillet odorant est une plante dressée, avec des verticilles de feuilles entières ovales allongées, et une inflorescence de petites fleurs blanches à quatre pétales en croix. Sa particularité réside dans l’odeur qu’elle dégage quand on la blesse ou lors de la dessiccation. Cette odeur caractéristique, rappelant celle de foin coupé ou de la fève tonka, provient de la coumarine présente en abondance dans sa racine et ses tiges (substance également trouvée dans la fève tonka utilisée industriellement pour aromatiser l’Amsterdamer).
La plante colorerait en rouge les os des animaux qui la consommeraient en grande quantité avec l’herbe ou le foin.
Comme dans le mélilot, si la plante moisit et fermente, il se forme du dicoumarol ou hydroxycoumarine, une antivitamine K, anticoagulant utilisé à faible dose en médecine mais qui peut causer de graves hémorragies à forte dose, cette molécule étant utilisée comme appât rodenticide de type mort aux rats.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
- La coumarine, hypnotique, expliquerait les propriétés antispasmodiques et sédatives (anti-insomnie) attribuées à l’aspérule, et aussi diurétique et légèrement antiseptique.
- L’aspérule était jadis utilisée contre les phlébites (superficielles ou profondes).
- Des proportions trop élevées d’aspérule odorante peuvent induire des maux de tête voire une altération des perceptions (vertige, somnolence, etc.) ou des hépatites.
- Infusion : On peut en faire une infusion dite « thé d’aspérule », aux propriétés légèrement sédatives. Le roi Stanislas II de Pologne en buvait chaque matin et lui attribuait sa bonne santé.
Externe
- L’aspérule est réputée adoucissante et vulnéraire. Infusée avec des fleurs de bleuet ou des feuilles de plantain, elle produisait un collyre contre les blépharites et les conjonctivites.
- On l’écrasait pour soigner les blessures, abcès et enflures douloureuses.
- Cataplasme de plante broyée, appliqué sur la région du foie, contre la jaunisse et l’engorgement de cet organe.
Cuisine
- L’aspérule odorante peut s’utiliser fraîche ou sèche pour parfumer des gâteaux, cookies et également des boissons alcoolisées ou non.
- Le gaillet odorant est utilisé dans quelques boissons alcoolisées : certains vins apéritifs, bières ou eaux-de-vie.
- Vin de mai appelé « Maibowle » ou « Waldmeisterbowle » ou « Maitrank » : Récoltée de mi-avril à début mai, puis laissée à macérer dans du vin blanc de Moselle, elle sert de base aromatique à la préparation d’une boisson apéritive traditionnelle de la région d’Arlon (province de Luxembourg, Belgique) et du Luxembourg.
- Le « sirop d’aspérule » est un des deux sirops qui accompagnent traditionnellement la Berliner Weiße, une bière allemande légère et acide au froment. En Allemagne, il est fabriqué à base de succédané depuis la fin du xxe siècle, en raison de l’interdiction de l’utilisation de la plante pour les sirops à cause de sa teneur en coumarine.
- En Moselle germanophone et en Alsace, elle est connue sous le nom de « Waldmeister » (Maître de la forêt/Maître des bois) et sert de base à une liqueur digestive produite par macération de brins en fleurs dans de l’alcool avec 100 à 200 g de sucre, avec filtration après 5 semaines pour obtenir une couleur vert pâle, ou 8 semaines pour un goût optimal, mais couleur verte plus foncée.
Pratique
- Autrefois, cette plante était utilisée pour bourrer les coussins et les matelas.
- Depuis longtemps utilisée par les paysans, elle diffuse un parfum de coumarine qui fait fuir les mites. On en parfume donc le linge dans les armoires comme on le fait avec la lavande. Elle peut être utilisée dans la fabrication de répulsifs contre les insectes.
- L’industrie exploite son odeur de vanilline. On peut la trouver pour la même raison en pot-pourri de fleurs séchées.
- On extrait un colorant rouge des racines du gaillet odorant (ce colorant naturel est présent dans de nombreuses rubiacées et peut être utilisé comme celui de la garance pour teindre la laine – usage ancien).
- Mêlées à des feuilles de menthe et de tussilage, les feuilles ont été utilisées comme substitut au tabac.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Coagulante
- Diurétique
- Antiseptique
- Antispasmodique
- Hypnotique
- Sédative
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Agar Agar
L’agar-agar (mot d’origine indonésienne-malaise, référencé E406 dans la liste des additifs alimentaires) est un produit gélifiant, dont la découverte faite au Japon en 1658 par Minora Tarazaemon est souvent attribuée à tort à Fanny et Walther Hesse, ces derniers ayant découvert en 1881 son utilité comme milieu de culture en microbiologie.
Il est appelé kanten au Japon où il est utilisé dans certaines pâtisseries traditionnelles comme les yōkan, ou sous forme de tokoroten.
[wptab name=’Description’]Familles des Gelidiacées (Gelidium et Pterocladia) et des Gracilariacées (Gracilaria)
L’agar-agar est un polymère de galactose (galactane) contenu dans la paroi cellulaire de certaines espèces d’algues rouges appartenant aux familles des Gelidiacées (Gelidium et Pterocladia) et des Gracilariacées (Gracilaria).
Le mucilage extrait à chaud de ces algues donne après purification, déshydratation et broyage la poudre d’agar-agar utilisée essentiellement pour gélifier un grand nombre de produits alimentaires mais aussi les milieux nécessaires à la culture in vitro des micro-organismes. Il est alors commercialisé sous forme de longues barres transparentes ou en poudre.
- Il sert de gélifiant des milieux de culture en microbiologie.
- Il sert de gélifiant pour les cultures in vitro de tissus végétaux ou animaux.
- Il est également utilisé en chimie pour la création de jonctions électrolytiques (ou « ponts ioniques ») dans les piles d’étude de couple rédox. Ce support gélifié est baigné le plus souvent par une solution de chlorure de potassium (KCl), ces ions n’interférant qu’avec peu de couples rédox.
- Il peut aussi servir de milieu de croissance de cristaux nécessitant très peu de perturbation.
Cette substance s’utilise en très petites quantités. Elle n’a pratiquement ni goût ni couleur. C’est un liant et gélifiant végétal parfait pour remplacer la gélatine animale.
L’agar-agar purifié, débarrassé de tous ses éléments minéraux s’appelle l’agarose, utilisable selon son niveau de pureté dans diverses applications de biologie moléculaire.
L’agar-agar sert également à réaliser des prises d’empreintes dans différents domaines allant de l’archéologie à la dentisterie car c’est un matériau précis qui se liquéfie au-dessus de 80 °C et gélifie en refroidissant. Mais il est peu utilisé car il nécessite beaucoup de matériel (pour chauffer, maintenir à température et refroidir), et d’organisation.
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[wptab name=’Utilisation’]
Les utilisations de l’agar-agar découlent de ses propriétés de gélification des solutions aqueuses. C’est le gélifiant naturel le plus puissant, son action est perceptible à partir de 0,1 %.
- Confitures, gelées de fruits, flans… La gelée se forme à condition que l’agar-agar dilué dans l’eau soit chauffé à 90 °C puis refroidi à une température de 40 °C environ
- La gelée se forme à condition d’être chauffée à 90°C, mais ne “prend” qu’à température de 40°C environ. Pour un 1/2 litre de préparation liquide à gélifier, il faut peser 2 g d’agar-agar (en poudre, cela correspond à une cuillerée à café rase). Faire chauffer le liquide avec l’agar-agar et le porter à ébullition pendant 30 secondes. La cuisson effectuée, verser le liquide dans un contenant (pots, ramequin, etc) et laisser refroidir.
- Confiture. 1 kg de fruits, 500 g de sucre, 2 g d’agar-agar. Rajouter un peu plus d’agar-agar si le fruit en question a tendance à rendre du jus. Pour les pâtes de fruits : 3 g d’agar-agar, 100 g de sucre, 100 g de purée de fruits, 2 cuillerée à soupe de jus de citron.
- Mousses à servir chaudes
- Aérogel appelé SEAgel, semblable à de l’aérogel organique, avec un goût et une consistance rappelant les gâteaux de riz
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[wptab name=’Propriétés’]
- Gélifiant alimentaire, il possède l’avantage d’être acalorique. Il n’est pas digéré dans l’estomac et l’intestin, et il est peu fermentescible.
- Alternative végétarienne et naturelle à la gélatine animale, avec un résultat différent, plus ferme.
- Laxative, utilisée lors de troubles intestinaux – Flatulences à fortes doses
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Fenouil doux
Le Fenouil était utilisé par les Assyro-Babyloniens pour calmer les maux d’estomac. Plus tard, on lui trouva des vertus diurétiques et on le jugea bon contre la lithiase et les douleurs vésicales. L’école de Salerne le considérait comme un carminatif puissant.
Jusqu’à notre époque, l’usage populaire a continué à consacrer cette double action, diurétique et carminative. La racine est surtout réputée comme diurétique : elle entre dans l’antique “sirop des 5 racines”, toujours en usage.
Elle lutte contre les rétentions d’eau de l’organisme, quelles que soient leur origine et leur localisation : enflure des chevilles, des pieds et des jambes, enflure du ventre, enflure des paupières. Mais la racine est apéritive et emménagogue.
Le fruit possède les vertus communes aux semences d’Ombellifères, c’est-à-dire qu’il est carminatif et galactogène ; il fait partie des “4 semences chaudes” avec l’Anis, la Coriandre et le Carvi.
C’est aussi un excellent stimulant de tout l’appareil digestif. Cadéac et Meunier ont démontré qu’il suscite une excitation générale, avec augmentation de la force motrice. Il favorise les contractions et active la sécrétion des glandes du tube digestif, tout en luttant contre les flatulences qui pourraient se produire. En cas de paresse de l’estomac, il faut le préférer aux autres semences d’Ombellifères.
Les feuilles, en cataplasme, sont employées contre les engorgements laiteux.
[wptab name=’Description’]Famille des Apiaceae
C’est le Fenouil doux, qu’on appelle aussi parfois Fenouil officinal.
Cette plante aromatique, commune dans les lieux secs et les vignes, surtout dans le Midi, est aussi cultivée dans les jardins comme condiment.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
- Infusion : 15 à 30 g de semences par litre d’eau bouillante. Prendre une tasse après chaque repas.
- Décoction : 20 à 30 g de racine par litre d’eau, comme diurétique ou apéritif
- Vin stimulant : Faire macérer 30 à 50 g de semences par litre de vin. Consommer, au bout de 15 jours, un verre à bordeaux au moment des grands repas.
- cf Sirop des 5 racines apéritives
Externe
Pour résoudre l’engorgement des seins, appliquer soit un cataplasme de feuilles broyées, soit des compresses imbibées de décoction concentrée de feuilles.
En cuisine
La Provence connaît bien cette herbe aromatique qui parfume délicieusement les poissons, les olives, les escargots. Semées en fin hachis sur les plats de digestion difficile (Fèves, Haricots), les feuilles aident agréablement à leur assimilation.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Apéritif, digestif
- Carminatif puissant
- Galactogène
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[wptab name=’Fenouil de Florence’]
Ou Fenouil sucré.
C’est un légume surtout méridional, très apprécié pour la délicatesse de son goût d’Anis très léger et très fin. On le consomme soit cru, doit en salade. Les semences, plus grosses que celles du Fenouil officinal, possèdent les mêmes propriétés. De saveur très sucré, on en fait des dragées qu’on déguste contre friandise, mais qui sont aussi carminatives, et dit-on antiphtisiques.
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[wptab name=’Fenouil marin’]
C’est la Criste-Marine, qu’on appelle encore Perce-Pierre, Casse-Pierre, Passe-Pierre, Bacile.
Cette plante croît en abondance sur les écueils et les rochers du bord de mer, et surtout de la côte atlantique. La plante est recherchée dans certaines contrées pour préparer un vinaigre aromatique très estimé. On mange les feuilles comme condiment, à la manière des cornichons, pour donner appétit ou relever le goût des viandes froides. Connu des Anciens, le Perce-Pierre fut étudié par Lavini en 1820, puis par Borde, pharmacien à La Rochelle, en 1909, et enfin par le professeur Delépine. On considère la décoction de plantes comme diurétique et anthelminthique, mais c’est la graine surtout qui est renommée pour tuer les vers.
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Genévrier

Le bois de Genièvre était considéré comme sudorifique et on l’employait autrefois contre la syphilis, à l’égal du Gaïac. Matthiole le recommandait en bains contre la goutte et certifiait que les malades “même cloués au lit sortent de ce bain tout à fait ingambes”.
Les feuilles et les sommités étaient réputées purgatives et leurs cendres encore plus.
La 2ème écorce (ou écorce blanche) est encore utilisée dans les campagnes comme un excellent remède de la furonculose.
Ce sont surtout les baies qui possèdent de précieuses vertus médicinales. Elles sont un des diurétiques les plus anciennement connus. Caton l’Ancien, le célère Romain, recommandait déjà le vin diurétique à base de baies de Genièvre, il y a de cela quelque 20 siècles.
A part le côté folklorique (chauffer dans un vase d’airain ou de plomb, dit Caton), la recette a passé à travers les siècles sans modification. Les baies entrent d’ailleurs dans la formule de divers vins diurétiques officinaux : vin de l’Hôtel-Dieu, vin de Trousseau, vin de la Charité. Communiquant aux urines une odeur de violette, ce qui n’est pas si mal, les baies sont efficaces dans l’hydropisie, les calculs, la gravelle, l’inflammation de la vessie. Antiseptiques, elles ne sont pas à dédaigner dans la leucorrhée et la blennorragie. Il ne faut pas, néanmoins, en abuser, car elles peuvent provoquer l’irritation des voies urinaires.
Déjà considéré au Moyen-âge, comme une panacée, le Geneviève n’a cessé d’être loué depuis par les plus hautes autorités médicales. Chomel écrivait, dans son Histoire des plantes, “le Genièvre passe, dans l’esprit de plusieurs personnes, pour un remède universel”.
Les propriétés diurétiques, sudorifiques, dépuratives, toniques et stomachiques pour lesquelles il était utilisé par tous les médecins et pharmacologues des XVIIIème et XIXème siècles sont toujours admises aujourd’hui.
[wptab name=’Description’]Famille des Cupressaceae
On l’appelle communément Genièvre et, parfois, Pétron.
Assez commun en Europe, le Genièvre est un arbrisseau à la fois dur, au parfum résineux, dont l’écorce est souvent rougeâtre.
Genévrier commun alpin
Genévrier commun des montagnes
Genévrier commun érigé
Genévrier commun érigé à terpinéol
Genévrier de Virginie
Genévrier du Mexique dit Cèdre du Texas
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
- Décoction d’écorce blanche : 20 à 30 g par litre à boire dans la journée, en dépuratif contre la furonculose
- Infusion de baies : 20 à 30 g par litre, comme diurétique, tonique et stimulant de l’estomac et de l’appétit
- Bains de Genièvre contre les rhumatismes, la goutte et les éruptions cutanées : ajouter au contenu de la baignoire la solution obtenue par l’ébullition de 2 kg de jeunes branches avec une bonne poignée de baies
- Cure (recommandée par l’abbé Kneipp) : Prendre d’abord 4 baies par jour, pour, en augmentant d’une baie par jour, arriver 15 baies ; descendre ensuite jusqu’à une baie
- Vin diurétique : Broyer 60 g de baies dans un mortier. Les ajouter à 1 l de vin que l’on met chauffer jusqu’à ébullition. Laisser macérer 3 jours. Mettre en bouteille et prendre un verre le matin à jeun
Externe
Pour l’usage externe, les fumigations de baies, désinfectantes, ont toujours eu grande réputation en période d’épidémie, comme nous l’apprend Clément Marot. Ces fumigations sont aussi très renommées contre le rhume de cerveau.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Dépuratif
- Diurétique
- Tonique, stimulant
- Sudorifique
- Antiseptique
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[wptab name=’Genévrier lycien’]
Le Genévrier lycien est un arbuste d’Arabie et d’Asie qui donne une gomme-résine appelée tantôt encens, tantôt oliban. Connu et employé par les Anciens, l’oliban entrait dans la composition de l’emplâtre de Vigo, de la thériaque.
C’était un remède populaire contre les maux de dents (l’Ecole de Salerne conseillait d’en “prendre la fumée” au moyen d’un entonnoir). Mêlé à de la salive pour en faire une pâte, il était utilisé aussi contre les pustules du charbon.
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[wptab name=’Genévrier oxycèdre’]
C’est le plus souvent appelé Cade, mais aussi Cèdre piquant.
C’est un arbre de petite taille, qui croît dans le midi de l’Europe.
Par la combustion incomplète de son bois, on retire une huile noirâtre, nauséabonde, l’huile de Cade, déjà utilisée par les Anciens sous le nom de “cedria” et prônée par l’Ecole de Montpellier. L’huile de Cade, très utilisée en dermatologie, était vantée dans l’eczéma, l’acné, le psoriasis, l’impétigo, la teigne de Provence. Elle entre encore dans de nombreuses pommades et dans les shampooings médicamenteux.
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Cyprès

Les noix de cyprès renferment des principes actifs aux propriétés antivirales, faisant de cette plante, la plante majeure dans toutes les affections virales aiguës ou récidivantes. Ces molécules ont une action directe sur le virus et permettent ainsi de supprimer l’infection.
Le “cyprès toujours vert” signe son efficacité dans le traitement de toutes les manifestations de l’insuffisance veineuse : jambes lourdes, varices, hémorroïdes… Il est utile également en cas de toux sèche, d’extinction de voix.
Le cyprès possède de fait des propriétés astringente, vasoconstrictrice, hépato protectrice et antihémorragique. Il réduit en particulier le risque de fracture ménopausique en améliorant la microarchitecture trabéculaire (sugiol). Les oligomères proanthocyanidoliques ou proanthocyanidols (polymères de flavonoïdes) sont de surcroît angio-protecteurs, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, de l’élastase et de la trypsine.
Antitussif et anti-infectieux pulmonaire (grâce à l’huile essentielle qu’il contient naturellement), le cyprès est reconnu pour son activité antivirale (les proanthocyanidols possèdent des propriétés de fixation aux protéines, plus particulièrement sur les substrats des enzymes, et sur les protéines de surface des cellules, limitant ainsi la reconnaissance virus / cellule hôte et la réplication virale). Le cyprès est également diurétique, veinotonique et cardioprotecteur.
[wptab name=’Description’]Famille des Cupressaceae.
Encore appelé cyprès commun, cyprès sempervirent, cyprès toujours vert, cyprès d’Italie, cyprès de Provence, ou encore cyprès méditerranéen.
Le cyprès est originaire d’Asie mineure, en particulier des bords de la mer Egée, mais il a été acclimaté dans tout l’hémisphère nord, et plus particulièrement autour du bassin méditerranéen. Il résiste à −20 °C et tolère une sécheresse relative. Il est aussi présent dans l’hémisphère sud comme à Antananarivo où il est commun.
Facilement reconnaissable à ses branches disposées en fuseau, le cyprès peut mesurer jusqu’à 25 mètres de haut et vivre près de 2000 ans.
La « floraison » se produit en mars-avril en France. Les organes reproducteurs ne sont pas portés par des fleurs, mais par des cônes. Le cône mâle reste petit ; il a une forme oblongue. Le cône femelle, en forme d’œuf, peut atteindre une longueur de 4 cm.
La pollinisation est anémogame (pollen transporté par le vent). Le pollen de cette espèce est très allergisant 4(indice 5/5). Des allergies croisées sont possibles avec le pollen du Thuya, du genévrier et du pêcher.
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[wptab name=’Utilisation’]
Indications : Les cônes de cyprès renferment des flavonoïdes, aux propriétés anti-inflammatoires, et des leucoanthocyanes (ou tanins) qui protègent le système vasculaire et maintiennent le tonus veineux. Le cyprès est ainsi indiqué “pour soigner toutes les affections du système veineux et lympathique telles que les hémorroïdes, les varices, les varicosités, les jambes lourdes et douloureuses, les œdèmes des membres inférieurs, la congestion pelvienne, les métrorragies et les troubles de la ménopause.
Posologie :
En décoction : 15 à 25g de noix de cyprès pour 1 litre d’eau froide. Faire bouillir ¼ d’heure, laisser infuser 10 minutes. Prendre jusqu’à 3 tasses/ jour entre les repas.
En bain de siège pour les hémorroïdes, préparation en décoction comme ci dessus, puis laisser refroidir et quand l’eau est tiède, faire un bain de siège entre 10-15 min, 2 à 4 fois/ jour pour atténuer la douleur et favoriser une vasoconstriction qui limitera la dilatation des veines.
Utilisation du bois : Le bois, très dense et presque imputrescible, est apprécié des ébénistes. Dans l’épisode biblique du déluge, l’Arche de Noé était en bois résineux, ou bois « gofer » ou « gopher » (hébreu : גפר). Les Phéniciens, les Assyriens, les Romains et les Grecs l’utilisaient pour la construction de navires, de portes de temples et de cercueils. Il était déjà à l’époque considéré comme l’arbre de deuil, ce qui explique peut-être qu’il est si fréquemment planté dans les cimetières.
Le monastère Santo Toribio de Liébana possède une relique de la Sainte Croix du Christ dont une expertise scientifique de 1958 certifie sa composition en cyprès sempervirens[/wptab]
[wptab name=’Huile essentielle’]
L’huile essentielle, extraite à partir des rameaux, est utilisée pour ses propriétés sur la circulation veineuse et lymphatique, notamment ses propriétés vasoconstrictrices.
L’huile essentielle de cyprès est produite par distillation à la vapeur d’eau des rameaux feuillés. Il faut environ 1 kg de rameaux pour obtenir 10 ml d’huile essentielle.
- En huile essentielle (HE) en cas de toux sèche et spasmodique : prendre 1 goutte d’HE dans un peu de miel ou 1 cuillerée à soupe de sirop homéopathique contre la toux sèche à base de cyprès, 2 à 3 fois par jour, pendant 3 à 5 jours.
- En huile essentielle (HE) en cas d’extinction de voix : prendre 2 gouttes associées à 1 goutte d’HE de thym à thujanol dans un peu de miel ou 1 cuillerée à soupe de sirop à base d’alpha-amylase (en pharmacie), 3 fois par jour, pendant 2 à 3 jours.
- En huile essentielle (HE) en cas de crise d’hémorroïdes : déposer 3 gouttes sur une compresse stérile préalablement imbibée de 10 gouttes d’HV de calophylle inophyle et appliquer sur la muqueuse anale dès que possible, jusqu’à 3 fois par jour pendant 2 jours maximum. Il est également possible d’appliquer directement le mélange à la main sans prendre de compresse.
- En huile essentielle (HE) en cas de jambes lourdes : ajouter 2 gouttes associées à 2 gouttes d’HE de menthe poivrée dans 1 grosse noix de gel d’aloe vera ou d’huile végétale de Calophylle et appliquer en massage des jambes (toujours du bas vers le haut), en fin d’après-midi.
En complément, pour favoriser une bonne circulation veineuse et lympathique, vous pouvez aussi associer des huiles essentielles de Cyprès toujours Vert au Lentisque Pistachier, 1 goutte de chaque dans de l’huile végétale de Calophylle et masser vos jambes (toujours du bas vers le haut) 1 à 2 fois / jour lorsque les jambes sont gonflées, douloureuses… - En huile essentielle (HE) en cas de congestion pelvienne : mélanger 3 à 4 gouttes d’HE de cyprès toujours vert dans une huile végétale de votre choix et appliquer sur le bas ventre et bas du dos, 1 à 2 fois/ jour, de 5 à 7 jours.
Précautions d’emploi et contre-indications :
- L’utilisation du cyprès n’est pas recommandée aux femmes enceintes ou en période d’allaitement.
- L’huile essentielle a un effet hormon-like, il est donc déconseillé en cas d’antécédents de cancer hormonodépendant, mastose ou endométriose.
- Si vous êtes sous traitement médicamenteux, prenez soin de le préciser à votre médecin ou à votre pharmacien avant de vous faire prescrire un traitement phytothérapeutique.
- Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
- Si les symptômes persistent ou s’aggravent, il convient de consulter rapidement son médecin traitant.
- En raison de ses effets irritants sur la peau, l’HE de cyprès toujours vert est à diluer au minimum à 10 %.
- Effets secondaires indésirables : Les effets indésirables sont rares. Des troubles digestifs bénins et passagers peuvent apparaitre, ainsi que des allergies au pollen.
- Ne pas utiliser l’HE de cyprès issu du bois du tronc dont la molécule principale est toxique pour le foie (vérifier la partie utilisée sur l’étiquette).
- Ne pas confondre l’HE de cyprès toujours vert avec celle de cyprès bleu de l’Arizona (Cupressus arizonica) qui peut être abortive et neurotoxique.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Antiseptique (désinfectant) interne et externe, ainsi qu’un anti-inflammatoire qui traite efficacement les toux irritatives, sèches et spasmodiques, les extinctions de voix en cas de laryngite et pharyngite
- Toux spastique et coquelucheuse +++
- Infections virales (aiguës, chroniques ou récidivantes) : bronchite, grippe, rougeole, rubéole, varicelle, oreillons, herpes, zona, mononucléose (EBV), cytomégalovirus, hépatites virales…) – Tous les virus à ADN (Adénovirus, Polio 1, Hépatite A, Corona virus, Influenza seraient sensibles à une forte concentration de proanthocyanidols (par expression de protéines de structure)
- Atteintes du tissu conjonctif pulmonaire : emphysème, broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO)
- Toni-veineux, vasoconstreur, décongestionnant du système lymphatique” et résorbant le sang après un bleu
- Congestions veineuses : hémorroïdes, varices, œdèmes des membres inférieurs, stases veineuses +++
- Drainage lymphatique, rétention hydrolipidique, cellulite ++
- Congestion et adénome prostatique, congestion ovarienne +++
- Énurésie infantile +++
- Syndrome ménopausique avec rétention hydrique ++, Métrorragies de la ménopause, troubles menstruels, pertes blanches et écoulements de l’urètre
- Troubles du système nerveux : nervosité, agitation
- Maladies ophtalmiques, maux de dents, arthrite et myosites
- Cyprès + Échinacée : état pseudo grippal, infections virales récidivantes
- Cyprès + Réglisse : aphtes, herpès récidivant
- Peau – astringent, sudation excessive : acné, peau grasse, cellulite, pellicules, verrues, herpes, ulcères, plaies
- Vertus aphrodisiaques : Ses graines contenant des substances tonico-nervines qui agissent sur les centres nerveux encéphaliques, en provoquant une stimulation érogène.
- Bénéfique en complément de régimes amincissants.
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Extraction PhytoStandard
Le procédé d’extraction PhytoStandard restitue le meilleur de la plante
Cette méthode permet d’extraire simultanément l’intégralité et l’intégrité des molécules actives et utiles des plantes – les spécialistes parlent de “totum”. Daniel Jean a décidé de travailler sur des plantes fraîches cryobroyées (congelées à – 90 °C et broyées) et de leur faire subir une multiextraction dans des solutions d’alcool comprises entre 0 et 70 degrés, seule façon de préserver tous les principes actifs, y compris les plus fragiles. Tous les composants du végétal sont présents et peuvent agir de façon synergique, comme dans la nature. A la fin du processus, on obtient un extrait fluide dépourvu de sucre et d’alcool.
Le Graal pour les puristes et le début de la phytothérapie “scientifique”
Un extrait de plantes standardisé (EPS) est un médicament à base de plantes, à teneur garantie en principes actifs. Ces extraits ont été mis au point par le pharmacologiste Daniel Jean et commercialisés au début des années 2000. Les plantes fraiches sont broyées à froid (−90 °C). Leurs principes actifs sont ensuite récupérés par multi-extraction hydroalcoolique et préservés dans une solution glycérinée.
- Sélection et utilisation de plantes fraîches : Sont utilisées des plantes fraîches, issues préférentiellement de la culture biologique ou de l’agriculture raisonnée. Plus bio que bio. Les plantes, choisies en fonction de leurs propriétés attestées par de nombreuses études, sont cultivées dans un environnement très surveillé, sans engrais ni pesticides. Plus bio que bio, elles poussent sous le regard de chercheurs qui les sélectionnent et les analysent régulièrement. En fonction des parties utilisées des plantes, celles-ci sont récoltées au moment où elles sont les plus riches en principes actifs : racines et feuilles avant la floraison, fleurs et sommités fleuries pendant une période assez sèche…
- Congélation : La plante est ensuite congelée dans les 24 à 48h qui suivent sa récolte, à proximité de son lieu de culture. Cette congélation permet de stopper la plupart des processus biologiques et enzymatiques qui peuvent être responsables de sa dégradation. Elle permet ainsi de préserver la qualité des actifs de la plante fraîche d’origine. La chaîne du froid est respectée pendant le transport de la plante, jusqu’à son acheminement dans les lieux de stockage.
- Le cryobroyage : Etape très importante avant l’extraction, le cryobroyage consiste à réduire la plante en fines particules,toujours à basse température afin de préserver les actifs de la plante. Cette étape permet d’optimiser l’extraction des actifs par les solvants.
- La lixiviation : La lixiviation, étape brevetée du procédé Phytostandard®, consiste en une extraction du maximum de principes actifs de la plante à l’aide de solvants de degrés alcooliques croissants, tout en en préservant leur intégrité.
- Recueil des extraits : Les différentes fractions extraites de la plante, riches en actifs, eau et alcool, sont recueillies.
- Evaporation sous vide : L’alcool est évaporé sous vide.
- Standardisation : Le “concentré” d’extraits de plantes ainsi obtenu est mélangé à de la glycérine d’origine végétale. L’ajustementde la quantité de glycérine ajoutée permet de standardiser le produit selon la teneur en traceur souhaitée.
Guarana
La graine contient une forte concentration de caféine qui en fait la plante connue contenant le plus haut taux de caféine au monde. La graine décortiquée puis réduite en poudre est consommée pour ses propriétés stimulantes soit directement, soit diluée dans de l’eau ou du jus de fruits. Cette poudre est aujourd’hui classée additif alimentaire et complément alimentaire dans certains pays (États-Unis par exemple).
La guarana est une plante très appréciée en phytothérapie comme stimulant, cet effet serait dû à la caféine. Des souris de laboratoire ayant reçu dans leur boisson 0,3 mg/ml de guarana se montrent significativement plus résistantes au test de stress par nage forcée (après 100 et 200 jours de traitement, et les auteurs notent que cet effet n’a pas été obtenu avec une concentration 10 fois plus élevée (3,0 mg/ml) ni avec une suspension de ginseng (5,0 mg/ml= ni avec une solution de caféine à 0,1 mg/ml).
[wptab name=’Description’]Famille des Sapindacées.
La guarana est un arbuste originaire de l’Amazonie brésilienne. Il est appelé warana («essence de la raison») en satéré-mawé.
La plante est connue par les Européens depuis le XVIIIe siècle, découverte attribuée au médecin allemand Christian-François Paullini.
Son goût est âpre, rappelant celui de la terre, mais avec une saveur caractéristique. Le fruit de couleur rouge laisse apparaître, lorsqu’il est mûr, une chair blanche ainsi que les graines.
Une forme de soda, très populaire au Brésil, appelée uniformément guarana, est produite à partir d’extraits de la plante. Au Portugal, ainsi qu’en Allemagne et en Suisse, une telle boisson – initialement exportée – est commercialisée depuis les années 1990.
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[wptab name=’Utilisation’]
Utilisation : Le Brésil a produit près de 3,3 millions de tonnes de guarana par an. Les principales utilisations du produit sont sous forme de boissons (guarana soda, et le soi-disant “guaraná naturel”, sans gazéification) et il y a aussi l’utilisation pharmaceutique (guarana en capsules et poudre de guarana, comme complément alimentaire et/ou stimulant).
Composition : alcaloïdes et des précurseurs tels que l’adénine, la caféine, la guanine, l’hypoxanthine, la théophylline, la théobromine, la xanthine. Elle contient également d’autres éléments : mucilages, pectine, tanins, acides aminés, acides gras essentiels, sels minéraux (calcium, potassium, phosphore, fer, cuivre, zinc, magnésium), oligo-éléments (sélénium, germanium, strontium) et vitamines (A, E, B1 et B3 )
Préparation : La capsule de la Guarana est triloculicide : à maturité, l’écorce rougeâtre du fruit se rompt selon 3 fentes longitudinales, laissant apparaître 3 graines rondes noires partiellement entourées d’un arille charnu blanc (en forme d’oeil). Est séparé le fruit de son écorce pulpeuse, puis est sèché le fruit en plein air pendant 6 jours et 6 nuits. Les baies séchées sont pilées dans un mortier avec un peu d’eau. La pâte est alors roulée à la main pour obtenir comme des petits pâtons de pain de Guarana. Ces pâtons seront fumés pendant 40 jours. Le pâton fumé pourra être alors conservé pendant plusieurs années.
Recette amérindienne : En phytothérapie à l’époque précolombienne pour guérir de nombreux maux, par diverses tribus (Andira, Sateré-Mawé) de la branche Tupi-Guarani), les Amérindiens pilent les graines torréfiées et décortiquées avec un peu d’eau pour obtenir une pâte qui est ensuite malaxée et roulée pour former un bâton. Ce bâton est placé au-dessus d’un feu pendant plusieurs mois afin d’en assurer la conservation. Il est ensuite râpé dans une calebasse avec une langue séchée de pirarucu (poisson géant du fleuve Amazone). On y ajoute de l’eau pour en faire le çapo, boisson traditionnelle des Sateré-Mawé.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Améliore la mémoire
- Améliore la concentration et le calcul mental probablement grâce aux substances alcaloïdes et composés polyphénoliques (catéchines, épicatéchines qui pourraient agir sur les facultés intellectuelles, notamment d’autres xanthines telles que la théobromine)
- Antioxydant : La guarana inhibe le processus de péroxydation lipidique (réduite de 62,5% par un extrait à conentrationde 2 μg/ml5)
- Antibactérien et fongicide avec effet plus important contre Aspergillus niger, Trichoderma viride, Penicillium cyclopium ; Escherichia coli, Pseudomonas fluorescens et Bacillus cereus en extrait alcoolique qu’en solution dans l’eau / sur d’autres microbes (Pseudomonas aeruginosa, Proteus mirabilis et Proteus vulgaris) à des doses de 16 à 128 μg/ml9
- Psychotrope stimulant utilisé en médecine traditionnelle chez les indigènes d’Amérique du Sud pour guérir de nombreux maux (tonique, antidiarrhéique, antinévralgique)
- Bénéfique en complément de régimes amincissants.
- Vertus aphrodisiaques : Ses graines contenant des substances tonico-nervines qui agissent sur les centres nerveux encéphaliques, en provoquant une stimulation érogène.
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Aloès
L’aloès est une plante qui permet deux usages distincts, selon que l’on utilise sa sève (latex) séchée ou le gel translucide présent au cœur de ses feuilles. Séchée, la sève est un laxatif puissant. Le gel translucide est utilisé frais, dans le traitement des plaies et des brûlures légères, ainsi que pour lutter contre certaines infections de la peau.
La médecine traditionnelle chinoise utilise le latex d’aloès, la sève, contre les infections dues à des champignons, contre la tuberculose ou contre les ulcères de l’estomac. On l’obtient en coupant les feuilles ou la tige de la plante. La médecine indienne la recommande en cas d’insuffisance des règles. En Afrique du Sud, elle est proposée contre les inflammations des yeux et la syphilis. En Europe, la sève séchée est utilisée comme laxatif.
Les principes actifs du latex séché d’aloès sont des dérivés anthracéniques (anthraquinones, dont la barbaloïne) qui agissent de plusieurs façons : en stimulant les contractions intestinales et en diminuant la réabsorption de l’eau contenue dans les aliments, maintenant ainsi les selles molles. Son effet laxatif est également dû à une action irritante sur les parois de l’intestin, ce qui limite l’usage de l’aloès dans la constipation.
Le gel translucide des feuilles semble posséder une action anti-inflammatoire qui serait due à la présence de salicylates capables de bloquer la sécrétion d’histamine (une substance importante dans la réaction inflammatoire). Les mécanismes de ses propriétés cicatrisantes ne sont pas clairement élucidés.
[wptab name=’Description’]Famille des Aloeaceae.
L’aloès (aloès des Barbades, aloès du Cap, Aloe barbadensis, A. vera, A. capensis) est probablement originaire d’Afrique de l’Est ou du Sud. Son nom, d’origine grecque ou arabe, évoque l’amertume extrême de son suc (aloè, en grec). Cette plante est mentionnée dans les écrits médicaux de l’Égypte antique, de l’Inde et de la Chine.
L’Aloe vera est une plante des milieux arides qui stocke l’eau dans ses feuilles. Aussi, l’eau est-elle le principal constituant de la feuille et représente de 98 à 99 % de son poids. La matière sèche qui ne représente donc que 1 à 2 %, est constituée à 60 % de polysaccharides.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Le gel transparent des feuilles est traditionnellement utilisé pour :
soulager les brûlures et les hémorroïdes,
aider à la cicatrisation des plaies mineures,
soigner l’acné et les dermatites séborrhéiques,
apaiser toutes sortes de problèmes de peau.
Du fait de son action apaisante sur les brûlures légères, le gel d’aloès a été proposé pour prévenir les irritations de la peau (dermites) occasionnées par la radiothérapie anticancéreuse. Il a également été proposé pour diverses affections de la peau telles que l’acné, psoriasis, ulcères des jambes, escarres, etc.
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[wptab name=’Composition chimique’]
La feuille d’Aloe vera contient :
- plus de 75 composés actifs (polysaccharides, composés phénoliques, acides organiques)
- 20 minéraux (potassium, calcium, sodium, magnésium et phosphore)
- 20 acides aminés
- 12 vitamines (C, B1, B2, B3 et B6)
- dans le résidu sec de suc, 15 à 40 % de dérivés hydroxy-anthracéniques, dont
- l’aloïne aux propriétés laxatives,
- l’aloe-émodine, stimulant irritant du tube digestif, avec des propriétés antifongiques, antibactériennes, hépatoprotectrices, antivirales et antitumorales
- l’aloe-émodine-9-anthrone (métabolite de l’isobarbaloïne) puissant agent laxatif
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Psyllium de l’Inde, appelé également Ispaghul
Le psyllium également appelé Ispaghul ou Plantain des Indes est une plante dont les graines sont largement plébiscitées pour leur action sur le transit. Il existe différentes variétés de Psyllium : blond ou noir, aux propriétés similaires.
Les graines de psyllium contiennent des mucilages ayant la capacité d’absorber un volume d’eau important et donc de former un gel. Ce dernier va permettre de jouer un rôle de régulation sur le transit en stimulant la mobilité intestinale ou en retardant la vidange gastrique.
L’ispaghul est une plante essentiellement utilisée pour lutter contre la constipation. Son effet laxatif se doit à un mucilage acide, une substance visqueuse présente dans les graines. Les mucilages, des substances qui absorbent jusqu’à huit fois leur volume en eau, constituent le principe actif majeur des enveloppes des graines de psyllium. Les mucilages représentent 20 à 30 % de ces enveloppes. Celles-ci soulagent à la fois la constipation (en retenant l’eau des aliments digérés, elles ramollissent les selles) et la diarrhée (en transformant l’eau des selles en gel, elles les rendent plus consistantes).
[wptab name=’Description’]Famille des Plantaginaceae.
Parties utilisées : La graine et son tégument
Originaire d’Asie occidentale, l’ispaghul est surtout cultivé en Inde et au Pakistan. Il était déjà utilisé par les Egyptiens pour ses propriétés laxatives, il y a plus de 3000 ans.
L’ispaghul est une plante herbacée qui mesure entre 20 et 40 cm de haut. Il est très ramifié et possède des tiges dressées. Ses feuilles dentées et poilues, sont dotées de nervures parallèles bien visibles. Ses fleurs sont blanches et se regroupent en épis cylindriques. La graine de l’ispaghul est ovale et de couleur gris rosé. Elle mesure environ 2mm de long et s’apparente à un petit bateau.
Sa composition est proche de celle du psyllium. C’est pourquoi il est parfois surnommé “psyllium de l’Inde”.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Une prise d’une quinzaine de jours lors de troubles intestinaux vous permettra de retrouver confort et bien-être digestif.
Contre la constipation : 3 x 350 mg par jour, à avaler avec un verre d’eau. En prendre pendant les 3 principaux repas de la journée (matin, midi et soir).
Contre les fissures anales – Infusion : Verser une cuillère à soupe de graines dans un verre d’eau tiède. Laisser reposer 10 minutes avant de boire le liquide et d’avaler les graines. A prendre le soir, avant de se coucher.[/wptab]
[wptab name=’Indications’]
- Dans le traitement de la constipation mais aussi dans celui de la diarrhée
- Diminution de l’absorption du cholestérol contenu dans les aliments, pour réguler la glycémie des personnes diabétiques : Dans l’estomac, les fibres des graines de psyllium forment un gel avec les liquides pris lors d’un repas, ralentissant ainsi le passage des aliments vers l’intestin. Cet effet contribue à diminuer les pics de glucose sanguin (sucre) qui suivent les repas. Cet effet peut être recherché chez les personnes diabétiques pour diminuer la dose d’insuline à injecter.
- Soulagement des personnes qui souffrent de syndrome du côlon irritable ou de colite ulcéreuse (deux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin).
- Le son des graines a un effet bénéfique sur les crises d’hémorroïdes, en ramollissant les selles.
- En ayurveda : Soulagement des inflammations des voies urinaires et digestives, et lors de diarrhée aiguë. Employer lors de maladies rénales, de difficultés à uriner, d’ulcères duodénaux et d’hémorroïdes.
- Le son de psyllium est également proposé comme coupe-faim dans les régimes amincissants : Pris avec de l’eau avant un repas, le son de psyllium remplit l’estomac et agit comme un coupe-faim. L’effet des cosses de psyllium sur l’absorption intestinale du cholestérol s’expliquerait par leur capacité à fixer les graisses, empêchant ainsi leur passage dans le sang.
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Aspérule odorante
Cette plante tire son nom commun et scientifique de l’odeur qu’elle acquiert en séchant. Le terme « aspérule » provient du latin asper signifiant « rude », « rugueux », caractérisant le bord de ses feuilles.
Récoltée de mi-avril à début mai, puis laissée à macérer dans du vin blanc de Moselle, elle sert de base aromatique à la préparation d’une boisson apéritive traditionnelle de la région d’Arlon (province de Luxembourg, Belgique) et du Luxembourg : le vin de mai appelé « Maibowle » ou « Waldmeisterbowle » ou « Maitrank ». Le « sirop d’aspérule » est un des deux sirops qui accompagnent traditionnellement la Berliner Weiße, une bière allemande légère et acide au froment.
[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées.
Le Gaillet odorant (Galium odoratum (L.) Scop.) ou Aspérule odorante (de son ancienne dénomination, avant d’être reclassé dans le genre Galium par les botanistes, Asperula odorata) est une espèce de plantes herbacées de la famille des Rubiacées.
La plante est parfois appelée Petit Muguet ou Reine-des-bois et plus rarement Thé suisse ou Belle-étoile.
Sa particularité réside dans l’odeur qu’elle dégage quand on la blesse ou lors de la dessiccation. Cette odeur caractéristique, rappelant celle de foin coupé ou de la fève tonka, provient de la coumarine présente en abondance dans sa racine et ses tiges (substance également trouvée dans la fève tonka utilisée industriellement pour aromatiser l’Amsterdamer).
Galium odoratum formant un tapis en sous-bois
C’est une plante de mi-ombre, commune dans les sous-bois et sur les lisières des forêts caducifoliées d’Europe au-delà de 400 m d’altitude. Les plantes sauvages sont préférées pour les usages médicinaux. Dans le canton de Vaud, la hêtraie associée à Galium odoratum forme l’association végétale « hêtraie à aspérule ».[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion – On peut en faire une infusion dite « thé d’aspérule », aux propriétés légèrement sédatives. Le roi Stanislas II de Pologne en buvait chaque matin et lui attribuait sa bonne santé.
Comme l’indique son nom populaire d’Hépatique, l’Aspérule est la panacée des affections du foie : congestion du foie, jaunisse. Comme l’indique son nom populaire d’Hépatique, l’Aspérule est la panacée des affections du foie : congestion du foie, jaunisse.
Elle est, avec le Mélilot et la Mélitte, selon le Dr Leclerc, une des 3 “plantes à coumarine”. Outre son action sur la coagulation sanguine, la coumarine augmente le volume des urines et semble empêcher le développement des colibacilles.
Bonne pour le foie, la plante l’est donc aussi pour les reins.
De plus, la coumarine a une bienfaisante action antispasmodique, ce qui explique pourquoi l’Aspérule facilite la digestion des malades qui souffrent d’angoisse et de vertiges, et que, prise le soir, elle donne de très bons résultats contre l’insomnie.
L’Aspérule, très parfumée, entre dans la composition du “vin de mai” allemand ou lorrain.
Externe
L’aspérule est réputée adoucissante et vulnéraire. Infusée avec des fleurs de bleuet ou des feuilles de plantain, elle produisait un collyre contre les blépharites et les conjonctivites. On l’écrasait pour soigner les blessures, abcès et enflures douloureuses.
Parfum
Depuis longtemps utilisée par les paysans, elle diffuse un parfum de coumarine qui fait fuir les mites. On en parfume donc le linge dans les armoires comme on le fait avec la lavande. Elle peut être utilisée dans la fabrication de répulsifs contre les insectes. L’industrie exploite son odeur de vanilline. On peut la trouver pour la même raison en pot-pourri de fleurs séchées.
Teinture
On extrait un colorant rouge des racines du gaillet odorant (ce colorant naturel est présent dans de nombreuses rubiacées et peut être utilisé comme celui de la garance pour teindre la laine – usage ancien).
Usage
Cette plante était utilisée pour bourrer les coussins et les matelas. La légende voudrait que la mère de Jésus en ait garni la crèche avant de déposer son enfant, d’où son surnom « d’herbe à la vierge ».
L’aspérule odorante peut s’utiliser fraîche ou sèche pour parfumer des gâteaux, cookies et également des boissons alcoolisées ou non.
Substitut au tabac
Mêlées à des feuilles de menthe et de tussilage, les feuilles ont été utilisées comme substitut au tabac.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Antispasmodique, sédative (anti-insomnie)
- Légèrement antiseptique
- Contre les phlébites (superficielles ou profondes)
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