Aux Vertus des Plantes
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Monthly Archives: January 2013

Buglosse

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Peu utilisée de nos jours, la Buglosse faisait pourtant partie, avec la Violette et la Bourrache, des « trois fleurs cordiales » dont le poète-médecin de la Renaissance Thibault Lespleigney fait état dans son Dispensarium medicinarum. Les fleurs sont diurétiques et sudorifiques, facilitent l’expectoration et peuvent remplacer la Bourrache lorsque celle-ci fait défaut.

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[wptab name=’Description’] Famille des Borraginacées.

Son nom populaire est Langue-de-Bœuf.

Comme partout, la Buglosse pousse dans les terrains incultes, dans les friches. C’est une sorte de Bourrache, presque inusitée aujourd’hui.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 à 30 g de fleurs par litre d’eau bouillante. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Sudorifique
  • Expectorant

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Ulmaire

A la renaissance, le Flamand Dodoens, dans sa Pratique médicale des simples, où il passe en revue la plupart des plantes alors connues, cite l’Ulmaire comme remède efficace de la dysenterie.
Efficace, en effet, contre cette maladie et les diarrhées, le Reine-des-Prés l’est aussi dans l’inflammation de l’estomac, certaines affections cardiaques, les vieux catarrhes rebelles, l’insomnie, les vers intestinaux. Mais toutes ces qualités sont dépassées de loin par les vertus principales de la plante : sudorifiques, diurétiques, antirhumatismales. Utilisée d’abord contre l’hydropisie par les Anciens, ceux-ci découvrirent ensuite qu’elle était un remède quasi miraculeux des douleurs des jointures. Les fleurs de Reine-des-Prés fraîches (ou séchées depuis moins d’un an) ont d’indéniables propriétés diurétiques, comme l’a bien démontré G. Benoist, dans sa thèse de doctorat en pharmacie (Nancy, 1935). Elles éliminent puissamment l’acide urique. Antispasmodiques et sédatives des douleurs urinaires, elles sont aussi recommandées contre la goutte, les douleurs rhumatismales, la cellulite, l’artériosclérose, toutes ces maladies dues à une surcharge de l’organisme en produits de déchet. La plante, les fleurs surtout, contient du salicylate de méthyle et de l’aldéhyde salicylique, voisins de l’aspirine : on ne peut s’étonner, par conséquent, de son efficacité dans les rhumatismes et contre les douleurs occasionnées par ceux-ci.

Une autre Spirée, la Filipendule (Spiraea filipendula), est une plante des bois, voisine de la Reine-des-Prés, qui possède des fleurs blanches analogues (on la cultive parfois dans les jardins pour l’élégance de ses fleurs). Elle doit son nom à de gros tubercules suspendus à des racines filamenteuses.

[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.

C’est bien plus souvent de Reine-des-Prés qu’on la connaît, mais elle porte aussi les noms populaires de Vignette, Herbe aux abeilles, Grande Potentille, Barbe-de-Chèvre, Ornière, Ormère, Pied –de-Bouc.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Il ne faut jamais faire bouillir la plante, ce qui détruirait les salicylates.
Infusion. 50 g de fleurs par litre d’eau bouillante (fleurs fraîches ou séchées, mais depuis moins d’un an). Laisser infuser 7 à 10 minutes et prendre 3 ou 4 tasses par jours.
Alcoolature. Laisser 12 heures en contact 50 g de fleurs fraîches et 50 g d’alcool à 40°. Filtrer et prendre 1 ou 2 cuillerées à café par jour. Elle permet de suivre le traitement toute l’année.
Sirop. Il se prépare avec une infusion concentrée de 100 g de fleurs par litre d’eau bouillante, qu’on laisse 12 heures en contact en récipient couvert. Passer à travers un linge et ajouter 1,5 Kg de sucre. Prendre 100 à 200 g par jour de ce sirop.

Externe

L’infusion concentrée est excellente en compresses contre les plaies, les ulcères, les douleurs rhumatismales. Contre ces dernières, on peut aussi appliquer des cataplasmes chauds de fleurs infusées.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Sudorifique
  • Diurétique
  • Antirhumatismale
  • Antispasmodique
  • Sédative
  • Vermifuge

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Primevère

Selon une longue tradition médicale venant de l’Antiquité, les thérapeutes ont longtemps considéré la Primevère comme le spécifique de la paralysie. Le Dr Chomel, médecin de Louis XV, qui nous apprend à cette époque la plante était déjà désignée sous son nom populaire d’Herbe à la paralysie, ajoute qu’elle guérissait surtout «la paralysie de la langue et le bégaiement ».
Le bon abbé Kneipp la préconisait contre l’arthrite : « Si vous avez une prédisposition à l’arthrite ou que vous souffriez déjà de cette maladie, buvez pendant un certain temps de la tisane de Primevère, chaque jour une tasse. Les douleurs seront atténuées et finiront par s’éteindre ».
Linné, de son côté, trouvait que les « fleurs sont sédatives, cament la douleur et provoquent le sommeil ». Ces propriétés calmantes et antispasmodiques furent mises à profit par Ray, Bartholin et Lieutaud, qui les utilisaient dans l’hystérie, l’apoplexie, les maux de tête, les vertiges, l’insomnie et les contractions nerveuses de l’estomac. Elles jouissent aussi de propriétés béchiques utiles dans les rhumes traînants.
La racine d’après de Dr Leclerc, a le pouvoir d’augmenter les sécrétions salivaires et bronchiques. Elle favorise donc l’expectoration et elle est très recommandée dans la bronchite, la pneumonie et la coqueluche. Le Dr Leclerc la préconise également dans le traitement des contusions et des enflures des membres blessés.

[wptab name=’Description’]

Famille des Primulacées. On l’appelle souvent Coucou, Herbe de Saint Pierre, Herbe à la paralysie.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de fleurs. On l’utilise contre la migraine, l’insomnie, la toux et les douleurs. D’un beau jaune d’or, elle répand un parfum agréable et sa saveur est délicieuse (infusée dans du vin, la fleur de Primevère lui donne du bouquet s’il en est dépourvu). On la prépare avec 4 à 6 g de fleurs par tasse d’eau bouillante. Infuser 10 minutes et prendre 3 tasses par jour, dont une au coucher.
Décoction de racine, pour favoriser l’expectoration. Elle se prépare avec 30 g de racine par litre d’eau. Laisser bouillir 5 minutes et infuser 10minutes. Prendre 3 tasses par jour, entre les repas.
Le parfum délicat de la fleur de Primevère la fait utiliser dans certaines régions pour parfumer la bière et l’empêcher d’aigrir, et par les Suédois pour préparer, par fermentation avec du miel, une liqueur appréciée.

Externe

Décoction forte de racine, à raison de 100 g par litre, bouillie 20 minutes ; elle s’utilise en compresses contre les ecchymoses et les contusions.
On emploie encore, mais beaucoup plus rarement de nos jours, le suc de la plante broyée sur les articulations goutteuses douloureuses et les piqûres des bêtes venimeuses.
L’huile obtenue par macération de fleurs au soleil, en flacons bien bouchés, pendant 6 semaines au moins, est encore renommée en frictions, dans certaines campagnes, contre les contusions, les douleurs musculaires et articulaires, les œdèmes à la suite de coups. Chez certaines personnes, le contact des Primevères sur la peau peut déclencher une dermatite particulière, appelée « dermatite primulaire » par le Dr Louis Ramond, donnant des plaques rougeâtres avec sensation de cuisson pénible et démangeaisons insupportables. Eviter, par conséquent, de s’asseoir en minijupe dans un champ de Primevères au printemps ou d’en porter dans l’échancrure de corsage.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmant
  • Antispasmodique
  • Béchique

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Prêle

La prêle est tellement riche en silice que sa tige sert à polir les bois précieux. C’est un reminéralisant de premier ordre, que Louis Renon prescrivait pour accroître les défenses des tuberculeux. Elle est très recommandée pour prévenir la carie dentaire et pour remédier aux ongles fragiles, cassants et dédoublés.
C’est un bon diurétique que la médecine populaire utilise contre la gravelle et l’hydropisie, l’albuminurie et l’hypertension des pléthoriques.
C’est aussi un des meilleurs hémostatique, qui se montre efficace chaque fois qu’il y a saignement (hémorroïdes, saignements de nez, règles trop abondantes, hématuries).
Ses cendres constituent un très bon pansement absorbant contre l’aérophagie.
A l’extérieur, le Dr Leclerc recommande la prêle pour arrêter le sang des plaies et pour panser les hémorroïdes et les ulcères variqueux.

[wptab name=’Description’]

Famille des Equisétacées. On l’appelle le plus souvent Queue-de-cheval et, parfois, Queue-de-Renard, Herbe à récurer.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction prolongée. De 50 à 60 g de plante sèche par litre d’eau (laisser bouillir une demi-heure au moins). Prendre un verre à bordeaux avant chaque repas.
Poudre de plante sèche. 1 à 2 g 2 fois par jour, pendant 20 jours par mois, contre la carie et la fragilité des ongles.
Contre l’aérophagie. Parfumer de la cendre tamisée de Prêle avec quelques gouttes d’essence d’Anis. Prendre un demi-gramme une demi-heure avant chaque repas. On peut manger les jeunes pousses de Prêle en salade, comme le font certains habitants de Toscane, depuis le temps des Romains.

Externe

Décoction forte et prolongée. (100 g par litre). Utilisée en lotions et compresses, comme hémostatique, contre les hémorroïdes et les ulcères variqueux (on peut aussi employer la plante fraîche broyée en cataplasmes). Cette décoction est aussi renommée, à parties égales avec la Sauge, contre la transpiration fétide des pieds.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Reminéralisant
  • Diurétique

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[wptab name=’soins’]

Esthétique

Pour éviter la formation de caries dentaires, on peut utiliser une poudre obtenue en broyant assez finement la plante séchée. Employer cette poudre à sec en deux brossages, matin et soir.
Pour permettre à l’épiderme de conserver son velouté et sa souplesse, on peut utiliser une décoction obtenue en faisant bouillir, pendant une dizaine de minutes, de 20 à 25 grammes de la tige stérile de prêle préalablement trempée pendant plusieurs heures dans de l’eau froide. On appliquera ensuite cette lotion en compresse sur le visage.

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Menthe poivrée

Toutes les espèces de Menthe, qu’elles soient sauvages ou cultivées, jouissent à peu près des mêmes propriétés médicinales.

La Menthe sous son appellation générale était connue et appréciée des Anciens. Les Assyriens-Babyloniens s’en servaient pour combattre la paresse d’estomac et les Hébreux comme stimulant. Dioscoride l’utilisait dans la faiblesse d’estomac. Tous les auteurs s’accordent pour reconnaître à la Menthe des propriétés particulières comme stimulant de l’appareil digestif ; elle a la réputation d’être cordiale, tonique et excitante. Elle est aussi antispasmodique et analgésique. Augmentant la production de bile, elle est, de plus, par le menthol qu’elle contient, un bon antiseptique.

On la recommande dans les digestions pénibles et les vomissements, les douleurs d’estomac et d’intestin, les intoxications gastro-intestinales, l’aérophagie et les ballonnements.

Trousseau la préconisait non seulement contre les vomissements, mais aussi contre les toux quinteuses incoercibles. Mais ses vertus ne sont pas uniquement digestives et antispasmodiques. Si Hippocrate et Aristote la jugeaient anaphrodisiaque, Dioscoride et Mathiolle pensaient le contraire. Le Dr Leclerc comme le Dr d’Heilly, qui lui consacra une thèse, considèrent que la Menthe est un stimulant « fort propre aux jeux de l’amour ».

A l’extérieur, la Menthe est employée à de multiples usages. On l’utilise en compresses contre la migraine et la névralgie faciale, en gargarismes contre la gingivite, la stomatite ou plus simplement la mauvaise haleine. On la mêle à d’autres plantes parfumées, Romarin, Thym, Sauge, etc., dans des bains fortifiants, aromatiques ou antirhumatismaux.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

Belle plante indigène cultivée dans la région septentrionale de l’Europe, la Menthe poivrée dérivée sans doute de la Menthe verte et de la Menthe aquatique. Sa tige, quadrangulaire, porte des feuilles dentées opposées vert sombre et des fleurs en thyrse roses ou violacées. A cause de l’huile essentielle qu’elle contient, toute la plante répand une odeur aromatique et pénétrante, et possède une saveur, d’abord chaude et poivrée, à laquelle succède une sensation agréable de fraîcheur. Il paraît que cette huile essentielle a d’autant plus de qualités qu’elle provient d’une contrée plus froide, ce qui explique la grande faveur de la « Menthe anglaise ». Celle de Milly, en France, est aussi très renommée, ainsi que celle de Maine et Loire. L’essence de Menthe et le menthol sont très utilisés en pharmacie, en parfumerie, en confiserie, dans l’industrie des liqueurs.

Les espèces de Menthe autres que la Menthe poivrée cultivée en France sont nombreuses.

La Menthe du Japon (Mentha arvensis) est cultivée au Japon pour fournir une notable proportion de l’essence et du menthol mondiaux.

La Menthe crépue (Mentha crispa) possède des feuilles crispées et sa saveur est forte et moins agréable.

La Menthe verte (Mentha viridis) est encore appelée Menthe romaine ou Baume vert. Elle croît dans les prairies et les bois humides de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Elle se distingue de la Menthe poivrée par ses longues étamines saillant hors de la corolle. Cette Menthe jouirait d’un pouvoir aphrodisiaque plus prononcé que la Menthe poivrée.

La Menthe aquatique (Mentha rotundifolia) est encore appelée Menthe blanche, Mentastre, Baume d’eau. Blanche, cotonneuse et très aromatique, elle croît dans tous les près humides de France.

Voir Menthe Pouliot (Mentha pulegium) [/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 à 30 g de feuilles et sommités fleuries par litre d’eau bouillante. Prendre une tasse après les repas. Cette infusion est particulièrement recommandée pour combattre l’ensommeillement succédant au repas de midi.

Contre la toux, on recommande plutôt l’infusion préparée avec 20 g de fleurs de Lavande par litre d’eau.

La saveur de la Menthe étant très prononcée, ne jamais négliger de l’employer pour masquer le goût des tisanes fades ou écœurantes.

Externe

Infusion très concentrée, à raison de 50 g par litre d’eau, pour les compresses et gargarismes. Légèrement astringente, cette infusion convient fort bien en lotion à l’usage des peaux grasses et des pores dilatés.

Lavement. 5 g de Menthe et 5 g de Tanaisie, infusées dans un demi-litre d’eau salée. Il était réputé vermifuge. On peut utiliser aussi de l’alcool de Menthe officinal.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stomachique
  • Tonique
  • Antispasmodique
  • Analgésique
  • Antiseptique
  • Digestive
  • Aphrodisiaque

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Les peaux grasses, après un démaquillage soigneux, se trouveront bien d’une lotion préparée en faisant infuser, pendant quinze minutes environ, 15 grammes de fleurs et de feuilles de menthe dans 1 litre d’eau bouillante. Cette préparation filtrée et refroidie, appliquée sur le visage, raffermira les tissus et resserrera les pores dilatés de l’épiderme.

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HE Ylang ylang (totum et extra)

Indications (VT +) :

  • Tachycardie, hypertension artérielle ++
  • Asthénie sexuelle, frigidité +
  • Diabète +

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Anoncées

L’ylang-ylang , ou ilang-ilang, est un arbre originaire d’Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie.

Parfum : doux, intense, suave, floral
Action énergétique : yin
Planète dominante : Vénus
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Fleurs

  • Sesquiterpènes : alpha-farnésène
  • Alcools monoterp. Et arom. : (-)-linalol (55 %), al. Benzylique
  • Alcools sesquiterp. : farnésol
  • Esters : acétates de géranyle (5%) et de benzyle (10%), benzoate de benzyle
  • Phénols : p-crésol
  • Phénols méthyl-éthers : p-crésol M.E. (15%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique, équilibrante +++
  • Tonique sexuelle +
  • Antidiabétique (adj.) +

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

L’ylang-ylang a un effet un remarquablement relaxant sur le système nerveux. Son parfum suave et exotique est très agréable et a un effet calmant et légèrement euphorisant. Elle est donc indiquée dans des cas de stress et de tension nerveuse, d’anxiété et de dépression, comme d’autres huiles florales délicates telles que l’essence de jasmin, de fleur d’oranger et de rose avec lesquelles elle peut être associée pour créer un effet de synergie sur le psychisme. Il est aussi conseillé d’associer l’ylang-ylang à la marjolaine et au basilic, à l’effet plus stimulant. On dit aussi de cette fleur qu’elle « atténue la colère provoquée par la frustration ». L’effet calmant et apaisant est obtenu plus efficacement si l’essence est utilisée dans des bains ou pour des massages relaxants.

Esthétique

Pour les cheveux : les jeunes filles moluquoises mettaient les longs pétales recourbés à macérer au soleil dans de l’huile de coco pour préparer un onguent qu’elles étalaient sur leurs cheveux. Les colons partirent de cette coutume et utilisèrent l’ylang-ylang pour une huile capillaire appelée « huile de Macassar ».
Elle donne des résultats excellents pour la peau, lorsqu’elle est appliquée en massage facial ainsi que pour les cheveux, qu’elle renforce et dont elle freine la chute. Dans ce cas, il est très conseillé d’utiliser l’ylang-ylang en friction et massage du cuir chevelu, en le mélangeant à d’autres essences agissant dans le même sens, par exemple le romarin ou le laurier.

Intimité

En Indonésie, ses fleurs sont éparpillées sur le lit nuptial : cette essence est une de celles les plus fréquemment indiquées comme aphrodisiaques, elle est donc recommandée en cas de diminution du désir sexuel.

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HE Rose de Damas

Indications (VT +) :

  • Bronchites aiguë et chronique +++, asthme (surinfection), tuberculose
  • Asthénie sexuelle, frigidité, impuissance ++
  • Dermatoses, plaies, ulcère atone, entorses, foulure, rides, couperose
  • Aphte, gingivite +

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées

Le rosier de Damas est un rosier hybride, considéré comme l’un des types importants des roses anciennes. Il tient une place de choix dans le pédigrée de nombreux autres types de rosiers.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Fleurs

  • Hydrocarbures : parafine (stéaroptène)
  • Monoterpénols : géraniol (6 %), (-)-citronnellol (50 %), nérol (5 %), (-)-linalol
  • Alcools arom. : acools phényléthylique (1%)
  • Alcools sesquiterp. : farnésol
  • Esters terp. (2,5-6%)
  • Phénos et phénols méthyl-éthers : eugénol (1%), eugénol M.E. (1%)
  • Oxydes : rose oxydes
  • Composés azotés : damascénone

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique générale, neurotonique +++, aphrodisiaque
  • Tonique astringente, antihémorragique
  • Cicatrisante
  • Anti-infectieuse

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HE Patchouli

Indications (VT +) :

  • Eczéma séborrhéique, acné ++, dermatoses inflammatoires et allergiques, escarre, crevasse, parasitoses
  • Entérocolite infectieuse (variable)
  • Hémorroïdes externes et internes, varices +++

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques.

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

Le patchouli est une plante tropicale utilisée surtout en parfumerie et en cosmétologie. Le terme « patchouli » désigne aussi le parfum extrait de cette plante.

Parfum : riche, persistant, piquant
Action énergétique : yang
Planète dominante : Soleil
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes fleuries

  • Monoterpènes : alpha- et beta-pinènes (0,03-0,05%), limonène (0,02%)
  • Sessquiterpènes (40-45%) : alpha-gaiène (6-13%), beta-gaiène, alpha-bulnésène (10-12%), béta-bulnésène (14,5%), alpha-, beta- (3,2%) et gamma-patchoulènes, beta-élémène (0,7%), (-)-seychellène (5-7%), cyclcoseychellène (0,2%), beta-caryophyllène (2,7%), alpha-humulène, delta-cadinène (1,1%)
  • Sesquiterpénols : patchoulol (35-40 %), norpachoulénol (0,28 %), pogostol (2,4 %), bulnésol (0,09 %), guaïol (0,5 %) et 3 autres sesquiterpénols
  • Epoxysesquiterpènes : époxy-1alpha, 5alpha-V-alpha-gaiène (0,1%), époxy-1beta-, 5beta alpha-gaiène (0,1%), époxy caryophyllène (0,004-0,02%), époxy-1, 10alpha-bulnésène (0,3%)
  • Sesquiterpénones : patchoulénone (0,1%)
  • Pyranones
  • Acides : carboxy-acide 2-pentyl cyclopropanique
  • Alcaloïdes sesquiterpéniques : patchoulipyridine, gaïapyridine

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique et stimulante, digestive (stomachique)
  • Décongestionnante, phlébotonique +++
  • Anti-inflammatoire
  • Régénératrice tissulaire +
  • Anti-infectieuse aléatoire, antiseptique, fébrifuge
  • Insectifuge

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences Psychologiques

Son odeur, persistante et lourde, fait naître des réactions personnelles : pour certaines personnes, qui aiment ce parfum ,elle a quelque chose d’animal, d’agréablement étourdissant, sensuel et stimulant, qui embrase l’imagination et qui évoque des atmosphères orientales lourdes, chargées de parfums, d’épices, d’étoffes drapées, de mystère et d’émotion.
C’est une des huiles essentielles les plus bénéfiques pour le système nerveux en cas de troubles émotionnels et d’anxiété. Cette essence solaire, est, comme le Soleil, tonique et stimulante, en cas de dépression ou de torpeur mentale, car elle favorise la concentration. En revanche, elle est sédative et apaisante en cas d’anxiété.

Esthétique

Elle est très bénéfique en cas de troubles de l’épiderme : elle a une action anti-inflammatoire contre les dermatites, l’acné, les crevasses, les brûlures.

Intimité

L’effet fortement aphrodisiaque du patchouli, l’une des caractéristiques reconnues, n’est pas automatique : il peut être enivrant et stimuler la libido ou bien incommoder et donner la nausée. Par conséquent, avant de l’expérimenter dans sa vie amoureuse, il est conseillé de procéder à une petite enquête préliminaire auprès de son partenaire.

Maison

Dans les armoires, elle préserve les vêtements des mites.
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HE Oranger dit “zestes d’orange douce

Indications (VT +) :

  • Dyspepsies +
  • Anxiété, nervosisme ++
  • Désinfection des locaux ++

Contre-indications : Usage externe (photosensibilisante)

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[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées

L’oranger (Citrus sinensis L.) est un petit arbre fruitier de la famille végétale qui produit des agrumes. Cultivé dans les régions chaudes, comme les pays méditerranéens par exemple, cet hybride ancien est probablement un croisement entre le pamplemousse et la mandarine. Ses fruits sucrés et comestibles sont les oranges.

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Zestes

Fraction volatile :

  • Monoterpènes (79-80 %) : (+)-limonène (49 %)
  • Alcools monoterp. (<6%) : (+)-linalol (1,8%), (+)-alpha-terpinéol (0,7%), cis- et trans-carvéol (1,3-1,6%), géraniol (0,4%)
  • Aldéhydes (1,1-2,8%) : n-octanal (0,5%), n-décanal (1,1%), citronnellal (0,5%)
  • Cétones : carvones (1,8%), alpha-ionone (0,7%)
  • Coumarines et furocoumarines : auraptène, bergaptole, iso-imppératorine
Fraction non volatile :
  • Flavonoïdes (2 %), triterpénoïdes (beta-carotène)
  • Couarines et furocoumarines substituées (cf ci-dessus)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiseptique ++
  • Calmante, sédative +
  • Carminative +

[/wptab]
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HE Hysope officinale var décombante

Indications (VT +) :

  • Rhinopharyngite, sinusite, bronchite, bronchiolite du nourrisson, bronchite asthmatiforme, asthme inflammatoire (lié aux radicaux libres), asthme sécrétoire (d’origine hépatique et nutritionnelle, à tendance héréditaire)) à l’exclusion de l’asthme allergique pur
  • Cystites
  • Dépression nerveuse +++, angoisse, oppression
  • Petite insuffisance et congestion hépatiques, hépatites, paresse intestinale, parasitose (lamblia)

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

L’hysope officinale est un arbrisseau que l’on trouve dans les environnements de type garrigue dans les régions méditerranéennes. Ses fleurs, qui peuvent être violettes, bleues, blanches ou rouges, sont groupées en épis.

Parfum : doux, épicé, herbacé
Action énergétique : yang
Planète dominante : Jupiter

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie

  • Monoterpènes (<20%) : alpha- et beta-pinènes ‘3,66 et 2,78%), camphène (2,48%), myrcène (2,07%), limonène (5%)
  • Sesquiterpènes (<8%) : alpha-copaène (0,03%), gamma-bourbonène (0,47%), beta-caryophyllène
  • Monoterpénols (<3%) : linalol (1,83%), isobornéol (0,44%)
  • Sesquiterpénols : spathulénol
  • Esters terp. (<2%) acétates de linalyle (1,2%), de lavandulyle (0,14%), de géranyle (0,06%)
  • Oxydes (env. 60 %) : 1,8-cinéole (1,9 %), cis-linalol oxyde (0,46 %), trans-linalol oxyde (56,83 %)
  • Cétones terp. (<1%) : camphre (0,93%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante puis négativante
  • Anticatarrhale, expectorante, antiasthmatique (non antiallergique)
  • Anti-inflammatoire
  • Anti-infectieuse, viricide ++++, bactéricide à spectre d’action étroit (activité faible à moyenne sur strep ; D, strep. F et strep. A-hém. Non groupables ; activité certaine sur Neisseria et Corynébactérium d’origine nasale et oropharyngée), fongicide (action tout (rare) ou rien sur Candida albicans, tropicalis et Kruzei), parasiticide +
  • Tonique et stimulante : sympathicotonique (action au niveau du système nerveux sympathique et du plexus solaire)

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

Elle a un effet tonique sur l’esprit, qu’elle rend plus clair et lucide. Son action est semblable à celle de l’essence de basilic, quoiqu’elle soit moins incisive et pénétrante. De nombreux peuples de l’Antiquité parfumaient le pain avec de l’hysope pour purifier le sang et l’esprit.

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