Aux Vertus des Plantes
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Monthly Archives: January 2013

HE Sauge sclarea

Indications (VT +) :

  • Aménorrhée ++++, oligoménorrhée
  • Préménopause +++, infections génitales (par suite d’insuffisance hormonale)
  • Troubles circulatoires, varices, hémorroïdes, anévrisme veineux
  • Cholestérol
  • Mycose cutanée
  • Fatigue nerveuse

Contre-indications : Mastoses, et cancéroses

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie

(plus de 250 constituants; dont certains à squelette germacrane ou salvialane)

  • Monoterpènes (2,5%) : alpha et beta-pinènes, caamphène, myrcène, limonène, cis- et trans-ocimènes, allo-ocimène, paracymène, terpinolène
  • Sesquiterpènes (5%) : beta-caryophyllène (3%), beta-gurjunène (?), +)-germacrène D (2,5-4%), curcumène, trans-calaménène
  • Alcools non terp. : cis-3-hexen-1-ol, n-pentol, 3-octanol, furfurol
  • Monoterpénols (15%) : linaol (6-16%), terpinène+-1-ol-4, alpha-terpinéol (0,8%), trans-beta-terpinéol, citronnellol, nérol, géraniol, bornéol, isobornéol, thujol, p-cymène-8-ol
  • Sesquiterpénols : spathulénol, junénol, alpha-bisabolol, 10-épi-gamma-eudesmol, beta-eudesmol, caryophyllénol I et II
  • Diterpénols (5%) : diols : sclaréol (1,6-7%)
  • Esters terp. (> 75 %) : acétates de (-)-linalyle (62,5-75 % et jusqu’à 82 %), de 1,2-dyhydrolinalyle (0,9 %), de terpényle, de terpinényle, de citronnellyle, de néryle, de géranyle (0,65 %), et de bornyle ; propionates ; butyrates ; valérates
  • Monoterpénoïdes bifonctionnels : alcool, esters, cétones et époxy dérivés de l’ac.de linalyle (01%)
  • Ethers :méthyl-héxyl-éther
  • Oxydes : 1,8-cinéole, linalol oxyde, (-)-caryophyllène oxyde, caryophyllène époxyde, 2-pentyl-furane, furano-mono et sesquiterpènes , 1,5-époxy-salvial-4 (14)-ène, sclaréol oxyde, manool oxyde
  • Cétones non terp. et terp. mono et sesquiterp. : 6, 10 ,14-triméthylpentadécan-2-one, alpha- et beta-thujones, (+)-salvial-4(14)-ène-1-one
  • Aldéhydes : tr. -2-haxanal, 2 aldéhydes dérivés du curcumène, caryophyllénals
  • Trans-lactones
  • Coumarines : coumarine
  • Sesquiterpènes soufrés : (-)-mint-sulfide

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante puis surtout négative
  • Oestrogen-like (similitude du sclaréol avec les oestrogènes), aphrodisiaque ;
    Phlébotonique
  • Antidiabétique (en cours d’étude)
  • Anti-hyper-cholestérolémiante
  • Anti-infectieuse mineure, antibactérienne occasionnelle (klebsielles, pyocyaniques), antimycosique
  • Antispasmodique, antiépileptisante, relaxante
  • Neurotonique (action au niveau du bulbe et du cervelet)

[/wptab]
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HE Lavande hybride ou lavandin clone Reydovan

Indications (VT +) :

  • Entérocolite infectieuse ++
  • Rhino-pharyngite, bronchite +++
  • Asthénie ++

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

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[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

Les lavandins résultent de l’hybridation entre la lavande vraie et la lavande sauvage. Ils sont plus riches en essence dont les caractéristiques sont proches de celles des plantes d’origine.

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommités fleuries

  • Monoterpènes : alpha- et beta-pinènes
  • Alcools non terp. et terp. : linalol
  • Esters : acétate de linalyle (25%)
  • Oxydes : 1,8-cinéol
  • Cétones non terp. et terp. : camphre
  • Coumarines : herniarine

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antimicrobienne, bactéricide, fongicide, viricide ++
  • Tonique, neurotonique ++
  • Anticatarrhale, expectorante ++

[/wptab]
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HE Ciste ladanifère chémotype II

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Indications (VT +) :

  • Maladies infantiles : varicelle, rougeole, scarlatine, coqueluche ++
  • Maladies virales, et auto-immunes, rectocolite hémorragique, polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques +++
  • Artérite +++, hémorragie +++
  • Dystonie neurovégétative ++

Contre-indications : Aucune connue (éviter la voie orale)

[wptab name=’Description’]Famille des Cistacées

Les cistes sont des arbrisseaux dicotylédones poussant le plus souvent sur le pourtour méditeranéen. Ils adorent en effet les sols secs (généralement siliceux mais aussi calcaires) et ensoleillés. De plus ils sont pyrophytes, ayant la particularité de se régénérer facilement et même de se multiplier après les incendies. Autant dire que les maquis ou les garrigues méditerranéens, si souvent touchés par les feux de forêts, sont tapissés de cistaies qui fleurissent entre le printemps et l’été (avril-juin).

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Rameau & feuilles

  • Composants semblables à ceux de l’autre chémotype, mais avec prédominance des composants à poids moléculaires plus élevés au détriment de l’alpha-pinène.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-infectieuse, antivirale +++, antibactérienne
  • Antihémorragique puissante, cicatrisante
  • Antiartéritique +++
  • Neurotonique, régulatrice neurovégétative (action sur le parasympathique) ++

[/wptab]
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Cumin

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Le Cumin figurait dans la plupart des recettes culinaires des Romains et, de nos jours, il est particulièrement apprécié des Allemands, des Hollandais et des Anglais, qui l’utilisent comme condiment dans les pains et gâteaux, les fromages, etc. Stomachique et carminatif, le Cumin facilite la digestion des mets un peu lourds. Il jouit aussi de propriétés stimulantes et diurétiques et, comme l’Anis, il favorise la sécrétion du lait chez les nourrices. Il ne faut toutefois pas en abuser, car il est légèrement irritant. Les Arabes utilisent comme aphrodisiaque un mélange de miel, de Cumin et de Poivre, dont ils usent deux fois par jour.
On en fait des cataplasmes pour résoudre les engorgements des seins et des testicules.

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[wptab name=’Description’]Famille des Ombéllifères.

On le surnomme Faux Anis.

Avec sa tige grêle et rameuse et ses feuilles découpées en lanières, le Cumin n’est pas sans rappeler le Fenouil. La saveur aromatique de ces fruits comme leur action médicinale les apparentent à ceux de l’Anis.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Condiment. Mêler le Cumin aux aliments dont la digestion n’est pas de tout repos ou qui provoque des gaz intestinaux (fromages forts genre Munster, choucroute, haricots, viande en daube, plats orientaux).
Infusion. Une cuillerée de semences par tasse d’eau bouillante. On laisse 10 minutes en contact et on prend une tasse après chaque repas.

Externe

Cataplasmes résolutifs. Se préparent avec des semences infusées dans l’eau bouillante et glissées, chaudes entre deux épaisseurs de linge fin.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Stomachique
  • Carminatif
  • Stimulant
  • Diurétique
  • Aphrodisiaque

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Rose Rouge

Beaucoup d’auteurs ont attribué à la Rose rouge une grande efficacité contre la tuberculose. Inventée par les médecins arabes, la conserve de Roses, ou djelendjoubin, était considérée par Avicenne comme spécifique de la phtisie, et ce remède continua à avoir du succès auprès des médecins du Moyen Age et de la Renaissance.
Le Dr Roques préconisait encore au siècle dernier cette conserve de Roses, et le Dr Leclerc la recommandait en citant des observations médicales à l’appui. La valeur tonique de ce remède le rend utile, de toute manière, aux gens fatigués et débilités.
Tonique et astringente, la Rose rouge est aussi prônée, à l’instar de Cazin, dans les écoulements muqueux chroniques, la leucorrhée, les hémorragies et la diarrhée.
Au temps de Napoléon, cette Rose eut une telle réputation que les médecins-majors des armées impériales venaient en personne à provins pour se ravitailler en pétales séchés et préparés : on les utilisait dans la dyspepsie, les entérites, les maux de gorge, la débilité, les maladies de peau et les affections des yeux.
L’essence de Roses contient une substance fortement anesthésique qui explique l’utilisation de l’eau distillée de Rose comme collyre, pour calmer la douleur de l’inflammation. Sa valeur antiseptique, de plus, est considérable, puisqu’une communication faite à l’Académie des sciences révèle que, employée à 1 ou 2 p. 1000, elle a une action stérilisante aussi active qu’une solution à 5 p. 1000 de phénol. Des recherches récentes, faite par P. Tanret et L. Jacques, on montré qu’une macération aqueuse de Rose rouge était douée de propriétés antibiotiques puissantes contre des ennemis aussi sérieux que le staphylocoque, le colibacille, le protéus, le pyocyanique.
Pour l’usage externe, la Rose rouge est utilisée pour son astringence, en lavements contre la diarrhée, en gargarismes contre les angines, en injections contre les pertes blanches.
Elle est très utilisée pour les soins de la peau et entre à ce titre dans de nombreux remèdes : pommade rosat, eau distillée de Rose, vinaigre de rose, encore en usage dans le nord de la France, pour traiter les plaies qui suppurent.
Elle eut aussi une certaine réputation contre les hémorroïdes. Un texte ancien d’Assyrie-Babylonie, retrouvé dans les tablettes de Gilgamesh, donne une recette de « suppositoire », composé de pétales de Rose broyés et de térébenthine, à introduire dans l’anus « graissé avec de l’huile de Cyprès ». Arnaud de Villeneuve, célèbre médecin espagnol du Moyen Age, recommande la recette suivante dans son ouvrage Regimen sanitatis : « Faites bouillir dans l’eau un sachet composé de 3 parties de feuilles de Rose et de 4 de feuilles de Myrtille ; exprimez-le et que le malade y reste longtemps assis dessus, matin et soir » (en somme, une façon intelligente d’envoyer son malade dans les roses…).

La Rose à cent feuilles (Rosa centifolia) sert à préparer l’eau de Rose, ainsi que la Rose de Puteaux et la Rose de Damas.
La Rose sauvage est la fleur du Rosier sauvage ou Eglantier.

[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.

On l’appelle aussi Rose de Provins, Rose de France, Rose provinciale ou Rose de Champagne.

C’est une des Roses indigènes les plus cultivées pour la beauté et le parfum suave de ses fleurs veloutées, rouge foncé. On les récolte avant épanouissement pour l’usage médical.

Parfum : riche, rosacé, intense, doux
Action énergétique : yin
Planètes dominantes : Vénus, Jupiter
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de pétales. 8 à 15 g par litre d’eau bouillante, dont on prend 2 ou 3 tasses par jour, entre les repas.
Le véritable djelendjoubin arabe (ou zuccar de Rose) se prépare « en faisant sécher à l’ombre des pétales de Rose rouge non encore complètement épanouie, jusqu’à résorption de l’humidité ; broyer alors dans un mortier de pierre en ajoutant le triple de leur poids en sucre blanc ; placer le tout dans un vase de verre bouché d’un parchemin et exposer 3 mois au soleil en remuant souvent. Conserver ensuite dans un endroit frais ».
On peut, plus simplement, préparer la conserve selon la recette du Dr Leclerc : broyer les pétales avec 3 fois plus de sucre et un léger sirop de sucre, de façon à obtenir une pâte de la consistance du miel. Prendre 50 à 60 g par jour entre les repas (les tuberculeux peuvent ajouter une forte pincée de poudre de Prêle).
La confiture de Roses, très efficace contre les diarrhées, se prépare en faisant infuser 60 g de pétales dans 2 litres d’eau bouillante. Laisser en contact 24 heures. Faire bouillir avec 1 Kg de sucre jusqu’à consistance de sirop. Absorber plusieurs cuillerées par jour jusqu’à la cessation complète des troubles.

Externe

Infusion concentrée, à raison de 50 à 60 g par litre d’eau bouillante pour les gargarismes, les lavements, les injections, les lavages des yeux enflammés.
Pour la beauté des yeux, des compresses froides imbibées de cette infusion sont excellentes, mais imbibées d’eau de Rose du commerce elles sont aussi radicales pour apaiser l’inflammation des paupières détendre et faire briller le regard.
Miel rosat. Appelé encore mellite de Rose, il se prépare en laissant infuser une demi-heure à feu doux 100 g de pétales dans 400 g d’eau bouillante. Passer et faire dissoudre 650 g de miel dans le liquide. A utiliser en collutoire ou à ajouter au liquide des gargarismes (30 g par tasse).
Pommade rosat. Sa réputation contre les gerçures des lèvres n’est plus à faire. Elle se prépare en faisant fondre à feu doux 50 g de cire blanche. Y mêler 100 g d’huile d’Amandes douces. Laisser refroidir et ajouter alors, en mélangeant bien, 50 cg de carmin délayé dans un peu d’huile et 10 gouttes d’essence de Roses.
Vinaigre rosat. Il se prépare en mettant à macérer 100 g de pétales séchés dans un litre de vinaigre blanc. On peut ajouter quelques racines d’Iris bien sèches, qui parfumeront davantage. Bien boucher et exposer 10 jours au soleil. On utilise ce vinaigre (à raison de 5 à 25 g par tasse) comme astringent à ajouter à l’eau des gargarismes et des injections, et à celle des ablutions pour les soins de beauté de la peau. Etendu d’eau bouillie, il stérilise et fait cicatriser les blessures ; il est souverain contre les coups de soleil.
Ne jamais utiliser d’instruments en fer pour toutes ces préparations.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonifiant
  • Astringent
  • Anesthésique
  • Antiseptique
  • Antibiotique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences Psychologiques

Elle élimine les humeurs colériques et l’amertume (elle adoucit et apaise). Son parfum donne un « coup de fouet » à l’esprit, c’est un antidépresseur qui combat les états d’abattement et de douleur.
L’essence de rose calme également les névroses anxieuses et les somatisations cardiaques, avec palpitations et accélération des battements.

Esthétique

L’eau de rose est un tonique astringent qui peut être utilisé soit comme démaquillant, soit comme lotion, pour le cou et le visage. On peut obtenir une eau de rose en faisant infuser, pendant une demi-heure, dans 1 litre d’eau bouillante la valeur de quatre ou cinq poignées de pétales secs de roses rouges. Filtrée, cette préparation peut être utilisée en compresses tièdes sur le visage. On peut la conserver trois ou quatre jours au réfrigérateur.
En compresses froides sur les paupières, cette lotion repose et embellit les yeux fatigués.
Depuis la nuit des temps, un flacon d’eau de rose fait partie des instruments de la toilette féminine et, appliquée délicatement sur la peau, elle l’aide à retrouver sa fraîcheur et son tonus.
Si l’eau de rose représente l’aspect le plus léger de la fleur, comme la rosée qui se pose sur la peau, l’huile a plus de corps, elle pénètre en profondeur, apaise et adoucit comme une caresse : la peau irritée, fatiguée et « stressée » est soulagée par la caresse de la rose, elle retrouve ce qu’elle perd quotidiennement, elle se calme et retrouve son équilibre.
L’huile essentielle de rose est, avec celle du jasmin, une alliée précieuse pour le traitement de tous les types de peau, en particulier en cas de problèmes de couperose, car elle a un effet astringent, prévient les rides et soigne les peaux rougies ou asphyxiées. Ajoutée à des crèmes ou des masques de beauté, en massage pour le visage et le corps, elle prévient le vieillissement et tonifie les tissus.
La rose, le jasmin et la fleur d’oranger sont les trois meilleures essences florales, les plus délicates et les plus coûteuses et elles sont toutes les trois très bénéfiques pour la peau. Utilisées en très petites quantités (une goutte de chacune), elles enrichiront un traitement de beauté du visage, le rendant digne d’une princesse de légende.

Intimité

Connue depuis des siècles comme aphrodisiaque, elle n’a pas un effet stimulant comme d’autres essences, mais agit sur la tension nerveuse, réconfortant le cœur et vivifiant l’esprit. Il semblerait qu’elle stimule la production de spermatozoïdes, qui diminue à cause d’un stress chronique, ce qui est souvent une cause de stérilité dans un couple.

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Radis

Hérotode nous apprend que les pharaons distribuaient aux ouvriers, chargés de la construction des pyramides de Gizeh, ces petites racines charnues rafraîchissantes et nourrissantes, en même temps que des gousses d’Ail. Un des plus anciens Pen ts’ao, le « Rhya », datant de mille ans avant notre ère, signale qu’à cette époque reculée de nombreuses espèces de Radis étaient déjà cultivées en Chine. Les Grecs l’estimaient fort, notamment Théophraste, qui en cultivé dans son jardin, et Hippocrate, qui le préconisé contre l’hydropisie. Les Romains, avec Dioscoride, lui reconnaissaient la vertu d’exciter l’appétit et de ranimer les estomacs fatigués, de calmer la toux et de provoquer les règles.
Au Moyen Age, sainte Hildegarde, qui s’intéressait aux fruits et aux légumes, comme aux plantes médicinales proprement dites, le jus propre à purger le cerveau et les viscères de leurs humeurs malignes, et l’école de Salerne, si elle le recommande crûment comme diurétique destiné « à aider ceux qui ne peuvent pisser », en fait aussi un contrepoison aussi honorable que la célèbre thériaque, ce qui n’est pas un mince compliment.
A la Renaissance, Mathiolle le préconise en macération dans du vin blanc pour atténuer les douleurs de la lithiase urinaire, et Mizauld, dans son jardin médicinal, paru en 1578, le recommande comme spécifique de la gravelle, susceptible, de plus, de lui attirer de confortables honoraires de la part de ses malades reconnaissants.
Puis, pendant longtemps, les Radis ne figurèrent plus que dans les « remèdes de bonne femme », comme expectorant contre la coqueluche et les catarrhes bronchiques, voire comme diurétique, et comme antiscorbutique pour les marins au long cours.
Il a fallu un Allemand, à la fin du siècle dernier, le Dr Grumme, pour vanter les bienfaits de Radis noir dans le traitement de la lithiase biliaire et le sortir de l’oubli. L’abbé Kneipp, pour sa part, en fait un remède efficace contre les maladies de poitrine prises à leur début. Ces deux indications furent reprises par le Dr Leclerc, qui leur ajouta, d’autre part, la constatation d’améliorations de patients atteints d’urticaire et d’arthrite chronique. Lemaire et Loeper, reprirent les travaux de Grumme sur une base scientifique et publièrent leurs résultats en 1950 dans Thérapie. L’extrait de Radis provoque une décharge biliaire chez les malades atteints de lithiase, ce qui le fait recommander, en outre, à tous ceux qui souffrent d’insuffisance hépatique, de Cholécystite et d’affections du foie.
Les Allemands Flamm et Eckstein le recommandent également contre l’atonie de l’estomac, l’aérophagie et les flatulences et, à l’extérieur, comme rubéfiant.

[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.

La famille des Radis est très nombreuse, puisqu‘elle va du petit Radis rose au gros Radis noir d’hiver (Raphanus sativus niger).[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

L’emploi le plus simple consiste à commencer le repas par une purée de Radis râpé (pour qu’il soit plus digestible aux estomacs délicats).
Jus de Radis. Extrait au mixeur, il peut servir contre la lithiase biliaire. Prendre, un quart d’heure avant chaque repas, 1/3 de verre à bordeaux. Il est préférable, d’ailleurs, de m »langer ce jus au même volume de jus de Carotte.
Sirop de Radis noir contre la toux. Couper un Radis noir en tranches dans une assiette. Bien saupoudrer de sucre et couvrir. Recueillir le lendemain le sirop qui s’est formé et le prendre cuillerée par cuillerée.
On peut aussi creuser un gros Radis noir et remplir la cavité de sucre ou de miel. Prendre le lendemain le sirop ainsi obtenu.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Antiscorbutique
  • Rubéfiant

[/wptab]
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Pin sylvestre

Possédant des propriétés antiseptiques et expectorantes connues de tous, les bourgeons de Pin sylvestre sont employés dans les catarrhes bronchiques, la grippe, les rhumes rebelles et les affections pulmonaires chroniques. On leur reconnaît aussi une action excitante et diurétique et leur usage s’étend au traitement des inflammations de la vessie, du rhumatisme, de la goutte, de la leucorrhée et des maladies de peau. Mais leur indication principale demeure le traitement des maladies des voies respiratoires.

En Allemagne, on prépare avec les aiguilles une « laine des forêts » (Waldwolle), servant à la matelasserie, et renommée pour en faire des matelas aux rhumatisants. On fait bouillir, pour l’obtenir, les aiguilles dans l’eau alcaline et on retire ensuite de cette eau « l’huile essentielle de bois » utilisée en bains contre la goutte et les rhumatismes. On prépare aussi un « sirop balsamique d’aiguilles de Pin ».

[wptab name=’Description’]Famille des Coniféracées.

Appelé aussi Pin sauvage.

Bel arbre de nos régions montagneuses, le Pin sylvestre pousse spontanément aux altitudes de 900 à 2 000 m, mais il est répandu même en plaine par la culture.

Le Pin maritime (Pinus maritima) a des aiguilles plus allongées et plus vertes que le Pin sylvestre. Moins haut que celui-ci, son écorce est rouge violacé.

On peut utiliser ses bourgeons comme ceux du Pin sylvestre et pour les mêmes usages.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. Faire infuser pendant une heure 25 à 40 g de bourgeons par litre d’eau. Sucrer fortement, car la tisane est très amère.

Sirop. Faire macérer 60 g de bourgeons, pendant une heure, avec 50 g d’eau-de-vie. Jeter ensuite un litre d’eau bouillante sur le tout. Laisser macérer de nouveau pendant 6 heures. Ajouter alors le même poids de sucre, après avoir filtré, et cuire au bain-marie jusqu’à l’obtention du sirop. Prendre 4 à 5 cuillérées à soupe par jour.

Externe

Décoction. 60 g par litre d’eau ; s’utilise en injections vaginales, en inhalations. Elle est aussi renommée pour lotionner les peaux rouges congestionnées, irritées (on peut aussi employer une décoction d’aiguilles).[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif

[/wptab]

[wptab name=’Soins’]

Influences Psychologiques

Le fait de marcher dans une pinède aide l’homme à retrouver le contact avec ses cycles vitaux et à entrer en harmonie avec les événements naturels.
L’essence de pin a un effet stimulant et dynamisant sur le cortex surrénal, la glande endocrinienne chargée de la réaction au stress. Elle est donc indiquée en cas de fatigue, de convalescence, de chute de la libido pour cause de surmenage.

Esthétique

On connaît l’action bénéfique des bains aux bourgeons de pin dans les cas de fatigue physique ou nerveuse, ainsi que pour conserver la beauté et la souplesse de l’épiderme. On utilisera alors une décoction de cinq à six poignées de bourgeons de pin préalablement séchés et bouillis pendant trente minute dans 5 ou 6 litres d’eau. Cette préparation sera versée dans l’eau tiède du bain.

Les bains, les bains de pieds ou les bains pour les mains sont indiqués en cas de sudation excessive.

[/wptab]

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Bruyère

Les Anciens déjà (Mathiolle et Dom Alexandre) lui attribuaient la vertu de briser les calculs urinaires.

De nos jours, on lui reconnaît une valeur indéniable de diurétique actif et précoce, d’antiseptique et de sédatif des voies urinaires.

D’autre part, par son emploi, non seulement le volume des urines s’accroît, mais encore les urines troubles et fétides s’éclaircissent et perdent leur mauvaise odeur. Ses vertus diurétiques la font employer non seulement comme médicament des reins proprement dit,mais aussi dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, des rhumatismes, de la goutte.

Son emploi permet d’éliminer de l’organisme les résidus nocifs tels que l’urée, l’acide urique, l’acide oxalique. La Bruyère est fortement recommandée aussi à tous ceux dont l’alimentation trop riche, et surtout trop carnée, donc chargée en purines, encombre l’organisme en produits de déchets.

Grâce à l’arbutine qu’elle contient (comme d’ailleurs la Busserole et la feuille de Poirier), elle agit aussi sur l’élément inflammatoire d’origine infectieuse accompagnant la congestion et l’hypertrophie de la prostate. Elle rend donc de signalés services dans la cystite des prostatiques et même dans la cystite avec muco-pus.

La Bruyère possède aussi des propriétés apéritives qui sont loin d’être négligeables.
A l’extérieur, en bain complet chaud, elle est employée pour relever le tonus musculaire. Elle est donc utile aux sportifs et aux malades convalescents asthéniés par un long séjour au lit.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

On l’appelle également : Béruée, Brande,Bruyère commune, Bucane,Fausse Bruyère, Grosse Brande, Péterolle ou Bruyère callune.

Cette petite plante ligneuse, à feuilles simples verticillées par trois, est très fréquente dans les bois et les mauvaises terres en friche.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 g de sommités fleuries par litre d’eau. Laisser réduire au tiers. Passer et sucrer. Prendre 3 ou tasses par jour.

Externe

Décoction. 500 g de plante dans 2 à 3 litres d’eau. Passer et ajouter à un bain chaud.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Antiseptique
  • Sédatif
  • Apéritive

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Certains composants de la bruyère lui confèrent des propriétés intéressantes pour les soins de beauté.
Des massages légers effectués de préférence le soir avec un lotion préparée en faisant macérer 50 grammes de sommités fleuries dans un quart de litre d’huile d’olive vierge, pendant une période de quinze jours environ, peuvent éclaircir les teints brouillés et calmer les épidermes fragiles.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Verveine citronnée

Indications (VT +) :

  • Angoisse, stress, insomnie, certaines dépressions ++++, fatigue nerveuse, sclérose en plaques
  • Entérocolite ++, amibiase, kystes amibiens, maladie de Crohn ++, cholécystite, diabète
  • Cystite colibacillaire, gravelle
  • Psoriasis
  • Coronarite, tachycardie, fatigue cardiaque, hypertension, maladie de Hodgkin, malaria
  • Asthme (préventive des crises)
  • Fatigue et faiblesse oculaires
  • Rhumatismes

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques (éviter la voie cutanée en raison des furocoumarines)

[wptab name=’Description’]Famille des Verbénacées

Parfum : frais, doux, citronné
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Mercure, Vénus

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

  • Monoterpènes (6%) : (-)-limonène (5-15%)
  • Sesquiterpènes (18%) : beta-caryophyllène (3-3,8%), germacrène D (1,8%), alpha-farnésène (4%), alpha-curcumène (4,5%)
  • Alccols aliph. (1-1,5%) : octène-1-ol-3 (1%)
  • Monoterpénols (15-16%) : (+)-alpha-terpinéol (1,5-2,5%), citronnellol (1%), nérol (0,5-5%), géraniol (0,5-6%)
  • Sesquiterpénols (4-5%) : (+)-nérolidol (1,3-2%), spathulénol (2,5-3%), caryophylladiénols I, II et III
  • Esters terp. (6%) : acétates de néryle (4) et de géranyle (1,8%)
  • Aldéhydes (39-40 %) : citrals : néral (12 %) et géranial (26 %), photocitrals et épiphotocitrals (1,5%)
  • Oxydes terp. : 1,8-cinéole (3-6%) (-)-époxycaryophyllène (1,5%), beta-caryophyllane oxyde (2,6%)
  • Furocoumarines (tr.)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Négativante
  • Anti-inflammatoire puissante +++
  • Antipyrétique
  • Eupeptique ++
  • Stimulante vésiculaire et pancréatique, stimulante splénique, stimulante nerveuse (action sur le cervelet et le SNC), stimulante gonadique (testicules, ovaires)
  • Litholytique
  • Hormon-like (thyroïde, pancréas)
  • Anti-infectieuse variable (BK)

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[wptab name=’Soins’]

Influences Psychologiaues

Cette huile essentielle agit sur le système nerveux, avec un effet pouvant être tonique ou sédatif, amenant un équilibre du tonus de l’humeur. La verveine odorante éclaircit l’esprit, et, en tant que plante mercurienne et donc appropriée pour les échanges et les contrôles, suscite une meilleure compréhension et communication, renforçant l’intensité des relations.

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HE Melaleuca à feuilles alternes à terpinéol 4

Indications (VT +) :

  • Aphtose, stomatite, gingivite, abcès dentaire (trait. Local), ulcère buccal, pyorrhée ; oropharyngite ; entérite, entérocolites bactérienne +++, candidosique ++++, virale +++, et parasitaire ; appendicite
  • Infections ORL : otite, rhinopharyngite aiguë, bronchite purulente, emphysème (surinfection)
  • Infection génitale, vulvo-vaginite candidosique chronique, vaginite à trichomonas, congestion ovarienne
  • Circulation capillaire cérébrale ralentie ; fatigue cardiaque ; hémorroïdes, varices, anévrisme
  • Asthénie, épuisement général et nerveux, dépression nerveuse (chez le nerveux), énervement et tremblement avant et aggravé durant les règles, frilosité
  • Choc opératoire lié à l’anesthésique (préventif)
  • Brûlures de radiothérapie (préventif)

Contre-indications : Aucune connue

[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées

Parfum : frais, épicé, légèrement amer
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Jupiter, Vénus
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

  • Monoterpènes : (+)-alpha-pinène (3%), Beta-pinène (0,4-1%), myrcène (0,5-1,5%), alpha- et gamma-terpinènes (7-8% et 14-18%), paracymène (3-16% et jusqu’à 20%), imonène (1-3%), terpinoène (3%)
  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (1,2%), aromadendrène (2,75%) allo-aromadendrène (0,4%), viridiflorène (1%), alpha- et delta-cadinènes (tr. et 1,5 – 3%)
  • Alcools monoterp. (45-50 %) : (+)-terpinène-1 –ol-4 (25-45 %), alpha-terpinéol (3,5-5 %), beta-terpinéol (tr.), p-cyménol-8 (0,1 %), (+)-cis- et transthujanol-4 (tr.)
  • Alcools sesquiterp. : gobulol, viridiflorol
  • Oxydes terp. : 1,4-cinéole, 1,8-cinéol (5-9%), époxycaryophyllène II

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse majeure, antibactérienne à large spectre d’action (sur gram + ; staph. ; gram- : coli. proteus, kleb., entéro. et autres entérobactéries), antifongique (cand.), antivirale, antiparasitaire (lamblias, ascaris, ankylostomes), antiseptique
  • Anti-inflammatoire
  • Immunostimulante (aug. IgA et IgM basses, aug. C3 et C4)
  • Antiasthénique ++, tonicardiaque (musculotrope-ventricules-)
  • Décongestionnante veineuse, phlébotonique
  • Neurotonique (équilibration), analgésique
  • Hyperthermisante
  • !radioprotectrice

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Etant bien tolérée par l’organisme et n’étant pas toxique, elle est très facile à utiliser et précieuse pour les affections de la peau et des muqueuses provoquées par des agents microbiens et pour le traitement d’états d’irritation après le rasage ou l’épilation.
Elle peut être utilisée pure dans de nombreux cas mais, pour des peaux sensibles, il est préférable de la diluer à 1/10 dans de l’huile végétale ou une autre base, selon l’utilisation qui en est faite, par exemple dans une crème ou une lotion faiblement alcoolisée. Du fait de sa remarquable capacité de pénétration et de son pouvoir détergent et dissolvant sur les tissus pathologiques ‘alors qu’elle n’attaque pas les tissus sains) elle est également indiquée pour les mycoses des ongles et des tissus situés sous les ongles. Dans ce cas, il sera bon de masser la partie intéressée avec cette huile, tous les jours, jusqu’à ce que l’infection ait disparu.
Par friction sur le cuir chevelu, elle combat les pellicules et le prurit. En bain ou bain de pieds, elle est déodorante et astringente en cas hyperidrose.

Intimité

L’huile essentielle favorise la disparition de l’herpès labial et génital (dans ce cas, utiliser de l’essence diluée dans de l’huile ou dans de l’eau pour des lavages et des compresses). En lavage vaginal, elle agit sur la candidose.

Animaux

Quelques gouttes de cette huile sur une éponge humide que l’on frottera sur le pelage d’un chien auront un effet déodorant et éloigneront les insectes.

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