Sédatif
Calme l’activité nerveuse
Camomille romaine
Plus communément appelée « camomille » tout court, la plante est employée en usage culinaire, médicinal (particulièrement en tisane), et cosmétique. Elle ne doit pas être confondue avec deux autres plantes médicinales lui ressemblant et appelées aussi localement « camomille » : la petite camomille Matricaria recutita et la grande camomille Tanacetum parthenium.
Cette petite plante, bien connue, est la gloire de Chemillé, en Maine et Loire, qui produit à elle seule toute la Camomille française : 70 t par an. La qualité Maine et Loire, caractérisée par des fleurs doubles, est la qualité supérieure. Mais la Camomil, c’est à Galien, l’oracle de Pergame, qu’appartient l’honneur d’avoir employé la Camomille contre les maux de tête, les migraines rebelles, les névralgies. Il l’utilisait aussi contre les coliques et les affections du foie.
En usage dans toutes les familles, la fleur de Camomille est vraiment très précieuse.
[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
Le nom de genre Chamaemelum est le nom latin donné à la petite camomille (Matricaria recutita) par Pline (H.N. 22, 53) ; il dérive du grec χαμαι khamai « à terre, nain » et μηλον mêlon « pomme » parce qu’elle a une odeur de pomme dit Pline (H.N. 22, 53). L’épithète spécifique nobile est une flexion du latin nobilis « célèbre, noble ».
Chamaemelum nobile est le nom scientifique retenu aujourd’hui pour la plante. Elle est cependant aussi connue par son synonyme Anthemis nobilis, attribué par Linné en 1735 (Species Plantarum). Cinquante ans plus tard, le botaniste piémontais, Carlo Allioni la reclassa dans le genre Chamaemelum.
Cette espèce est originaire des régions de la façade atlantique de l’Europe (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Irlande) et d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie). Elle a été introduite et s’est naturalisée en Europe centrale et de l’Est, en Australie et Nouvelle-Zélande et dans certaines régions de l’Amérique du Nord. Elle n’est donc pas indigène en Italie contrairement à ce que son qualitatif de « romaine » pourrait laisser penser.
On la trouve partout en Europe occidentale dans les sols secs et sablonneux riches en silice jusqu’à 1 000 m d’altitude. En France, on peut notamment la trouver dans l’ouest et plus particulièrement en Anjou, qui produit plus de 90 % de la production française. Elle croît dans les pelouses sablonneuses, aux bords des étangs dans presque toute la France sauf dans l’Est où elle est rare ou absente, dans le Sud-Est et le littoral méditerranéen. C’est une adventive en Belgique, République tchèque, Allemagne, Suisse et Slovaquie.
Elle est largement cultivée en Belgique, France (Anjou), Angleterre, États-Unis et Argentine. Elle est récoltée la deuxième année et ne comporte pratiquement que des fleurs ligulées.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Les fleurs (capitules) de camomille romaine (Chamomillae romanae flos) sont traditionnellement réputées toniques, stomachiques, antispasmodiques et analgésiques.
La camomille fait merveille aussi en cas de mauvaises digestions, de crampes d’estomac, d’embarras gastrique.
Excellent antispasmodique et antinévralgique, elle calme les maux de tête, les douleurs de la face, les courbatures, les maux de dents.
Lorsqu’un rhume se sépare, une infusion très chaude de Camomille suffit parfois à le couper.
Enfin, la Camomille est le remède spécifique des migraines, qu’elles soient dues à une mauvaise digestion, à un coryza en préparation ou à des règles difficiles.
- Troubles digestifs (ballonnements épigastriques, lenteur à la digestion, éructations, flatulence, diarrhée) ;
- Traitement adjuvant de la composante douloureuse de troubles fonctionnels digestifs.
Infusion. 10 à 40 g par litre d’eau bouillante (ou encore 8 à 10 fleurs par tasse).
Absorbée 30 à 45 minutes avant les repas, l’infusion est un excellent apéritif qui vient à bout de bien des inappétences : la Camomille entre d’ailleurs dans la composition des vermouths apéritifs.
Poudre. Fleurs pilées dans un mortier avec le même poids de sucre en poudre. Prendre 10 à 20 g du mélange par jour, en 2 ou 3 fois, 30 à 45 minutes avant les repas.
Vin apéritif : Il se prépare avec 30 à 60 g en macération pendant 1 mois dans 1 l de bon vin rouge, sucré ou non : un verre à madère avant chaque repas.
La camomille existe aussi sous forme de granulés d’homéopathie.
Externe
A l’extérieur, elle combat l’inflammation des paupières, les douleurs des rhumatismes et celles qui sont causées par une chute ou des coups.
- Traitement d’appoint adoucissant et antiprurigineux des affections dermatologiques (crevasses, écorchures, gerçures, piqûres d’insectes)
- En cas d’irritation ou de gêne oculaire due à une atmosphère enfumée, un effort visuel soutenu, bain de mer ou de piscine ;
- Antalgique dans les affections de la cavité buccale ou du pharynx (collutoire, pastille) ;
- En bain de bouche pour l’hygiène buccale
- En soins de beauté, elle est souvent présente dans les lotions, les crèmes, les shampoings (surtout pour cheveux blonds) .
- Elle est également utilisée traditionnellement comme colorant naturel des cheveux pour offrir une teinte blonde.
Décoction concentrée en lavages et compresses chaudes contre l’inflammation des paupières.
Cette même décoction pulvérisée sur les peaux sèches, sensibles, irritables, les calme et les adoucit.
On l’utilise aussi en bains, enveloppements, dans un coussin (pour soulager les parties malades), en pommade et en inhalation.
Huile : Faire macérer à chaude, au bain-marie, pendant 2 heures, 100 g de Camomille par litre d’huile d’olive. Filtrer. Employer en frictions contre rhumatismes, lumbago, etc.
Usage fongicide
En jardinage, l’aspersion des semis avec de la tisane de camomille romaine diminuerait sensiblement la fonte des semis.
Usage horticole
En Angleterre on mélange parfois la camomille aux graminées à gazon afin qu’elle dégage son parfum lorsqu’on la foule. Cet usage existait également au Moyen-Âge.
Usage culinaire
Les capitules peuvent être utilisés pour aromatiser des salades et des desserts. On peut également s’en servir pour préparer une tisane.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-inflammatoire
- Stomachique
- Antispasmodique
- Régénérante
- Spasmolytique
- Sédative
- Antiprurigineuse
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Aspérule odorante
La légende voudrait que la mère de Jésus en ait garni la crèche avant de déposer son enfant, d’où son surnom « d’herbe à la vierge ».
Comme l’indique son nom populaire d’Hépatique étoilée, l’Aspérule est la panacée des affections du foie : congestion du foie, jaunisse.
Elle est, avec le Mélilot et la Mélitte, selon le Dr Leclerc, une des 3 “plantes à coumarine” :
- Action sur la coagulation sanguine
- Augmention du volume des urines
- Arrêt du développement des colibacilles
- Action antispamodique
Bonne pour le foie, la plante l’est donc aussi pour les reins. De plus, la coumarine a une bienfaisante action antispasmodique, ce qui explique pourquoi l’Aspérule facilite la digestion des malades qui souffrent d’angoisse et de vertiges, et que, prise le soir, elle donne de très bons résultats contre l’insomnie.
L’Aspérule, très parfumée, entre dans la composition du “vin de mai” allemand ou lorrain.
[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées
Le Gaillet odorant (Galium odoratum (L.) Scop.) ou Aspérule odorante (de son ancienne dénomination, avant d’être reclassé dans le genre Galium par les botanistes, Asperula odorata).
La plante est parfois appelée Petit Muguet ou Reine-des-bois et plus rarement Thé suisse ou Belle-étoile, Hépatique étoilée.
Cette plante tire son nom commun et scientifique de l’odeur qu’elle acquiert en séchant. Le terme « aspérule » provient du latin asper signifiant « rude », « rugueux », caractérisant le bord de ses feuilles. C’est une plante de mi-ombre, commune dans les sous-bois et sur les lisières des forêts caducifoliées d’Europe au-delà de 400 m d’altitude.
Le gaillet odorant est une plante dressée, avec des verticilles de feuilles entières ovales allongées, et une inflorescence de petites fleurs blanches à quatre pétales en croix. Sa particularité réside dans l’odeur qu’elle dégage quand on la blesse ou lors de la dessiccation. Cette odeur caractéristique, rappelant celle de foin coupé ou de la fève tonka, provient de la coumarine présente en abondance dans sa racine et ses tiges (substance également trouvée dans la fève tonka utilisée industriellement pour aromatiser l’Amsterdamer).
La plante colorerait en rouge les os des animaux qui la consommeraient en grande quantité avec l’herbe ou le foin.
Comme dans le mélilot, si la plante moisit et fermente, il se forme du dicoumarol ou hydroxycoumarine, une antivitamine K, anticoagulant utilisé à faible dose en médecine mais qui peut causer de graves hémorragies à forte dose, cette molécule étant utilisée comme appât rodenticide de type mort aux rats.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
- La coumarine, hypnotique, expliquerait les propriétés antispasmodiques et sédatives (anti-insomnie) attribuées à l’aspérule, et aussi diurétique et légèrement antiseptique.
- L’aspérule était jadis utilisée contre les phlébites (superficielles ou profondes).
- Des proportions trop élevées d’aspérule odorante peuvent induire des maux de tête voire une altération des perceptions (vertige, somnolence, etc.) ou des hépatites.
- Infusion : On peut en faire une infusion dite « thé d’aspérule », aux propriétés légèrement sédatives. Le roi Stanislas II de Pologne en buvait chaque matin et lui attribuait sa bonne santé.
Externe
- L’aspérule est réputée adoucissante et vulnéraire. Infusée avec des fleurs de bleuet ou des feuilles de plantain, elle produisait un collyre contre les blépharites et les conjonctivites.
- On l’écrasait pour soigner les blessures, abcès et enflures douloureuses.
- Cataplasme de plante broyée, appliqué sur la région du foie, contre la jaunisse et l’engorgement de cet organe.
Cuisine
- L’aspérule odorante peut s’utiliser fraîche ou sèche pour parfumer des gâteaux, cookies et également des boissons alcoolisées ou non.
- Le gaillet odorant est utilisé dans quelques boissons alcoolisées : certains vins apéritifs, bières ou eaux-de-vie.
- Vin de mai appelé « Maibowle » ou « Waldmeisterbowle » ou « Maitrank » : Récoltée de mi-avril à début mai, puis laissée à macérer dans du vin blanc de Moselle, elle sert de base aromatique à la préparation d’une boisson apéritive traditionnelle de la région d’Arlon (province de Luxembourg, Belgique) et du Luxembourg.
- Le « sirop d’aspérule » est un des deux sirops qui accompagnent traditionnellement la Berliner Weiße, une bière allemande légère et acide au froment. En Allemagne, il est fabriqué à base de succédané depuis la fin du xxe siècle, en raison de l’interdiction de l’utilisation de la plante pour les sirops à cause de sa teneur en coumarine.
- En Moselle germanophone et en Alsace, elle est connue sous le nom de « Waldmeister » (Maître de la forêt/Maître des bois) et sert de base à une liqueur digestive produite par macération de brins en fleurs dans de l’alcool avec 100 à 200 g de sucre, avec filtration après 5 semaines pour obtenir une couleur vert pâle, ou 8 semaines pour un goût optimal, mais couleur verte plus foncée.
Pratique
- Autrefois, cette plante était utilisée pour bourrer les coussins et les matelas.
- Depuis longtemps utilisée par les paysans, elle diffuse un parfum de coumarine qui fait fuir les mites. On en parfume donc le linge dans les armoires comme on le fait avec la lavande. Elle peut être utilisée dans la fabrication de répulsifs contre les insectes.
- L’industrie exploite son odeur de vanilline. On peut la trouver pour la même raison en pot-pourri de fleurs séchées.
- On extrait un colorant rouge des racines du gaillet odorant (ce colorant naturel est présent dans de nombreuses rubiacées et peut être utilisé comme celui de la garance pour teindre la laine – usage ancien).
- Mêlées à des feuilles de menthe et de tussilage, les feuilles ont été utilisées comme substitut au tabac.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Coagulante
- Diurétique
- Antiseptique
- Antispasmodique
- Hypnotique
- Sédative
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Marjolaine
Déjà employée comme condiment dans l’Egypte ancienne, elle était aussi au nombre des simples dont les prêtres recevaient l’instruction : ils l’utilisaient contre les migraines et le nervosisme. Elle fut étudiée au XVIIème siècle par le Danois Simon Paulli.
Très bon antispasmodique, elle est toujours utilisée contre la migraine et aussi contre les tics de la face et les mauvaises digestions d’origine nerveuse. Cadéac et Meunier, comme Leclerc, la classe comme plante sédative recommandée pour combattre l’insomnie. En effet, elle abaisse le tonus du sympathique, « freine l’anxiété et rassure le cœur ».
En usage externe, elle a depuis longtemps fait ses preuves contre les douleurs rhumatismales, le torticolis, la sciatique, et ses vapeurs antiseptiques suffisent souvent à chasser le rhume de cerveau.
[wptab name=’Description’]On l’appelle aussi Grand Origan.
Variété cultivée de l’Origan sauvage, la Marjolaine à une tige carrée rougeâtre, de 0,20 à 0,40 m, garnie de feuilles ovales opposées. Ses petites fleurs, blanc rosé, sont disposées en bouquets à l’extrémité des rameaux. Elle répand une forte odeur aromatique qui justifie son emploi en cuisine (pizza, salade de tomates, terrines).
Parfum : chaud, épicé
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion 50 g de fleurs et feuille par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes et boire 2 ou 3 tasses par jour entre les repas (dont une au coucher en cas d’insomnie). C’est délicieux.
Externe
Huile de Marjolaine. Très renommée, elle s’emploie en friction sur les endroits douloureux. Elle se prépare avec 100 g de plante coupée dans un demi-litre d’huile d’olive. Placer le tout au bain-marie bouillant pendant une heure. Passer. Cette huile est excellente aussi en gouttes nasales contre le rhume.
Certains auteurs préconisent une formule identique, fait avec du beurre à la place de l’huile.
Inhalations
Contre le rhume de cerveau, après avoir fait bouillir de la Marjolaine sur le coin du fourneau.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antispasmodique
- Sédative
- Sympathomimétique
- Antiseptique
[/wptab]
[wptab name=’Bien-Etre’]
Influences Psychologiques
Agissant surtout sur le système neurovégétatif, elle modifie l’équilibre, atténuant le rôle du système sympathique (activité et réaction), pour accentuer celui du système parasympathique, responsable de la relaxation et du repos. Utilisée pour des massages et des bains, c’est aussi un fortifiant en cas de faiblesse.
Intimité
Ce qui semble en contradiction avec un autre usage que l’on en faisait dans les couvents et les institutions religieuses où l’on exploitait ses propriétés anaphrodisiaques, c’est-à-dire d’inhibition des pulsions sexuelles.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Kawa-kawa
Jouissant d’une activité anesthésique locale, la plante possède, en outre, une action sédative à l’égard du système nerveux central. Les explorateurs avaient remarqué que les habitants de l’archipel polynésien l’employaient non seulement pour stimuler les fonctions digestives, mais aussi pour prévenir et guérir les maladies vénériennes. Sous l’influence du Kawa-Kawa, on constate une diminution des écoulements, une atténuation de la douleur à la miction, en même temps qu’une augmentation de la diurèse. Ces effets furent confirmés par Gubler, Sanné et Henri Leclerc. Grâce à son action diurétique et antiseptique et à ses propriétés décongestionnantes et sédatives des terminaisons nerveuses, le Kawa-Kawa donne d’excellents résultats dans les affections urinaires ou gynécologiques, les cystites blennorragiques, vaginites, métrites, salpingites et inflammations prostatiques.
On utilise l’extrait sous forme de pilules, très bien tolérées par l’estomac, et, en usage externe, en suppositoires (on adjoint alors une petite quantité d’analgésique, soit Belladone, soit Jusquiame, afin de prévenir la sensation désagréable de chaleur anale, due au principe âcre de cette espèce de Poivre). Dans les îles des mers du Sud, on utilise la décoction de racine râpée, à raison de 50 g par litre, dont on prend 3 tasses par jour.
[wptab name=’Description’]Famille des Pipéracées
On l’appelle encore Poivre enivrant.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anesthésique
- Sédative
- Stimulante (dig.)
- Antiseptique
- Diurétique
- Décongestionnante
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Leptosperme citronné
Indications (VT +) :
- Anxiété, stress, agitation, dépression +++
- Dyspepsies, entérocolite +++
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
.
[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées :
- Aldéhydes terp. (75-85 %) : citrals (40-50 %), citronnellal (35 %)
- Acools et seters terp. : géraniol, citronnellol, formiates et acétates
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Sédatives +++
- Anti-inflammatoire +++
- Eupeptique +
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Adonis
C’est un des « pères allemands » de la botanique, Bock, dit Tragus, qui signala le premier, à l’époque de la Renaissance, les propriétés de l’Adonis. Utilisée autrefois contre les néphrites et l’urémie, c’est surtout comme tonique du cœur qu’on l’emploie de nos jours : elle fut signalée en 1879 par Budnow et étudiée par Fukelman et Chevalier, lesquels découvrirent son principe actif. L’adonis régularise les mouvements du cœur, agit sur la circulation sanguine et augmente la pression artérielle (son emploi est donc interdit aux personnes souffrant d’hypertension). Elle se place, d’après les auteurs, come une excellente médication intermédiaire entre la Digitale et le Stophantus. Tout en facilitant les fonctions du rein par son pouvoir diurétique, c’est à la fois un précieux tonique du cœur et un bon sédatif, qui possède, de plus, la faculté de s’éliminer très vite.
Moins puissant que la Digitale, certes, mais aussi moins toxique, l’Adonis se révèle comme un excellent remède ne nécessitant pas de pause dans le traitement, très recommandable aussi bien dans le cas d’insuffisance cardiaque que dans les cas de baisse de la tension artérielle (hypotension).
[wptab name=’Description’]Famille des Renonculacées.
On l’appelle aussi Adonide de printemps.
Il existe plusieurs Adonis, mais seule l’espèce vernalis est officinale. Elle pousse volontiers sur les plateaux calcaires des Causses et des Cévennes.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
2 g de feuilles dans 200 g d’eau bouillante à prendre en 24 heures, bien que l’Adonis soit surtout employée en pharmacie sous forme d’extraits aqueux ou alcooliques, ou sous forme de teinture.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique
- Diurétique
- Sédatif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Cumin
Indications (VT +) :
- Dyspepsies, aérophagie, épigastralgie +++, aérocolie, entérocolites spasmodique et inflammatoire ++, hépatites
- Insomnie ++
- Hyperthyroïdie ++
- Arthrite +, rhumatismes
- Orchite (oreillons) +
Contre-indications : Usage externe intensif ou sur peau sensible (à l’origine de dermatoses d’irritation)
[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées
On l’appelle également : cumin blanc , cumin de Maroc ou faux anis
Le cumin est une plante herbacée annuelle.
Le cumin trouve son origine en Orient. Il y apparaît comme épice à fumer ou pour apprêter des mets puisque son goût est terreux lorsque non apprêté. Il appartient à la même famille que le persil.
Ne confondre ni avec le cumin des prés, ni avec le cumin noir.
Parfum : chaud, épicé, aromatique
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Fruits
Premier subchémotype , cuminal-terpinène :
- Monoterpènes (30-60 %) : beta-pinène (13-22 %), paracymène (3-9 %), alpha-terpinène (12-28 %)
- Sesquiterpènes : beta-caryophyllène
- Monoterpénols (0,5-4%) : cuminol (0,1-4%)
- Monoterpénals (30-40%) : p-mentha-3-en-7-al (0,7 à 2,5% graines sèches), p-mentha-1,3-diène-7-al (6-15%), p-mentha-1,4-diène-7-al (24% graines fraîches)
- Aldéhydes arom. (20-30%) : cuminaldéhyde (20-32%)
- Coumarines (tr.) : scopolétine
- Monoterpènes (50%) : paracymène (42%)
- Mono- et sesquiterpénols (10%) : alpha-terpinéol (2,75%), pipéritol (0,8%), carvéol (1,45%), farnésol (3%),
- Aldéhydes (32%) : cuminal (27,75%), anisaldéhyde (2,8%)
- Esters (5%) : cinnamate de benzyle (4,5%)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Calmante-stupéfiante +++ (par action réflexe modératrice sur le SNC et la moelle épinière, d’où effet sédatif, résolution musculaire – muscles lisses -), analgésie et sommeil (doses +++)
- Anti-inflammatoire ++
- Tonique et stimulante digestive, apéritive ++ carminative +++
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Intimité
Pour les Arabes, il stimule le désir sexuel alors que, pour les Indiens, il l’inhibe.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Oranger bigaradier dit “zestes d’orange amère”
- Anxiété, vertiges, nervosisme ++
- Dyspepsies ++, flatulences, spasmes gastriques
- Circulation ralentie
Contre-indications : Usage externe (photosensibilisante)
.
[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées
Le bigaradier (Citrus aurantium) est un arbre. Le fruit, les feuilles, les rameaux et la fleur ont de nombreuses applications alimentaires et en parfumerie.
Parfum : frais, riche, doux-amer
Action énergétique : yang
Planète dominante : Soleil
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Zestes
Fraction volatile :
- Monoterpènes (90-92 %) : (+)- limonène (90 %), terpinolène
- Alcools monoterp. (0,4-3%) : linalol, (+)-alpha-terpinéol, citronnellol, nérol, géraniol
- Esters (2%) : acétates de géranyle, de néryle, de citronnellyle, et de linalyle (1%)
- Aldéhydes (0,8-7%) : nonanal, décanal, undécanal, dodécanal, géranila, néral, citronnellal
- Coumarines et furocoumarines (<0,09%) : auraptène, aurapténol, bergaptène, bergaptol, scoparone, citroptène
- Flavonoïdes, triterpénoïdes (beta-carotène), stéroïdes, acides gras
- Coumarines et furocoumarines substituées (cf ci-dessus)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Calmantes, sédative ++
- Anti-inflammatoire +
- Activatrice circulatoire +
- Anticoagulante, fluidifiante +
- Tonique amère (à faible dose) ++
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences psychologiques
Un massage, en particulier au niveau du plexus, solaire et de la poitrine, apportera de l’énergie et aidera à chasser la mélancolie et le stress, sans provoquer d’excitation, mais en calmant la tension nerveuse somatisée au niveau du cœur, organe solaire par excellence.
On utilise le petit-grain dans les cas de troubles du système nerveux, tels que l’insomnie, l’épuisement et le stress.
Esthétique
Au niveau de l’épiderme, cette essence très délicate est bien tolérée, même par les peaux sensibles et irritées.
Elle a une action régénératrice au niveau cellulaire, elle tonifie, prévient le vieillissement, désodorise. Suivant l’exemple d’Anna Maria di Néroli, on peut l’utiliser pour la préparation de masques de beauté ou bien l’ajouter à des crèmes nutritives (une goutte par cuillerée à café d’huile ou de crème de base).
Esthétique
Elle est particulièrement indiquée pour le massage, et lorsqu’on l’ajoute à l’eau du bain, elle a une action rafraîchissante, dépurative, tranquillisante et revitalisante pour les peaux grasses ou asphyxiées ou en cas de rétention d’eau.
On l’utilise dans des bains ou des massages relaxants, pour le traitement des peaux grasses ou acnéiques et en cas de sudation excessive.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Coriandre doux (feuille)
Indications (VT +) :
- Stress, anxiété, insomnie ++
- Gastrite++
Contre-indications : Non connues
.
[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées
La Coriandre est une plante herbacée annuelle. C’est une plante aromatique cultivée dans les zones tempérées du monde entier et employée pour de nombreuses préparations culinaires, particulièrement en Asie, en Amérique latine et dans la cuisine méditerranéenne.
Parfum : chaud, épicé, aromatique
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles
- Aldéhydes sat. Et insat. Non terp. (85-95 %) : octanal (5 %), décanal (10 %), undécanal (3 %), 3,6-undécadiénal (4 %), tridécénal (1,75 %), 5,8-tridécadiénal (5,5 %), 9-tétradécanal (9,25 %)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-inflammatoire ++
- Sédative ++
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Intimité
Pour les Grecs, elle avait la réputation d’inhiber le désir sexuel tandis qu’en Orient elle était recherchée pour ses vertus enivrantes et aphrodisiaques.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Bruyère

Les Anciens déjà (Mathiolle et Dom Alexandre) lui attribuaient la vertu de briser les calculs urinaires.
De nos jours, on lui reconnaît une valeur indéniable de diurétique actif et précoce, d’antiseptique et de sédatif des voies urinaires.
D’autre part, par son emploi, non seulement le volume des urines s’accroît, mais encore les urines troubles et fétides s’éclaircissent et perdent leur mauvaise odeur. Ses vertus diurétiques la font employer non seulement comme médicament des reins proprement dit,mais aussi dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, des rhumatismes, de la goutte.
Son emploi permet d’éliminer de l’organisme les résidus nocifs tels que l’urée, l’acide urique, l’acide oxalique. La Bruyère est fortement recommandée aussi à tous ceux dont l’alimentation trop riche, et surtout trop carnée, donc chargée en purines, encombre l’organisme en produits de déchets.
Grâce à l’arbutine qu’elle contient (comme d’ailleurs la Busserole et la feuille de Poirier), elle agit aussi sur l’élément inflammatoire d’origine infectieuse accompagnant la congestion et l’hypertrophie de la prostate. Elle rend donc de signalés services dans la cystite des prostatiques et même dans la cystite avec muco-pus.
La Bruyère possède aussi des propriétés apéritives qui sont loin d’être négligeables.
A l’extérieur, en bain complet chaud, elle est employée pour relever le tonus musculaire. Elle est donc utile aux sportifs et aux malades convalescents asthéniés par un long séjour au lit.
[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae
On l’appelle également : Béruée, Brande,Bruyère commune, Bucane,Fausse Bruyère, Grosse Brande, Péterolle ou Bruyère callune.
Cette petite plante ligneuse, à feuilles simples verticillées par trois, est très fréquente dans les bois et les mauvaises terres en friche.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 30 g de sommités fleuries par litre d’eau. Laisser réduire au tiers. Passer et sucrer. Prendre 3 ou tasses par jour.
Externe
Décoction. 500 g de plante dans 2 à 3 litres d’eau. Passer et ajouter à un bain chaud.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Antiseptique
- Sédatif
- Apéritive
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Certains composants de la bruyère lui confèrent des propriétés intéressantes pour les soins de beauté.
Des massages légers effectués de préférence le soir avec un lotion préparée en faisant macérer 50 grammes de sommités fleuries dans un quart de litre d’huile d’olive vierge, pendant une période de quinze jours environ, peuvent éclaircir les teints brouillés et calmer les épidermes fragiles.
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