Système nerveux, anti-douleurs
Marjolaine
Déjà employée comme condiment dans l’Egypte ancienne, elle était aussi au nombre des simples dont les prêtres recevaient l’instruction : ils l’utilisaient contre les migraines et le nervosisme. Elle fut étudiée au XVIIème siècle par le Danois Simon Paulli.
Très bon antispasmodique, elle est toujours utilisée contre la migraine et aussi contre les tics de la face et les mauvaises digestions d’origine nerveuse. Cadéac et Meunier, comme Leclerc, la classe comme plante sédative recommandée pour combattre l’insomnie. En effet, elle abaisse le tonus du sympathique, « freine l’anxiété et rassure le cœur ».
En usage externe, elle a depuis longtemps fait ses preuves contre les douleurs rhumatismales, le torticolis, la sciatique, et ses vapeurs antiseptiques suffisent souvent à chasser le rhume de cerveau.
[wptab name=’Description’]On l’appelle aussi Grand Origan.
Variété cultivée de l’Origan sauvage, la Marjolaine à une tige carrée rougeâtre, de 0,20 à 0,40 m, garnie de feuilles ovales opposées. Ses petites fleurs, blanc rosé, sont disposées en bouquets à l’extrémité des rameaux. Elle répand une forte odeur aromatique qui justifie son emploi en cuisine (pizza, salade de tomates, terrines).
Parfum : chaud, épicé
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion 50 g de fleurs et feuille par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes et boire 2 ou 3 tasses par jour entre les repas (dont une au coucher en cas d’insomnie). C’est délicieux.
Externe
Huile de Marjolaine. Très renommée, elle s’emploie en friction sur les endroits douloureux. Elle se prépare avec 100 g de plante coupée dans un demi-litre d’huile d’olive. Placer le tout au bain-marie bouillant pendant une heure. Passer. Cette huile est excellente aussi en gouttes nasales contre le rhume.
Certains auteurs préconisent une formule identique, fait avec du beurre à la place de l’huile.
Inhalations
Contre le rhume de cerveau, après avoir fait bouillir de la Marjolaine sur le coin du fourneau.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antispasmodique
- Sédative
- Sympathomimétique
- Antiseptique
[/wptab]
[wptab name=’Bien-Etre’]
Influences Psychologiques
Agissant surtout sur le système neurovégétatif, elle modifie l’équilibre, atténuant le rôle du système sympathique (activité et réaction), pour accentuer celui du système parasympathique, responsable de la relaxation et du repos. Utilisée pour des massages et des bains, c’est aussi un fortifiant en cas de faiblesse.
Intimité
Ce qui semble en contradiction avec un autre usage que l’on en faisait dans les couvents et les institutions religieuses où l’on exploitait ses propriétés anaphrodisiaques, c’est-à-dire d’inhibition des pulsions sexuelles.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Lavande officinale ou vraie
- Nervosisme (spasmes du plexus solaire), insomnie, troubles du sommeil, angoisse +++
- Dermatoses infectieuses, allergique, cicatricielle ; escarre, ulcère variqueux, plaies, brûlures, prurits ++
- Crampes ++
- Cardialgie, tachycardie, phlébite (adjuvant), paraphlébite, hémogliase
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
Parfum : frais, pénétrant, floral
Action énergétique : yin-yang
Planètes dominantes : Mercure, Lune
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie
(env 300)
- Monoterpènes (env.5%) : alpha-pinène (0,1-0,6%), beta-pinène (0,1-0,2%), camphène (0,1-0,3%), delta-3-carène ( 0,5%), cis- et trans-ocimènes (2,4% et 1,5%), allo-ocimène (0,6%), limonène (0,2-0,7%)
- Sesquiterpènes (env. 3%) : beta-caryophyllène (1%), beta-farnésène (1,2%)
- Alcools non terp. et monoterp. réguliers et irrégulliers (env 45%) : cis-3-hexen-1-ol (tr.), (-)-linalol (32-42%), (+)-terpinène-1-ol-4 (2,8-3,6%), (-)-alpha-terpinéol (0,1-1,2%), (+)-bornéol (0,8-1,4%), géraniol (0,9%), (-)-lavandulol (0,1-1,3%)
- Esters non terp. et terp. (50,5 %) : acétates de linalyle (42-52 %), de terpényle (0,5 %), de géranyle (0,5 %), de (-)-lavandulyle (1,3-4,1 %)
- Oxydes (env.2%) : 1,8-cinéol (0,7-2,3%), linaloloxyde, caryophyllène oxyde
- Cétones non terp. et terp. (env.4%) : 1-octène-3-one (1,3%), p-méthyl-acétophénone, camphre
- Sesquiterpénones mono et bi-insaturées, et mono et bicycliques (2%) : trans-2-hexanal (0,4%), cuminal (0,43%), benzaldéhyde (0,26%), néral et géranial (0,48%), myrténal (0,17%)
- Lactones (<0,1%) : butanolides
- Coumarines (env.0,25%) : coumarine (0,04%), herniarine (50 ppm), ombelliférone, santonine
- Composés bifonctionnels : acétate de 2,6-diméthyl-3,7-octadiène-2-ol-6-yle
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Négativante (prédominance)
- Antispasmodique puissante, calmante, sédative, décontractante musculaire, hypotensive +++
- Anti-inflammatoire, antalgique ++
- Anti-infectieuse variable (staph. doré) +
- Tonique, cardiotonique +
- Cicatrisante +
- Anticoagulante légère, fluidifiante +
[/wptab]
[wptab name=’Beauté / Bien-Être’]
Influences psychologiques
La lavande, plante dominée par la Lune, planète typiquement féminine, renforçait l’égo de la femme, stabilisant son émotivité souvent excessive. Le système nerveux est gouverné par la Lune et la lavande est effectivement une excellente essence qui agit sur la psyché et la rééquilibre, qu’il s’agisse de calmer une excitabilité excessive ou de tonifier et stimuler une personne atteinte de dépression ou de mélancolie. Mais la fonction et la substance du cerveau sont aussi dominées par Mercure, or, lorsque cette influence est déséquilibrée, elle provoque du stress dans le travail, de l’inquiétude, une absence de sérénité, une agitation constante.
Selon les anthroposophes, quelques gouttes d’essence de lavande dans l’eau du bain aident à rétablir les contacts entre les corps physique, éthéré et astral. En d’autres termes, elle rassemble les différentes perceptions provenant du monde spirituel et émotionnel et les perceptions corporelles lorsqu’une personne a perdu le contact avec elle-même et abuse de ses énergies physiques, ou bien lorsqu’elle est désorientée. La lavande est également un symbole de renaissance, elle adoucit le caractère et aide à éliminer les affrontements. Elle crée une aura de magnétisme qui attire l’individu vers des énergies externes favorables.
Associée à l’huile essentielle de camomille, elle est très utile pour les enfants souffrant de troubles du sommeil. On l’appliquera par massage ou friction (mélangée avec de l’huile de germe de blé ou d’amande douce) ou bien en vaporisation dans l’atmosphère. On peut aussi en verser quelques gouttes sur l’oreiller.
Esthétique
La lavande peut être avantageusement utilisée comme tonique et déodorant : verser dans l’eau du bain une décoction de 200 grammes de plantes sèches.
Quelques gouttes d’essence de lavande, en frictions, sont également très appréciées dans les cas de transpiration des pieds ou des mains, ainsi que pour empêcher de peler les peaux brûlées par le soleil.
On peut l’appliquer sur tous les types de peau, elle combat la séborrhée et peut stimuler la repousse des cheveux en cas d’alopécie par plaques.
[/wptab]
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Quinquina
Les indiens connaissaient, en fait, depuis belle lurette les propriétés fébrifuges du Quinquina, qu’ils appelaient Kina-kina, c’est-à-dire « l’écorce des écorces ».
En 1738, l’Académie des sciences envoya au Pérou une mission scientifique, dirigée par la Condamine et Jussieu, pour étudier « l’arbre à fièvre », auquel Linné donne, par reconnaissance justifiée envers la Comtesse, le nom de Cinchona. Ils établirent une sélection parmi les nombreuses variétés de l’espèce Cinchona et classèrent les quatre principales sortes officinales d’écorces, qui sont les Quinquinas gris de Loxa et Huanuco, les Quinquinas jaunes Calisaya, les Qinquinas rouges. Plus tard, des plantations furent entreprises aux Inde, à Ceylan et à Java, car les forêts des Andes avaient été si mal exploitées qu’on pouvait craindre la disparition du précieux Quinquina. La découverte, en 1820, de la Quinine, principal actif du Quinquina, par les Français Pelletier et Caventou donna une auréole de plus au Quinquina, surtout après que le médecin militaire Maillot eut institué son emploi dans le service qu’il dirigeait à Bône, où le paludisme décimait nos troupes : grâce à la quinine, le service de Maillot devint « le service où l’on ne meurt pas ».
Enfin, le Quinquina est à l’origine de l’homéopathie, puisque c’est grâce à lui que Hahnemann constata sur lui-même que, pris à petites doses, il provoquait les symptômes des maladies qu’il guérissait à dose habituelle. C’est ainsi que fut découvert le principe similia similibus de l’homéopathie. De nos jours, bien que le paludisme ne sévisse plus, le Quinquina reste un précieux remède. C’est un des meilleurs antigrippes connus, qui lutte à la fois contre la fièvre et contre l’asthénie grippale ou post-grippale.
Par son action tonique et cordiale, il est indiqué dans toutes les débilités générales et est recommandé aux convalescents et aux asthéniques. Il entre à ce titre dans des apéritifs divers, agréables au goût très appréciés. Depuis Brillat-Savarin, qui le signale dans sa Physiologie du goût, on sait aussi que le Quinquina est un bon réducteur des graisses de l’organisme et que son usage empêcherait l’obésité de s’installer.
On lui reconnaît, d’autre part, un effet analgésique dans le domaine des crampes musculaires et des courbatures fébriles, et un rôle modérateur dans l’excitabilité cardiaque.
[wptab name=’Description’]
Famille des Rubiacées.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Aneth des Indes
.
Indications (VT +) :
- Bronchite catarrhale + ;
- Asthénie, fatigue générale +++.
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive).
.
.
[wptab name=’Description’] Famille des Apiacées
L’aneth est une plante annuelle à racine fusiforme, fibreuse et blanchâtre. La tige, de 50 centimètres à 1 mètre, est cylindrique, striée, peu rameuse et creuse à l’intérieur. Les feuilles, alternes, d’un beau vert, sont décomposées en segments linéaires. D’avril à juillet apparaissent les fleurs, petites et jaunâtres, formant de larges ombelles terminales, et donnant des fruits un peu comprimés, aplatis, ovales, marqués de dix cottes longitudinales.[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Graine
- Monoterpénones (38%) : (+)-caravone (21), cis et trans-dihydrocarvone (17%)
- Phénols méthyl-éthers (53 %) : dillapiole (52 %).
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique-stimulante, antiasthénique (action sur le SNC comparable à celle de la caféine) ++ ;
- Anticatarrhale, mucolytique ++.
[/wptab]
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Jusquiame noire
Les propriétés de la Jusquiame furent connues il y a bien longtemps. En Assyrie-Babylonie, on l’employait comme hallucinatoire, tandis que les Hindous s’en servaient comme anesthésiant, ainsi que le précise le livre de Susruta. Les druides l’utilisaient pour troubler la raison des patients et pour plonger les sorciers qui recouraient aux incantations dans une espèce d’état second. C’était, pour eux, une plante maudite, mais aussi l’accessoire indispensable aux rites magiques : en période de sécheresse, par exemple, il suffisait qu’une vierge entre dans l’eau et se fasse asperger d’une décoction de Jusquiame par ses compagnes pour que tombe la pluie…
Roger de Salerne nous apprend, dans son Manuscrit chirurgical, que les chirurgiens de la célèbre école du Moyen Age appliquaient sur la bouche et le nez des patients une éponge somnifère imbibée de diverses drogues, dont la principale était le suc de Jusquiame, afin de réaliser une anesthésie primitive. Considérée comme hautement toxique, la drogue connut ensuite un léger temps d’oubli jusqu’en 1762. A cette date, Storck, un médecin viennois qui, s’intéressa surtout aux toxiques, la réhabilita dans les maladies nerveuses et l’épilepsie.
De nos jours, on utilise les feuilles, les racines et les semences de la plante sous forme de poudre de feuilles, d’extrait et de teinture. On l’associe à la Valériane dans les pilules de Meglin et elle entre dans la composition du baume tranquille et de l’onguent populéum. C’est un narcotique analogue à la Belladone et d’une toxicité semblable. On l’utilise plus particulièrement comme antispasmodique et comme hypnotique dans les affections nerveuses.
En usage externe, les feuilles cuites et broyées enveloppées dans une feuille de Chou sont parfois utilisées en cataplasmes dans les douleurs aiguës de la goutte ou des rhumatismes.
[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées
C’était la Hannebane gauloise, mais la plante a encore bien d’autres noms populaires : Porcelet, Potelé, Herbe aux engelures, Herbe aux teignes, Mort-aux-Poules.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anesthésiant
- Antispasmodique
- Hypnotique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Hélichryse à capitules nus
- Gingivite +++, pyrosis, gastrite, typhoïde, oropharyngite
- Céphalalgie +
- Goitre +
- Aménorrhée, dysménorrhées, galactorrhée
- Dermatoses, ulcère, ulcère variqueux, herpès +
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie
- Monoterpènes : alpha- et beta-pinènes (4-5 % et 8-11 %), limonène (25-40 %)
- Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (7-10%), alpha-humulène (9-15%), germacrène D
- Aldéhydes terp. : citronnellal (5%)
- Oxydes terp. : 1,8-cinéole, caryophyllène oxyde
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-inflammatoire ++
- Antalgique +
- Antiseptique +
- Aphrodisiaque ( ?)
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Noix de Muscade
[:en]
Aucune épice, peut-être, ne connut la vogue de Nux indica, nom qu’on donnait jadis à la noix de Muscade.
A la renaissance, sous l’impulsion de Fernel, qui la considérait comme un puissant stimulant de l’esprit et des sens, les apothicaires s’emparèrent si bien de la Muscade qu’au XVIIIème siècle elle entrait dans 24 préparations citées au Codex de 1758.
Paullini, de son côté, eut grand-peine à se contenter de 876 pages pour énumérer, dans le livre qu’il lui consacre, ses innombrables vertus. Résumons en disant qu’il la trouve bonne pour tout et pour tous : « bien portants, malades, vivants ou morts ».
Cartheuser, moins fantaisiste, découvrit, au XVIIIème si7cle, son huile essentielle et établit ainsi les propriétés pharmacologiques de la Muscade sur une base sérieuse. Bien qu’on ne trouve peut-être plus « qu’elle fortifie le cerveau et les parties nobles », l’essence que contient la Muscade est réellement digestive, stimulante et carminative. L’emploi de cette épice est donc très indiqué en cuisine pour faciliter la digestion difficile des mets lourds, gras ou féculents, pour stimuler l’appétit et combattre les fermentations.
On prétend aussi que la Muscade empêche le mal de mer.
Douée de propriétés narcotiques et même stupéfiantes, la Muscade est toxique en grande quantité : l’absorption d’une noix entière peut déterminer de l’ivresse, du délire, des convulsions, de la stupeur. Un vers de l’école de Salerne, resté célèbre, montre que la célèbre école de médecine connaissait cette toxicité, puisqu’il montre que la Muscade est salutaire à petite dose et presque un poison mortel à dose forte. Le « beurre de Muscade », substance grasse obtenue à la manière du beurre de Cacao, est utilisé à l’extérieur dans de nombreuses préparations encore en usage dans les campagnes (baume Nerval, liniment de Rosen). On l’emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales et les névralgies dentaires.
Le Macis est l’enveloppe qui entoure la noix de Muscade. Lorsque la pulpe du fruit arrivé à maturité se fend, on recueille soigneusement cette enveloppe rouge vif qui recouvre le noyau (ou noix de Muscade). On l’utilise en cuisine comme la noix, mais il est beaucoup plus fin. Le macis entre dans la composition du « vin de Scille composé » (de la charité).
[wptab name=’Description’]Famille des des Myristicacées.
La noix de Muscade (ou de Banda) est la graine du fruit de Myristica fragans, arbre de la famille des Myristicacées, originaire des îles Banda et des Moluques et transporté par la culture à Ceylan, à l’île Maurice, aux Antilles.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
L’emploi de cette épice est très indiqué en cuisine pour faciliter la digestion difficile des mets lourds, gras ou féculents, pour stimuler l’appétit et combattre les fermentations.
Externe
Le « beurre de Muscade », substance grasse obtenue à la manière du beurre de Cacao, est utilisé à l’extérieur dans de nombreuses préparations encore en usage dans les campagnes (baume Nerval, liniment de Rosen). On l’emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales et les névralgies dentaires.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissante
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Aucune épice, peut-être, ne connut la vogue de Nux indica, nom qu’on donnait jadis à la noix de Muscade.
A la renaissance, sous l’impulsion de Fernel, qui la considérait comme un puissant stimulant de l’esprit et des sens, les apothicaires s’emparèrent si bien de la Muscade qu’au XVIIIème siècle elle entrait dans 24 préparations citées au Codex de 1758.
Paullini, de son côté, eut grand-peine à se contenter de 876 pages pour énumérer, dans le livre qu’il lui consacre, ses innombrables vertus. Résumons en disant qu’il la trouve bonne pour tout et pour tous : « bien portants, malades, vivants ou morts ».
Cartheuser, moins fantaisiste, découvrit, au XVIIIème si7cle, son huile essentielle et établit ainsi les propriétés pharmacologiques de la Muscade sur une base sérieuse. Bien qu’on ne trouve peut-être plus « qu’elle fortifie le cerveau et les parties nobles », l’essence que contient la Muscade est réellement digestive, stimulante et carminative. L’emploi de cette épice est donc très indiqué en cuisine pour faciliter la digestion difficile des mets lourds, gras ou féculents, pour stimuler l’appétit et combattre les fermentations.
On prétend aussi que la Muscade empêche le mal de mer.
Douée de propriétés narcotiques et même stupéfiantes, la Muscade est toxique en grande quantité : l’absorption d’une noix entière peut déterminer de l’ivresse, du délire, des convulsions, de la stupeur. Un vers de l’école de Salerne, resté célèbre, montre que la célèbre école de médecine connaissait cette toxicité, puisqu’il montre que la Muscade est salutaire à petite dose et presque un poison mortel à dose forte. Le « beurre de Muscade », substance grasse obtenue à la manière du beurre de Cacao, est utilisé à l’extérieur dans de nombreuses préparations encore en usage dans les campagnes (baume Nerval, liniment de Rosen). On l’emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales et les névralgies dentaires.
Le Macis est l’enveloppe qui entoure la noix de Muscade. Lorsque la pulpe du fruit arrivé à maturité se fend, on recueille soigneusement cette enveloppe rouge vif qui recouvre le noyau (ou noix de Muscade). On l’utilise en cuisine comme la noix, mais il est beaucoup plus fin. Le macis entre dans la composition du « vin de Scille composé » (de la charité).
[wptab name=’Description’]Famille des des Myristicacées.
La noix de Muscade (ou de Banda) est la graine du fruit de Myristica fragans, arbre de la famille des Myristicacées, originaire des îles Banda et des Moluques et transporté par la culture à Ceylan, à l’île Maurice, aux Antilles.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
L’emploi de cette épice est très indiqué en cuisine pour faciliter la digestion difficile des mets lourds, gras ou féculents, pour stimuler l’appétit et combattre les fermentations.
Externe
Le « beurre de Muscade », substance grasse obtenue à la manière du beurre de Cacao, est utilisé à l’extérieur dans de nombreuses préparations encore en usage dans les campagnes (baume Nerval, liniment de Rosen). On l’emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales et les névralgies dentaires.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissante
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Bergamotier dit “petit grain bergamote”
Indications (VT +) :
- Dépression +++, suites de stress, agitation, insomnie ++
- Pathologies inflammatoires, rhumatismes ++, entérocolite
Contre-indications : Non connues
.
[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuille
- Aldéhydes : citrals (45 %)
- Furocoumarines (?)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Calmante ++
- Anti-inflammatoire +++
- Antiseptique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Férule gommeuse ou galbanum
- Leucorrhées +++, dysménorrhées ++
- Arthrose
- Ulcération, abcès +++
- Adénopathies
- Asthénie (usage externe)
Contre-indications : Aucune connue
[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées
On l’appelle également : galbanum
La férule gommeuse est une plante herbacée vivace originaire d’Asie centrale et occidentale.
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Gommo-oléorésine
- Monoterpènes (65-85 %) : tricyclène (0,5-1 %), a-pinène (45-50 %), camphène (0,5-1 %), (-)-d-3-carène (10-20 %), limonène (0,1-0,3 %)
- Sesquiterpénols : guaïol, bulsénol, alpha-,beta- et gamma-eudesmols (dénommés “galbanol”), 10-épi-gamma-junéol
- Esters terp. : acétates de fenchyle, de linalyle et de terményle
- Dérivés aliph. soufrés : cis-, trans-propényl disulfides, trans-isobutyldisulfide, isopropyl-3-méthylbutanthionate, sec-butyl-3-méthylbutanthionate, isopropyl-3-méthylbut-2-enethionate, sec-butyl-3-méthylbut-2-enethionate
- Composés azotés (pyrazines) : 2-méthoxy-3-isobutylpyrazine, tétra-méthylpyrazine
- Composés furaniques : dihydro-agarofurane
- Phthalides : 15-méthyl-15,1-cyclopen-tadécanolide (odeur marquée)
- Coumarines : ombelliférone, coumarines complexes : acide galbanique, gummosine, gummosinine
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-infectieuse ++
- Tonique stimulante +++
- Action générale sur le rein, sur la sphère génitale (emménagogue)
- Antalgique +
- Antispasmodique légère
- Résolutive +++
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Gaulthérie couchée dit “wintergreen”
- « Rhumatismes » musculaires, tendinite, crampe, arthrite
- Epicondylite, polyarthrite rhumatoïde
- Petite insuffisance hépatique ++
- Hypertension, céphalées (d’origine hépato-circulatoire), coronarite (crise) (curatif) +++
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
[wptab name=’Description’]Famille des Eriacées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles
- Esters aromatiques : salicylate de méthyle (99 %)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antispasmodique ++
- Vasodilatatrice
- Anti-inflammatoire +++
- Hépatostimulante +++
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]


