Aux Vertus des Plantes
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Emménagogue

Favorise l’apparition et l’évacuation des règles

Acore odorant

Très répandue sur le bord des étangs et dans les fossés, cette plante vivace peut atteindre 1 m de haut. On utilise le rhizome, très aromatique et un peu amer, qu’on récolte en été. Notons, enfin, qu’il est remarquable pour la conservation des fourrures et que, dans certains pays, on l’emploie pour parfumer la bière.

Aussi dit schoenante, le rhizome était l’un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.

Au Canada, cette plante est nommée belle-angélique par les Québécois et sweet flag par les anglophones ; certains amérindiens en chiquent le rhizome pour ses effets stimulants et thérapeutiques.

Historiquement, l’acore (changpu 菖蒲) est un ingrédient de la médecine traditionnelle chinoise. On considère actuellement que le terme peut désigner shuichangpu 水菖蒲 Acorus calamus L. et shichangpu 石菖蒲 Acorus tatarinowii Schott. L’acore changpu est cité dans la première pharmacopée chinoise Shennong bencao jing (aux environs du début de notre ère).

La notice indique :

  • âcre, chaud.
  • Traite les troubles liés au “vent froid humide”, la toux, à s’oppose au Qi ascendant.
  • Il ouvre la porte du cœur.
  • Nourrit les cinq organes, libère les neuf orifices, éclaircit les yeux et les oreilles, [aide] les articulations de la voix.
  • Pris longtemps, allège le corps, améliore la mémoire, prévient la confusion et prolonge la vie.

Autre nom : changyang. Pousse dans les étangs et les marais.
En Inde, la médecine ayurvédique le dénomme “Vacha” et en fait un stimulant nerveux, digestif, émétique (à haute dose), expectorant et décongestionnant des sinus et diurétique.

Les Tartares l’employaient pour désinfecter leur eau de boisson.

[wptab name=’Description’]Famille des Acoracées

Encore appelé Acore vrai, Canne aromatique, Roseau aromatique, Jonc odorant.

L’acore odorant (Acorus calamus) ou jonc odorant est une plante herbacée aquatique, pérenne, rhizomateuse. Elle est originaire de l’Asie.

Aire de répartition
Cette espèce holarctique indigène en Asie, a été importée au XIIIe siècle en Europe pour ses propriétés odoriférantes et insecticides. Elle y est naturalisée mais ne produit pas de fruits, car les plantes importées sont stériles (généralement des triploïdes stériles).

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

L’Acore donne de bons résultats chez les malades qui souffrent de l’estomac dans les cas d’atonie digestive : il stimule parfaitement les estomacs paresseux, surtout en association avec l’Aunée et la Gentiane. Il est excellent aussi contre les vomissements.

On l’a recommandé, mélangé à l’Erysimum, contre l’enrouement et les affections des cordes vocales. C’est aussi un très bon diurétique qui diminue le taux d’acide urique dans le sang et fait éliminer celui-ci par voie urinaire. On le recommande donc surtout dans les cas de goutte.

En Occident, en tisane, il traite certains troubles gastriques (ballonnements, nausées, brûlures gastro-œsophagiennes). Maria Treben le mentionne pour de nombreux troubles de l’appareil digestif ainsi que pour goutte, gelures et cancer de l’intestin. Traditionnellement récolté au printemps et à l’automne, il était ensuite séché à l’ombre.

C’était un tonique amer réputé stimuler les glandes digestives ; comme plante apéritive on en a tiré une liqueur.

Risques et dangers
À forte dose, consommer le rhizome peut provoquer des troubles allant jusqu’aux hallucinations visuelles.

Huile essentielle
Ce rhizome fournit une huile essentielle, amère, dont la composition varie selon la génétique de la plante. Les souches européennes renferment des dérivés mono- et sesquiterpéniques (camphène, p-cymène) et des dérivés phénylpropaniques (moins de 10 %) représentés surtout par la bêta-asarone, réputée cancérigène et reprotoxique. La variété Americanus ne contient pratiquement pas de bêta-asarone, alors qu’en Inde elles ont la plus forte concentration (jusqu’à 96 %).

Principaux constituants du rhizome des matières amylacées
Huile essentielle : β-asarone (aux vertus antibiotiques, mais aussi légèrement toxique)2, camphène, p-cymène, β-gurjunène, linalol ; un glucoside (acorine) ;
un alcaloïde (calamine); des saponines : un principe amer (acorone); un Mucilage ; des tanins

Cependant, malgré une utilisation ancestrale, en Inde, la plante entière ne semble pas responsable de cancer. Cette huile essentielle est réputée être un digestif (pris après un repas difficile à digérer), à cependant proscrire lors de la grossesse et de l’allaitement.

L’huile essentielle d’Acore est à utiliser avec grande vigilance et à court terme car elle contient des composants neurotoxiques en faible quantité.

Autres propriétés / utilisations

L’acore et ses produits sont autorisés en Europe avec une limite maximale tolérée de β-asarone de 0,1 mg/kg dans les denrées alimentaires et de 1 mg/kg dans les boissons alcoolisées.

Parfum, insecticide
L’huile essentielle extraite des rhizomes par distillation a été utilisée en parfumerie, dont pour parfumer des vinaigres de toilette.

Son odeur, qui évoque celle la mandarine, est réputée éloigner certains insectes (punaises…) et protéger les fourrures.

En Chine, les feuilles et les rhizomes broyés sont utilisés comme acaricide et comme insecticides (contre les pucerons, les cicadelles, divers « ravageurs » du riz). La plante est aussi utilisée en fumigation avec l’armoise contre les moustiques.

Usages alimentaires
Les feuilles ne sont pas comestibles, mais ont été utilisées, en Pologne par exemple, disposée sous le pain dans le four de boulange, pour empêcher le pain de coller, mais aussi pour lui donner un arôme particulier.

Les parties basses des jeunes pousses sont, elles, comestible ; elles étaient par exemple mangées en Pologne jusque dans les années 1950, et elles sont encore parfois grignotée par les enfants selon F. Couplan (2009).

Le rhizome de l’Acore odorant a été consommé, par exemple en Bosnie sous forme de galette et de bouillie. Il sert encore à parfumer des boissons alcoolisées (bières ou eau-de-vie).

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Stomachique
  • Carminatif
  • Diurétique
  • Diaphorétique
  • Emménagogue
  • Potentiellement toxique à forte dose

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HE Fenouil doux

Indications (VT +) :

  • Aménorrhée et oligoménorrhée +++, règles irrégulières, douleurs menstruelles, pré ménopause, ménopause
  • Dyspepsies, gastralgie, colite spasmodique, entéralgie, aérophagie, météorisme, flatulences, indigestion, parasitoses
  • Fausse angine de poitrine, palpitations, éréthisme cardio-vasculaire, cardialgie
  • Dyspnée d’origine nerveuse, asthme, bronchite asthmatiforme, congestion pulmonaire ++
  • Paralysie, douleurs lombaires, spasmophilie

Contre-indications : Jeune enfant, enfant, grossesse

[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées

On l’appelle également : aneth doux, fenouil de Provence

Le fenouil doux est une plante annuelle, cultivée pour le renflement bulbeux et charnu de ses feuilles imbriquées les unes dans les autres. Il ressemble au fenouil commun, est de la même espèce, mais c’est une plante plus petite avec une tige bulbeuse à la base, un peu comme celle du céleri.

Parfum : doux, rappelant l’anis, piquant
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes & Fleurs

  • Monoterpènes : alpha-pinène (3,8-4,8%), limonène (3,5-18% et jusqu’à 29%)
  • Monoterpénols : fenchol (3,2%)
  • Phénols méthyl-éthers : chavicol M.E. (2,8-4 %), cis-anéthole (0,3-0,5 %), trans-anéthole (52-70 %)
  • Aldéhydes : anisaldéhyde (tr.-0,1%)
  • Cétones : fenchone (0,3-2,6%), camphre (0,3%), anicétone (tr.)
  • Oxydes : 1,8-cinéole (tr.-6,5%)
  • Coumarines et furocoumarines : ombelliférone, aesculétine, bergaptène, séseline, psoralène

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante puis négativante
  • Oestrogen-like +++, emménagogue, facilite la délivrance, galactogène (augmentation de la sécrétion lactée)
  • Antispasmodique neuromusculaire, modificatrice réflexe du SNC et de la moelle épinière, d’où résolution musculaire et analgésie, stupéfiante légère, psychoactive +++, antalgique
  • Carminative ++, stomachique, tonique apéritive (augmentation légère des sécrétions digestives)
  • Cholagogue, cholérétique
  • Tonique et stimulante (à faible dose), cardiotonique, tonique respiratoire
  • Antiseptique, bactéricide (mén.) vermifuge

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[wptab name=’Beauté’]

Esthétique

Les phytohormones qu’il contient on une action stimulante sur la peau, contre les rides en cas de peau terne, brouillée ou grasse.
Il se combine bien avec les essences telles que le genièvre ou le cyprès dans des massages lymphodrainants contre la cellulite ou les œdèmes.

Indications

Il combat les effets toxiques de l’alcool sur l’organisme : 1 ou 2 gouttes en massage sur les tempes soulagent les maux de tête suivant un abus de boissons alcoolisées.

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HE Ravensare anisé

Indications (VT +) :

  • Aménorrhée et oligoménorrhée +++, règles irrégulières, dysménorrhées, douleurs menstruelles, préménopause, ménopause
  • Dyspepsies, gastralgie, colite spasmodique, entéralgie, aérophagie, météorisme, flatulences, indigestion
  • Dyspnée d’origine nerveuse, asthme, bronchite asthmatiforme, congestion pulmonaire
  • Paralysie, douleurs lombaires, spasmophilie

Contre-indications : Enfant, grossesse ; si surdosage : hémorragie (intestin…)

[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées

Le Ravensara est un genre d’arbre et d’arbustes appartenant à la famille des lauriers.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse

  • Sesquiterpènes : divers
  • Sesquiterpénoïdes : divers
  • Phénols méthyl-éthers : anéthole, chavicol M.E

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Oestrogen-like +++, emménagogue, facilite la délivrance, galactogène (augmente substantiellement la sécrétion lactée)
  • Antispasmodique neuromusculaire, modificatrice réflexe du SNC et de la moelle épinière d’où résolution musculaire et analgésie ; stupéfiante légère, antalgique
  • Carminative ++, stomachique, tonique et apéritive (augmentation légère des sécrétions digestives)
  • Cholagogue, cholérétique
  • Tonique et stimulante (à faible dose) : cardiotonique, tonique respiratoire

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Dictame de Crète

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Dans l’Antiquité reculée, le Dictame était célèbre comme le plus précieux des vulnéraires, dont les dieux eux-mêmes faisaient usage. Les Grecs l’employaient dans les accouchements et pour favoriser la venue des règles.
Il est assez peu usité de nos jours pour l’usage interne, c’est-à-dire comme emménagogue et tonique. Mais on l’utilise encore comme vulnéraire pour guérir les plaies et les contusions. Il entre toujours dans la formule du baume de Fioravanti du pharmacien.

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[wptab name=’Description’] Famille des Labiacées.

On l’appelle aussi Origan Dictame.

Haut de 0,50 m environ, le Dictame de Crète est une plante cultivée dans le Midi. Il croissait jadis plus particulièrement en Crète, sur le mont Dicte, ce qui lui a valu son nom.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 4 à 15 g de sommités fleuries dans un demi-litre d’eau bouillante. On prendre 2 tasses à thé par jour.
Macération. 30 g par litre de vin blanc. Laisser 15 jours en contact et prendre 2 verres à Bordeaux par jour.

Externe

Cataplasme. Obtenu avec les sommités fleuries broyées.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Vulnéraire
  • Emménagogue
  • Tonique

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HE Sauge officinale

Indications (VT +) :

  • Grippe, bronchite, sinusite
  • Aphtose, entérite virale, insuffisance biliaire +++
  • Méningite virale, névrite virale ++
  • Polyarthrite rhumatoïde +
  • Aménorrhée, oligoménorrhée, préménopause +++, herpès génital, condylome, lésions planes, leucorrhées
  • Herpès labial ; cellulite ; plaies
  • « Mauvaise circulation »

Contre-indications : Grossesse, jeune enfant (neurotoxique, abortive)

Pathogénésie : malformations cardiaques quelquefois rencontrées chez les bébés dont la mère à usé de cette plante durant toute la grossesse ; crise cardiaque chez les sujets ayant utilisé cette plante durant des années.

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

Parfum : doux, herbeux, aromatique
Action énergétique : yin-yang
Planètes dominantes : Jupiter, Lune
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleuries

(fortes variations des pourcentages des composants durant le cycle végétatif)

  • Monoterpènes : alpha-thuène (0,21%), alpha-pinène (0,5-5,5%), beta-pinène (0,2%-3,3%), camphène (0,75%-3,5%), myrcène (tr.-1,2%), alpha et ?terpinènes (0,2% et 0,5%), limonène (0,5%-4,2%), cis- et trans-beta-ocimènes (0,3% et tr.), allo-ocimènne (tr.), paracymène (0,8% -1,6%), terpinolène (0,4%)
  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (0,4%-7%), aromadendrènes (0,3%), allo-aromadendrène (0,3%), alpha-humulène (4), alpha et delta- cadinènes (0, 1%), alpha-maaliène, beta-copaène, alpha-corocalène, sellina-5, 11-diène, lédène
  • Hydrocarbures : cis- et trans-2-méthyl-3-méthylène-hept-5-ène (0,1% et tr.)
  • Alcools non terp. : 1-octène-3-ol
  • Monoterpénols : linalol (0,5-12%), terpinène-1-ol-4 (0,5-4%), alpha-terpinéol (0,1-9%), delta-terpinéol, bornéol (2-14%), tr.-thjanol-4 (0,4%), p-cyménol-8
  • Sesquiterpénols : viridiflorol
  • Esters nonterp. et terp. : isovalérate de méthyle (0,1%), acétates de bornyle (0,8-3,2%), de linalyle (0,6-2%) et de sabinyle (0,4%), isovalérate de linalyle
  • Phénols : thymol (tr.)
  • Oxydes (<15%) : 1,8-cinéole (5,5-14%), caryophyllène-oxyde (1,1%)
  • Monoterpénones (20-70 %) : (-) alpha-thujone (12-33 %)*, (+)-beta-thujone (2-14 %), (-)-camphre (1-26 %)
  • Aldéhydes : tr.-3-hexanal
  • Coumarines : aesculétine
  • Composants bifonctionnels : salvène

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anticatarrhale, expectorante, mucolytique
  • Lipolytique +++, anti-cellulitique
  • Anti-infectieuse, antibactérienne spécifique (actif sur coques gr + : staph. doré + à +++, strep. B-h-gr. A. ++ à ++++, peu ou pas active sur entérobact. (gr-) : klebs. Et pseudom. A ++, coli-à ++), antifongique (sur cand. alb. A ++), antivirale +++
  • Cholagogue, cholérétique ++
  • Oestrogen-like, emménagogue
  • Cicatrisante
  • Régulatrice circulatoire
  • Tonique et stimulante (à faible dose)

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[wptab name=’Soins’]

Influences Psychologiques

Le système nerveux est également une fonction lunaire : nous savons que la Lune a une influence négative sur les personnes qui souffrent de troubles psychiques. La sauge aura un influx bénéfique en cas de nervosité, de caractère lunatique, de stress, en particulier dans les troubles ayant un rapport avec l’appareil reproducteur, par exemple la stérilité due au stress, les sautes d’humeurs en phase prémenstruelle, pendant les menstruations et à la ménopause. Dans tous ces cas, l’essence de sauge favorise le retour de la chaleur des vertus féminines.
Au niveau de l’état général, quelques gouttes d’essence de sauge dans l’eau du bain donnent une sensation agréable de bien-être et de détente et préviennent une sudation excessive.

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HE Persil à apiole

Indications (VT +) :

  • Asthme +
  • Affections et infections urogénitales, urétrite, leucorrhée +
  • Aménorrhée, oligoménorrhée +++

Contre-indications : Enfant, grossesse (neurotoxique, abortive à forte dose).

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[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées

Plante spontanée dans l’Asie du sud-ouest, l’Afrique du Nord et en Macaronésie, largement cultivée dans toutes les parties du monde. On peut la trouver à l’état subspontané ou naturalisé çà et là dans les cinq continents.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Graines

  • Monoterpènes : alpha-pinène
  • Ether-oxydes : myristicine, apiole (majoritaire)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Neurotonique (excitation puis surexcitation cérébrale)
  • Myotonique, utérotonique, emménagogue +++
  • Anticatarrhale

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Millefeuille

Bien que la première description de la plante ait été faite en 1554 par le botaniste flamand Clusius, Dioscoride l’avait déjà signalée comme étant « d’une efficacité comparable contre les plaies saignantes, les ulcères anciens ou récents ».

De son côté, Hippocrate la recommandait en bains contre les hémorroïdes saignantes. Guérir les maux saignants, internes et externes, demeure encore la principale indication de l’Achillée. Son astringence la fait recommander comme cicatrisant des plaies de toute nature, mais aussi pour calmer et réduire les menstruations trop abondantes, les hémorroïdes, les crachements de sang. Cazin et Teissier la préconisent aussi dans les maladies du système veineux (varices) et dans les spasmes utérins.

[wptab name=’Description’]Famille des Composacées.

On l’appelle encore Achillée, Herbe aux charpentiers, Herbe aux coupures.

Son usage remonte à la mythologie, puisque son nom lui vient d’Achille, le fameux héros grec, à qui elle permit de guérir les blessures de Télèphe, roi des Mysiens.

L’Achillée Millefeuille est une plante herbacée vivace très commune dans les friches et au bord des chemins.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 30 à 50 g de sommités fleuries par litre d’eau bouillante. Prendre 2 ou 3 tasses à café par jour.

Externe

Suc de la plante bien lavée, exprimé sur une coupure fraîche ; il arrête le sang et active la cicatrisation.

Décoction. 60 g de sommités fleuries par litre d’eau. Excellente pour laver les plaies ou pour imbiber des compresses contre les hémorroïdes.

Huile ou pommade vulnéraire. Mélanger en parties égales le suc de l’Achillée avec de l’huile d’olive ou du saint doux.

Vin. Faire bouillir 40 à 50 g de plante par litre de vin. C’est un puissant détersif des gerçures, des engelures et des crevasses, qui peut aussi servir à panser les ulcères .[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

L’achillée mille-feuille possède des propriétés décongestionnantes ; c’est pourquoi on l’utilise en association avec l’huile de sésame, par exemple, pour la confection de crème solaire de haute protection.

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Persil

Dodoens, un des grands botanistes flamands de la Renaissance, signale le Persil dans ses ouvrages comme étant un remède populaire de l’épilepsie, utilisé aussi dans l’asthme et la toux invétérée. Ces propriétés n’ont pas été retenues par la suite.

Les médecins de l’Antiquité, comme Galien et Constantin, puis plus tard Fernel et enfin Cazin ont employé la racine comme diurétique. Ils l’ont préconisée chaque fois qu’il y a œdème (cardiaque ou rénal) et dans les abcès du rein. En même temps qu’elle est diurétique, la racine de Persil est aussi apéritive, comme, d’ailleurs, les quatre autres racines (Ache, Asperge, Fenouil et Fragon) avec lesquelles elle s’unit dans le fameux « sirop des cinq racines ».

La plante entière avec semences contient un liquide huileux, l’apiol, isolé en 1849 par Homolle et Joret, auquel elle doit ses propriétés emménagogues et fébrifuges. Le Persil agit efficacement dans les cas de règles irrégulières, difficiles, douloureuses. Il calme la douleur et rétablit la régularité de la fonction menstruelle.

Les feuilles de Persil possèdent une extrême richesse en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments qui mérite d’être signalée. Lucie Randoin et Paul Fournier, d’ailleurs, ont écrit : « Le Persil est réellement un aliment exceptionnel : tonique, antirachitique, antianémique, antiscorbutique, antixérophtalmique, on peut, sans exagération, le considérer comme l’un des plus précieux aliments de sécurité que la nature a mis généreusement à la disposition de l’espèce humaine ».

Les semences, comme les autres semences d’Ombellifères, jouissent de propriétés carminatives et stomachiques. Pour l’usage externe, les feuilles ont des propriétés résolutives, utilisées depuis longtemps en médecine populaire pour dissiper les engorgements laiteux et tarir le lait des nourrices, comme pour calmer les piqûres d’insectes, les irritations cutanées, les contusions et les ecchymoses. C’est également une plante embellissante, renommée pour éclaircir le teint et pour faire disparaître les taches de rousseur.

[wptab name=’Description’]Famille des Ombellifères.

Cette plante potagère bien connue serait originaire de la Sardaigne, et, en effet, on la rencontre à l’état spontané de l’Espagne à la Macédoine, en Algérie et ai Liban.

La médecine utilise la racine, les feuilles, les semences.

Connu des Grecs et des Romains, le Persil était considéré par eux à la fois comme condiment et comme remède. Par contre, l’époque de Charlemagne semble n’avoir considéré le Persil que comme plante culinaire.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 50 g de racine par litre à boire dans la journée, comme apéritif et diurétique.

Infusion. 4 à 8 g de semences par litre. Prendre 2 ou 3 tasses par jour comme carminatif.

Suc frais. Prendre 100 g par jour, comme emménagogue, 2 ou 3 jours avant l’arrivée présumée des règles. On peut aussi prendre une infusion de plante sèche à la dose de 30 à 60 g par litre, dont on boit 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Cataplasmes de feuilles fraîches pilées, contre les engorgements des seins et les ecchymoses. Dès qu’on vient d’être piqué par un insecte, frotter l’endroit douloureux avec des feuilles fraîches froissées entre les doigts.

Décoction. 50 g de feuilles de Persil par litre d’eau, qu’on laisse bouillir 10 minutes. Faire des ablutions deux fois par jour avec cette eau, contre les rougeurs des joues et contre les taches de rousseur.

Pour affiner les chevilles, il est recommandé de garder toute la nuit des compresses imbibées de cette décoction et maintenues par une bande Velpeau.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritive
  • Emménagogue
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Antirachitique
  • Antianémique
  • Antiscorbutique
  • Antixérophtalmique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut obtenir une lotion tonique en faisant infuser dans un demi-litre d’eau, pendant une dizaine de minutes, de 10 à 15 grammes de persil. Filtrer, laisser refroidir et appliquer en compresse sur le visage.
On peut atténuer les taches de grossesse en utilisant cette même lotion, à laquelle on ajoutera le jus d’un citron.

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Safran

Plus près de nous, Roques lui reconnaissait des propriétés stomachiques, emménagogues, stimulantes et aphrodisiaques. Il en faisait un narcotique léger. Leclerc, de son côté, le conseillait pour calmer des douleurs des gastralgies et comme emménagogue, dans les cas dysménorrhée et d’insuffisance ovarienne chez les femmes anémiées et lymphatiques. Toutes ces vertus thérapeutiques réelles du Safran sont bien délaissées de nos jours, seuls nous intéressent maintenant ses usages culinaires. On l’utilise encore parfois pour l’usage externe contre les troubles de la première dentition (le « sirop de dentition de Delabarre » est à base de Safran).

Il ne faut pas confondre le véritable Safran avec le Carthame, appelé encore Safran bâtard d’Allemagne, ni avec le Colchique ou Safran des prés, ni avec le Curcuma ou Safran des Indes. Carthame et Curcuma ont été parfois employés frauduleusement pour falsifier le Safran, épice très cher.

[wptab name=’Description’]Famille des Iridacées.

Originaire du Levant, où on le cultivait depuis les temps les plus reculés, le Safran est une plante tubéreuse cultivée en France dans le Gâtinais et dans le Vaucluse, mais aussi en Espagne et en Italie.

Le Safran est l’âme d’or de la bouillabaisse et de la soupe de poissons, auxquelles il est indispensable : agréable à l’œil et au goût, il ensoleille tout ce qu’il touche et déploie dans chaque plat, pour notre plus grand plaisir, ses qualités de stimulant de l’appétit et d’excitant de l’estomac. Connu es anciens, il a été signalé par Homère comme médicament et parfum. Les Romains et les Grecs le tenaient fort en honneur : Lucien et Martial l’ont chanté comme des poètes ; plus terre à terre, Dioscoride et Pline l’utilisaient pour provoquer l’urine, calmer la toux et « exciter à l’amour ».
Pendant longtemps, il jouit d’un grand prestige, et maintes préparations qui connaissaient la grande vogue aux XVIIème et XVIIIème siècles, s’honoraient de sa présence, tels, par exemple, les pilules de Cynoglosse et le Laudanum de Sydenham. On l’appelait alors « le roi des végétaux » ou « l’ami du poumon ».

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion prolongée. A raison de 0,5 à 1 g par litre, elle est utilisée comme stomachique, aphrodisiaque, hypnotique. Comme emménagogue, la dose doit être plus élevée : 1 à 2 g par litre. Prendre 2 à 3 tasses par jour.
Sirop : 25 g de stigmates écrasés, mis à macérer 2 jours dans un demi-litre de vin, type banyuls. Ajouter alors 600 g de sucre après avoir filtré. Faire fondre au bain-marie couvert.
Teinture. Faire macérer 100 g de stigmates écrasés dans 1 litre d’alcool à 80° pendant 10 jours. Agiter de temps en temps, puis filtrer

Externe

Pour faciliter la sortie des premières dents, on peut frictionner les gencives des enfants avec le sirop de Safran ou de la teinture coupée d’eau. Mais on peut aussi se servir de poudre de Safran pur ou d’un mélange de poudre de Safran et de miel ou de glycérine.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritif
  • Stomachique
  • Emménagogue
  • Stimulant
  • Aphrodisiaque
  • Hypnotique

[/wptab]
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HE Tagète glanduleuse

Indications (VT +) :

  • Infection catarrhale respiratoire +
  • Aménorrhée
  • Entérocolite parasitaire

Contre-indications : Usage cutané et usage interne excessif (très photosensibilisante) ; bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive)

[wptab name=’Description’]x

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes fleuries

  • Monoterpènes : (+)-limonène (3%), cis- et trans-beta-ocimènes (30-40%)
  • Cétones terp. (50 %) : tagétone (40-50 %), 2,6-diméthyl-7-octène-4-one ; (Z) et (E)-ociménones (= tagéténones (26,5 %), (Z) et (E)-tagétones) (9 %), dihydrotagétones (13,3 %)
  • Coumarines : coumarine

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anticatarrhale, mucolytique
  • Emménagogue
  • Anti-infectieuse, antifongique (candida), anthelminthique +++

[/wptab]
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