Aux Vertus des Plantes
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Apéritive

Stimule l’appétit et active les fonctions gastriques

Sauge officinale

Toujours utilisée sans désaffection depuis ces temps lointain, la Sauge est un excellent tonique, à la fois des voies digestives et du système nerveux. Elle stimule les fonctions de l’estomac et du foie, came les douleurs et les nausées. Elle est très recommandée contre l’asthénie nerveuse, surtout lorsqu’elle succède à une longue maladie épuisante.
C’est aussi le meilleur anti-sueur connu, qui agit puissamment contre les sueurs des tuberculeux, des rhumatisants, des cachectiques.
C’est donc la plante des convalescents, puisqu’elle combat les sueurs, la faiblesse, le manque d’appétit, les digestions pénibles, la dépression physique et morale.
Son action tonique sur l’utérus la fait utiliser après un accouchement, car elle régularise et fait réapparaître les règles. Elle calme aussi les douleurs qui accompagnent parfois les règles et, par son action régulatrice sur le cycle mensuel, facilite la conception.
On lui reconnaît depuis 1938 une action hypoglycémiante, et le vin de Sauge est très recommandé aux diabétiques.
Excellent cicatrisant, elle est employée avec succès contre les aphtes et les ulcérations de la bouche et des gencives. Le Dr Trousseau a même obtenu de beaux résultats avec le vin de Sauge, additionné de 300 g de miel par litre, pour réduire et fermer les ulcères de jambe.

La Sauge sclarée (Salvia sclarea) a des feuilles très grandes et ridées, des fleurs rosées et répand une odeur forte. On l’appelle encore Orvale, Grande Sauge, Toute-Bonne ou Herbe aux plaies.
Peu utilisée de nos jours, elle était considérée comme stimulante et antispasmodique, et on lui accordait, et on lui accordait à peu près les mêmes vertus qu’à la Sauge officinale. Conseillée aux femmes stériles par Tragus, elle était aussi recommandée dans les affections hystériques. On lui trouvait une activité plus grande que la Sauge officinale sur les ulcères de mauvaise nature, et Cazin la prônait contre le relâchement des tissus et l’engorgement œdémateux des jambes. On l’utilise aux mêmes doses que la Sauge officinale.
On emploie en parfumerie l’essence de Sauge sclarée comme fixateur des parfums.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

On l’appelle aussi Herbe sacrée, Thé d’Europe, de France ou de Grèce.

Chère aux Provençaux, pour qui la soupe à la Sauge, avec Pomme de terre et Ail, est une véritable panacée, la Sauge a conservé de nos jours son renom d’antan en médecine populaire, et particulièrement en Provence. Nulle plante, peut-être, n’a connu cette célébrité pendant des siècles : son nom latin salvia, d’où vient le mot Sauge, signifie d’ailleurs « plante qui sauve ». Chez les Gaulois, comme aussi chez tous les autres peuples de l’Antiquité, elle était considérée comme une plante merveilleuse capable de guérir toutes les maladies. Les druides l’utilisaient contre les fièvres, la toux, les rhumatismes, contre la paralysie et l’épilepsie, et pour favoriser à la fois la conception et l’accouchement. Ils la jugeaient si efficace qu’ils lui attribuaient jusqu’au pouvoir de ressusciter les morts et ne manquaient pas, par ailleurs, d’en ajouter à l’hydromel et à la cervoise, afin de se mettre en condition prophétique et pour renforcer leurs incantations.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

La Sauge relève délicieusement le goût des légumes, en particulier des Tomates et des Pommes de terre, ainsi que celui du porc frais.
Infusion. 15 à 20 g par litre d’eau bouillante (soit 5 ou 6 feuilles par tasse). Utiliser en guise de thé. Prendre une tasse après chaque repas et, contre les sueurs nocturnes, une tasse au coucher.
Vin. 80 g de plante séchée sur laquelle on verse un litre de vin bouillant (rouge ou blanc, ou mieux, vin de liqueur). Prendre 2 ou 3 cuillerées à soupe après les repas comme tonique. Les diabétiques peuvent prendre 2 verres par jour en guise de boisson.
Ce vin peut aussi se préparer par macération à froid de 100 g de Sauge séchée, mise à macérer 10 jours dans un litre de muscat.
Teinture. Faire macérer 15 jours des feuilles de Sauge tassées dans deux fois leur volume d’alcool à 40°. Presser pour exprimer le jus et filtrer. Prendre une demi à une cuillerée à café dans un peu d’eau sucrée. Cette façon d’administrer le remède est préférable lorsqu’on veut l’employer contre la sudation exagérée.

Externe

Décoction. 100 g par litre, soit dans de l’eau, soit dans du vin. Elle est renommée en lotions contre les dartres, les ulcères et autres maux cutanés, en bains de bouche contre les aphtes, les ulcérations causées par le dentier, les maux de dents.
Bain. Préparé avec une forte poignée de Sauge, il est excellent pour calmer les douleurs rhumatismales.
Une grosse poignée de Sauge macérée dans de l’eau de Cologne familiale donne, au bout de 4 à 6 semaines, une excellente eau de toilette qui adoucit et éclaircit la peau. En ajoutant une cuillerée à soupe dans l’eau des ablutions.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Apéritive
  • Hypoglycémiante
  • Cicatrisante
  • Antisudorale

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour résoudre les problèmes posés par la transpiration des pieds, une solution toute simple : saupoudrer le fond de chaque chaussure avec la valeur d’une petite cuillerée à café de poudre de sauge.
En cas d’hyperidrose des pieds et des mains, on peut en ajouter à des bains de pieds ou de mains.
En friction, elle stimule la croissance des cheveux et tonifie le cuir chevelu.

Intimité

C’est une plante aux vertus féminines, avec une connotation de force et d’activité. La sauge contient des substances ayant une action semblable à celle d’hormones, qui se sont révélées utiles dans de nombreuses pathologies de l’appareil génital, par exemple des dysfonctionnements ovariens, des troubles de la ménopause, des infections vaginales, des syndromes prémenstruels, des aménorrhées, des menstruations irrégulières et la stérilité. C’est une plante dotée d’une activité de maturation, oestrogénique.

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Persil

Dodoens, un des grands botanistes flamands de la Renaissance, signale le Persil dans ses ouvrages comme étant un remède populaire de l’épilepsie, utilisé aussi dans l’asthme et la toux invétérée. Ces propriétés n’ont pas été retenues par la suite.

Les médecins de l’Antiquité, comme Galien et Constantin, puis plus tard Fernel et enfin Cazin ont employé la racine comme diurétique. Ils l’ont préconisée chaque fois qu’il y a œdème (cardiaque ou rénal) et dans les abcès du rein. En même temps qu’elle est diurétique, la racine de Persil est aussi apéritive, comme, d’ailleurs, les quatre autres racines (Ache, Asperge, Fenouil et Fragon) avec lesquelles elle s’unit dans le fameux « sirop des cinq racines ».

La plante entière avec semences contient un liquide huileux, l’apiol, isolé en 1849 par Homolle et Joret, auquel elle doit ses propriétés emménagogues et fébrifuges. Le Persil agit efficacement dans les cas de règles irrégulières, difficiles, douloureuses. Il calme la douleur et rétablit la régularité de la fonction menstruelle.

Les feuilles de Persil possèdent une extrême richesse en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments qui mérite d’être signalée. Lucie Randoin et Paul Fournier, d’ailleurs, ont écrit : « Le Persil est réellement un aliment exceptionnel : tonique, antirachitique, antianémique, antiscorbutique, antixérophtalmique, on peut, sans exagération, le considérer comme l’un des plus précieux aliments de sécurité que la nature a mis généreusement à la disposition de l’espèce humaine ».

Les semences, comme les autres semences d’Ombellifères, jouissent de propriétés carminatives et stomachiques. Pour l’usage externe, les feuilles ont des propriétés résolutives, utilisées depuis longtemps en médecine populaire pour dissiper les engorgements laiteux et tarir le lait des nourrices, comme pour calmer les piqûres d’insectes, les irritations cutanées, les contusions et les ecchymoses. C’est également une plante embellissante, renommée pour éclaircir le teint et pour faire disparaître les taches de rousseur.

[wptab name=’Description’]Famille des Ombellifères.

Cette plante potagère bien connue serait originaire de la Sardaigne, et, en effet, on la rencontre à l’état spontané de l’Espagne à la Macédoine, en Algérie et ai Liban.

La médecine utilise la racine, les feuilles, les semences.

Connu des Grecs et des Romains, le Persil était considéré par eux à la fois comme condiment et comme remède. Par contre, l’époque de Charlemagne semble n’avoir considéré le Persil que comme plante culinaire.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 50 g de racine par litre à boire dans la journée, comme apéritif et diurétique.

Infusion. 4 à 8 g de semences par litre. Prendre 2 ou 3 tasses par jour comme carminatif.

Suc frais. Prendre 100 g par jour, comme emménagogue, 2 ou 3 jours avant l’arrivée présumée des règles. On peut aussi prendre une infusion de plante sèche à la dose de 30 à 60 g par litre, dont on boit 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Cataplasmes de feuilles fraîches pilées, contre les engorgements des seins et les ecchymoses. Dès qu’on vient d’être piqué par un insecte, frotter l’endroit douloureux avec des feuilles fraîches froissées entre les doigts.

Décoction. 50 g de feuilles de Persil par litre d’eau, qu’on laisse bouillir 10 minutes. Faire des ablutions deux fois par jour avec cette eau, contre les rougeurs des joues et contre les taches de rousseur.

Pour affiner les chevilles, il est recommandé de garder toute la nuit des compresses imbibées de cette décoction et maintenues par une bande Velpeau.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritive
  • Emménagogue
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Antirachitique
  • Antianémique
  • Antiscorbutique
  • Antixérophtalmique

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut obtenir une lotion tonique en faisant infuser dans un demi-litre d’eau, pendant une dizaine de minutes, de 10 à 15 grammes de persil. Filtrer, laisser refroidir et appliquer en compresse sur le visage.
On peut atténuer les taches de grossesse en utilisant cette même lotion, à laquelle on ajoutera le jus d’un citron.

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Centaurée (Petite)

D’après la légende, elle guérit le Centaure Chiron d’une blessure au pied faite par Hercule. Elle était l’antidote préféré des druides, qui l’utilisaient contre les piqûres des serpents et des scorpions. Ils lui connaissaient déjà des propriétés fébrifuges, d’où son nom, en bas latin, de febrefugium.

Son pouvoir fébrifuge, presque égal à celui du Quinquina, l’a fait longtemps utiliser contre les fièvres intermittentes et les accès paludéens.
C’est aussi un excellent tonique contre les maux d’estomac : aigreurs, paresse du tube digestif. Elle est renommée contre les gastralgies des goutteux. Elle donne aussi de l’appétit. Précieuse dans les convalescences, elle s’utilise contre les pâles couleurs, l’anémie, la faiblesse générale.

[wptab name=’Description’]Famille des Gentianacées

Encore appelée Fiel de terre à cause de son amertume, Herbe à la fièvre, Herbe au Centaure, Herbe à Chiron

Commune dans les bois, les prairies humides, les terrains sablonneux.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 30 g par litre d’eau. Prendre 3 tasses par jour, avant ou entre les repas. Très amer.

Vin. 50 à 60 g de plante par litre. Laisser infuser 48 heures, puis filtrer. Prendre 2 verres à bordeaux par jour avant chaque repas.

Externe

Décoction. 50 à 60 g par litre d’eau. Elle est employée en lotions pour soigner les plaies, les contusions, les ulcères scrofuleux ; elle donne, paraît-il, de bons résultats contre la chute des cheveux.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Apéritive

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour conserver leur précieux équilibre, les peaux normales ont besoin, entre autres, des principaux stimulants et tonifiants de la petite centaurée.

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Houblon

Il semble que les Anciens n’aient pas attaché grande importance au Houblon. Seul Pline le signale comme légume délicat et le gourmand Martial confirme cette opinion dans une de ses épigrammes.
De nos jours, les jeunes pousses de Houblon sont encore fort appréciées dans les régions productrices. Consommées crues, en salade, ou cuites, elles constituent un légume délicieux, dont les propriétés toniques, rafraîchissantes, diurétiques et antiscorbutiques sont renommées.
Ste Hildegarde fut la 1ère, sans doute, à attribuer au Houblon des vertus médicinales : encore l’utilisait-elle contre la mélancolie. L’Ecole de Salerne, quant à elle, ne nous parle que des vertus de la bière et néglige le Houblon (c’est vers le Ixème siècle que l’on aurait commencé à utiliser le Houblon dans la préparation de la bière, ainsi que le mentionne le polyptyque d’Irminon vers l’an 816).
Le médecins de la Renaissance, par contre, avec Mathiolle, mirent à profit ses propriétés “apéritives, dépuratives, fébrifuges et diurétiques”. Dodoens et Lémery le considèrent bon dans “les maladies du foye, de la ratte, pour purifier le sang, pour exciter l’urine”.

De nos jours, les phytothérapeutes modernes ont reconnu toutes ces propriétés et en ont ajouté d’autres. Tonique et stomachique par ses principes amers, le Houblon est utilisé avec succès dans le lymphatisme, l’anémie, le rachitisme, le manque d’appétit, la mauvaise assimilation. Il a aussi la réputation de calmer les douleurs d’estomac dues à un excès d’acidité et de diminuer la sécrétion exagérée d’acide. On le recommande même pour calmer les douleurs du cancer de l’estomac. C’est aussi un fébrifuge, que Cazin recommandait contre les “fièvres automnales” et un anthelminthique.
Pour l’Allemand Bohn, le Houblon est surtout un diurétique puissant qui élimine l’acide urique.
D’autre part, son huile essentielle lui confère des propriétés sédatives et même hypnotiques. C’est ainsi que l’Anglais Desroches le préconise dans l’insomnie que provoquent les douleurs rhumatismales, et qu’on place volontiers, outre-Manche, un oreiller bourré de cônes de Houblon sous la tête des insomniaques (procédé qui, paraît-il, rendit le sommeil au roi George III). Le Pr Renon a conseillé le Houblon pour rééquilibrer le système nerveux dans les névroses de guerre. D’autres médecins l’ont préconisé, conjointement avec la Valériane, dans les troubles nerveux en général, et dans ceux du retour d’âge en particulier, et dans les toux spasmodiques.
Par ailleurs, de nombreux praticiens ont constaté les propriétés anaphrodisiaques du Houblon et l’ont préconisé dans l’onanisme, la spermatorrhée, l’éréthisme génital, le priapisme douloureux de la blennoragie. Sédatif de l’appareil génital en général, le Houblon est précieux dans les règle douloureuses, les migraines et troubles nerveux qui les accompagnent.
Le Houblon n’est pas sans toxicité pour les ouvriers travaillant dans les houblonnières : il est irritant pour les muqueuses et son action narcotique cause quelques troubles : maux de tête, somnolence, engourdissement (le Houblon est de la même famille botanique que le Chanvre). D’autre part, le Houblon contient 2 à 30 mg d’oestrogènes par 100 g de cônes, et cette hormone pénètre dans l’organisme à travers la peau ; c’est pourquoi toutes les femmes occupées à la cueillette (et quel que soit le moment de leur cycle) sont réglées 2 jours après qu’elles ont commencé le travail.

[wptab name=’Description’]x

On l’appelle encore Vigne du Nord, Couleuvrée septentrionale, Salsepareille indigène.

D’origine probablement asiatique, le Houblon se rencontre dans les zones tempérées de l’Ancien et même du Nouveau Monde. Presque toujours cultivé, il existe néanmoins à l’état sauvage dans les bois frais et humides.

Le Houblon est surtout utilisé pour la fabrication de la bière.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 15 g de cônes par litre d’eau ; tonique, apéritive et stomachique. Comme sédatif, augmenter la dose de cônes employée jusqu’à 40 g par litre.

Poudre de lupulin (fine poussière résineuse couvrant les cônes). 1 g comme calmant, 2 g comme hypnotique.

Teinture de lupulin. 10 g de lupulin dissous par trituration dans 90 g d’alcool à 90 °. Prendre 2 à 4 g par jour, selon l’effet désiré.

Externe

Les feuilles fraîches pilées sont renommées pour résoudre les abcès scrofuleux et les furoncles.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Stomachique
  • Rafraîchissant
  • Diurétique
  • Antiscorbutique
  • Apéritive
  • Dépurative
  • Fébrifuge
  • Anthelminthique
  • Anaphrodisiaque

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On pourra obtenir une bonne lotion tonique, à utiliser après le démaquillage, en faisant infuser deux pincées de cônes frais de houblon dans un demi-litre d’eau bouillante. Filtrer, laisser refroidir et lotionner le visage.

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HE Cumin

Indications (VT +) :

  • Dyspepsies, aérophagie, épigastralgie +++, aérocolie, entérocolites spasmodique et inflammatoire ++, hépatites
  • Insomnie ++
  • Hyperthyroïdie ++
  • Arthrite +, rhumatismes
  • Orchite (oreillons) +

Contre-indications : Usage externe intensif ou sur peau sensible (à l’origine de dermatoses d’irritation)

[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées

On l’appelle également : cumin blanc , cumin de Maroc ou faux anis

Le cumin est une plante herbacée annuelle.

Le cumin trouve son origine en Orient. Il y apparaît comme épice à fumer ou pour apprêter des mets puisque son goût est terreux lorsque non apprêté. Il appartient à la même famille que le persil.

Ne confondre ni avec le cumin des prés, ni avec le cumin noir.

Parfum : chaud, épicé, aromatique
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Fruits

Premier subchémotype , cuminal-terpinène :

  • Monoterpènes (30-60 %) : beta-pinène (13-22 %), paracymène (3-9 %), alpha-terpinène (12-28 %)
  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène
  • Monoterpénols (0,5-4%) : cuminol (0,1-4%)
  • Monoterpénals (30-40%) : p-mentha-3-en-7-al (0,7 à 2,5% graines sèches), p-mentha-1,3-diène-7-al (6-15%), p-mentha-1,4-diène-7-al (24% graines fraîches)
  • Aldéhydes arom. (20-30%) : cuminaldéhyde (20-32%)
  • Coumarines (tr.) : scopolétine
Second subchémotype, cuminal-paracymène :
  • Monoterpènes (50%) : paracymène (42%)
  • Mono- et sesquiterpénols (10%) : alpha-terpinéol (2,75%), pipéritol (0,8%), carvéol (1,45%), farnésol (3%),
  • Aldéhydes (32%) : cuminal (27,75%), anisaldéhyde (2,8%)
  • Esters (5%) : cinnamate de benzyle (4,5%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmante-stupéfiante +++ (par action réflexe modératrice sur le SNC et la moelle épinière, d’où effet sédatif, résolution musculaire – muscles lisses -), analgésie et sommeil (doses +++)
  • Anti-inflammatoire ++
  • Tonique et stimulante digestive, apéritive ++ carminative +++

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[wptab name=’Soins’]

Intimité

Pour les Arabes, il stimule le désir sexuel alors que, pour les Indiens, il l’inhibe.
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Safran

Plus près de nous, Roques lui reconnaissait des propriétés stomachiques, emménagogues, stimulantes et aphrodisiaques. Il en faisait un narcotique léger. Leclerc, de son côté, le conseillait pour calmer des douleurs des gastralgies et comme emménagogue, dans les cas dysménorrhée et d’insuffisance ovarienne chez les femmes anémiées et lymphatiques. Toutes ces vertus thérapeutiques réelles du Safran sont bien délaissées de nos jours, seuls nous intéressent maintenant ses usages culinaires. On l’utilise encore parfois pour l’usage externe contre les troubles de la première dentition (le « sirop de dentition de Delabarre » est à base de Safran).

Il ne faut pas confondre le véritable Safran avec le Carthame, appelé encore Safran bâtard d’Allemagne, ni avec le Colchique ou Safran des prés, ni avec le Curcuma ou Safran des Indes. Carthame et Curcuma ont été parfois employés frauduleusement pour falsifier le Safran, épice très cher.

[wptab name=’Description’]Famille des Iridacées.

Originaire du Levant, où on le cultivait depuis les temps les plus reculés, le Safran est une plante tubéreuse cultivée en France dans le Gâtinais et dans le Vaucluse, mais aussi en Espagne et en Italie.

Le Safran est l’âme d’or de la bouillabaisse et de la soupe de poissons, auxquelles il est indispensable : agréable à l’œil et au goût, il ensoleille tout ce qu’il touche et déploie dans chaque plat, pour notre plus grand plaisir, ses qualités de stimulant de l’appétit et d’excitant de l’estomac. Connu es anciens, il a été signalé par Homère comme médicament et parfum. Les Romains et les Grecs le tenaient fort en honneur : Lucien et Martial l’ont chanté comme des poètes ; plus terre à terre, Dioscoride et Pline l’utilisaient pour provoquer l’urine, calmer la toux et « exciter à l’amour ».
Pendant longtemps, il jouit d’un grand prestige, et maintes préparations qui connaissaient la grande vogue aux XVIIème et XVIIIème siècles, s’honoraient de sa présence, tels, par exemple, les pilules de Cynoglosse et le Laudanum de Sydenham. On l’appelait alors « le roi des végétaux » ou « l’ami du poumon ».

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion prolongée. A raison de 0,5 à 1 g par litre, elle est utilisée comme stomachique, aphrodisiaque, hypnotique. Comme emménagogue, la dose doit être plus élevée : 1 à 2 g par litre. Prendre 2 à 3 tasses par jour.
Sirop : 25 g de stigmates écrasés, mis à macérer 2 jours dans un demi-litre de vin, type banyuls. Ajouter alors 600 g de sucre après avoir filtré. Faire fondre au bain-marie couvert.
Teinture. Faire macérer 100 g de stigmates écrasés dans 1 litre d’alcool à 80° pendant 10 jours. Agiter de temps en temps, puis filtrer

Externe

Pour faciliter la sortie des premières dents, on peut frictionner les gencives des enfants avec le sirop de Safran ou de la teinture coupée d’eau. Mais on peut aussi se servir de poudre de Safran pur ou d’un mélange de poudre de Safran et de miel ou de glycérine.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritif
  • Stomachique
  • Emménagogue
  • Stimulant
  • Aphrodisiaque
  • Hypnotique

[/wptab]
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Oseille

Recherchée pour l’acidité agréable qu’elle communique aux aliments (potages, omelettes, épinards), l’Oseille est très rafraîchissante et jouit de propriétés antiscorbutiques et apéritives.

On lit dans L’Ile Mystérieuse, de jules Verne, que les naufragés se réjouissent de la découverte de plants d’Oseille dont le « pouvoir antiscorbutique n’est pas à dédaigner ».

Elle est aussi dépurative à cause de ses vertus légèrement diurétiques et laxatives : ces qualités sont utilisées dans le fameux « bouillon d’herbes » qu’on administre aux alités, aux fiévreux ou après une purgation.

On dit beaucoup de mal de l’Oseille et il est vrai que certaines catégories de malades doivent s’en abstenir. Très riche en acide oxalique, il faut la supprimer du régime des arthritiques, des goutteux, des rhumatisants, de ceux qui « font des calculs ». Son acidité la fait interdire aux dyspeptiques souffrant d’ulcères ou d’hyperchlorhydrie (les jeunes feuilles, toutefois, sont beaucoup moins acides et peuvent leur convenir occasionnellement et en petite quantité).

A l’extérieur, l’Oseille fait mûrir les abcès.

[wptab name=’Description’]Famille des Polygonacéees.

On l’appelle parfois Vinette ou Aigrette, mais aussi Surelle, nom qu’elle partage avec l’Alléluia.

Très commune, l’Oseille croît dans les près à l’état sauvage, mais elle est surtout cultivée dans les jardins.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

En dehors de ses usages culinaires ou sous forme de bouillon d’herbe, on utilise parfois l’Oseille en infusion.
Infusion diurétique et dépurative. 20 à 30 g de feuilles par litre ou 50 g de racines par litre.

Externe

Cataplasmes chauds de feuilles d’Oseille cuites, mêlées à leur volume de saindoux ; ils font mûrir rapidement les abcès.
Cette pommade était jadis renommée contre les tumeurs blanches, particulièrement celle du genou.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiscorbutique
  • Apéritive
  • Dépurative
  • Diurétique
  • Laxative

[/wptab]
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Germandrée

Déjà en honneur comme fébrifuge chez les anciens Egyptiens, la Germandrée possède les propriétés communes aux plantes amères et aromatiques, c’est-à-dire qu’elle est tonique, apéritive, fébrifuge et qu’elle stimule la digestion. Elle combat la paresse de l’estomac, celle du foie et de l’ensemble du tube digestif (la Germandrée entre d’ailleurs dans la composition de divers apéritifs et liqueurs digestives : vermouths, Chartreuse). On la recommande aussi contre la bronchite, le rhumatisme et la goutte.

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L’Ivette musquée (Teucrium iva), préconisée par les Arabes contre le choléra, est très employée aussi par eux contre d’autres maladies. Contre la piqûre de scorpion, ils font boire, aussitôt après la piqûre, une décoction de Germandrée ivette (Teucrium chamoepitys).

La Germandrée aquatique ou Germandrée d’eau (Teucrium scordium) dégage, quand on la froisse, une odeur d’ail que n’a pas la Germandrée Petit Chêne. On l’emploie pour les mêmes usages, mais aussi à l’extérieur en lotions contre les ulcères et, autrefois, contre la gangrène.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées

On l’appelle aussi Germandrée Petit Chêne, Chênette.

On utilise généralement les sommités fleuries ou encore la plante entière, mais sans les racines.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 30 à 40 g de sommités fleuries ou de fleurs et feuilles dans un litre d’eau ou de vin. Prendre 3 ou 4 verres à bordeaux par jour.
Il existe une dizaine d’autres variétés de Germandrées, auxquelles on reconnaissait les mêmes propriétés qu’à la Germandrée Petit Chêne, et dont beaucoup ne sont plus utilisées.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Apéritive
  • Stimulant (digestive)

[/wptab]
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Fragon

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Vanté par Dioscoride, le Fragon fait partie des cinq racines apéritives et diurétiques. L’école de Montpellier, Lazare Rivière, Chabrol, Leclerc le recommandaient aux goutteux. On l’emploie dans l’hydropisie, la gravelle, les maladies des voies urinaires, les engorgements viscéraux, l’ictère, la chlorose.
A la suite des travaux de Balansard et Delphaut, de Caujolle et Leclerc, l’action du Fragon sur les crises hémorroïdaires a été jugée remarquable. Le Petit Houx est un excellent contracturant des muscles lisses de la veine. Il tonifie la paroi veineuse et évite la thrombose. Anti phlogistique et antiexsudatif, son emploi est recommandé chaque fois qu’il existe un processus inflammatoire de la veine.

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[wptab name=’Description’] Famille des Liliacées.

On l’appelle souvent, Petit Houx, Myrte sauvage, Houx frelon.

Petit arbrisseau buissonnant et toujours vert, le Fragon affectionne les terrains rocailleux et incultes, les carrières abandonnées.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 20 à 40 g de racine par litre d’eau, à laisser bouillir un quart d’heure.

Externe

Commercialisé sous forme de suppositoires, le Fragon est un remède éprouvé contre les hémorroïdes.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritive
  • Diurétique
  • Antiphlogistique
  • Antiexsudatif

[/wptab]
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Bruyère

Les Anciens déjà (Mathiolle et Dom Alexandre) lui attribuaient la vertu de briser les calculs urinaires.

De nos jours, on lui reconnaît une valeur indéniable de diurétique actif et précoce, d’antiseptique et de sédatif des voies urinaires.

D’autre part, par son emploi, non seulement le volume des urines s’accroît, mais encore les urines troubles et fétides s’éclaircissent et perdent leur mauvaise odeur. Ses vertus diurétiques la font employer non seulement comme médicament des reins proprement dit,mais aussi dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, des rhumatismes, de la goutte.

Son emploi permet d’éliminer de l’organisme les résidus nocifs tels que l’urée, l’acide urique, l’acide oxalique. La Bruyère est fortement recommandée aussi à tous ceux dont l’alimentation trop riche, et surtout trop carnée, donc chargée en purines, encombre l’organisme en produits de déchets.

Grâce à l’arbutine qu’elle contient (comme d’ailleurs la Busserole et la feuille de Poirier), elle agit aussi sur l’élément inflammatoire d’origine infectieuse accompagnant la congestion et l’hypertrophie de la prostate. Elle rend donc de signalés services dans la cystite des prostatiques et même dans la cystite avec muco-pus.

La Bruyère possède aussi des propriétés apéritives qui sont loin d’être négligeables.
A l’extérieur, en bain complet chaud, elle est employée pour relever le tonus musculaire. Elle est donc utile aux sportifs et aux malades convalescents asthéniés par un long séjour au lit.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

On l’appelle également : Béruée, Brande,Bruyère commune, Bucane,Fausse Bruyère, Grosse Brande, Péterolle ou Bruyère callune.

Cette petite plante ligneuse, à feuilles simples verticillées par trois, est très fréquente dans les bois et les mauvaises terres en friche.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 g de sommités fleuries par litre d’eau. Laisser réduire au tiers. Passer et sucrer. Prendre 3 ou tasses par jour.

Externe

Décoction. 500 g de plante dans 2 à 3 litres d’eau. Passer et ajouter à un bain chaud.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Antiseptique
  • Sédatif
  • Apéritive

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Certains composants de la bruyère lui confèrent des propriétés intéressantes pour les soins de beauté.
Des massages légers effectués de préférence le soir avec un lotion préparée en faisant macérer 50 grammes de sommités fleuries dans un quart de litre d’huile d’olive vierge, pendant une période de quinze jours environ, peuvent éclaircir les teints brouillés et calmer les épidermes fragiles.

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