Vulnéraire
Propre à guérir une blessure
Dictame de Crète
.
Dans l’Antiquité reculée, le Dictame était célèbre comme le plus précieux des vulnéraires, dont les dieux eux-mêmes faisaient usage. Les Grecs l’employaient dans les accouchements et pour favoriser la venue des règles.
Il est assez peu usité de nos jours pour l’usage interne, c’est-à-dire comme emménagogue et tonique. Mais on l’utilise encore comme vulnéraire pour guérir les plaies et les contusions. Il entre toujours dans la formule du baume de Fioravanti du pharmacien.
.
.
[wptab name=’Description’] Famille des Labiacées.
On l’appelle aussi Origan Dictame.
Haut de 0,50 m environ, le Dictame de Crète est une plante cultivée dans le Midi. Il croissait jadis plus particulièrement en Crète, sur le mont Dicte, ce qui lui a valu son nom.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 4 à 15 g de sommités fleuries dans un demi-litre d’eau bouillante. On prendre 2 tasses à thé par jour.
Macération. 30 g par litre de vin blanc. Laisser 15 jours en contact et prendre 2 verres à Bordeaux par jour.
Externe
Cataplasme. Obtenu avec les sommités fleuries broyées.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Vulnéraire
- Emménagogue
- Tonique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Navette et Colza
Très longtemps, la faculté condamna ces huiles et il fallut attendre, pour qu’elles soient admises sans crainte dans l’alimentation, la publication, en 1774, du livre de l’abbé Rozier : Traité de la manière de cultiver la Navette et le Colza et d’en extraire une huile dépouillée de son mauvais goût et de son odeur désagréable.
Colza et Navette furent très cultivés par la suite, surtout dans les pays de l’Est de l’Europe, non seulement à cause de leur pauvreté, mais en partie pour des raisons d’ordre religieux (l’église orthodoxe défend les aliments à base de lait et de beurre en temps de carême). En France, après avoir occupé d’importants espaces, leur culture est en baisse progressive depuis le XIXème siècle.
Au point de vue médicinal, les huiles de Colza et de Navette sont employées depuis longtemps. Lémery au XVIIIème siècle, dans sa Pharmacopée universelle, les considérait comme adoucissantes et résolutives pour l’usage externe. Roques et Cazin, au siècle suivant, rappellent leurs propriétés dans leurs traités, surtout Cazin, médecin du Calaisis. Cazin employait les huiles en lavements contre les vers ou la constipation opiniâtre.
De nos jours, à côté de leurs propriétés laxatives signalées par P. Fournier, ces huiles sont réputées pour prévenir les coliques hépatiques et néphrétiques. Contre la morsure des vipères, l’absorption d’un verre de ces huiles est un vieux remède très populaire encore en usage.
Les graines pulvérisées ont la réputation d’être diurétiques et sudorifiques. Mélangées à du miel, elles sont émollientes et adoucissantes dans les toux et les bronchites.
Pour l’usage externe, les huiles servent encore à guérir les plaies. Après macération de plantes aromatiques diverses, elles sont utilisées en frictions et en massages contre les douleurs.
[wptab name=’Description’]Famille des cruciféracées.
Intermédiaires entre le Navet et le Chou, il est assez difficile de séparer ces deux plantes jumelles, souvent confondues d’ailleurs par les auteurs. Au point de vue botanique, la Navette, proche parente du Navet, d’où elle tire son nom, est le Navet oléifère Brassica napus oleifera. Le Colza est Brassica rapa campestris oleifera.
Il semble que les Romains ignorèrent ces plantes, mais qu’il ne n’en a pas été de même pour les Gaulois. Quoi qu’il en soit, le Colza dut être vraisemblablement cultivé dans le Nord de la France dès le XIIIème ou le XIVème siècle (Colza vient du flamand kodzaat, graine de Chou) et, au Moyen Age, la Navette et le Colza étaient vendus par la corporation des huiliers et celle des apothicaires-épiciers.
On peut rapprocher du Colza et de la Navette la Caméline (Camelina sativa), autre Cruciféracée oléifère cultivée ça et là en Afrique du Nord, en Asie, en Europe (surtout en Allemagne : on appelle aussi la Caméline Sésame d’Allemagne). Son huile n‘est guère appréciée et ses graines sont employées pour relâcher l’intestin en cas de constipation et pour calmer les irritations intestinales. [/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Maintenant raffinées et désodorisées, ces huiles peuvent parfaitement rivaliser avec d’autres pour assaisonner les salades et préparer les fritures. On leur reconnaît la propriété de faire tenir les mayonnaises et de « tourner » plus difficilement.
Poudre de graines. 5 g mélangés dans une tasse de tilleul. Boire 2 tasses par jour comme sudorifique et diurétique. Prendre la même dose, mêlée à du miel, comme pectoral.
Externe
Compresse imbibées d’huile contre brûlures et plaies sans gravité, qui ne tarderont par à cicatriser.
Lavements. Très efficaces contre la constipation, ils soulagent fort bien les coliques venteuses.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissante
- Résolutive
- Vermifuge
- Laxative
- Diurétique (graine)
- Sudorifique (graine)
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Bugle
.
Bien oublié de nos jours, le Bugle était très employé autrefois comme vulnéraire et astringent. Utilisé pour guérir les plaies, les blessures, les hémorragies, les hémoptysies, c’était, à la Renaissance, la panacée du médecin de campagne.
Ettmuller et Rivière le recommandèrent contre la tuberculose pulmonaire, Camerarius et Dodoens dans les obstructions du foie. De nos jours, on n’emploie plus guère le Bugle – quand on l’emploie – que pour laver et cicatriser les plaies ou en gargarismes contre les angines.
Il se peut, toutefois, que la plante connaisse un regain d’actualité, des observations faites avec la teinture mère homéopathique ayant démontré tout récemment qu’elle agissait fort bien dans les pneumopathies aiguës ou chroniques, les toux rebelles, la dilatation bronchique, l’asthme pulmonaire.
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.
On l’appelle encore Petite Consoude, Herbe de saint Laurent.
Fréquemment confondue avec la Brunelle, cette petite plante vivace rampe sur le sol des bois, des prairies humides, des lieux ombragés.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 à 30 g de sommités fleuries par litre d’eau. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.
Externe
Décoction. Même quantité de plante, bouillie 10 minutes, en lotions, compresses ou gargarismes.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Vulnéraire
- Astringente
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″]
Pervenche
Agricola, en 1539, signalait la Pervenche comme remède de l’angine.
Mme de Sévigné, aussi soucieuse de la santé de son entourage que de la sienne, ne manquait pas de la recommander à sa fille pour le même usage : « Guérissez-vous avec votre bonne Pervenche, bien verte, bien amère ; rafraîchissez-en cette poitrine enflammée ».
Depuis longtemps, la Pervenche est préconisée contre les hémorragies : simple et bénin saignement de nez (Mathiolle) et crachements de sang. Georges Petit la conseillait même contre l’hémoptysie des tuberculeux. Ses qualités astringentes la font employer, de plus, contre les pertes blanches et l’entérite.
Très bon tonique amer, elle est conseillée par Leclerc contre l’anémie et comme apéritif et fortifiant. Comme les autres amers, elle est aussi fébrifuge et Leclerc la recommandait contre le paludisme.
La médecine populaire l’utilise, en outre, depuis fort longtemps, pour tarir le lait des nourrices, soit seule, soit en association avec la Canne de Provence. C’est encore un très bon antidiabétique, qui amène une diminution de la glycosurie en même temps qu’une atténuation de la pénible sensation de soif. Mais là ne se bornent pas les bienfaits de l’humble petite Pervenche si chère à Claude Bernard, qui la cultivait avec prédilection de son « nid de verdure » de Saint-Julien et qui disait d’elle : « c’est une merveille de la nature. Elle reflète l’azur du ciel ».
Le laboratoire en extrait, particulièrement de l’espèce Vinca rosea de Madagascar, deux alcaloïdes actuellement employés dans la thérapeutique des maladies malignes (leucoses, maladie de Hodgkin, certains sarcomes et certains épithéliomas).
Un autre alcaloïde améliore la circulation cérébrale, dilate les petites artères et fait baisser la tension.
Enfin, pour l’usage externe, les feuilles de Pervenche sont ventées contre les ecchymoses et pour arrêter le sang des coupures. Elles entrent dans la formule des « espèces vulnéraires », dont l’infusion est recommandée pour l’usage interne et externe après des coups ou une chute.
[wptab name=’Description’]Famille des Apocynacées.
Elle porte plusieurs noms populaires : Bergère, Herbe à la capucine, Violette des sorciers, Violette des morts.
La Pervenche est une jolie petite plante qui tapisse les lieux ombragés. On la cultive aussi dans les jardins.
La Grande Pervenche (Vinca major) est la réplique exacte de la Petite en taille supérieure. Bien que la médecine populaire emploie aussi la Grande Pervenche, c’est néanmoins la Petite qui est préférée pour l’usage médical. Le Codex de 1937, d’ailleurs, ne mentionne que les feuilles de la Petite Pervenche.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 30 à 50 g de feuilles sèches par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour et, pour les diabétiques, absorber la tisane (très amère) comme boisson de la journée.
Vin. 100 g de feuilles sèches hachées, macérées 10 jours dans un litre de bon vin rouge. On peut aussi verser le vin bouillant sur les feuilles et passer lorsque le liquide est froid. Sucrer fortement. Le vin sera meilleur et doué de propriétés encore plus toniques si on emploie pour le préparer un bon vin doux naturel (muscat ou banyuls).
Externe
La décoction peut être utilisée en gargarismes contre l’angine, en même temps qu’on boit la tisane. Elle sert aussi en lotions sur les plaies et les ecchymoses et en lavements contre la diarrhée.
Cataplasme de feuilles fraîches broyées, à appliquer sur les seins tuméfiés pour en soulager la tension.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Astringent
- Tonique
- Apéritif
- Fortifiant
- Antidiabétique
- Vulnéraire
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Hysope
« Lave-moi avec l’Hysope et je serai net », dit le roi Salomon, qui employait cette plante sacrée avec le bois de Cèdre contre la lèpre. Au Moyen Age, sainte Hildegarde l’utilisait, associée à la Réglisse et à la Cannelle, comme « puissant remède des affections du foie et du poumon », et, unie à la tisane des quatre fleurs, « pour soulager les nonnes chez lesquelles le chant a provoqué de l’enrouement ».
De son côté, Trotula, la ‘Sage Matrone », une des gloires de la fameuse école de Salerne, la recommandait pour purger le poumon de son phlegme, surtout unie à la Figue.
De nos jours, c’est toujours contre les affections des bronches qu’on utilise l’Hysope. C’est un excellent expectorant, puis asséchant, qui favorise la respiration par action sur les centres nerveux. On le préconise contre la toux et l’oppression, les maladies de bronches avec essoufflement, contre m’asthme. Stimulant, il relève le tonus amoindri par la toux, mais les sujets nerveux, toutefois, ne doivent l’utiliser qu’à petites doses.
Pour l’usage externe, la plante est résolutive et vulnéraire. Elle entre d’ailleurs dans la composition de « l’alcoolat vulnéraire » officinal. On l’utilise en gargarismes dans les affections de la gorge et en cataplasmes contre les blessures, les ecchymoses, les entorses.
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées
C’est l’Esobh ou Herbe sacrée des Hébreux. Comme la Lavande et le Thym, l’Hysope est une plante familière des lieux arides de notre Provence. On emploie les feuilles mondées et les sommités fleuries, qui répandent une odeur forte et aromatique.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 g de feuilles et sommités fleuries par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.
Sirop. Se prépare avec une infusion concentrée, à raison de 100 g de plante par litre d’eau. Laisser infuser plusieurs minutes. Passer, ajouter 1,5 kg de sucre et laisser cuire jusqu’à l’obtention d’un sirop. Prendre 5 cuillerées à soupe par jour.
Externe
Infusion concentrée : en gargarismes ou en compresses chaudes.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Expectorant
- Asséchant
- Stimulant
- Vulnéraire
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
L’eau d’hysope, dérivée du processus de distillation de l’huile essentielle, a un caractère nettement masculin et représente un excellent tonique après rasage.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Linaire commune
Pour mémoire :
La Linaire commune (Linaria vulgaris) ; très commune dans les champs incultes, elle doit son nom à la ressemblance de ses feuilles avec celle du Lin. Ses fleurs jaunes, en éperons, sont disposées en épis. Son odeur est vireuse et sa saveur amère. Employée surtout comme diurétique, elle était surnommée Urinalis par les anciens médecins. On l’utilisait aussi comme purgatif et en applications externes contre les hémorroïdes et les dartres ;
Le Muflier (Antirrhinum majus), bien connu comme plante ornementale sous le nom de Gueule-de-Loup ou Muflier-de-Veau. On le disait stimulant ou, au contraire, émollient… ;
La Cymbalaire (Linaria cymbalaria), souvent appelée Ruine-de-Rome. Elle garnit les vieilles murailles de ses tiges menues et retombantes. Sa saveur est aigrelette et poivrée. Elle passait pour vulnéraire et antiscorbutique ;
La Velvote (Antirrhinum elatine) ou Véronique bâtarde, petite plante rampante des jachères, qui passait pour purgative.
[wptab name=’Description’]
Plusieurs plantes de ce nom, appartenant à la famille des Scrofulariacées, sont mentionnées dans les pharmacopées.
De nos jours, elles ne sont plus usitées.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Purgatif
- Stimulant
- Emollient
- Vulnéraire
- Antiscorbutique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Achillée musquée
Indications (VT +) :
- Dermatoses, plaies, ulcère variqueux ++ ;
- Bronchite chronique + ;
- Dyskinésies biliaires ++.
Contre-indications : Bébé, enfant grossesse (neurotoxique, abortives).
[wptab name=’Description’]famille des Astéracées
Plante vivace aromatique, se rencontre dans les rocailles et les éboulis des Alpes, en France en Haute-Savoie et en Savoie, généralement sur sol acide, de 1700 à 2600 m, floraison de Juillet à Septembre
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes & Fleurs
- Sesquiterpènes : chamazulène, dihydroazulènes
- Monoterpénols (30 %) : bornéol.
- Esters terp. (7%) : acétate de bornyle
- Céones terp. : 1,8-cinéole (23%)
- Lactones sesquiterpéniques
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Cicatrisante, vulnéraire ;
- Anti-inflammatoire ;
- Anticatarrhale ;
- Cholagogue, cholérétique ++.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Verge-d’or
La Verge-d’Or est à la fois astringente, ce qui la fait utiliser dans les diarrhées diverses, et diurétique, donc recommandée dans les maladies des reins et de la vessie. Elle possède, d’autre part, une action cholérétique et antiallergique non négligeable.
On l’emploie dans l’entérite muco-membraneuse, la diarrhée des tuberculeux, les diarrhées des enfants au cours de la dentition, les entérocolites. Elle est très efficace dans la cystite, la gravelle, la néphrite calculeuse, l’albuminurie, l’hydropisie.
Puisqu’elle agit aussi dans les inflammations intestinales, on l’emploiera, de préférence, lorsque l’affection des reins ou de la vessie s’accompagne de colite (colibacilloses). Augmentant modérément le flux biliaire, elle draine ainsi le foie et les reins, ce qui la rend précieuse dans toutes les maladies de surcharge (pléthore, cellulite, etc.).
A l’extérieur, la plante était jadis utilisée comme vulnéraire pour aider la cicatrisation des plaies, nettoyer les vieux ulcères des jambes et ceux de la bouche, raffermir les gencives qui saignent.
[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées
On l’appelle parfois Solidago ou Herbe des juifs.
C’est une plante vivace à fleurs du genre des solidages et de la famille des astéracées. L’espèce est originaire d’Amérique du Nord et se rencontre dans la plupart des États américains et provinces canadiennes.
C’est une plante qui a été introduite dans de nombreuses régions tempérées du Monde, dont la France, en tant que plante ornementale, mellifère et par hémérochorie, et elle peut être localement envahissante.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
- Décoction. Verser 1 litre d’eau bouillante sur 50 g de sommités fleuries. Faire bouillir 10 minutes et laisser en contact 12 heures. Passer alors et boire cette tisane en 2 jours.
- Sirop, contre la diarrhée des enfants. Un demi-litre de la décoction précédente à laquelle on ajoute 750 g de sucre. Donner une cuillerée à soupe par heure jusqu’à cessation des troubles.
- Macérations. 3 g de plante séchée et pulvérisée, laissée une nuit dans un verre de vin blanc sec. Arnault de Villeneuve la recommandait contre la gravelle. 12 à 15 jours de traitement suffisaient, selon lui, à éliminer la gravelle des reins et de la vessie.
Externe
On utilisait des cataplasmes de fleurs et feuilles broyées contre les ulcères des jambes, et des bains de bouche avec la décoction contre les inflammations.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Cholérétique
- Antiallergique
- Vulnéraire
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Pâquerette
La Pâquerette a été autrefois un vulnéraire très employé dans les campagnes. On l’utilisait pour remédier aux chutes et aux coups, aussi bien comme remontant interne, qui dissipait les maux de tête et les réactions émotives succédant à l’accident, que pour résorber à l’extérieur les contusions et œdèmes.
En dehors de cette utilisation principale de la modeste petite Pâquerette, on l’utilisait aussi comme diurétique, utile dans les affections rhumatismales, l’hydropisie, la gravelle, et comme sudorifique, précieux chaque fois qu’il fallait provoquer une salutaire réaction de l’organisme. C’est ainsi que les paysans ont longtemps employé la décoction chaude de Pâquerette pour faire avorter la pleurésie. Et, les jours de pénurie, ses jeunes feuilles fournissaient une agréable salade ou épaississaient un potage…
Il semble que, de nos jours, cette timide se soit laissé oublier. Seule l’homéopathie pense encore à elle en conseillant la « teinture de Bellis perennis » pour nettoyer et guérir les plaies.
[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées.
On l’appelle souvent Petite Marguerite.
La Pâquerette est souvent cultivée dans les massifs en variété améliorée, à fleurs doubles et de coloris divers.
La Grande Marguerite ne paraît pas réunir l’unanimité des auteurs autour de ses propriétés. Certains la classaient comme apéritive, diurétique, dépurative. D’autres comme Ray, la recommandaient contre l’asthme et la phtisie. Dans le doute, abstiens-toi… Aussi la Grande Marguerite n’est plus utilisée de nos jours.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Macération à froid, pendant 48 heures, de deux poignées de plante fraîche, fleurs et feuilles, dans du vin blanc.
Externe
Cette macération peut servir à bassiner les coups et blessures.
Cataplasme. Plus utilisé, il est fait de fleurs pilées, contre les coups, contusions, entorses, ecchymoses.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Vulnéraire
- Diurétique
- Sudorifique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
HE Myrrhe heerabol ou amère
- Diarrhées, dysenteries +++, hépatites virales (séquelles)
- Bronchite +
- Ulcère cutané +
- Hyperthyroïdie, excitation sexuelle
Contre-indications : Non connues
[wptab name=’Description’]Famille des Burséracées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Gommo-oléorésine
- Hydrocarbures : 2-méthyl-5-isopropényl furane (4,5%=
- Sesquiterpènes : delta et beta-élémènes (29 %), alpha-copaène (10 %)
- Sesquiterpènes furaniques : curzérène (0,1%)
- Sesquiterpénones furaniques : curzérénone
- Cétones : méthyhl-isobutyl cétone (5,5%)
- Aldéhydes : 3-méthyl-1,2-buténal (2,2%)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-infectieuse, antivirale +++, parasiticide (ascaris), aseptisante
- Hormon-like, thyréomodératrice, anaphrodisiaque
- Anti-inflammatoire +++
- Vulnéraire
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]



