Emollient
Amollit et détend les tissus de l’organisme
Figuier
Connue depuis la plus haute Antiquité, la Figue aurait, selon Horace, donné au foie son nom, à cause d’Apicius, qui se servait de Figues pour engraisser les oies et obtenir du foie gras.
Très nourrissante, la Figue est aussi facile à digérer et laxative, ce qui la fait conseiller aux dyspeptiques et aux constipés. Emolliente et adoucissante, la Figue sèche fait partie, avec le Raisin sec, le Jujube et la Datte, des « quatre fruits pectoraux », mais on peut tout aussi bien l’employer seule dans les rhumes opiniâtres, les bronchites, la coqueluche, la pneumonie.
A l’extérieur, la décoction de Figue est excellente en gargarismes contre les irritations de la gorge, la toux, l’enrouement et les fluxions dentaires douloureuses. Une Figue chaude sur un abcès dentaire est d’ailleurs un excellent cataplasme maturatif.
Le suc laiteux sécrété par le Figuier était employé autrefois comme purgatif par les Anciens. Il contient une enzyme très active contre les cors et les verrues.
.Le Figuier de Barbarie (Cactus opuntia) est encore appelé Figuier d’Espagne. C’est une espèce de cactus qui croît sur les côtes orientales d’Espagne, aux îles Baléares, en Sicile, en Corse, en Algérie. Les Nord-Africains font une grande consommation de ses fruits, ce qui détermine parfois chez eux une constipation opiniâtre, avec phénomènes de blocage rectal ; on les utilise d’ailleurs en remède contre la diarrhée et la dysenterie.
Les feuilles charnues, débarrassées des épines et hachées crues, sont, paraît-il, un cataplasme efficace contre les points de pleurésie.
[wptab name=’Description’]
Famille des Urticacées. Cultivé depuis longtemps en France, le Figuier ne mûrit ses fruits que sous un climat doux.
Les principaux pays producteurs sont l’Asie Mineure, l’Afrique du Nord, l’Italie, l’Espagne et le sud de la France. Il existe un grand nombre de variétés de Figues, dont les trois sortes principales sont les jaunes, ou Figues grasses, les blanches, ou marseillaises, et les violettes, ou médicinales (toutefois, les grasses sont aussi à usage médical).
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction pectorale. 80 à 100 g de Figues sèches par litre d’eau.
Sirop. Faire bouillir 500 g de Figues par litre d’eau jusqu’à réduction de moitié. Après avoir passé, on mêle 250 g de miel et, facultativement, un quart de litre de bon cognac. Agiter et prendre par cuillerées à soupe.
Café de Figues. Il est aussi pectoral et se prépare par infusion, comme le Café véritable, avec de la poudre de Figue torréfiées.
Externe
Décoction. A utiliser en gargarismes très adoucissants.
Contre les abcès dentaires, appliquer une moitié de Figue chaude entre la joue et la gencive. Les cataplasmes de Figues cuites dans de l’eau ou du lait font mûrir abcès et furoncles.
Suc de Figuier. Appliquer deux fois par jour contre cors et verrues.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Nourrissante
- Laxative
- Emolliente
- Adoucissante
- Maturative
- Purgative
- Pectorale
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Bouillon blanc
Le Bouillon blanc, un des béchiques les plus anciennement connus, est avant tout émollient, adoucissant et pectoral. Il fait merveille dans toutes les inflammations de poitrine, les catarrhes des bronches aigus ou chroniques, les enrouements, les trachéites.
Dioscoride le recommandait déjà contre toutes les affections pulmonaires, ainsi que Pline l’Ancien. Au Moyen Age, Sainte Hildegarde, la bonne abbesse, considérait ses fleurs comme un remède infaillible de l’enrouement.
Le Bouillon blanc, qui fait d’ailleurs partie de la tisane dite des “quatre fleurs pectorales”, facilite l’expectoration, apaise la toux et est un bon calmant pour les asthmatiques.
Ses vertus adoucissantes, dues au mucilage qu’il contient, le font aussi employer contre toutes les inflammations internes : douleurs intestinales, hémorroïdes, furoncles, brûlures.
[wptab name=’Description’]Famille des Scrofulariacées
Encore appelé Herbe de Saint Fiacre, Molène, Cierge de Notre Dame, Bonhomme
Cette plante très commune s’épanouit dans les terres incultes, les sols pierreux et les décombres.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion : 20 à 30 g de fleurs par litre d’eau pendant 10 minutes. Boire chaud entre les repas et le soir au coucher (il est indispensable de passer la tisane sur un linge, afin d’éliminer les poils des fleurs, qui irriteraient la gorge).
Externe
Décoction : 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau, à employer en bains de siège et lavages extérieurs contre les hémorroïdes et l’irritation des organes féminins, en lotion contre le prurit dartreux, les brûlures, les ulcères, les engelures.
Cataplasme de feuilles cuites dans du lait, pour résorber les furoncles, les panaris, les abcès.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Béchique
- Émollient
- Adoucissant
- Expectorant
- Pectoral
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Quelques feuilles fraîches de bouillon blanc cuites dans le lait et appliquées en cataplasme sur le visage résoudront maints problèmes particuliers aux peaux sèches ou fragiles.
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Olivier
Très longtemps, la feuille d’Olivier fut utilisée comme tonique et fébrifuge. On l’employait en remplacement du Quinquina dans les fièvres intermittentes. Mais ces qualités réelles sont maintenant éclipsées par la découverte de vertus bien plus importantes. Le premier G. Mazet, en 1938, montra que la feuille d’Olivier avait une nette action hypotensive, confirmée depuis par Oliviero, le bien nommé. La feuille d’Olivier assouplit et dilate les artères, elle favorise aussi la diurèse, fait régresser les œdèmes et diminue le taux d’urée sanguine. Elle est donc indiquée chez les hypertendus et les cardio-rénaux. Sa meilleure indication est l’hypertension essentielle, car c’est surtout sur le minima que s’effectue la baisse de tension.
Les mêmes auteurs ont constaté que la feuille d’Olivier détermine aussi une action hypoglycémiante manifeste : cette propriété est extrêmement intéressante quand l’hypertendu est aussi un diabétique.
L’huile d’olive, la plus parfumée de nos huiles de table, ensoleille la cuisine de son goût exquis et fruité.
C’est aussi une véritable huile de santé pour tous les insuffisants hépatiques. Emolliente et laxative elle favorise l’écoulement de la bile et active les fonctions intestinales. Elle se recommande même dans les coliques hépatiques et pour aider à l’évacuation des calculs biliaires. Elle passe aussi comme anthelminthique. Elle est quelquefois employée pour combattre l’irritation du tube digestif dans certains empoisonnements. Fine et pénétrante, elle sert d’excipient pour des quantités de liniments, d’onguents et de produits pharmaceutiques.
[wptab name=’Description’]Familles des Oléacées.
Originaire de l’Asie et très répandu en Grèce, l’Olivier est cultivé dans tout le midi de l’Europe. Symbole de la Paix et de la Sagesse, l’Olivier était l’objet de célèbres légendes et d’un véritable culte de la part des Grecs, amour parfaitement justifié puisqu’il est un arbre de première nécessité, fournissant une huile inégalable en qualité. Ses feuilles et son huile jouissent de précieuses vertus médicinales.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
En dehors des extraits spécialisés en pharmacie, on peut utiliser la recette du Dr Mazet : faire bouillir une vingtaine de feuilles dans une bonne tasse d’eau jusqu’à réduction de moitié. Passer, sucrer et boire chaud matin et soir (valable contre l’hypertension et contre le diabète).
Huile d’Olive. Elle s’administre à la dose d’une cuillerée à soupe le matin à jeun (on peut la mêler à un jus d’agrumes).
Externe
Lavement. Fait avec une petite poire d’huile d’Olive, il est fort efficace.
Huile. Mêlée à un blanc d’œuf, elle calme instantanément la douleur d’une brûlure et aide à la cicatrisation.
On la recommande en massages des gencives contre le déchaussement des dents.
L’olivier sauvage (Oleastre), très commun en Algérie, plus petit que l’Olivier domestique, et épineux, a aussi des feuilles et des fruits plus réduits. Il était très préconisé comme fébrifuge et on l’administrait sous forme de vin ou de pilules.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique
- Fébrifuge
- Hypotensive
- Hypoglycémiant
- Emollient
- Laxatif
- Cholagogue
- Anthelminthique
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Une recette très simple pour bronzer consiste à s’enduire le corps d’huile d’olive avant de s’exposer au soleil. Il est toutefois recommandé d’éviter les expositions prolongées, car l’huile d’olive en elle-même n’est pas un antisolaire des plus efficaces.
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Linaire commune
Pour mémoire :
La Linaire commune (Linaria vulgaris) ; très commune dans les champs incultes, elle doit son nom à la ressemblance de ses feuilles avec celle du Lin. Ses fleurs jaunes, en éperons, sont disposées en épis. Son odeur est vireuse et sa saveur amère. Employée surtout comme diurétique, elle était surnommée Urinalis par les anciens médecins. On l’utilisait aussi comme purgatif et en applications externes contre les hémorroïdes et les dartres ;
Le Muflier (Antirrhinum majus), bien connu comme plante ornementale sous le nom de Gueule-de-Loup ou Muflier-de-Veau. On le disait stimulant ou, au contraire, émollient… ;
La Cymbalaire (Linaria cymbalaria), souvent appelée Ruine-de-Rome. Elle garnit les vieilles murailles de ses tiges menues et retombantes. Sa saveur est aigrelette et poivrée. Elle passait pour vulnéraire et antiscorbutique ;
La Velvote (Antirrhinum elatine) ou Véronique bâtarde, petite plante rampante des jachères, qui passait pour purgative.
[wptab name=’Description’]
Plusieurs plantes de ce nom, appartenant à la famille des Scrofulariacées, sont mentionnées dans les pharmacopées.
De nos jours, elles ne sont plus usitées.
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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Purgatif
- Stimulant
- Emollient
- Vulnéraire
- Antiscorbutique
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Lampsane
.
Comme l’indique son nom populaire, la Lampsane est très estimée pour ses propriétés émollientes et résolutives, qui la fond employer, appliquée en cataplasme, dans les engorgements des seins des nourrices et de jeunes accouchées.
Mais elle est aussi recommandée contre les insuffisances hépatiques et contre la constipation.
Enfin, la Lampsane est une des plantes antidiabétiques : elle fait baisser le taux de sucre et calme les démangeaisons qui accompagnent souvent le diabète.
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[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées
On l’appelle souvent Herbe aux mamelles et, dans la Haute-Saône, on la mange jeune en salade sous le nom de Poule-Grasse.
C’est une mauvaise herbe, estimée des lapins de clapier, qui pousse dans les friches et dans les chemins abandonnés.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Suc. 3 à 4 cuillerées à soupe par jour.
Infusion. 25 g de plante par litre. (Cette infusion est à la fois fade et un peu amère.) On préfèrera manger la Lampsane crue, en salade, ou cuite, comme le recommande le Dr Leclerc (son goût rappelle celui du pissenlit).
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[wptab name=’Propriétés’]
- Emolliente
- Résolutive
- Antidiabétique
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Riz
L’eau de Riz est un remède populaire contre la diarrhée. On la donne en guise de diète liquide aux malades souffrant d’entérite ou aux nourrissons et petits enfants en remplacement du lait (on la prescrit parfois en lavements dans ce dernier cas). Le Riz n’est pas un constipant, comme on le croit parfois, mais un régulateur des fonctions intestinales. On le recommande comme aliment léger et de digestion facile aux malades de l’estomac ou de l’intestin. En outre, le Riz connaît une grande vogue depuis ces dernières années comme aliment agissant sur l’hypertension et sur le taux trop élevé de l’urée sanguine : c’est le célèbre « régime de Kempner », qui remporte de brillants résultats dans l’hypertension et dans les œdèmes cardiaques et rénaux.
Pour l’usage externe, la farine de Riz est très adoucissante et on l’utilise pour calmer les inflammations.
[wptab name=’Description’]Familles des Graminacées.
Originaire de l’Inde, le Riz nourrit en Asie d’immenses populations. On le cultive dans les endroits chauds et marécageux : « les pieds dans l’eau et la tête au soleil ».
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Le Riz se prête à une foule de recettes aussi bien de cuisine familiale (poule au Riz) que de cuisine exotique ; il est aussi bon salé que sucré. Le régime au Riz, pour ceux qui ont intérêt à l’inclure souvent dans leur alimentation, est donc loin d’être monotone.
Le régime de Kempner comporte deux phases :
Le régime d’attaque, d’une durée de 1 à 3 mois, qui comprend 250 à 300 g de Riz pesé cru ; uniquement fruits (Pommes surtout) que l’intestin et l’appétit peuvent le tolérer ; du sucre à volonté et 400 à 500 cm3 de jus de fruit ;
Le régime d’entretien, plus large, consiste à introduire peu à peu, dans le strict régime d’attaque, d’abord un peu de légumes, puis une quantité déterminée de viande ou de poisson, puis un peu de Pomme de terre et de pain sans sel.
L’eau de Riz se prépare en versant une cuillerée à soupe de Riz bien lavé dans un litre d’eau bouillante. Laisser bouillir casserole couverte, durant une heure, en ajoutant un peu d’eau si nécessaire. Passer et boire le liquide.
Externe
La poudre de Riz, très fine, puisqu’elle est à la base de cet ingrédient de toilette indispensable à la beauté féminine, peut servir à saupoudrer des régions irritées. On en fait aussi des cataplasmes émollients contre les maladies de peau.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissant
- Emolllient
[/wptab]
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Son
C’est l’enveloppe des graines de blé. Il est habituellement absent de la farine moulue par les procédés modernes. Très recommandé contre la constipation, on l’utilise pulvérisé à raison d’une cuillerée à soupe à chaque repas, mêlée dans une marmelade de Pruneaux. On peut aussi, plus simplement, remplacer le pain blanc par du pain complet. Ce moyen extrêmement simple suffit parfois à rétablir le transit dans certaines constipations bénignes. La richesse du Son en magnésium l’a fait préconiser pour la prévention du cancer par les partisans de l’alimentation naturelle.
[wptab name=’Description’]C’est l’enveloppe des graines de blé
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Le Son est très utilisé pour l’usage externe, car il est fort adoucissant pour les peaux délicates.
Lotion. Faire bouillir 200 g de Son pendant 10 minutes dans un litre d’eau. Excellente pour les peaux irritées par le froid, le vent ou le soleil.
Bain. Recommandé contre toutes les démangeaisons et irritations de la peau, il se prépare avec une décoction faite avec 1 Kg de Son bouilli dans 5 litres d’eau, qu’on passe et qu’on ajoute à l’eau du bain. Plus simplement, on peut agiter et presser dans le bain un petit sac de toile contenant le Son.
Décoction. Elle peut servir aussi en lavements émollients contre la constipation.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissant
- Emollient
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Ricin
Les Egyptiens furent les premiers, croit-on, à utiliser le Ricin comme purgatif, et les Recette du coffret d’or, de Tchang-King, nous prouvent que, très tôt, les Chinois l’employèrent pour ce même usage. Au XVIIIème siècle, le Ricin était devenu, en France, le purgatif le plus populaire, et il l’est demeuré de nos jours.
Les graines de Ricin sont dangereuses et ne sont jamais utilisées directement : quelques unes suffisent à produire un effet purgatif d’une violence extrême.
On utilise toujours uniquement l’huile extraite de ces graines. L’huile de Ricin ne doit jamais être employée comme purge après la plupart des anthelminthiques végétaux ou chimiques, car elle diminue leur action et favorise la survenue de phénomènes d’intolérance. Pour l’usage externe, les feuilles de Ricin ont des propriétés émollientes et galactogènes, et on les utilise contre les douleurs de l’arthrite, l’inflammation des yeux, et pour augmenter la sécrétion du lait.
L’huile de Ricin, outre ses usages industriels, est très employée dans les brillantines, certaines lotions capillaires, et dans des pommades contre les maladies de peau.
[wptab name=’Description’]Famille des Euphorbiacées.
Originaire de l’Inde et probablement aussi du nord-est de l’Afrique, le Ricin est cultivé dans le midi de la France : arbre dans les pays chauds, il n’atteint chez nous que la taille d’une plante élevée.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
On préparait autrefois, en Provence, l’huile de Ricin pour l’usage familial, en faisant infuser les graines dans l’eau bouillante et en recueillant l’huile qui surnageait.
La dose pour un adulte est de 5 g à 10 g comme laxatif, 15 à 40 g comme purgatif (mais une cuillerée à soupe, soit 15 g, suffit souvent). On l’absorbe dans un excipient quelconque, Café ou jus d’Orange en général.
Externe
Les feuilles fraîches s’utilisent en cataplasmes.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
- Emollient
[/wptab]
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Orge
L’Orge était estimée des médecins de l’Antiquité que le père de la médecine, le grand Hippocrate, lui consacra tout un livre. Il l’ordonnait dans le début de toutes les maladies aigües sous forme de ptisane légère ou encore de krithôdès, qui était une décoction plus épaisse.
Après lui. Galien fut un partisan convaincu de la ptisane, comme d’ailleurs le Byzantin Paul d’Egine, qui la compléta en y ajoutant divers légumes. Au Moyen Age, à la Renaissance, au XVIIème siècle, on attribua à l’Orge des vertus adoucissantes et émolliente en même temps que pectorales et calmantes. Sa décoction était réputée pour « concilier le sommeil » et sa farine pour faire des cataplasmes maturatifs. Déjà, à cette époque, on différenciait l’Orge mondé – c’est -à-dire dépouillé de ses glumelles – de l’Orge perlé – c’est-à-dire décortiqué et comprimé en grain arrondis.
Tous les illustres médecins du XVIIème et XVIIIème siècle, Van Swieten, Sydenham, de Haen, Stoll, ont recommandé l’Orge dans les maladies inflammatoires, les maladies de foie, la dysenterie, la cystite, les débuts de rhume. On la considérait comme un excellent reconstituant et, associé au lait, l’eau d’Orge était la boisson des tuberculeux. La fameuse « tisane de Tissot » n’était rien d’autre qu’une décoction d’Orge, parfumée au jus de Citron ou à la gelée de groseille.
Plus près de nous, l’abbé Kneipp recommandé l’eau d’Orge chez les anémiques, les fiévreux et les dyspeptiques. De nos jours, on a très bien disséqué les propriétés de l’Orge selon ses divers stades de germination. L’Orge est réputée nourrissante, émolliente, rafraîchissante et diurétique.
Le malt, c’est-à-dire l’Orge germée et séchée, tel que l’emploient les brasseurs, est antiscorbutique, tonique et revitalisant. Recommandé aux dyspeptiques, il facilite aussi la digestion des bouillies ordinaires des nourrissons et des malades. On le préconise contre le rhume et les affections catarrhales simples. Torréfié, il peut remplacer le café en décoctions digestives et toniques.
Les Touraillons, c’est-à-dire les petits germes détachés du malt, éliminés par la brasserie, sont réputés contre la diarrhée. Ils contiennent un principe antiseptique, isolé en 1906 par E. Léger. Qui est doué d’une action quasi spécifique à l’égard du Choléra.
La drèche, qui est le résidu du malt épuisé par l’eau, est prônée contre les rhumatismes et les douleurs névralgiques.
La levure de bière, enfin, est renommée contre le scorbut, le diabète, les auto-intoxications et la furonculose.
A l’extérieur, l’eau d’Orge s’emploie encore à la campagne pour laver les ulcères, et la farine sert à confectionner des cataplasmes pour mûrir les furoncles et soulager les œdèmes, les rhumatismes et les lumbagos.
[wptab name=’Description’]Famille des Graminacées.
Originaire de l’Asie occidentale et de Tartarie, l’Orge se rencontre à l’état sauvage de la Palestine au Turkestan. Il en existe plusieurs variétés qui n’offrent pas de différence au point de vue alimentaire et médicinal (toutefois, l’Orge à six rangs ou escourgeon, depuis 1269, sert spécialement à la fabrication de la bière).
L’Orge compte parmi les plus anciennes plantes cultivées, et les plus vieilles civilisations l’ont connue.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Eau d’Orge. Se prépare avec 20 g d’Orge mondé par litre, selon la recette préconisée par Galien, c’est-à-dire : faire d’abord macérer l’Orge à l’eau froide, porter doucement ébullition et laisser bouillonner à petit feu.
Orge perlé. Se prépare de la même manière, à la dose de 30 à 50 g par litre.
Infusion de malt. Se fait avec une cuillérée à soupe par tasse d’eau chaude non bouillante. Laisser infuser 10 minutes au bain-marie, passer, sucrer. Prendre une tasse après chaque repas. Cette infusion fait remarquablement digérer les repas à base de féculents.
Externe
Cataplasmes. Se font avec de la farine d’Orge qu’on fait épaissir sur le feu en bouillie, ou encore avec de l’Orge mondé et perlé très cuit.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissant
- Emollient
- Pectoral
- Calmant
- Nourrissant
- Rafraîchissant
- Diurétique
- Antiscorbutique
- Tonique
- Revitalisant
- Digestif
- Antiseptique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Navet
Depuis longtemps, la médecine populaire reconnaît au Navet des propriétés émollientes, adoucissantes et pectorales. Le bouillon pectoral à base de feuilles de Navet et de Pulmonaire, de Chou rouge, de Cresson et de mou de veau était si renommé qu’il avait même la réputation de guérir la phtisie !
On emploie encore le Navet contre toutes les maladies de poitrine : catarrhes chroniques, asthme, coqueluche.
Mais là ne se borne pas les bienfaits de ce légume pourtant si peu considéré. Sans doute, pour se venger de la méprisante appellation « sang de Navet », ne s’avise-t-il pas d’être un excellent antiscorbutique et un des végétaux les plus recommandés contre l’anémie ? Riche en vitamines et en précieux oligo-éléments, le Navet enrichit le sang et doit entrer dans le régime des convalescents, des affaiblis, des sportifs.
Pour l’usage externe, la pulpe cuite du Navet est efficace contre les engelures, les douleurs de la goutte, les névralgies dentaires et les engorgements laiteux des seins.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
Très connu en culture jardinière, le Navet est, avec le Panais, une des plus anciennes racine alimentaire, puisqu’on a trouvé sa trace dans les palafittes et les cités lacustres de l’époque néolithique. Sa racine épaisse, tantôt longue, tantôt renflée, selon les espèces, possède des propriétés médicinales, ainsi que ses feuilles.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Il n’est pas besoin de rappeler aux fins gourmets que le canard aux Navets, le navarin sont choses exquises, dignes des plus fins palais.
Les feuilles tendres de Navet sont excellentes incorporées crues aux autres salades ou cuites dans les potages.
On peut absorber 100 g par jour de jus obtenu par mixage de la plante entière.
Tisane. Elle se prépare sous forme soit de décoction de racine, soit d’infusion de feuilles, toutes deux préparées avec 100 g du légume par litre d’eau.
Sirop. Il se prépare avec un litre de Navets coupés que l’on met à bouillir dans 2 litre d’eau. Passer, ajouter 1 kg de sucre et faire cuire en sirop.
Externe
Cataplasme chaud. Utiliser la pulpe cuite du Navet.
La famille Brassica fournit à l’homme bien d’autres végétaux précieux pour son alimentation et sa santé. La Navette (Brassica napus oleifera), le Colza (Brassica rapa campestris oleifera), les Choux (Brassica oleracea), la Roquette (Brassica eruca), tristement demeurée dans nos mémoires comme synonyme de « restrictions ».[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Emollient
- Adoucissant
- Pectoral
- Antiscorbutique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]





