Aux Vertus des Plantes
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Antiseptique

Permet de nettoyer l’épiderme ou, plus spécialement, une plaie

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Busserolle

L’usage médicinal de la busserole est attesté depuis le XIIIe siècle par les médecins de Myddfai (Pays de Galles). La plante a été mentionnée dans des herbiers de la Renaissance, sans indication d’ordre médicinal. Elle a été décrite par Charles de L’Écluse dans Historia Rariorum Plantarum paru en 1601 et plus tard par Linné dans son Materia Medica paru en 174928. Elle a été recommandée pour usage médicinal notamment par Gerhard de Berlin en 1763. La busserole a été signalée vers le milieu du XVIIIe siècle par Anton de Haen, médecin autrichien, comme un remède efficace en cas de néphrite et même de lithiase.

Elle a été inscrite dans la Pharmacopée de Londres (London Pharmacopoeia) pour la première fois en 1788, bien que son usage était probablement plus ancien et dans la pharmacopée américaine (United States Pharmacopeia) de 1820 à 1926. En Europe, la busserole est d’usage officiel depuis le début du XIXe siècle.

On l’a utilisée pour le traitement de diverses maladies telles que l’hydropisie, la lithiase, le diabète, la gonorrhée, etc., mais seule est restée l’utilisation comme antiseptique et diurétique des voies urinaires. La feuille de busserole était également utilisée en Amérique du Nord par les Amérindiens pour le traitement des maladies des voies urinaires.

Marco Polo reporta qu’au XIIIè siècle, les Chinois l’utilisaient comme diurétique pour soigner les reins et les problèmes urinaires. Les Amérindiens l’utilisaient également pour ces troubles mais aussi pour traiter certaines maladies vénériennes, les calculs urinaires, la cystite et l’urétrite, et enfin l’obésité. Les colons américains l’ont utilisée aussi contre les néphrites..

Rabelais ne nous a rien laissé ignorer des propriétés diurétiques de la Busserole, efficace dans les calculs de la vessie et même dans la blennorragie, puisqu’elle en guérit Pantagruel : “Luy  pris une pisse chaude qui le tourmenta fort, mais ses médecins le secoururent bien, avec force drogues diurétiques, et luy firent pisser son malheur.”

Divers travaux modernes ont prouvé les vertus incontestables de la Busserole : Celle-ci est un antiseptique urinaire puissant, très actif chaque fois qu’il y a inflammation et infection des voies urinaires et, notamment, dans l’hypertrophie de la prostate avec pyurie (ne pas s’inquiéter de la couleur vert brunâtre de l’urine durant le traitement).

Elle donne de bons résultats dans la cystite avec muco-pus, l’urétrite blennorragique et la rétention d’urine.

Très riche en tanin, la Busserole est aussi un excellent astringent, recommandable dans l’entérite avec diarrhée, la leucorrhée, les hémorragies utérines.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

Raisin d’ours commun, Raisin d’ours, Busserole

L’espèce pousse en climat froid et ensoleillé sur tout type de sol, même si elle préfère les terrains secs, frais, acides ou neutres. Elle est sensible à l’humidité stagnante. De croissance très lente, elle supporte bien la taille.

Arctostaphylos uva-ursi, la Busserole ou Raisin d’ours, est une espèce de plantes dicotylédones, originaire de l’hémisphère nord. Cette espèce est répandue en région circumpolaire et à des latitudes plus basses à l’étage subalpin de diverses montagnes (Alpes, Himalaya, Appalaches, Rocheuses). C’est un sous-arbrisseau, à port rampant, croissant souvent en forme de coussins. Il a des feuilles persistantes coriaces, de petites fleurs en grelot blanches ou roses et des fausses baies (drupes polyspermes) rouges à maturité.

En France, le raisin d’ours est présent dans la plupart des massifs montagneux : Jura, Alpes, Massif central, Pyrénées. Il est abondant dans les Alpes du Sud, par exemple à une altitude comprise entre 1 000 et 1 800 m dans les bois de pins sylvestres. En basse Provence, on en trouve à la montagne Sainte-Victoire, dans les Bouches-du-Rhône. Quelques pieds seulement en ubac vers 850 m d’altitude. Il s’agit de la station la plus méridionale du sud-est de la France.

Peuplement de busseroles en Catalogne.
L’aire de répartition d’Arctostaphylos uva-ursi s’étend dans l’hémisphère nord dans les régions circumboréales, du nord de l’Europe à la Sibérie. L’espèce se rencontre aussi à des latitudes plus basses principalement dans les étages alpins et subalpins des régions montagneuses, notamment dans le Caucase. C’est de toutes les espèces du genre Arctostaphylos celle qui a la plus vaste aire de répartition et la seule qui se rencontre en dehors de l’Amérique du Nord.

En Amérique du Nord, l’aire de répartition d’Arctostaphylus uva-ursi s’étend de la moitié nord de la Californie jusqu’au nord de l’Alaska, du Canada et du Groenland, et du nord des États-Unis jusqu’à la Nouvelle-Angleterre et Terre-Neuve. Vers le sud, elle s’étend dans les montagnes Rocheuses jusqu’au Nouveau-Mexique et dans l’est de l’Amérique du Nord, le long de la côte atlantique jusqu’au New Jersey et dans les Appalaches jusqu’en Virginie. De rares populations disjointes se trouvent en Géorgie. Au Québec, sa répartition est générale, mais rare en nature.

Une population disjointe très isolée, classée comme sous-espèce sous le nom d’Arctostaphylos uva-ursi subsp. cratericola (Donn.Sm.) P.V.Wells, croît sur les sommets volcaniques du Guatemala entre 2 500 et 4 000 mètres d’altitude.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne
La Busserole est une plante médicinale traditionnellement utilisée pour le traitement des troubles modérés des voies urinaires et de la vessie, telles que la cystite, l’urétrite et la dysurie.

Les feuilles de Busserole contiennent trois grands groupes de composés phénoliques : phénols, tanins et flavonoïdes. Le constituant phénolique principal est l’arbutine ou arbutoside (hydroquinone-β-d-glucopyranoside), dont la teneur est comprise entre 5 et 15 %. D’autres constituants importants sont le méthylarbutine (jusqu’à 4%), ainsi que et les aglycones sous forme libre, hydroquinone et méthylhydroquinone.

Le profil chimique de la plante contient en outre de l’acide ursolique, de l’acide tannique, de l’acide gallique, de l’acide paracoumarique, de l’acide syringique, et des esters galliques de l’arbutine (galloylarbutine), des tanins galliques (gallotanins, jusqu’à 20 %) et catéchiques, et d’autres composés comme des flavonoïdes dont des hétérosides de quercétine, de kaempférol et de myricétine.

  • L’arbutine et la méthylarbutine sont normalement éliminées de façon intacte par le rein tandis qu’elles sont transformées en hydroquinone, qui exerce une action sédative et antiphlogistique, en cas de maladie rendant l’urine alcaline. La busserole est connue depuis le Moyen Âge pour son action de diurétique et antiseptique naturel des voies urinaires en cas de cystite, énurésie, incontinence.
  • La busserole est excellente pour éliminer l’urée. De plus, cette plante est un puissant antiseptique urinaire et intestinal car ses feuilles sont riches en arbutine. Il a été démontré que l’arbutine tuait des bactéries de l’urine telles qu’Escherichia coli et Staphylococcus aureus. Dans les problèmes urinaires, elle peut être associée à la bruyère. Il est recommandé de boire 2 litres d’eau par jour lors de traitements à la busserole.

Mise en garde
Comme tout diurétique, il est fortement déconseillé d’employer de l’Uva Ursi en cas d’insuffisance rénale.
Une étude canadienne effectuée en 1986 suggère que les femmes enceintes doivent s’abstenir de prendre de la busserole car son action ocytocique peut déclencher le travail d’accouchement lorsque pris à forte dose.
De plus cette plante ne devrait pas être consommée sur une longue période (plus de 2 ou 3 semaines). La vitamine C (plus de 500 mg par jour) et les jus très acides (contenant de l’acide citrique notamment) comme les jus de pruneau, de citron ou de canneberge ne devraient pas être pris conjointement avec la busserole, car cela risquerait de modifier l’alcalinité de l’urine nécessaire à l’action de l’arbutine.

  • Infusion : 20 g de feuilles sèches par litre d’eau. 2 ou 3 tasses par jour.
  • Décoction concentrée : 30 g de feuilles sèches par litre d’eau. Laisser réduire au 1/4 et absorber dans la journée. Selon l’effet désiré, on prendra soit l’infusion, soit la décoction.
  • Poudre : Feuilles sèches pulvérisées au mortier. Absorber de 2 à 8 g par jour.

Autres propriétés / utilisations

Substitut du tabac
Les feuilles de busserole séchées sont le composant principal de nombreux mélanges à fumer traditionnels des populations autochtones d’Amérique du Nord. Ces mélanges, comprenant souvent d’autres herbes et parfois du tabac, sont connus sous le nom de «kinnikinnick», terme algonquin signifiant « mélange à fumer ». Ce mélange était utilisé surtout chez les Premières Nations du Canada. Au début du XVIIIe siècle, les Indiens des plaines du Mississipi l’appelaient «sacacommis» ou « sac-à-commis », terme vraisemblablement emprunté aux trappeurs français48.

Les rameaux et feuilles de la Busserole ont été utilisés dans les pays nordiques pour le tannage des peaux, notamment pour la préparation du maroquin et du cuir de Russie. Les feuilles étaient également utilisées pour teindre les peaux et les tissus. Traitées par le sulfate de fer, elles fournissent une teinture noire, et grise lorsqu’elles sont traitées par l’alun.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique par son tanin
  • Astringent
  • Antilithiasique
  • Antiphlogistique par ses glucosides
  • Antiseptique naturel des voies urinaires en cas de cystite, énurésie, incontinence

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Aspérule odorante

La légende voudrait que la mère de Jésus en ait garni la crèche avant de déposer son enfant, d’où son surnom « d’herbe à la vierge ».

Comme l’indique son nom populaire d’Hépatique étoilée, l’Aspérule est la panacée des affections du foie : congestion du foie, jaunisse.

Elle est, avec le Mélilot et la Mélitte, selon le Dr Leclerc, une des 3 “plantes à coumarine” :

  • Action sur la coagulation sanguine
  • Augmention du volume des urines
  • Arrêt du développement des colibacilles
  • Action antispamodique

Bonne pour le foie, la plante l’est donc aussi pour les reins. De plus, la coumarine a une bienfaisante action antispasmodique, ce qui explique pourquoi l’Aspérule facilite la digestion des malades qui souffrent d’angoisse et de vertiges, et que, prise le soir, elle donne de très bons résultats contre l’insomnie.

L’Aspérule, très parfumée, entre dans la composition du “vin de mai” allemand ou lorrain.

[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées

Le Gaillet odorant (Galium odoratum (L.) Scop.) ou Aspérule odorante (de son ancienne dénomination, avant d’être reclassé dans le genre Galium par les botanistes, Asperula odorata).

La plante est parfois appelée Petit Muguet ou Reine-des-bois et plus rarement Thé suisse ou Belle-étoile, Hépatique étoilée.

Cette plante tire son nom commun et scientifique de l’odeur qu’elle acquiert en séchant. Le terme « aspérule » provient du latin asper signifiant « rude », « rugueux », caractérisant le bord de ses feuilles. C’est une plante de mi-ombre, commune dans les sous-bois et sur les lisières des forêts caducifoliées d’Europe au-delà de 400 m d’altitude.

Le gaillet odorant est une plante dressée, avec des verticilles de feuilles entières ovales allongées, et une inflorescence de petites fleurs blanches à quatre pétales en croix. Sa particularité réside dans l’odeur qu’elle dégage quand on la blesse ou lors de la dessiccation. Cette odeur caractéristique, rappelant celle de foin coupé ou de la fève tonka, provient de la coumarine présente en abondance dans sa racine et ses tiges (substance également trouvée dans la fève tonka utilisée industriellement pour aromatiser l’Amsterdamer).

La plante colorerait en rouge les os des animaux qui la consommeraient en grande quantité avec l’herbe ou le foin.

Comme dans le mélilot, si la plante moisit et fermente, il se forme du dicoumarol ou hydroxycoumarine, une antivitamine K, anticoagulant utilisé à faible dose en médecine mais qui peut causer de graves hémorragies à forte dose, cette molécule étant utilisée comme appât rodenticide de type mort aux rats.

 

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • La coumarine, hypnotique, expliquerait les propriétés antispasmodiques et sédatives (anti-insomnie) attribuées à l’aspérule, et aussi diurétique et légèrement antiseptique.
  • L’aspérule était jadis utilisée contre les phlébites (superficielles ou profondes).
  • Des proportions trop élevées d’aspérule odorante peuvent induire des maux de tête voire une altération des perceptions (vertige, somnolence, etc.) ou des hépatites.
  • Infusion : On peut en faire une infusion dite « thé d’aspérule », aux propriétés légèrement sédatives. Le roi Stanislas II de Pologne en buvait chaque matin et lui attribuait sa bonne santé.

Externe

  •  L’aspérule est réputée adoucissante et vulnéraire. Infusée avec des fleurs de bleuet ou des feuilles de plantain, elle produisait un collyre contre les blépharites et les conjonctivites.
  • On l’écrasait pour soigner les blessures, abcès et enflures douloureuses.
  • Cataplasme de plante broyée, appliqué sur la région du foie, contre la jaunisse et l’engorgement de cet organe.

Cuisine

  • L’aspérule odorante peut s’utiliser fraîche ou sèche pour parfumer des gâteaux, cookies et également des boissons alcoolisées ou non.
  • Le gaillet odorant est utilisé dans quelques boissons alcoolisées : certains vins apéritifs, bières ou eaux-de-vie.
  • Vin de mai appelé « Maibowle » ou « Waldmeisterbowle » ou « Maitrank » : Récoltée de mi-avril à début mai, puis laissée à macérer dans du vin blanc de Moselle, elle sert de base aromatique à la préparation d’une boisson apéritive traditionnelle de la région d’Arlon (province de Luxembourg, Belgique) et du Luxembourg.
  • Le « sirop d’aspérule » est un des deux sirops qui accompagnent traditionnellement la Berliner Weiße, une bière allemande légère et acide au froment. En Allemagne, il est fabriqué à base de succédané depuis la fin du xxe siècle, en raison de l’interdiction de l’utilisation de la plante pour les sirops à cause de sa teneur en coumarine.
  • En Moselle germanophone et en Alsace, elle est connue sous le nom de « Waldmeister » (Maître de la forêt/Maître des bois) et sert de base à une liqueur digestive produite par macération de brins en fleurs dans de l’alcool avec 100 à 200 g de sucre, avec filtration après 5 semaines pour obtenir une couleur vert pâle, ou 8 semaines pour un goût optimal, mais couleur verte plus foncée.

Pratique 

  • Autrefois, cette plante était utilisée pour bourrer les coussins et les matelas.
  • Depuis longtemps utilisée par les paysans, elle diffuse un parfum de coumarine qui fait fuir les mites. On en parfume donc le linge dans les armoires comme on le fait avec la lavande. Elle peut être utilisée dans la fabrication de répulsifs contre les insectes.
  • L’industrie exploite son odeur de vanilline. On peut la trouver pour la même raison en pot-pourri de fleurs séchées.
  • On extrait un colorant rouge des racines du gaillet odorant (ce colorant naturel est présent dans de nombreuses rubiacées et peut être utilisé comme celui de la garance pour teindre la laine – usage ancien).
  • Mêlées à des feuilles de menthe et de tussilage, les feuilles ont été utilisées comme substitut au tabac.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Coagulante
  • Diurétique
  • Antiseptique
  • Antispasmodique
  • Hypnotique
  • Sédative

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Chicorée sauvage

La racine pivotante, est longue et de la grosseur d’un doigt : c’est elle qui, torréfiée, donne la Chicorée, utilisée comme succédané du café.

Toute la plante contient du latex blanc très amer.

Déjà mentionnée 4 000  ans av. J-C dans le papyrus égyptien d’Ebers, la Chicorée a toujours été utilisée depuis, soit pour ses indéniables vertus curatives, soit comme plante potagère.

Les témoignages en sa faveur abondent : Dioscoride la recommandait pour fortifier l’estomac. Pline lui attribuait des propriétés rafraîchissantes et Sainte Hildegarde en faisait un excellent digestif. Galien l’appelait “l’amie du foie” et tous les auteurs anciens s’accordent pour chanter ses louanges et lui reconnaître les qualités apéritives, digestives, cholagogues, diurétiques, dépuratives qui la font encore employer.

De nos jours, les phytothérapeutes modernes ont confirmé, en les prouvant, toutes ces propriétés de la Chicorée. Leclerc la recommande comme diurétique “chez les sujets atteints de troubles de l’excrétion urinaire liés à un syndrome hépato-rénal”. Les Drs Decaux et Muller, en outre, ont souligné qu’elle est tonique général et un reconstituant nerveux (elle renferme 1 % de phosphore), et qu’elle est à recommander contre les rhumatismes et les dermatoses. Son effet laxatif est à double action, car la Chicorée est à la fois un cholagogue et un antiseptique intestinal par les ferments, diastases et enzymes qu’elle renferme. Sa vertu fébrifuge, énoncée par Cazin au XIXème siècle, a été confirmée par Decaux.

Baelden, de son côté, a prouvé qu’elle était un antidiabétique non négligeable : ses composés favorisent la fonction glycogénique du foie et diminuent le taux de la glycosurie. D’autre part, l’infusion de Chicorée calme la soif si pénible des diabétiques, sans transpiration secondaire ; elle régularise aussi l’élimination désordonnée des urines du diabétique.

[wptab name=’Description’]Famille des Asteraceae

La Chicorée sauvage ou Chicorée amère (Cichorium intybus L.) est une espèce de plantes herbacées vivaces de la famille des Astéracées. Elle est à l’origine de salades comme la barbe de capucin Ce lien renvoie vers une page d’homonymie, les endives ou chicons ou les chicorées rouges italiennes (voir Radicchio), mais aussi des chicorées à café, etc.

Il faut prendre garde de ne pas confondre cette espèce cultivée avec l’espèce proche : la Chicorée endive (Cichorium endivia) qui donne les chicorées frisées et chicorées scaroles.

Elle fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du VIIIe ou début du IXe siècle).

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 8 à 15 g de feuilles sèches par litre d’eau ou 15 à 40 g de racine sèche, non torréfiée, par litre d’eau
  • La Chicorée torréfiée constitue une excellente boisson hygiénique, qui peut avantageusement être mêlée au café, voire le remplacer
  • Salade de jeunes feuilles : Prise au début du repas, elle est apéritive, diurétique et déconstipante. Sa saveur amère est loin d’être désagréable
  • Décoction : 100 g de plante fraîche, racine et feuilles. Faire bouillir dans 1 l d’eau
  • Sirop : Exprimer la plante, feuilles et racine, de façon à obtenir un 1/2 de jus, auquel on mélange 500 g de sucre. Laisser réduire à feu doux, sans bouillir, jusqu’à l’obtention d’un sirop. Fort recommandé pour les enfants, comme laxatif et dépuratif. En donnant 2 à 4 cuillerées à café le matin, à jeun, selon l’âge. Le Codex a conservé, parmi les nombreuses formules où entrait jadis la Chicorée, celle du “Sirop de Chicorée composé” et celle du “Suc d’Herbes dépuratif“

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[wptab name=’Propriétés’]

Composition : 1 % de phosphore, ferments, diastases et enzymes

  • Rafraîchissant – excellent digestif
  • Apéritif, digestif
  • Cholagogue
  • Diurétique
  • Dépurative
  • Antidiabétique
  • Laxative – déconstipante
  • Antiseptique intestinal

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Busserole

Rabelais ne nous a rien laissé ignorer des propriétés diurétiques de la Busserole, efficace dans les calculs de la vessie et même dans la blennorragie, puisqu’elle en guérit Pantagruel : “Luy  pris une pisse chaude qui le tourmenta fort, mais ses médecins le secoururent bien, avec force drogues diurétiques, et luy firent pisser son malheur.”

Divers travaux modernes ont prouvé les vertus incontestables de la Busserole : Celle-ci est un antiseptique urinaire puissant, très actif chaque fois qu’il y a inflammation et infection des voies urinaires et, notamment, dans l’hypertrophie de la prostate avec pyurie (ne pas s’inquiéter de la couleur vert brunâtre de l’urine durant le traitement).

Elle donne de bons résultats dans la cystite avec muco-pus, l’urétrite blennorragique et la rétention d’urine.

Très riche en tanin, la Busserole est aussi un excellent astringent, recommandable dans l’entérite avec diarrhée, la leucorrhée, les hémorragies utérines.

[wptab name=’Description’]Famille des Ericaceae

Arctostaphyle raisin-d’ours, aussi connu sous les noms de raisin-d’ours commun, Raisin d’ours ou Busserole (Arctostaphylos uva-ursi L.) est une espèce de sous-arbrisseau de la famille des Éricacées répandue en région circumpolaire. Souvent en forme de coussins, il a des feuilles persistantes, des petites fleurs en grelot blanches ou roses et des baies rouges à maturité.

Une espèce voisine (Arctostaphylos alpina (L.) Spreng.) a des feuilles caduques, des fleurs blanc-verdâtre et des baies noires.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

  • Infusion : 20 g de feuilles sèches par litre d’eau. 2 ou 3 tasses par jour
  • Décoction concentrée : 30 g de feuilles sèches par litre d’eau. Laisser réduire au 1/4 et absorber dans la journée. Selon l’effet désiré, on prendra soit l’infusion, soit la décoction
  • Poudre : Feuilles sèches pulvérisées au mortier. Absorber de 2 à 8 g par jour.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Antiseptique urinaire puissant
  • Astringent

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Argile

L’analyse effectuée en mai 1928 par le Pr Laborde, professeur à la Faculté de Pharmacie de Strasbourg, a permis de constater que l’argile curative est stérile, c’est-à-dire exemple de germes microbiens.

Il semble, par ailleurs, que l’argile soit radioactive, comme d’ailleurs probablement tous les corps. Sa concentration serait selon les cas de 0,3 à 1,25 unité Mache.

L’analyse de l’argile verte a donné les chiffres suivants : silice : 49,10 % ; alumine : 14,61 % : sesquioxyde de fer : 5,65 % ; chaux : 4,44 % ; magnésie : 4,24 % ; oxydes alcalins : 3,08 % ; anhydride titanique : 0,74 % ; humidité : 7,40 % ; perte au feu : 10,85 %.

[wptab name=’Description’]Roche à base de silicates ou d’aluminosilicates.

On l’appelle encore cette plante Aigremoine, Eupatoire des Grecs, Herbe de Saint Guillaume.
Cette plante de 40 cm est commune le long des haies, des chemins, à la lisière des bois et particulièrement des lieux ombragés.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Dr Keller-Hoerschelmann qui, dans son établissement hospitalier, traitait par l’argile déclarait de son côté que «son usage interne en cas de pleurésie, de péritonite, d’inflammation du bas-ventre, de catarrhe de la vessie, appendicite, calculs biliaires, vers, cancers, ulcères, pleurite, etc…, est d’une efficacité surprenante».

Par ailleurs, l’argile peut être utilisée en injections vaginales et en lavements, à la dose de 3 à 4 cuillerées à soupe par litre d’eau, légèrement tiédis (pertes blanches, métrites, colites, rectites, parasitoses intestinales).

Toute cure externe d’argile doit être précédée ou concomitante d’un traitement détoxicant interne par phyto-aromathérapie, jus de citron, laxatifs légers, argile en ingestion, alimentation saine, atoxique.

Externe
Héritier d’une longue tradition, le curé Kneipp utilisait couramment un mélange d’argile et de vinaigre de vin pour ses cataplasmes et ses emplâtres.

On pourra traiter de la sorte l’acné, les éruptions du visage, la couperose, les rides. L’argile en poudre, mélangée à de l’huile d’olive, donne une crème adoucissante également efficace dans tous les cas.

Cataplasmes froids sur les régions enflammées ou le bas-ventre. Ils seront alors renouvelés dès qu’ils seront devenus chaud (quinze, vingt à trente minutes généralement). En cas de sensation persistante de froid, on remplacera l’emplâtre par une application tiède.

Cataplasmes tièdes ou chauds sur la région hépatique, les reins, la vessie, les os. Le cataplasme sera appliqué directement sur la peau, à la rigueur par l’intermédiaire d’une gaze.

Usage quotidien

L’argile est un absorbant remarquable : 5 g suffisent pour décolorer 10 ml d’une solution de bleu de méthylène à 0,1 %. Elle absorbe les mauvaises odeurs (désinfection facile des tinettes et vase de nuit). C’est son pouvoir absorbant qui probablement explique la conservation des oeufs à la mode extrême-orientale. Chacun a entendu parler des «oeufs pourris» des Chinois. Ce ne sont pas des oeufs pourris mais des oeufs qui ont été conservés dans la terre argileuse.
C’est la raison pour laquelle l’argile a des propriétés dégraissantes et décolorantes : les blanchisseurs romains foulaient le linge dans de l’eau argileuse (terre à foulon). ). Or aux Etats-Unis, on utilise chaque année des centaines de milliers de tonnes de terre à foulon, notamment pour le traitement des produits pétroliers.
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiseptique et, comme tous les autres antiseptiques naturels (les essences aromatiques, en particulier), elle ne présente pas les inconvénients de certains antiseptiques chimiques usuels qui tuent à la fois les microbes en lésant les cellules composant nos tissus
  • Bactéricide : entérites, colites, colibacillose, affections pulmonaires ou parasitaires (parasitoses intestinales
  • Cicatrisante : Une plaie purulente traitée par l’argile guérit à une vitesse qui nous étonne. Le pus est éliminé et les tissus se reconstruisent. Comme on l’a dit du chou, l’argile — par voie interne ou externe — attire la suppuration et en définitive désinfecte, dépure l’organisme.
  • Anti-toxique, de par son pouvoir absorbant : On a donné une quantité minime d’une solution de strychnine à des rats. Ils moururent quelques minutes plus tard. On a donné la même dose de strychnine à d’autres rats en y ajoutant cette fois un peu d’argile. Les animaux supportèrent le poison sans inconvénient.
  • Sa forte teneur en silice l’indique dans de nombreuses affections, en particulier l’artériosclérose, la tuberculose, le vieillissement, les déminéralisations, les états cancériniques, les anémies.

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Cerfeuil

Chacun connaît cette plante cultivée dans les potagers pour les besoins de la cuisine, à laquelle elle apporte son délicat parfum. Son parfum est dû à une huile très volatile, détruite en partie par la chaleur et la dessiccation. Aussi est-ce cru et en fin de cuisson qu’il faut l’employer comme condiment.

Déjà connu des Grecs, qui le baptisèrent, le Cerfeuil eut au Moyen Age une grande vogue comme plante médicinale.

A côté de vertus purgatives et diurétiques, on lui reconnaissait celles de guérir le cancer et la pierre et de calmer les points de côté.

De nos jours, indépendamment de sa précieuse richesse en vitamines, on le considère, avec J-P. Porta, comme un excellent apéritif aromatique, exerçant aussi une action salutaire sur la digestion.

Très rafraîchissant, il entre avec le Poireau, la Laitue, l’Oseille et la Bette, dans le “bouillon d’herbes” recommandé aux fiévreux ou après une purgation. C’est aussi un diurétique valable.

Résolutif et vulnéraire, on l’emploie à l’extérieur pour cicatriser les ulcérations de la gorge, contre les piqûres d’insectes, contre les engorgements de diverse nature.

Son infusion est renommée pour assouplir la peau et retarder l’apparition des rides.

[wptab name=’Description’] Famille des Apiaceae

Nom commun : cerfeuil cultivé, cerfeuil des jardins, herbe aiguillée.
Il ne faut pas confondre cette espèce avec la plante appelée Cerfeuil anisé, Cerfeuil d’Espagne ou Cerfeuil musqué (Myrrhis odorata).

Vitamines, fer, essence, un principe oestrogène

Le Cerfeuil commun (Anthriscus cerefolium (L.) Hoffm.) est une plante herbacée de la famille des Apiacées (ombellifères), probablement originaire de Russie, cultivée comme plante condimentaire pour ses feuilles au goût légèrement anisé.

Il ne faut pas non plus la confondre avec le cerfeuil tubéreux (Chaerophyllum bulbosum), cultivé pour ses racines mais dont les feuilles sont toxiques.

Il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du viiie ou début du ixe siècle).

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[wptab name=’Indications’]

  • Scrobut
  • Goutte, rhumatisme
  • Lithiase rénale
  • Hépathisme
  • Ictère
  • Engorgements lymphatiques
  • Bronchites, affections pulmonaires chroniques
  • Asthme humide
  • Laryngite
  • Hydropisie, oedème
  • Etats cancéreux
  • Dermatoses, prurits
  • Cancers externes
  • Hémorroïde
  • Blépharite
  • Affections oculaires
  • Soins du visage

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Dépuratif
  • Diurétique
  • Apéritif
  • Stomachique
  • Cholagogue
  • Laxatif
  • Antiseptique respiratoire, anticancer : Ecole de salerne
  • Anti-ophtalmique
  • Antilaiteux
  • Résolutif

[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]En interne

Infusion : 60 g de plante dans 1 l d’eau. Elle peut servir d’ablutions pour les peaux ridées, et en compresses résolutives contre les hémorroïdes, les inflammations des paupières, les piqûres d’insectes, mais on lui préfère, dans ces différents cas, soit le suc obtenu par expression de la plante fraîche, soit des cataplasmes de plante fraîche pilée

Bouillon aux herbes (constipation opinâtre et oligurie) : 1 poignée de cerfeuil, 1 d’oseille, 1 poirée, 1 de laitue, dans un litre d’eau. Faire cuire et ajouter 2 g de sel de cuisine et un peu de beurre frais. Recommandé pour les diètes hydriques. Calmant de la soif.

Le jus préparé avec cerfeuil, chicorée sauvage, laitue et pissenlit à parties égales sera donné à la dose de 100-120 g contre les coliques hépatiques.

Jus de cerfeuil frais : 2 gouttes dans chaque oeil, trois fois par jour, contre les ophtalmies tenaces.

Suc : 60 à 80 g par jour (hydropisie).

Vin apéritif : Laisser macérer 200 g de Cerfeuil avec 50 g de Petite Centaurée, pendant 48 heures, dans 1 l de vin blanc au miel

Cuisine :

Coupé menu et non écrasé, le Cerfeuil apporte sa note plaisante, en même temps que ses vertus, saupoudré à cru sur les potages, les salades, les omelettes.

En user largement dans les hors-d’oeuvre, les potages, les salades.

Externe :

Feuilles froissées, frottées sur des piqures d’insectes, en calment la douleur et neutralisent les réactions.

En cataplasme: contre les hémorroïdes, sur les plaies cancéreuse. Chez les nourrices, sur les seins, pour faire tarir la lactation.

Contre les contusions, engelures, plaies atones, ulcères.

Infusion : 1 poignée par litre d’eau, en compresses dans les affections oculaires, en abulitions pour peaux grasses ou ridées (retarde également l’apparition des rides), en gargarismes contre les ulcérations de la gorge.

Infusion : 1 poignée par litre d’eau. Infuser dix minutes. Trois tasses par jour.

[/wptab]
[wptab name=’Cerfeuil musqué’]

Les feuilles sèches, roulées en cigarettes et fumées comme le tabac, soulagent les asthmatiques.
Appelé aussi Cerfeuil d’Espagne.
Le Cerfeuil musqué est, de nos jours, très rarement cultivé dans les jardins potagers.
Le Cerfeuil musqué eut pourtant, aux XVIIème et XVIIIème siècles, une certaine vogue, car on appréciait alors son parfum plus prononcé, plus anisé.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

Céleri

Ce légume jouit de propriétés diurétiques qui le font conseiller dans le régime alimentaire des malades du cœur, des reins, du foie, de tous ceux, en résumé, qui ont besoin d’éliminer, avec l’excès d’eau de leur organisme, les toxines et les déchets qui l’encombrent.

C’est pour cette raison que le jus de Céleri est conseillé dans les régimes amaigrissants et qu’on suit aux Etats-Unis de véritables cures d’amaigrissement au jus de Céleri.

Possédant des propriétés hypoglycémiantes, ce légume peut entrer avec bonheur dans le régime des diabétiques.

Depuis fort longtemps, la médecine populaire lui a fait la réputation d’être aphrodisiaque.

Le jus de cuisson des Céleris est réputé aussi comme un bon vieux remède guérissant les engelures les plus tenaces.

Enfin, les semences de Céleri ont les propriétés apéritives, digestives et carminatives.

[wptab name=’Description’]Famille des Apiaceae

C’est l’ache cultivée (ache : apium graveolens)

Le céleri (Apium graveolens L.) ou ache des marais ou encore persil des marais, est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées, cultivée comme plante potagère pour ses feuilles et sa racine tubérisée consommées comme légumes.
[/wptab]
[wptab name=’Constituants’]

Vitamines A, B, C; minéraux et métalloïdes : magnésium, manganèse, fer, iode, cuivre, sodium, potassium, calcium, phosphore; une essence (anhydride sédanonique), choline, tyrosine, acide glutamique, …

[/wptab]
[wptab name=’Indications’]

  • Inappétence
  • Digestions lentes
  • Asthénie, surmenage, convalescences, insuffisance surrénale
  • Nervosisme
  • Déminéralisation (tuberculose)
  • Scrofulose
  • Impuissance
  • Fièvres intermittentes
  • Rhumatismes, goutte
  • Lithiase urinaire, coliques néphrétiques
  • Affections pulmonaires
  • Hépatisme, ictère
  • Obésité pléthore
  • Plaies, ulcères, cancers, angines, engelures

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritif
  • Stomachique
  • Tonique nervin et général
  • Stimulant des surrénales
  • Réminéralisant
  • Rafraîchissant
  • Antiscorbutique
  • Dépuratif, régénérateur sanguin
  • Antipaludéen
  • Diurétique
  • Antirhumatismal
  • Draineur pulmonaire et hépatique
  • Antiseptique
  • Amaigrissant
  • Cicatrisant

[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]

Jus de céleri en branches : un demi-verre par jour pendant quinze à vingt jours, pour cures intensives (rhumatisme) ; 200 g par jour en trois fois, dans l’intervalle des accès palustres. Bouillon (ou décoction) de feuille : 30 g par litre, ou de rave : 50 g par litre.

Jus (cicatrisant) en lotions ou compresses sur les plaies, ulcères, cancers, en gargarismes et lavages de bouche, contre les-ulcérations de la bouche, angines, extinction de voix.

Jus de Céleri exprimé au mixeur : Recommandé pour désintoxiquer l’organisme, dans les maladies de pléthore, les rhumatismes, l’obésité, la goutte. Il est bon aussi contre la toux et les catarrhes bronchiques.

Fumigations de Céleri dirigées sur la tête : Les Arabes d’Algérie dissipent ainsi la migraine.

Vin : Broyer avec du sucre une grosse tête de Céleri et faire macérer le tout dans un litre de bon vin blanc pendant 48 heures. Filtrer et prendre 2 ou 3 verres par jour comme diurétique. Ce vin, au goût d’Ananas, a des propriétés aphrodisiaques bien connues des paysans, qui l’utilisent pour retrouver une nouvelle jeunesse.

En Externe :

Contre les engelures, décoction des tiges, ou rave, ou épluchures de rave à 250 g par litre d’eau. Bouillir 1 heure. Baigner les parties atteintes dans la décoction aussi chaude que possible pendant 1/4 d’heure environ. Réchauffer le bain pour s’en servir de nouveau, 3 fois en tout dans la journée. Le résultat apparaît dès la 1ère journée.

Bain : Faire bouillir une grosse tête de Céleri hachée avec ses feuilles, dans 2 l d’eau, pendant 3/4 d’heure environ. Laisser refroidir un peu et passer.

Bains de pieds de dix minutes aussi chauds que possible, trois fois par jour. Essuyer et protéger de l’air.

Le jus de la tige est aussi utilisé en compresses sur les paupières contre les ophtalmies.

Le Céleri râpé est à conseiller le plus souvent possible comme hors-d’œuvre à la fois apéritif et diurétique.

En cuisine :

Cru en salade, votre céleri rémoulade vous attirera des compliments si vous incluez 1/4 de pomme pour 3/4 de céleri.
Dans les potages.

[/wptab]

[wptab name=’Céleri sauvage’]

C’est la variété douce et cultivée de l’Ache ou Céleri sauvage.

Plante potagère d’un emploi très courant, le Céleri est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le décrire. Il en existe diverses variétés, dont on consomme les feuilles, les tiges ou la très grosse racine charnue. L’arôme du Céleri lui donne la propriété d’exciter l’appétit. Son emploi en cuisine est donc recommandé.

[/wptab]
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Piment des jardins

[:en]

Jouissant de propriétés digestives, antiseptiques et stimulantes de l’estomac, le Piment est souvent utilisé comme condiment, surtout dans certaines cuisines exotiques.

C’est du Piment de Hongrie (ou Paprika) que Szent-Györgyi et Svierberly ont extrait pour la première fois la vitamine C à l’état cristallisé (1927-1932).

Pendant longtemps, le Paprika avec ses 200 mg par kilo d’acide ascorbique, fut la seule source de préparation de la vitamine C, avec le jus de Citron et les feuilles fraîches de Tomate.

Toutefois, étant donné la violence de sa saveur âcre et brûlante, on n’utilise guère le Piment pour l’usage interne médical, bien qu’il est été conseillé dans la goutte, la dysenterie, la paralysie, les hémorroïdes, les hémorragies utérines.

Par contre ses propriétés révulsives et rubéfiantes son mise à profit dans ses sinapismes, liniments, et onguent pharmaceutiques utilisés contre les lumbagos, les névralgies, les rhumatismes, et contre les incidents de l’effort sportif : crampes, élongations musculaires, entorses, foulures. Le Piment forme aussi la base des cotons révulsifs, dits « thermogènes ».

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées.

Ses surnoms sont fort nombreux : Piment rouge, Piment enragé, Capsique, Poivre de Guinée, d’Inde, de Turquie ou d’Espagne, Corail des jardins, Piment ou Poivre de Cayenne, Chillies.

Originaire, sans doute, d’Amérique, le Piment fut introduit en Angleterre en 1548 et décrit pour la première fois par Clusius sous le nom de Siliquastrum. Il ne tarda pas à être cultivé en Hongrie et en Espagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Piment est commercialisé en teinture alcoolique, poudre, pilules.

Décoction. 1 à 4 g par litre d’eau. Le Dr Cazin en faisait prendre 1 ou 2 tasses par jour, au milieu des repas.

Externe

Décoction. Elle peut s’utiliser en gargarismes dans l’aphonie par fatigue des cordes vocales.

Contre l’angine, on applique sur la gorge des Piments tiédis à l’eau chaude, qu’on maintient avec une enveloppe : surveiller la réaction de la peau.

Macération du Piment dans l’alcool ; elle est recommandée en frictions stimulantes contre la chute des cheveux.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestif
  • Antiseptique
  • Stimulant
  • Révulsif
  • Rubéfiant
  • Thermogène

[/wptab]
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Jouissant de propriétés digestives, antiseptiques et stimulantes de l’estomac, le Piment est souvent utilisé comme condiment, surtout dans certaines cuisines exotiques.

C’est du Piment de Hongrie (ou Paprika) que Szent-Györgyi et Svierberly ont extrait pour la première fois la vitamine C à l’état cristallisé (1927-1932).

Pendant longtemps, le Paprika avec ses 200 mg par kilo d’acide ascorbique, fut la seule source de préparation de la vitamine C, avec le jus de Citron et les feuilles fraîches de Tomate.

Toutefois, étant donné la violence de sa saveur âcre et brûlante, on n’utilise guère le Piment pour l’usage interne médical, bien qu’il est été conseillé dans la goutte, la dysenterie, la paralysie, les hémorroïdes, les hémorragies utérines.

Par contre ses propriétés révulsives et rubéfiantes son mise à profit dans ses sinapismes, liniments, et onguent pharmaceutiques utilisés contre les lumbagos, les névralgies, les rhumatismes, et contre les incidents de l’effort sportif : crampes, élongations musculaires, entorses, foulures. Le Piment forme aussi la base des cotons révulsifs, dits « thermogènes ».

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées.

Ses surnoms sont fort nombreux : Piment rouge, Piment enragé, Capsique, Poivre de Guinée, d’Inde, de Turquie ou d’Espagne, Corail des jardins, Piment ou Poivre de Cayenne, Chillies.

Originaire, sans doute, d’Amérique, le Piment fut introduit en Angleterre en 1548 et décrit pour la première fois par Clusius sous le nom de Siliquastrum. Il ne tarda pas à être cultivé en Hongrie et en Espagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Piment est commercialisé en teinture alcoolique, poudre, pilules.

Décoction. 1 à 4 g par litre d’eau. Le Dr Cazin en faisait prendre 1 ou 2 tasses par jour, au milieu des repas.

Externe

Décoction. Elle peut s’utiliser en gargarismes dans l’aphonie par fatigue des cordes vocales.

Contre l’angine, on applique sur la gorge des Piments tiédis à l’eau chaude, qu’on maintient avec une enveloppe : surveiller la réaction de la peau.

Macération du Piment dans l’alcool ; elle est recommandée en frictions stimulantes contre la chute des cheveux.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestif
  • Antiseptique
  • Stimulant
  • Révulsif
  • Rubéfiant
  • Thermogène

[/wptab]
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HE Pin des montagnes

Indications (VT +) :

  • Sinusite, bronchite +, pleurésie, tuberculose
  • Cholécystite, lithiase biliaire ++
  • Dermatoses diverses
  • Impuissance

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Abiétacées

Le Pin des montagnes est une espèce de Conifères . Endémique aux montagnes d’Europe, il pousse à l’étage subalpin des sierras espagnoles, des Pyrénées, des Alpes, du Jura, des Apennins, des Tatras, des Sudètes, des Carpates et des Balkans, mais peut descendre jusqu’à 200 mètres d’altitude en Europe Centrale.

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Aiguilles

  • Monoterpènes (% élevé) : (-)-alpha-pinène, pinène, (-)-limonène, (-)-phelandrène, delta-3-carène
  • Sesquiterpènes : divers
  • Monoterpénols : bornéol (0,5-1%)
  • Esters terp. : acétate (4-10 %), propionate et caproate de (-)-bornyle
  • Sesquiterpénols : “pumiliol”

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-infectieuse, antiseptique aérienne et pulmonaire +, antibact. (inconst.)
  • Anti-inflammatoire légère
  • Litholytique ++
  • Antiarthrosique
  • Hormon-like ( ?)

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Fenouil doux

Indications (VT +) :

  • Aménorrhée et oligoménorrhée +++, règles irrégulières, douleurs menstruelles, pré ménopause, ménopause
  • Dyspepsies, gastralgie, colite spasmodique, entéralgie, aérophagie, météorisme, flatulences, indigestion, parasitoses
  • Fausse angine de poitrine, palpitations, éréthisme cardio-vasculaire, cardialgie
  • Dyspnée d’origine nerveuse, asthme, bronchite asthmatiforme, congestion pulmonaire ++
  • Paralysie, douleurs lombaires, spasmophilie

Contre-indications : Jeune enfant, enfant, grossesse

[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées

On l’appelle également : aneth doux, fenouil de Provence

Le fenouil doux est une plante annuelle, cultivée pour le renflement bulbeux et charnu de ses feuilles imbriquées les unes dans les autres. Il ressemble au fenouil commun, est de la même espèce, mais c’est une plante plus petite avec une tige bulbeuse à la base, un peu comme celle du céleri.

Parfum : doux, rappelant l’anis, piquant
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes & Fleurs

  • Monoterpènes : alpha-pinène (3,8-4,8%), limonène (3,5-18% et jusqu’à 29%)
  • Monoterpénols : fenchol (3,2%)
  • Phénols méthyl-éthers : chavicol M.E. (2,8-4 %), cis-anéthole (0,3-0,5 %), trans-anéthole (52-70 %)
  • Aldéhydes : anisaldéhyde (tr.-0,1%)
  • Cétones : fenchone (0,3-2,6%), camphre (0,3%), anicétone (tr.)
  • Oxydes : 1,8-cinéole (tr.-6,5%)
  • Coumarines et furocoumarines : ombelliférone, aesculétine, bergaptène, séseline, psoralène

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante puis négativante
  • Oestrogen-like +++, emménagogue, facilite la délivrance, galactogène (augmentation de la sécrétion lactée)
  • Antispasmodique neuromusculaire, modificatrice réflexe du SNC et de la moelle épinière, d’où résolution musculaire et analgésie, stupéfiante légère, psychoactive +++, antalgique
  • Carminative ++, stomachique, tonique apéritive (augmentation légère des sécrétions digestives)
  • Cholagogue, cholérétique
  • Tonique et stimulante (à faible dose), cardiotonique, tonique respiratoire
  • Antiseptique, bactéricide (mén.) vermifuge

[/wptab]
[wptab name=’Beauté’]

Esthétique

Les phytohormones qu’il contient on une action stimulante sur la peau, contre les rides en cas de peau terne, brouillée ou grasse.
Il se combine bien avec les essences telles que le genièvre ou le cyprès dans des massages lymphodrainants contre la cellulite ou les œdèmes.

Indications

Il combat les effets toxiques de l’alcool sur l’organisme : 1 ou 2 gouttes en massage sur les tempes soulagent les maux de tête suivant un abus de boissons alcoolisées.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

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