Aux Vertus des Plantes
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Plantes J, K, L

Linaire commune

Pour mémoire :
La Linaire commune (Linaria vulgaris) ; très commune dans les champs incultes, elle doit son nom à la ressemblance de ses feuilles avec celle du Lin. Ses fleurs jaunes, en éperons, sont disposées en épis. Son odeur est vireuse et sa saveur amère. Employée surtout comme diurétique, elle était surnommée Urinalis par les anciens médecins. On l’utilisait aussi comme purgatif et en applications externes contre les hémorroïdes et les dartres ;
Le Muflier (Antirrhinum majus), bien connu comme plante ornementale sous le nom de Gueule-de-Loup ou Muflier-de-Veau. On le disait stimulant ou, au contraire, émollient… ;
La Cymbalaire (Linaria cymbalaria), souvent appelée Ruine-de-Rome. Elle garnit les vieilles murailles de ses tiges menues et retombantes. Sa saveur est aigrelette et poivrée. Elle passait pour vulnéraire et antiscorbutique ;
La Velvote (Antirrhinum elatine) ou Véronique bâtarde, petite plante rampante des jachères, qui passait pour purgative.

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Plusieurs plantes de ce nom, appartenant à la famille des Scrofulariacées, sont mentionnées dans les pharmacopées.
De nos jours, elles ne sont plus usitées.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Purgatif
  • Stimulant
  • Emollient
  • Vulnéraire
  • Antiscorbutique

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Lampsane

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Comme l’indique son nom populaire, la Lampsane est très estimée pour ses propriétés émollientes et résolutives, qui la fond employer, appliquée en cataplasme, dans les engorgements des seins des nourrices et de jeunes accouchées.
Mais elle est aussi recommandée contre les insuffisances hépatiques et contre la constipation.
Enfin, la Lampsane est une des plantes antidiabétiques : elle fait baisser le taux de sucre et calme les démangeaisons qui accompagnent souvent le diabète.

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[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées

On l’appelle souvent Herbe aux mamelles et, dans la Haute-Saône, on la mange jeune en salade sous le nom de Poule-Grasse.

C’est une mauvaise herbe, estimée des lapins de clapier, qui pousse dans les friches et dans les chemins abandonnés.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Suc. 3 à 4 cuillerées à soupe par jour.
Infusion. 25 g de plante par litre. (Cette infusion est à la fois fade et un peu amère.) On préfèrera manger la Lampsane crue, en salade, ou cuite, comme le recommande le Dr Leclerc (son goût rappelle celui du pissenlit).

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Emolliente
  • Résolutive
  • Antidiabétique

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Lierre grimpant

De tout temps, le Lierre attira l’attention de l’homme. Les anciens Egyptiens l’avaient consacré à Osiris. Pour les Grecs, il préservait de l’ivresse et symbolisait la victoire du guerrier. C’était aussi une des plantes de la pharmacopée des druides. Attribut des petites divinités secondaires, le Lierre était utilisé au point de vue médicinal contre la toux, la coqueluche et – déjà – contre la cellulite ; mais il fallait cueillir ses feuilles sur la tête d’une statue et les appliquer sur le front, enfermées dans une étoffe de couleur rouge…
L’écorce fut utilisée contre la syphilis et contre les dartres.

Les baies sont purgatives et émétiques. Employées autrefois en infusion, elles ne sont plus jamais utilisées de nos jours, car elles sont toxiques et ont déjà causé la mort accidentelle d’enfants imprudents.
Le bois du Lierre était renommé, en médecine populaire, contre la coqueluche et les toux quinteuses : certains paysans utilisaient un gobelet creusé dans le tronc d’un vieux Lierre et y mettaient à macérer du vin destiné au malade. Au Maroc, de même, on utilise couramment l’extrait du vieux tronc de Lierre. Cette observation a conduit un médecin de Bordeaux, François Leuret, à mettre au point une teinture de Lierre grimpant contre les quintes de toux, et un laboratoire pharmaceutique à commercialiser l’extrait.
Mais la grande victoire thérapeutique du Lierre demeure la cellulite. Beaucoup de pommades anticellulites du commerce sont à base de Lierre grimpant. La plante détend la peau crispée et surtout calme les douleurs provoquées par la cellulite. Elle diminue l’empâtement de façon notable et assouplit les régions envahies par les nodosités et les placards caractéristiques de cette maladie du tissu conjonctif. Elle agit de façon remarquable aussi sur les vergetures provoquées par la distension des téguments (grossesse, obésité). C’est, en plus, un excellent remède des douleurs rhumatismales, des névralgies, du lumbago, de la sciatique.

[wptab name=’Description’] Famille des Araliacées

Son nom latin Hedera est dérivé du celtique hedra, qui signifie la “corde”.

Cette plante grimpante des vieux murs, des décombres et des ruines cache de son épais manteau bien des misères.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Alcoolature de bois de Lierre : Faire macérer 10 g de bois frais dans 100 g d’alcool. Prendre, en 5 prises, de 10 à 40 gouttes par jour. Ne pas dépasser la dose.

Externe

Décoction : 200 g de feuilles qu’on laisse cuire à feu doux pendant 3 heures dans 1 l d’eau. Contre la cellulite et les douleurs, imbiber des compresses de cette décoction chaude. Les compresses imbibées d’eau chaude additionnée d’alcoolature (500 g d’eau pour 2 cuillerées à soupe) sont aussi efficaces.

Cataplasmes de feuilles fraîches broyées, qu’on renouvellera dans le même dessein toutes les 2 heures, sur les endroits douloureux. Appliquer ce cataplasme chaud chaque soir sur les amas graisseux.

Vinaigre de Lierre : Macérer une bonne poignée de feuilles fraîches hachées dans 1 l de vinaigre bouillant pendant 6 heures. Filtrer. Les feuilles ainsi macéréres appliquées sur un cor douloureux sont, par ailleurs, très efficaces.

Huile : Massages au moyen d’une huile composée de 10 g d’alcoolature pour 30 g d’huile de Camomille. Si les douleurs sont particulièrement vives ou tenaces, ajouter au mélange 20 g de baume tranquille.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antitussif
  • Purgatif
  • Emetique

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour obtenir un bain relaxant, tonifiant et décontractant, mettre dans l’eau une préparation obtenue en faisant cuire doucement dans 1 litre d’eau, pendant deux ou trois heures, quatre ou cinq poignées de feuilles de lierre grimpant.
Une décoction obtenue en mettant en contact, tout en agitant, pendant quinze ou vingt minutes, une petite poignée de feuilles de lierre grimpant avec 1 litre d’eau bouillante fournira un excellent shampooing.

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Jasmin

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Ces fleurs sont recommandées par Cazin contre les maux de tête. Très calmantes, elles disposent au sommeil et apaisent la toux spasmodique.
La macération très parfumée des fleurs dans l’huile est excellente en frictions contre les douleurs des paralysies nerveuses.

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[wptab name=’Description’]Famille des Oléacées

Originaire d’Asie, cet arbrisseau est depuis longtemps cultivé en Europe.

On retire du Jasmin un essence au parfum délicieux, très employée en parfumerie.

Parfum : floral, intense, chaud, riche
Action énergétique : yin-yang
Planètes dominantes : Lune, Jupiter

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de fleurs par litre d’eau. Prendre 2 tasses par jour et une le soir au coucher. C’est délicieux.

Externe

Recouvrir les fleurs tassées de 2 fois leur volume d’huile d’olive. N’employer qu’après 1 mois au moins de macération.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmante

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[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

En Inde, il était consacré à Vishnou et il était utilisé pour sa fragrance dans des bains ou pour produire des huiles parfumées avec lesquelles on oint le corps et les cheveux.
Comme pour toutes les plantes à fleurs blanches, en particulier, le cerisier, le tilleul, l’aubépine et l’oranger, on l’utilisait dans « l’albuthérapie » (du latin albus, blanc), c’est-à-dire dans la thérapie par message avec des fleurs blanches pour obtenir un effet relaxant sur le système nerveux. Les médecines anciennes conseillaient de caresser les fleurs blanches ou de les poser sur la tête pour retrouver de nouvelles énergies et éliminer la fatigue.
Cette essence est efficace en cas de troubles psychosomatiques et de nature émotionnelle, elle est utilisée dans les états dépressifs, améliore le tonus, mettant en œuvre une sorte « d’alchimie psychique » : elle raffermit le caractère, oriente et renforce la volonté, aide à surmonter l’inertie et l’apathie.
Dans ces cas, il est conseillé de l’utiliser dans le bain ou comme parfum, que l’on appliquera sur la peau des tempes ou des poignets, par un léger massage.

Esthétique

Cette plante est précieuse pour le traitement en profondeur de la peau, on peut en effet en enrichir de quelques gouttes des crèmes de beauté pour le visage et le corps, auxquelles elle confère, outre son parfum intense, une action revitalisante, apaisante, antirides et antirougeurs.

Intimité

Du point de vue sexuel, on considère que c’est une essence aphrodisiaque, indiquée en cas de troubles du désir, frigidité et impuissance ayant une cause psychologique car elle détend tout en stimulant la circulation et en augmentant l’afflux sanguin.

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Lilas

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On le dit fébrifuge et efficace dans les engorgements des foies surmenés, à la dose de 6 feuilles par tasse d’eau bouillante. Mais ce remède ne semble guère utilisé.

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[wptab name=’Description’]Famille des Oléacées

Présente dans presque tous les jardins, qu’il embaume au printemps du suave parfum de ses grappes blanches ou mauves, le Lilas semble être résolument cantonné, en France, dans son rôle de charmeur des yeux et de l’odorat.

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[wptab name=’Utilisation’]

Externe

Huile de Lilas, renommée en frictions, contre les rhumatismes. Pour la préparer, on laisse macérer un mois, en exposant le plus possible au soleil, 150 g de feuilles et 150 g de fleurs de Lilas dans un litre d’huile. Elle est utilisée fréquemment en Russie.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Fébrifuge

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Lierre terrestre

Bien qu’on ait employé le Lierre terrestre dans les affections du tube digestif et des voies urinaires, de nos jours on ne considère plus guère comme valables que les propriétés expectorantes de la plante. On l’utilise dans l’irritation des muqueuses due à la bronchite chronique, à la grippe, à l’asthme. C’est un stimulant des bronches.
En compagnie d’une quinzaine d’autres plantes, il fait partie des espèces vulnéraires du Codex, appelé aussi Thé suisse, remède populaire à absorber contre les commotions de toutes sortes, particulièrement à la suite d’une chute. On l’utilise parfois à l’extérieur en cataplasme calmant et résolutif.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées

On appelle aussi Rondote, Herbe du bonhomme et, parfois, Herbe de saint Jean (bien qu’on donne davantage ce nom à l’Armoise et au Millepertuis).

On utilise la tige entière fleurie, qui répand une odeur faiblement balsamique.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 25 g de plante séchée par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et prendre 3 ou 4 tasses par jour entre les repas. On peut encore absorber 30 à 60 g de suc de plante fraîche par jour.

Externe

Infusion. 10 à 25 g de plante séchée par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et prendre 3 ou 4 tasses par jour entre les repas. On peut encore absorber 30 à 60 g de suc de plante fraîche par jour.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Expectorant
  • Stimulante (des bronches)
  • Vulnéraire
  • Calmant
  • Résolutif

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Laitue

Rafraîchissante et émolliente, la Laitue ne se contente pas d’apporter à l’organisme de précieuses vitamines : elle jouit aussi de propriétés médicinales.
On retire des feuilles et de la tige montée un suc laiteux qui, desséché au soleil, donne une masse dure que l’on appelle lactucarium. Ce suc était déjà employé par Dioscoride, Columelle et Galien comme calmant et antispasmodique.
La Laitue est recommandée contre les palpitations, les quintes de toux et pour régulariser l’ensemble des fonctions digestives. C’est un hypnotique léger et un sédatif de l’appareil génital.
Le Dr Leclerc la prônait beaucoup chez les enfants, comme calmant de l’excitation nerveuse et de la toux, contre les cauchemars et durant la coqueluche.
Apéritive, la Laitue favorise aussi la digestion et facilite l’exonération chez les constipés. Elle produit également d’heureux effets dans la rétention d’urine et les engorgements viscéraux et calme les inflammations douloureuses du foie, de la vésicule et des intestins.
Enfin, d’après les travaux de J. Laurin, la Laitue sous forme d’alcoolature, est capable d’abaisser la glycémie de plus de 30 p. 100 chez les diabétiques. Il est préférable, étant donné ses vertus, de la consommer crue ou cuite au repas du soir, afin de favoriser le repos et, en cas de constipation, pour faciliter l’évacuation du bol intestinal le lendemain matin.

[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées

Galien l’appelait l’Herbe des sages, Herbe des philosophes.

La laitue de nos jardins, avec ses nombreuses variétés de pommées et de romaines, est très connue comme plante potagère et c’est une de nos salades les plus appréciées.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 60 à 80 g de feuilles par litre d’eau. A prendre dans le 24 heures. Mais de préférence, pour éviter l’aspect peut engageant de cette tisane, un « bouillon d’herbes » plus appétissant sera apprêté en ajoutant à la Laitue un peu de Poireau, de Cerfeuil et d’Oseille.
On peut aussi demander chez le pharmacien du « sirop de lactucarium simple du Codex » (1 à 5 cuillerées à soupe par jour) contre l’insomnie et l’anxiété.

Externe

Lotion contre les méfaits du froid, pour le visage. Utiliser la décoction d’une Laitue bien lavée dans un demi-litre d’eau. Laisser frémir 2 heures. Cette lotion est également décongestionnante pour la couperose et les peaux sèches et fragiles.
Cataplasmes chauds de feuilles cuites. Ils résorbent les furoncles et panaris.
Décoction de graines. Une cuillerée à café par tasse d’eau. C’est excellent pour laver les yeux en cas d’inflammation.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Rafraîchissante
  • Emoliente
  • Calmante
  • Antispsasmodique
  • Hypnotique
  • Sédatif (ap.génital)
  • Apéritive

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Lobélies

La Lobélie antisyphilitique (Lobelia syphilitica), appelée Mercure végétal, est cultivée en France sous le nom de Cardinale bleue. Oubliée aujourd’hui les médecins lui accordaient une grande confiance (surtout les Américains) dans le traitement de la syphilis. C’est Kalm, élève de Linné, qui découvrit cette plante dans les forêts marécageuses du Canada et la fit connaître comme remède de toutes les maladies vénériennes. Le traitement qu’instituaient les sauvages canadiens était élémentaire : selon la gravité du mal, on faisait bouillir 4 à 6 racines de Lobélie et le malade buvait autant qu’il pouvait de cette décoction. A l’extérieur, elle servait contre les ulcérations de la maladie. Durée du traitement : 15 jours.
La Lobélie enflée (Lobelia inflata) est encore appelée Tabac indien. Cultivée en France, c’est une plante dangereuse par l’alcaloïde qu’elle contient.
Utilisée depuis longtemps comme expectorant par les indigènes, elle a été introduite dans la pharmacopée européenne vers 1840. On l’utilise à doses faibles thérapeutiques (à doses élevées, elle est vomitive et toxique) contre la dyspnée de l’asthme, la coqueluche, les essoufflements des affections pulmonaires. On emploie généralement la teinture ou la poudre de feuilles (0,05 à 0,3 g).

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Les Lobéliacées sont des plantes à latex incolore, originaires d’Amérique du Nord. Leur nom fut donné en l’honneur de Lobelius par le P. Plumier, qui fut souvent le parrain des plantes.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Après avis médical, l’écorce s’utilisait en décoction à la dose de 10 à 20 g par litre.

Externe

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Expectorant
  • Vomitive
  • Coqueluche

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Lamier blanc

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Depuis longtemps, le Lamier blanc est un remède populaire réputé contre les pertes blanches. Dodoens, déjà, le signalait pour cette vertu. Florain mettait ses propriétés astringentes à profit contre les hémorragies. Le Dr Leclerc, après l’avoir étudié, le recommandait à la fois contre la leucorrhée et les pertes utérines. Bien qu’assez peu utilisée de nos jours, la plante est utile dans les fleurs blanches, les règles trop abondantes des jeunes filles anémiées, la diarrhée et les crachements de sang.

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[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées

On l’appelle aussi Ortie blanche ou Ortie morte.

Cette plante vivace se rencontre partout, en bordure des chemins et dans les haies. Elle ressemble à l’Ortie vraie par son port et ses feuilles, mais elle n’est pas piquante.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 30 g de sommités fleuries par litre d’eau. Prendre une tasse le matin à jeun et une avant les deux grands repas

Externe

Décoction. 50 g de plante entière coupée par litre d’eau. Laisser bouillir 10 minutes. Utiliser en injections chaudes.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringente

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Lupin

Le décocté de semences, très amer, a été utilisé en lavements contre les vers intestinaux et en lotions contre la gale. Les Arabes l’estiment fort comme aphrodisiaque. Cette décoction est aussi employée en lotions ou en compresses dans certaines maladies de peau chroniques (eczéma sec, lichénification). De nos jours, on n’utilise plus guère que la farine émolliente, calmante et résolutive. On en fait des cataplasmes renommés contre les écrouelles, les abcès et les furoncles. Elle fait d’ailleurs partie, avec le Fenugrec, la Fève et l’Orobe, des « quatre farines résolutives ».

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[wptab name=’Description’]Famille des Papilionacées

Cette plante à racine pivotante est remarquable par l’importance de son épi fleuri. Elle est cultivée comme fourrage pour les chevaux et les moutons. Dans les jardins, on adopte les variétés améliorées, dont la floraison arbore des couleurs vives et variées. Les fruits sont des gousses plates contenant des grains durs, un peu plus gros que des pois, de goût amer. Ces grains connurent leur heure de gloire pendant l’Occupation, car, grillés, ils donnaient un assez honnête succédané du café.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Après avis médical, l’écorce s’utilisait en décoction à la dose de 10 à 20 g par litre.

Externe

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Aphrodisiaque
  • Emollient
  • Calmant
  • Résolutive

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