Phytothérapie
Sarriette des jardins
Utilisée surtout comme condiment, la Sarriette est l’aromate indispensable des plats de petits pois, de féculents et surtout de fèves, dont elle aide la digestion. Son essence antiseptique la rend précieuse aussi dans la préparation des gibiers faisandés. Pour l’usage plus spécifiquement médical, on l’emploie contre les digestions pénibles, les crampes d’estomac, les contractions nerveuses et chaque fois qu’un estomac paresseux a besoin d’être stimulé. Carminative, elle chasse les flatulences, favorise l’évacuation des gaz et empêche les fermentations intestinales. En Allemagne (et sans doute par l’action de son essence antiseptique), elle est un remède populaire contre les diarrhées.
On l’employait aussi parfois, jadis, contre les crises d’asthme.
La Sarriette fait partie avec beaucoup d’autres plantes aromatiques, de « l’alcoolat vulnéraire », qu’on appelle aussi « alcoolat polyaromatique » ou encore « eau d’arquebuse ».
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.
C’est le Pebre d’aï (Poivre d’âne) des Provençaux, qui aromatise le lapin, les fèves et les pois, les écrevisses et les fromages de chèvre. On l’appelle aussi Herbe de saint Julien.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 50 g par litre. Prendre une tasse après chaque repas.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Carminative
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Iris de Florence
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On a jadis utilisé la poudre du rhizome comme expectorant dans les rhumes et les bronchites. Le remède est abandonné, car il devenait vomitif et purgatif pour peu qu’on dépassât tant soit peu la dose.
On emploie encore parfois cette poudre en prises, pour faire éternuer et dégager les muqueuses nasales en cas de rhume de cerveau.
Saupoudrée et bien répartie sur la chevelure, elle constitue un excellent shampooing sec, qu’il faut éliminer après quelques minutes de pose par un énergique brossage.
Le rhizome frais contient un principe âcre et irritant, qu’il conserve en partie après dessiccation : on l’utilise pour faire des pois à cautères, dits « pois d’Iris », destinés à entretenir une suppuration nécessaire.
[wptab name=’Description’]Famille des Iridacées
On cultive cette plante, pour les besoins de la parfumerie, en Toscane, au Maroc, dans l’Ain et le Gard. En effet, le rhizome noueux et rampant de l’Iris, qui n’a pas d’odeur à l’état frais, développe en séchant une suave odeur de violette, et c’est avec lui que les parfumeurs préparent les parfums dit « de violette ».
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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]
- Expectorant
- Vomitif
- Purgatif
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Bleuet
Bien qu’on ait utilisé les fleurs de Bleuet comme diurétique et antirhumatismal, c’est presque uniquement pour leurs propriétés calmantes contre les affections inflammatoires des yeux qu’on les emploie de nos jours. Cette réputation de guérir la conjonctivite, l’irritation et la rougeur des paupières, les orgelets, etc, est d’ailleurs tout fait méritée. L’eau distillée de Bleuet avait même la renommée de rendre la vue plus claire – ce qui était quand même exagéré.
[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
Encore appelé Blavette, Barbeau, Aubifoin, mais aussi Casse-Lunette, ce qui évoque ses qualités ophtalmiques.
Connu de tous, le Bleuet abonde en été dans les moissons.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. Une cuillerée à dessert de fleurs de Bleuet par tasse d’eau. Laisser tiédir et baigner abondamment les paupières. La même infusion coupée d’eau de rose, utilisée en compresses, donne après 10 minutes d’application, un regard brillant et des paupières reposées.
Breuvage anti-rhumatismal. On faisait naguère dans le Nord, un breuvage avec 25 g de Bleuets macérés dans 1 l de bière.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Antirhumatismal
- Calmante (pour les yeux)
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[wptab name=’Propriétés’]
Esthétique
Autrefois utilisé pour les soins du cuir chevelu, le bleuet entre aujourd’hui dans la composition de lotions capillaires antipelliculaires. Une infusion préparée avec 25 grammes de pétales dans un demi-litre d’eau bouillante et appliquée en compresse tiède sur le visage montre une action à la fois tonique et adoucissante, elle lutte efficacement aussi contre l’apparition des rides.
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Ronce
Toute la plante contient un tanin et jouit de propriétés astringentes. Cazin recommandait l’écorce de la racine contre les diarrhées atoniques et les inflammations de l’intestin, mais cette partie de la plante est peu utilisée de nos jours.
Les feuilles, déjà vantées par sainte Hildegarde contre les hémorragies du fondement, sont toujours utilisées de nos jours, avec les boutons et les tiges tendres, contre la diarrhée, le sang dans les urines et les pertes blanches. Comme le recommandaient Cazin, Pinel et Bauhin, elles constituent encore de nos jours un remède populaire contre les angines, les ulcérations de la gorge, les aphtes, les stomatites, l’inflammation des gencives.
Les Mûres sont, elles aussi, réputées, en sirop, en gelée et en confiture, contre la diarrhée et les maux de gorge.
[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.
On l’appelle souvent Mûrier des haies, Mûrier sauvage.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 à 30 g de feuilles par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et prendre 3 tasses par jour, qu’on peut édulcorer avec du sirop de Mûres.
Sirop de Mûres. Ecraser les fruits et laisser reposer la purée au frais pendant 24 heures. Passer ensuite le jus et lui ajouter 900 g de sucre par livre de jus. Faire faire quelques bouillons sur le feu et écumer. Mettre en bouteilles lorsque le sirop est froid.
Externe
Gargarismes, et bains de bouche, contre les inflammations de la gorge et de la bouche, avec une décoction de 100 g de feuilles par litre d’eau bouillante. Laisser bouillir un quart d’heure. Ajouter à la décoction du miel ou, mieux, un verre de sirop de Mûres et faire 5 à 6 gargarismes par jour.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Astringent
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
On peut préparer soi-même une lotion astringente pour les peaux grasses en faisant bouillir, pendant dix minutes, environ 20 à 25 grammes de feuilles de ronce. Cette décoction sera utilisée matin et soir, en lotion sur le visage
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Buis
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Le Lillois Mathias Lobel, dit Lobelius, un des célèbres médecins-botanistes flamands de la Renaissance, dans son étude de Buis, le préconisait comme Antidiarrhéique et fébrifuge. Cazin, mettant à profit ses qualités dépuratives et sudorifiques, le recommandait contre le rhumatisme, la goutte, les maladies de peau. Il fut préconisé aussi dans le traitement de la syphilis.
De nos jours, quand on l’emploie encore, car le goût en est détestable, c’est pour faire baisser la fièvre, favoriser l’écoulement de la bile et comme sudorifique.
Dernièrement, un des alcaloïdes du Buis, la buxénine G découverte aux Etats-Unis par Kupchan, a montré une activité remarquable pour inhiber le développement de cultures de cellules provenant de cancer humain, ce qui ouvre la porte à des espoirs éventuels dans la lutte contre la terrible maladie.
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[wptab name=’Description’] Famille des Buxacées.
Encore appelé Buis bénit.
Cet arbrisseau toujours vert est très connu, puisque, bien qu’il pousse spontanément dans les bois à l’état sauvage, il est aussi cultivé dans les jardins comme arbuste ornemental ou en bordures taillées. On utilise la racine, le bois et les feuilles.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction de bois ou de racine. 30 à 40 g par litre d’eau. Faire réduire de moitié. Boire en plusieurs fois. On peut aussi faire la même décoction avec des feuilles uniquement (40 g de feuilles sèches ou 100 g de feuilles fraîches par litre), ou encore avec un mélange de bois et de feuilles. Dans tous les cas, il faudra du courage, et surtout sucrer fortement, car le breuvage est d’une rare amertume.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Fébrifuge
- Dépuratif
- Sudorifique
- Antidiarrhéique
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Mauve
On emploie la Mauve pour les mêmes usages que la Guimauve, ces deux plantes devant leurs propriétés à leur mucilage. C’est une des sept fleurs des « quatre fleurs pectorales » et elle jouit, en effet, de propriétés adoucissantes et béchiques. Elle est très recommandée contre la bronchite, la toux sèche, l’inflammation de la gorge. Pline, déjà, ventait de décoction dans du lait pour guérir la toux en quelques jours…, mais l’accusait, par ailleurs, de nuire à la chasteté.
Depuis l’antiquité, les qualités laxatives de la Mauve son connues. Une lettre de Cicéron nous révèle qu’il a été copieusement purgé par un ragoût de Mauve et de Bette, et Martial conseille, à un de ses amis constipés, un mélange de Laitue et de Mauve.
De nombreux témoignages (Dioscoride, Celse, Pythagore) rendent hommage à ses vertus laxatives. Quant à Hippocrate, il la recommande à ceux qui digèrent mal, rendent une urine brûlante, ont la bouche amère et salée. Pendant longtemps, la Mauve fut mangée en légume, et Platine, au Moyen Age, considère la salade de ses feuilles comme très saine, « pour ce que amolist le ventre, guérist la gravelle et rompt la pierre ».
Ces propriétés émollientes et laxatives ont été confirmées, au début du XXème siècle, par Pron.
Pour l’usage externe, les qualités calmantes et adoucissantes de la Mauve font merveille contre toutes les irritations et inflammations. On utilise la décoction en gargarismes, en lavements, en bains de siège, en injections, en bains de bouche contre les aphtes, en lotions contre la couperose et les irritations du visage.
[wptab name=’Description’]Famille des Malvacées. On l’appelle Mauve Sauvage, et aussi Herbe à Fromage
Cette belle plante, haute d’un mètre environ, est fort commune dans les champs, les haies, le bord des chemins. Sa tige, rameuse et poilue, porte des feuilles découpées en lobes profonds et dentés. Ses fleurs à cinq pétales, échancrés au sommet, sont de teinte rose violacé veiné de rouge, mais elles deviennent violet-bleu en séchant. On utile les fleurs et les feuilles ; pour la racine, on préfère celle de la Guimauve.
La petite Mauve (Malva rotundifolia) ou Mauve à feuilles rondes, moins usitée que la Grande, jouit néanmoins des mêmes propriétés.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
On utilise plutôt les fleurs (bien que les feuilles ou un mélange de feuilles et de fleurs puissent être utilisés aussi).
Externe
Décoction concentrée de feuilles. 30 à 50 g par litre. Laisser réduire. On peut aussi, pour l’usage externe, utiliser la racine en décoction à la même dose.
Cataplasmes chauds de feuilles cuites. Ils sont excellents sur les douleurs ou pour faire mûrir des furoncles.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissante
- Béchique
- Laxative
- Emolliente
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour calmer et adoucir les peaux sensibles et délicates, on peut lotionner le visage et même les paupières avec une préparation obtenue en faisant infuser pendant dix minutes une poignée de feuilles mauve dans 1 litre d’eau bouillante. Pour rafraîchir et soulager les brûlures dues aux coups de soleil, vous pouvez appliquer sur les parties atteintes une lotion faite d’une décoction de 50 grammes de fleurs ou de racines par litre d’eau.
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[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Brunelle
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La Brunelle est un remède populaire doué de qualités hémostatiques. On l’utilise pour nettoyer les plaies et en arrêter les hémorragies. Le Dr Cazin la préconisait contre les hémorroïdes saignantes. Astringentes, on l’emploie aussi en gargarismes miellés contre l’angine légère.
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[wptab name=’Description’] Famille des Labiacées.
On l’appelle aussi Bonnette, Herbe aux charpentiers.
Assez commune dans les boqueteaux et les friches, on utilise la plante entière, qu’on récolte à la floraison (juillet-août).
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 50 g de plante entière par litre d’eau contre les hémorroïdes.
Externe
Suc de la plante, broyée ou passée au mixeur. L’appliquer sur les plaies.
Décoction. 60 g de plante par litre d’eau à faire réduire durant 15 minutes. S’en servir en lavements ou en compresses très chaudes contre les hémorroïdes. Lui ajouter du miel pour l’utiliser en gargarismes.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Hémostatique
- Astringente
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Lotier cornicule
On rencontre parfois cette jolie petite plante à l’état sauvage dans les prairies naturelles, le long des fossés ou des bois. Mais on la cultive aussi comme fourrage, car le bétail en est très friand.
Les fleurs de Lotier sont utilisées comme calmant dans toutes les excitations nerveuses. Sédatives et antispasmodiques, elles sont aussi légèrement narcotiques. Elles aident à trouver l’endormissement, diminuent l’anxiété et procurent, avec un sommeil calme et réparateur, un réveil lucide.
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[wptab name=’Description’]Familles des Papilionacées
On l’appelle encore Trèfle cornu, Sabot-de-la-Mariée ou Pantoufle-du-Petit-Jésus.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion concentrée de fleurs. 100 g par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et prendre 3 tasses par jour (dont 1 à 2 au coucher).
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[wptab name=’Propriétés’]
- Calmant
- Sédative
- Antispasmodique
[/wptab]
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Lupin
Le décocté de semences, très amer, a été utilisé en lavements contre les vers intestinaux et en lotions contre la gale. Les Arabes l’estiment fort comme aphrodisiaque. Cette décoction est aussi employée en lotions ou en compresses dans certaines maladies de peau chroniques (eczéma sec, lichénification). De nos jours, on n’utilise plus guère que la farine émolliente, calmante et résolutive. On en fait des cataplasmes renommés contre les écrouelles, les abcès et les furoncles. Elle fait d’ailleurs partie, avec le Fenugrec, la Fève et l’Orobe, des « quatre farines résolutives ».
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[wptab name=’Description’]Famille des Papilionacées
Cette plante à racine pivotante est remarquable par l’importance de son épi fleuri. Elle est cultivée comme fourrage pour les chevaux et les moutons. Dans les jardins, on adopte les variétés améliorées, dont la floraison arbore des couleurs vives et variées. Les fruits sont des gousses plates contenant des grains durs, un peu plus gros que des pois, de goût amer. Ces grains connurent leur heure de gloire pendant l’Occupation, car, grillés, ils donnaient un assez honnête succédané du café.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Après avis médical, l’écorce s’utilisait en décoction à la dose de 10 à 20 g par litre.
Externe
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[wptab name=’Propriétés’]
- Aphrodisiaque
- Emollient
- Calmant
- Résolutive
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Daphné garou
Il semble que le Garou ait été connu des Grecs et qu’on puisse l’identifier avec le Thymelaea de Tragus. Autrefois employé, rarement il est vrai, comme purgatif et diurétique dans le traitement de la syphilis constitutionnelle et des affections dartreuses rebelles à la dose de 5 g par litre, le Garou n’est plus guère utilisé que comme vésicant. On en faisait des pommades, des papiers, des taffetas, des pois à cautères destinés à remplacer la cantharide. Actuellement, on se sert encore pour cet usage, dans quelques campagnes, de l’écorce de Garou appliquée directement.
L’écorce d’une autre espèce de Daphné, le Mézéréon (Daphne mezereum), appelé le plus souvent Bois-gentil, est aussi employée, en Allemagne et en Angleterre, pour les mêmes usages que le Garou. Cet arbrisseau des bois de montagne est parfois cultivé pour la beauté et l’odeur suave de ses fleurs rouges. Plante vénéneuse et dangereuse.
[wptab name=’Description’] Famille des Thyméléacées.
On l’appelle souvent Sainbois ou Garou. Toute la plante est très irritante, dangereuse et, à dose élevée, est un poison parfois mortel.
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[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Découper un petit morceau d’écorce et le mettre à ramollir à l’eau froide vinaigrée pendant 2 heures. L’appliquer ensuite sur la peau à l’endroit désiré du côté de la face interne de l’écorce. Maintenir avec une bande.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
- Diurétique
- Vésicant
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]






