Aux Vertus des Plantes
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Phytothérapie

Erysimum

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Comme son nom populaire l’indique, l’Erysimum est considéré, à juste titre, comme le spécifique des enrouements, des extinctions de voix, des affections du larynx et du pharynx en général. Il soulage la douleur et atténue l’inflammation et la sensation de sècheresse.
Mais à côté de ces précieuses propriétés, pour lesquelles il est d’ailleurs le plus souvent utilisé, l’Erysimum est aussi stimulant et antiscorbutique.

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[wptab name=’Description’] Famille des Cruciféracées.

On l’appelle souvent Vélar, mais son nom d’Herbe aux chantres est bien plus évocateur. On utilise les feuilles et les sommités fleuries pour l’usage médical.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 30 à 40 g de feuilles et sommités fleuries. Laisser infuser une vingtaine de minutes. Sucrer au miel et prendre 3 ou 4 tasses par jour entre les repas.
Sirop de Vélar, très populaire. Faire d’abord bouillir 30 g de feuilles et sommités fleuries dans un litre d’eau additionnée de 10 g de Réglisse jusqu’à réduction au tiers. Passer. Ajouter alors 200 g de miel ou 250 g de sucre et mettre cuire au bain-marie bouillant jusqu’à consistance de sirop.

Externe

Gargarismes. Faits avec l’infusion miellée, ils sont très adoucissants.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Antiscorbutique

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Valériane

Déjà signalée par Pline comme remède des contractions nerveuses, des médecins italiens la préconisèrent au XVIIème siècle comme un antispasmodique puissant, capable de guérir l’épilepsie. On l’utilisa donc contre cette affection, contre l’hystérie et la danse de Saint-Guy. Si en réalité, elle n’a pas cette vertu, elle reste toutefois un excellent sédatif des états de nervosité et d’excitation, utile dans le traitement des palpitations, des tics, des étouffements, des crises d’asthme, dans celui des contractions douloureuses de l’estomac et des manifestations nerveuses accompagnant les infections vermineuses. Elle permet de trouver le sommeil en supprimant la hantise des soucis et les obsessions de l’imagination. Fébrifuge, la racine était aussi utilisée contre les fièvres intermittentes. Elle semble diminuer la production de l’urée et Cazin l’a recommandée contre le diabète maigre. Pour l’usage externe, on employait jadis ses feuilles contre les varices, qu’elles réduisaient, paraît-il, fort bien ; contre les blessures par objets pénétrants (épines, flèches, balles) et pour diminuer les gonflements douloureux de la goutte.
Mais de nos jours, on n’a retenu que la puissante vertu calmante de la plante.

La Valériane phu ou grande Valériane, Valériane des jardins (Valeriana phu), est cultivée parfois dans les jardins. Sa racine est beaucoup plus développée que celle de la Valériane officinale, mais son odeur est moins forte. Elle n’est plus employée pour l’usage médical.

[wptab name=’Description’]Famille des Valérianacées

On l’appelle souvent Herbe aux chats, mais aussi Petite Valériane, Herbe à la Meurtrie, Herbe de saint Georges.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

La racine perd presque toutes ses propriétés en séchant ; c’est pourquoi on utilise généralement la plante sous une forme pharmaceutique qui permet de garder l’intégralité de son action. On peut néanmoins, utiliser soi-même la racine fraîche en tisane ou en teinture.
Macération à froid. 10 g de racine, à laisser macérer 10 heures dans un verre d’eau froide. Prendre 2 verres par jour et avoir soin de sucrer et d’aromatiser avec de l’eau de fleur d’Oranger ou quelques gouttes d’alcool de Menthe, car le goût et l’odeur de la Valériane sont très désagréables.
Teinture. 200 g de racine fraîche coupée, macérée 15 jours dans un litre d’eau-de-vie blanche. Filtrer et prendre 40 à 50 gouttes au coucher.

Externe

(peu fréquent de nos jours).
Appliquer des cataplasmes de feuilles fraîches broyées sur les régions atteintes.
On peut aussi utiliser une infusion forte, de 50 à 80 g par litre d’eau bouillante, suivie de macération pendant 8 heures, pour en faire des lavements calmants.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Sédative
  • Somnifère
  • Fébrifuge
  • Calmante

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Euphorbe Epurge

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La plante porte à la fois le nom d’Euphorbus, médecin du Juba, roi de Numidie, qui découvrit ses propriétés purgatives, et le nom « d’épurge » qui insiste précisément sur la violence de son effet. Hippocrate et certains auteurs anciens la considéraient comme un poison. L’huile rubéfiante et extrêmement purgative qu’on extrayait de ses graines figurait néanmoins encore au Codex de 1866 et on utilisait aussi ses racines, expectorantes et vomitives. De nos jours, l’Euphorbe n’est plus utilisée pour l’usage interne, car elle est bien trop dangereuse.

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[wptab name=’Description’]

Famille des Euphorbiacées. On l’appelle aussi Petite Catapuce, Ginousette, Esule.

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[wptab name=’Utilisation’]

Externe

Suc (très efficace contre les verrues). Il suffit de déposer du suc sur les verrues toutes les heures. Le lendemain, en pressant, la verrue est généralement expulsée.
Frictions. Faites avec une poignée de plantes, elles sont révulsives en cas de sciatique, de rhumatisme ou de bronchite.
La décoction de plante passe pour dépilatoire.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgative
  • Rubéfiante
  • Expectorante
  • Vomitive

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Pâquerette

La Pâquerette a été autrefois un vulnéraire très employé dans les campagnes. On l’utilisait pour remédier aux chutes et aux coups, aussi bien comme remontant interne, qui dissipait les maux de tête et les réactions émotives succédant à l’accident, que pour résorber à l’extérieur les contusions et œdèmes.

En dehors de cette utilisation principale de la modeste petite Pâquerette, on l’utilisait aussi comme diurétique, utile dans les affections rhumatismales, l’hydropisie, la gravelle, et comme sudorifique, précieux chaque fois qu’il fallait provoquer une salutaire réaction de l’organisme. C’est ainsi que les paysans ont longtemps employé la décoction chaude de Pâquerette pour faire avorter la pleurésie. Et, les jours de pénurie, ses jeunes feuilles fournissaient une agréable salade ou épaississaient un potage…

Il semble que, de nos jours, cette timide se soit laissé oublier. Seule l’homéopathie pense encore à elle en conseillant la « teinture de Bellis perennis » pour nettoyer et guérir les plaies.

[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées.

On l’appelle souvent Petite Marguerite.

La Pâquerette est souvent cultivée dans les massifs en variété améliorée, à fleurs doubles et de coloris divers.

La Grande Marguerite ne paraît pas réunir l’unanimité des auteurs autour de ses propriétés. Certains la classaient comme apéritive, diurétique, dépurative. D’autres comme Ray, la recommandaient contre l’asthme et la phtisie. Dans le doute, abstiens-toi… Aussi la Grande Marguerite n’est plus utilisée de nos jours.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Macération à froid, pendant 48 heures, de deux poignées de plante fraîche, fleurs et feuilles, dans du vin blanc.

Externe

Cette macération peut servir à bassiner les coups et blessures.
Cataplasme. Plus utilisé, il est fait de fleurs pilées, contre les coups, contusions, entorses, ecchymoses.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Vulnéraire
  • Diurétique
  • Sudorifique

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Ricin

Les Egyptiens furent les premiers, croit-on, à utiliser le Ricin comme purgatif, et les Recette du coffret d’or, de Tchang-King, nous prouvent que, très tôt, les Chinois l’employèrent pour ce même usage. Au XVIIIème siècle, le Ricin était devenu, en France, le purgatif le plus populaire, et il l’est demeuré de nos jours.
Les graines de Ricin sont dangereuses et ne sont jamais utilisées directement : quelques unes suffisent à produire un effet purgatif d’une violence extrême.
On utilise toujours uniquement l’huile extraite de ces graines. L’huile de Ricin ne doit jamais être employée comme purge après la plupart des anthelminthiques végétaux ou chimiques, car elle diminue leur action et favorise la survenue de phénomènes d’intolérance. Pour l’usage externe, les feuilles de Ricin ont des propriétés émollientes et galactogènes, et on les utilise contre les douleurs de l’arthrite, l’inflammation des yeux, et pour augmenter la sécrétion du lait.
L’huile de Ricin, outre ses usages industriels, est très employée dans les brillantines, certaines lotions capillaires, et dans des pommades contre les maladies de peau.

[wptab name=’Description’]Famille des Euphorbiacées.

Originaire de l’Inde et probablement aussi du nord-est de l’Afrique, le Ricin est cultivé dans le midi de la France : arbre dans les pays chauds, il n’atteint chez nous que la taille d’une plante élevée.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

On préparait autrefois, en Provence, l’huile de Ricin pour l’usage familial, en faisant infuser les graines dans l’eau bouillante et en recueillant l’huile qui surnageait.
La dose pour un adulte est de 5 g à 10 g comme laxatif, 15 à 40 g comme purgatif (mais une cuillerée à soupe, soit 15 g, suffit souvent). On l’absorbe dans un excipient quelconque, Café ou jus d’Orange en général.

Externe

Les feuilles fraîches s’utilisent en cataplasmes.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif
  • Emollient

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Ephedra

Les parties vertes et les rameaux florifères de l’Ephédra sont utilisés en Chine, depuis des siècles, sous le nom de Ma Huang. Tchang-King, dans ses Recettes du coffret d’or, nous parle de l’Ephédra comme remède à utiliser dans les affections respiratoires, et l’Ephédra est une des 365 drogues végétales citées dans le Nei king, premier des traditionnels Pen ts’ao. Les Indiens du Pérou employaient l’Ephédra, à l’époque précolombienne, pour calmer les douleurs, bien qu’ils témoignaient d’une très grande résistance naturelle à la douleur.
L’Ephédra sert surtout, en médecine, pour l’extraction de son alcaloïde actif, l’éphédrine, qui est, comme on l’a dit, une véritable « adrénaline végétale », utilisée dans l’asthme, la dyspnée, le rhume des foins, les maladies allergiques (dermatoses prurigineuses, urticaires, œdème de Quincke), l’hypotension permanente, etc. Les espèces européennes et américaines ne renferment pas assez d’éphédrine pour servir à l’extraction, et seules les espèces d’Extrême-Orient sont actives.

[wptab name=’Description’] Famille des Gnétacées.

Il existe de très nombreuses espèces d’Ephédra, en Asie, en Amérique, en Europe. On rencontre parfois l’Ephédra sur les côtes méditerranéennes de la France, et le port de la plante fleurie rappelle en petit celui du Genêt à balai.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmant

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Coquelicot

Déjà cité par Dioscoride, le Coquelicot possède un glorieux passé, puisqu’il était considéré, à l’époque de la Renaissance, comme un spécifique de la pleurésie. Plus près de nous, Chomel le prescrivait “comme un sudorifique plus efficace que le sang de bouc, la fiente de mule et les autres qu’on vante tant”.
La médecine populaire l’utilisait encore il y a peu de temps dans les rhumatismes, les coliques et comme sudorifique conseillé après chaque saignée. Elle l’utilisait aussi dans les toux sèches, les catarrhes pulmonaires, les bronchites, les angines et les coqueluches, et c’est pour ces usages qu’il est encore prescrit de nos jours.

Très adoucissant, le Coquelicot apaise très bien la toux. De plus, jouissant de propriétés calmantes et même légèrement narcotiques, il est précieux dans l’insomnie des enfants et des vieillards, surtout lorsque celle-ci est due à des quintes de toux. Les Arabes dissipent l’insomnie en mangeant à plusieurs reprises dans la journée des graines de Coquelicots pilées dans du miel.
A l’extérieur, on utilise parfois la fleur de Coquelicot contre les maux d’yeux et les abcès dentaires, et la capsule en gargarismes calmants en remplacement de la capsule de Pavot. Le Coquelicot entre dans la fameuse “tisane des 4 fleurs pectorales” (qui, d’ailleurs est composée non pas de 4, mais 7 fleurs).

[wptab name=’Description’]x

C’est notre coquelicot des champs, qu’on appelle encore Pavot rouge ou Ponceau.

Cette jolie plante, aux fleurs rouge sang s’ouvrant sur des étamines noires, nuisible aux clutures, pullule dans les moissons, sur les talus et les vieux murs.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 15 g de fleurs séchées par litre d’eau, qu’on peut encore adoucir en sucrant avec du miel. Prendre 3 tasses par jour.

Sirop. Verser 1 l d’eau bouillante sur 400 g de fleurs fraîches. Couvrir et laisser macérer toute la nuit. Passer, ajouter 1,5 kg de sucre et faire cuire jusqu’à l’obtention d’un sirop. Conserve. Piler des fleurs fraîches avec le double de leur poids de sucre, de façon à obtenir une sorte de pâte. L’officine prépare aussi des pastilles de Coquelicot et fait entrer la plante dans diverses préparations.

Externe

Cataplasmes chauds et calmants de fleurs infusées. Appliquer sur les paupières enflammées ou sur la joue en cas d’abcès.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Sudorifique
  • Adoucissant
  • Calmant

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Associé à d’autres plantes comme la sauge le coquelicot entre dans la préparation de crèmes destinées à corriger les petites imperfections des peaux grasses. L’infusion de 15 grammes de pétales dans un demi-litre d’eau, filtrée, refroidie, constitue une très bonne lotion pour l’entretien de l’épiderme. Elle est également très efficace pour reposer les yeux fatigués ou irrités.

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Millepertuis

A l’époque druidique, le Millepertuis était considéré comme une plante bénie, dont l’odeur seule suffisait à chasser les mauvais esprits (son surnom de Chasse-Diable, Fuga démonium, lui vient de l’époque gallo-romaine).

Comme dit le Dr Leclerc , « on remplirait un volume des vertus que les Anciens lui prêtaient… », mais ces vertus d’antan sont, de nos jours, bien oubliées.

Cazin l’utilisait encore, au siècle dernier, contre les maladies de poitrine : asthme et catarrhe bronchique.

La plante était aussi renommée contre les leucorrhées ; Olivier de Serres, déjà, la disait bonne « pour émouvoir les fleurs des femmes ».

Mais la grande renommée du Millepertuis, qui a subsisté jusqu’à nos jours, est d’être un merveilleux vulnéraire, que les chirurgiens de Montpellier estimaient déjà à nul autre pareil.

On l’utilisait à l’intérieur comme cordial et, à l’extérieur, pour les pansements. Sec, il entrait avec la racine d’Angélique, dans le baume de Commandeur, dont l’usage populaire était général, et à l’état frais, avec des tas d’autres plantes aromatiques, il composait l’alcoolat vulnéraire appelé familièrement « eau d’arquebusade ».

De nos jours « l’huile rouge » continue dans certaines régions de France, en Suisse et en Europe Centrale, à cicatriser et aseptiser les plaies et à guérir les brûlures, et c’est sans doute uniquement sous cette forme (ou sous le nom d’Hypericum homéopathique) que le Millepertuis continue à panser nos maux.

[wptab name=’Description’]Famille des Hypericacées.

On le surnomme Trucheron, Herbe de la Saint-Jean ou, le plus souvent, Herbe aux piqûres et Chasse-diable.

Commun dans les lieux secs, les bois, les champs incultes et le bord des chemins.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 15 à 30 g de sommités fleuries par litre d’eau (3 tasses par jour entre les repas) contre l’asthme et la leucorrhée.

Vin. Laisser macérer, durant 10 jours, de 30 à 50 g de plante. Prendre 2 verres à liqueur entre les repas.

Externe

Décoction. Concentrée. Elle peut servir en injections ou pour le lavage des plaies. En lotions tièdes, elle apaise l’irritation des peaux fines et hypersensibles. Pour tonifier merveilleusement la peau, ajouter à l’eau du bain 4 à 5 litres de cette décoction.

Huile rouge (l’oli rougé des Provençaux). Faire macérer pendant 4 jours une livre de fleurs fraîches dans un litre d’huile d’olive et un demi-litre de vin blanc. Faire ensuite bouillir au bain-marie jusqu’à évaporation complète du vin. Après avoir filtré, répartir dans de petits flacons l’huile obtenue, d’un beau rouge cramoisi. On imbibe des compresses avec cette huile.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Vulnéraire

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Les propriétés antiseptiques et astringentes du millepertuis sont utilisées pour le traitement des peaux grasses. Ce type de peaux nécessite, en effet, un démaquillage particulier pour débarrasser parfaitement les pores dilatés des impuretés qui les obstruent. On peut appliquer sur le visage une décoction de 15 grammes de sommités fleuries par litre d’eau. Cette préparation lutte également contre la formation des rides.

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Passiflore

Introduite en Europe au XVIIème siècle, la Passiflore ne tarda pas à entrer dans la pharmacopée comme antispasmodique de choix.

Elle eut aussi son poète, P. Contant, apothicaire de province, qui sut la célébrer joliment.

La plante ou ses dérivés sont toujours utilisés de nos jours comme hypnotiques et sédatifs calmants du système nerveux.

Le Pr Renon et le Dr Leclerc ont préconisé la Passiflore dans l’insomnie ayant pour origine l’intoxication alcoolique, la ménopause, la neurasthénie, et chaque fois que « l’obstacle au sommeil est dû à l’excitation cérébrale ». Elle diminue l’angoisse qui s’oppose au repos et calme les soucieux et les surmenés. Le sommeil qu’elle provoque est normal et n’est jamais suivi de dépression nerveuse réactionnelle.

Cadeau qui nous vient du lointain empire des Aztèques à jamais perdu, la Passiflore semble être la plante dont notre civilisation a le plus grand besoin.

[wptab name=’Description’]Famille des Passifloracées.

On l’appelle souvent Fleur de la Passion ou Grenadille.

Originaire de l’Amérique du Sud, cette plante curieuse s’est adaptée en Europe méridionale et sur notre Côte d’Azur. Dans les différents organes de sa grande fleur très décorative, l’imagination populaire a retrouvé les divers instruments de la Passion du Christ (couronne d’épines, fouet, marteau…) : c’est ce qui lui a valu son nom.

La fleur de la Passion était une des plantes cultivées dans les jardins des souverains aztèques au temps de Moctezuma.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de fleurs en bouton par litre d’eau bouillante. Laisser infuser un quart d’heure. Prendre 2 tasses par jours, dont une le soir une heure avant le coucher.

Teinture. Mettre à macérer 200 g de fleurs sèches et contusées dans un litre d’alcool à 60°. Fermer le flacon, laisser 10 jours en contact en agitant de temps en temps. Filtrer. Prendre 40 à 50 gouttes de cette teinture le soir au coucher.

Ne pas dépasser la quantité prescrite : des doses trop fortes peuvent provoquer une céphalée particulière et même des troubles de la vision.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique
  • Hypnotique
  • Sédatif

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Eglantier

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Les Perses tenaient en grande estime le modeste gratte-cul, qui dissolvait les calculs et diminuait les règles trop abondantes, et la fleur d’Eglantier, mélangée avec le suc de la Canne à sucre, passait pour guérir la phtisie… et finir même par réveiller les morts. Au XVIIème siècle, parmi les célèbres remèdes secrets de Mme Fouquet, guérisseuse patentée, il y avait « l’opiat de cynorrhodon », qui resserrait le ventre en cas de diarrhée. Un vieux remède populaire contre la rage consistait à faire absorber à jeun, au mordu, une omelette contenant 60 g de racine d’Eglantier râpée (de là vient, paraît-il, le nom de « Rosier des chiens »).
Astringent, le fruit de l’Eglantier est toujours renommé comme remède contre l’entérite et la diarrhée. On en fait une confiture ménagère agréablement acidulée et une conserve. La décoction est à la fois un antidiarrhéique efficace et un vermifuge contre les ascaris. Quant aux fleurs, elles sont légèrement laxatives.

[wptab name=’Description’] Famille des Rosacées.

C’est le Rosier sauvage et Rosier des chiens.

Ce rosier sans culture croît dans les parcs et les buissons. Comme toutes les roses, il a des épines, et ses feuilles sont semblables à celle du rosier cultivé.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 g de baies par litre d’eau (soit 5 à 10 par tasse) qu’on laisse bouillir 2 minutes. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.
Infusion de fleurs. Très agréable au goût, se prépare avec une cuillerée à dessert par tasse, infusée 10 minutes.
Conserve de cynorrhodons. Mêler 2 Kg de pulpe de baies écrasées pour 3 Kg de sucre. Faire chauffer quelques instants au bain-marie pour bien amalgamer l’ensemble.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent
  • Antidiarrhéique
  • Vermifuge
  • Laxative

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