Aliments naturels
Pomme de terre
Introduite en Angleterre en 1594 par le corsaire Francis Drake, la Pomme de terre fut longtemps considérée outre-Manche comme un élixir de longue vie, ainsi que nous l’apprend Bacon dans Death and life : « Un quart de ces racines farineuse, mélangé à trois quart de graines, rendra la bière plus propre à prolonger la vie ».
Après sa vulgarisation, les médecins surent bien vite mettre à profit les vertus calmantes des feuilles de Pomme de terre dans les névralgies et les rhumatismes, et les propriétés diurétiques des tubercules contre les lithiases rénales et vésicales. En effet, très riche en potassium, la Pomme de terre est fortement diurétique et peut-être prescrite dans le régime des cardiaques, des brightiques et des néphrétiques avec œdèmes Seiler, pendant la guerre de 1914-1918, en prescrivait 1 Kg par jour aux cardiaques quand il n’y avait plus de digitaline à Vienne. Très pauvre en chlorures, elle est recommandée dans les régimes déchlorurés.
Ses propriétés antiscorbutiques sont renommées depuis bien longtemps et in n’est pas étonnant de la trouver parmi les précieuses provisions de bouche des voyages au long cours. Les travaux modernes ont prouvé, depuis, sa singulière richesse en vitamine C qui fait de la populaire Pomme de terre la reine de nos légumes d’hiver.
En diététique moderne, on la recommande chez les arthritiques, mais aussi chez les obèses et les diabétiques, car, contrairement aux préventions, elle nourrit sans engraisser, à condition de la manger nature, sans les sauces et les fritures dont on a l’habitude de l’imbiber, et d’en prendre une portion normale, cela va de soi. Elle est aussi très utile aux dyspeptiques, dont elle soulage les douleurs gastriques. Point n’est besoin pour autant d’utiliser la recette astucieuse de Dr Gruby, médecin de la fin du siècle dernier doublé d’un humoriste, qui conseillait à ses malades dyspeptiques la simple purée de Pomme de terre, à laquelle il faisait ajouter une douzaine de petits cailloux, afin de les obliger à saliver et à manger lentement. C’est par ce procédé, dit-on, qu’il réussit à guérir Alexandre Dumas de sa dyspepsie chronique.
Quant à Cazin, le grand phytothérapeute calaisien du XIXème siècle, il préconisait contre les catarrhes pulmonaires et les toux sèches une infusion de feuilles de Pomme de terre, avec du Marrube blanc et des bourgeons de Pin.
Très utilisée à l’extérieur, par les médecins de campagne, au siècle dernier, contre les contusions, les eczémas, les brûlures, les panaris, elle continue encore à être employée pour ces usages en médecine familiale.[wptab name=’Description’]
Familles des Solanacées.
La populaire « Parmentière », notre légume national se passe de description. Elle nous est venue du Nouveau Monde et il semble que sa première description ait été faite par Pedro de Cieza, compagnon de Pizarre, qui, lors de la conquête du Pérou vers 1538, fit connaissance de ce tubercule, base de l’alimentation des Incas, sous le nom de « Papas ». Il fit part de ses observations en 4550 et les conquérants Espagnols transportèrent alors la Pomme de terre en e Europe, où celle-ci s’introduisit peu à peu.
Mais la gloire de la première description scientifique revient au botaniste arrageois Charles de Lécluse, dit Clusius, qui reçut en 1588 à Vienne, où il séjournait à l’époque deux tubercules, accompagnés d’un dessin colorié de la pomme de terre. Clusius les goûta, leur trouva « une saveur aussi agréable que celle des Navets ». Et en fit la description détaillée dans son Rariorum plantarum historia, imprimé à Anvers en 1601. Il contribua ensuite à répandre la Pomme de terre en Allemagne.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Les innombrables recettes à base de Pomme de terre sont plus au domaine culinaire que du domaine médical.
Avoir soin d’éliminer les jeunes pousses de Pomme de terre germées, qui contiennent une substance toxique : la solanine.
Décoction. De 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau, contre la toux (mais il semble que cette tisane ne soit plus employée actuellement).
Externe
Cataplasme de Pomme de terre râpée crue contre les brûlures ou les coups se soleil. Cuite et chaude, elle peut faire des cataplasmes maturatifs et calmants contre les panaris et les contusions.
La fécule de Pomme de terre, saupoudrée sur la peau, calme les irritations. On peut aussi en confectionner des cataplasmes chauds en préparant une épaisse bouillie que l’on maintient entre deux linges.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Calmante
- Diurétique
- Antiscorbutique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Datte
.
Province des Arabes comme chacun sait, le Dattier leur donne surtout ses fruits, très nourrissants, mais l’arbre entier est utile, le bois pour le chauffage, les feuilles pour la vannerie, les pousses comme légume, la sève pour en faire une boisson alcoolisée : le vin de palme. Nous connaissons surtout la Datte, aliment très énergétique qui, sous un petit volume, est recommandé pour cela aux enfants, aux sportifs, aux convalescents.
[wptab name=’Description’] C’est le fruit du Palmier Dattier (Phoenix dactylifera), grand arbre de 15 à 30 m de haut, qui croît surtout dans une contrée de l’Afrique du Nord nommée le Bled el-Djérid, c’est-à-dire le pays des Dattes, la terre des Palmiers.
.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 50 g par litre d’eau, pour favoriser l’expectoration.
Les dattes font partie, avec les Figues, les Jujules et les Raisins secs, du mélange des « quatre fruits pectoraux », très employé contre les maux de gorge.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Nourrissant
- Énergétique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Abricot
En Chine, les abricots sauvages étaient récoltés pour extraire l’huile de leur amandes. Certaines variétés d’abricotier furent aussi sélectionnées pour leur amandes.
Depuis l’Antiquité, l’amande d’abricot est traditionnellement prescrite contre la toux et la constipation.
- indications :
– bronchite, toux et asthme
– constipation
- toxicité : l’aygdaline, le composant actif de l’amande amère est très toxique à forte dose.
En médecine chinois, l’abricot sec est conseillé pour traiter l’anémie, l’asthme et les sensations de gorge sèche ou de soif.
L’amande amère d’abricot contient de l’amygdaline, de l’émulsine, et de nombreuses enzymes (amygdaline, prunase etc.). Elle contient aussi des acides gras (acide oléique, acide linoléique les deux constituants principaux et de l’acide palmitique, stéarique et linolénique), du cholestérol, de l’estrone, alpha-estradiol. L’hydrolyse de l’agmygdaline conduit au benzaldéhyde et à l’acide cyanhydriqur.
[wptab name=’Description’]Famille des Rosaceae
L’abricot est le fruit d’un arbre généralement de petite taille appelé abricotier. Le nom scientifique de l’abricotier estPrunus armeniaca (prune d’Arménie).
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antitussif,
- Anti-asthmatique,
- Laxatif, émolliente des intestins
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Associé à la mauve, les propriétés adoucissantes de l’abricot conservent à la peau normale son équilibre précieux.
En été, les peaux sèches apprécieront particulièrement une application de pulpe fraîche d’abricot bien mûr, surtout si elle est suivie de celle d’une lotion et hydratante.
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Riz
L’eau de Riz est un remède populaire contre la diarrhée. On la donne en guise de diète liquide aux malades souffrant d’entérite ou aux nourrissons et petits enfants en remplacement du lait (on la prescrit parfois en lavements dans ce dernier cas). Le Riz n’est pas un constipant, comme on le croit parfois, mais un régulateur des fonctions intestinales. On le recommande comme aliment léger et de digestion facile aux malades de l’estomac ou de l’intestin. En outre, le Riz connaît une grande vogue depuis ces dernières années comme aliment agissant sur l’hypertension et sur le taux trop élevé de l’urée sanguine : c’est le célèbre « régime de Kempner », qui remporte de brillants résultats dans l’hypertension et dans les œdèmes cardiaques et rénaux.
Pour l’usage externe, la farine de Riz est très adoucissante et on l’utilise pour calmer les inflammations.
[wptab name=’Description’]Familles des Graminacées.
Originaire de l’Inde, le Riz nourrit en Asie d’immenses populations. On le cultive dans les endroits chauds et marécageux : « les pieds dans l’eau et la tête au soleil ».
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Le Riz se prête à une foule de recettes aussi bien de cuisine familiale (poule au Riz) que de cuisine exotique ; il est aussi bon salé que sucré. Le régime au Riz, pour ceux qui ont intérêt à l’inclure souvent dans leur alimentation, est donc loin d’être monotone.
Le régime de Kempner comporte deux phases :
Le régime d’attaque, d’une durée de 1 à 3 mois, qui comprend 250 à 300 g de Riz pesé cru ; uniquement fruits (Pommes surtout) que l’intestin et l’appétit peuvent le tolérer ; du sucre à volonté et 400 à 500 cm3 de jus de fruit ;
Le régime d’entretien, plus large, consiste à introduire peu à peu, dans le strict régime d’attaque, d’abord un peu de légumes, puis une quantité déterminée de viande ou de poisson, puis un peu de Pomme de terre et de pain sans sel.
L’eau de Riz se prépare en versant une cuillerée à soupe de Riz bien lavé dans un litre d’eau bouillante. Laisser bouillir casserole couverte, durant une heure, en ajoutant un peu d’eau si nécessaire. Passer et boire le liquide.
Externe
La poudre de Riz, très fine, puisqu’elle est à la base de cet ingrédient de toilette indispensable à la beauté féminine, peut servir à saupoudrer des régions irritées. On en fait aussi des cataplasmes émollients contre les maladies de peau.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissant
- Emolllient
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Son
C’est l’enveloppe des graines de blé. Il est habituellement absent de la farine moulue par les procédés modernes. Très recommandé contre la constipation, on l’utilise pulvérisé à raison d’une cuillerée à soupe à chaque repas, mêlée dans une marmelade de Pruneaux. On peut aussi, plus simplement, remplacer le pain blanc par du pain complet. Ce moyen extrêmement simple suffit parfois à rétablir le transit dans certaines constipations bénignes. La richesse du Son en magnésium l’a fait préconiser pour la prévention du cancer par les partisans de l’alimentation naturelle.
[wptab name=’Description’]C’est l’enveloppe des graines de blé
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Le Son est très utilisé pour l’usage externe, car il est fort adoucissant pour les peaux délicates.
Lotion. Faire bouillir 200 g de Son pendant 10 minutes dans un litre d’eau. Excellente pour les peaux irritées par le froid, le vent ou le soleil.
Bain. Recommandé contre toutes les démangeaisons et irritations de la peau, il se prépare avec une décoction faite avec 1 Kg de Son bouilli dans 5 litres d’eau, qu’on passe et qu’on ajoute à l’eau du bain. Plus simplement, on peut agiter et presser dans le bain un petit sac de toile contenant le Son.
Décoction. Elle peut servir aussi en lavements émollients contre la constipation.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissant
- Emollient
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Radis
Hérotode nous apprend que les pharaons distribuaient aux ouvriers, chargés de la construction des pyramides de Gizeh, ces petites racines charnues rafraîchissantes et nourrissantes, en même temps que des gousses d’Ail. Un des plus anciens Pen ts’ao, le « Rhya », datant de mille ans avant notre ère, signale qu’à cette époque reculée de nombreuses espèces de Radis étaient déjà cultivées en Chine. Les Grecs l’estimaient fort, notamment Théophraste, qui en cultivé dans son jardin, et Hippocrate, qui le préconisé contre l’hydropisie. Les Romains, avec Dioscoride, lui reconnaissaient la vertu d’exciter l’appétit et de ranimer les estomacs fatigués, de calmer la toux et de provoquer les règles.
Au Moyen Age, sainte Hildegarde, qui s’intéressait aux fruits et aux légumes, comme aux plantes médicinales proprement dites, le jus propre à purger le cerveau et les viscères de leurs humeurs malignes, et l’école de Salerne, si elle le recommande crûment comme diurétique destiné « à aider ceux qui ne peuvent pisser », en fait aussi un contrepoison aussi honorable que la célèbre thériaque, ce qui n’est pas un mince compliment.
A la Renaissance, Mathiolle le préconise en macération dans du vin blanc pour atténuer les douleurs de la lithiase urinaire, et Mizauld, dans son jardin médicinal, paru en 1578, le recommande comme spécifique de la gravelle, susceptible, de plus, de lui attirer de confortables honoraires de la part de ses malades reconnaissants.
Puis, pendant longtemps, les Radis ne figurèrent plus que dans les « remèdes de bonne femme », comme expectorant contre la coqueluche et les catarrhes bronchiques, voire comme diurétique, et comme antiscorbutique pour les marins au long cours.
Il a fallu un Allemand, à la fin du siècle dernier, le Dr Grumme, pour vanter les bienfaits de Radis noir dans le traitement de la lithiase biliaire et le sortir de l’oubli. L’abbé Kneipp, pour sa part, en fait un remède efficace contre les maladies de poitrine prises à leur début. Ces deux indications furent reprises par le Dr Leclerc, qui leur ajouta, d’autre part, la constatation d’améliorations de patients atteints d’urticaire et d’arthrite chronique. Lemaire et Loeper, reprirent les travaux de Grumme sur une base scientifique et publièrent leurs résultats en 1950 dans Thérapie. L’extrait de Radis provoque une décharge biliaire chez les malades atteints de lithiase, ce qui le fait recommander, en outre, à tous ceux qui souffrent d’insuffisance hépatique, de Cholécystite et d’affections du foie.
Les Allemands Flamm et Eckstein le recommandent également contre l’atonie de l’estomac, l’aérophagie et les flatulences et, à l’extérieur, comme rubéfiant.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
La famille des Radis est très nombreuse, puisqu‘elle va du petit Radis rose au gros Radis noir d’hiver (Raphanus sativus niger).[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
L’emploi le plus simple consiste à commencer le repas par une purée de Radis râpé (pour qu’il soit plus digestible aux estomacs délicats).
Jus de Radis. Extrait au mixeur, il peut servir contre la lithiase biliaire. Prendre, un quart d’heure avant chaque repas, 1/3 de verre à bordeaux. Il est préférable, d’ailleurs, de m »langer ce jus au même volume de jus de Carotte.
Sirop de Radis noir contre la toux. Couper un Radis noir en tranches dans une assiette. Bien saupoudrer de sucre et couvrir. Recueillir le lendemain le sirop qui s’est formé et le prendre cuillerée par cuillerée.
On peut aussi creuser un gros Radis noir et remplir la cavité de sucre ou de miel. Prendre le lendemain le sirop ainsi obtenu.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Antiscorbutique
- Rubéfiant
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Orge
L’Orge était estimée des médecins de l’Antiquité que le père de la médecine, le grand Hippocrate, lui consacra tout un livre. Il l’ordonnait dans le début de toutes les maladies aigües sous forme de ptisane légère ou encore de krithôdès, qui était une décoction plus épaisse.
Après lui. Galien fut un partisan convaincu de la ptisane, comme d’ailleurs le Byzantin Paul d’Egine, qui la compléta en y ajoutant divers légumes. Au Moyen Age, à la Renaissance, au XVIIème siècle, on attribua à l’Orge des vertus adoucissantes et émolliente en même temps que pectorales et calmantes. Sa décoction était réputée pour « concilier le sommeil » et sa farine pour faire des cataplasmes maturatifs. Déjà, à cette époque, on différenciait l’Orge mondé – c’est -à-dire dépouillé de ses glumelles – de l’Orge perlé – c’est-à-dire décortiqué et comprimé en grain arrondis.
Tous les illustres médecins du XVIIème et XVIIIème siècle, Van Swieten, Sydenham, de Haen, Stoll, ont recommandé l’Orge dans les maladies inflammatoires, les maladies de foie, la dysenterie, la cystite, les débuts de rhume. On la considérait comme un excellent reconstituant et, associé au lait, l’eau d’Orge était la boisson des tuberculeux. La fameuse « tisane de Tissot » n’était rien d’autre qu’une décoction d’Orge, parfumée au jus de Citron ou à la gelée de groseille.
Plus près de nous, l’abbé Kneipp recommandé l’eau d’Orge chez les anémiques, les fiévreux et les dyspeptiques. De nos jours, on a très bien disséqué les propriétés de l’Orge selon ses divers stades de germination. L’Orge est réputée nourrissante, émolliente, rafraîchissante et diurétique.
Le malt, c’est-à-dire l’Orge germée et séchée, tel que l’emploient les brasseurs, est antiscorbutique, tonique et revitalisant. Recommandé aux dyspeptiques, il facilite aussi la digestion des bouillies ordinaires des nourrissons et des malades. On le préconise contre le rhume et les affections catarrhales simples. Torréfié, il peut remplacer le café en décoctions digestives et toniques.
Les Touraillons, c’est-à-dire les petits germes détachés du malt, éliminés par la brasserie, sont réputés contre la diarrhée. Ils contiennent un principe antiseptique, isolé en 1906 par E. Léger. Qui est doué d’une action quasi spécifique à l’égard du Choléra.
La drèche, qui est le résidu du malt épuisé par l’eau, est prônée contre les rhumatismes et les douleurs névralgiques.
La levure de bière, enfin, est renommée contre le scorbut, le diabète, les auto-intoxications et la furonculose.
A l’extérieur, l’eau d’Orge s’emploie encore à la campagne pour laver les ulcères, et la farine sert à confectionner des cataplasmes pour mûrir les furoncles et soulager les œdèmes, les rhumatismes et les lumbagos.
[wptab name=’Description’]Famille des Graminacées.
Originaire de l’Asie occidentale et de Tartarie, l’Orge se rencontre à l’état sauvage de la Palestine au Turkestan. Il en existe plusieurs variétés qui n’offrent pas de différence au point de vue alimentaire et médicinal (toutefois, l’Orge à six rangs ou escourgeon, depuis 1269, sert spécialement à la fabrication de la bière).
L’Orge compte parmi les plus anciennes plantes cultivées, et les plus vieilles civilisations l’ont connue.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Eau d’Orge. Se prépare avec 20 g d’Orge mondé par litre, selon la recette préconisée par Galien, c’est-à-dire : faire d’abord macérer l’Orge à l’eau froide, porter doucement ébullition et laisser bouillonner à petit feu.
Orge perlé. Se prépare de la même manière, à la dose de 30 à 50 g par litre.
Infusion de malt. Se fait avec une cuillérée à soupe par tasse d’eau chaude non bouillante. Laisser infuser 10 minutes au bain-marie, passer, sucrer. Prendre une tasse après chaque repas. Cette infusion fait remarquablement digérer les repas à base de féculents.
Externe
Cataplasmes. Se font avec de la farine d’Orge qu’on fait épaissir sur le feu en bouillie, ou encore avec de l’Orge mondé et perlé très cuit.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissant
- Emollient
- Pectoral
- Calmant
- Nourrissant
- Rafraîchissant
- Diurétique
- Antiscorbutique
- Tonique
- Revitalisant
- Digestif
- Antiseptique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Cresson
Considéré dans l’Antiquité comme un stimulant, il était aussi employé par Hippocrate comme expectorant et par Dioscoride comme aphrodisiaque.
Thibault Lespleigney, le poète apothicaire tourangeau de la µRenaissance, lui attribuait, à juste titre, de nombreuses vertus et, entre autres, celle de guérir la sciatique et le mal de tête. Récamier, illustre médecin de XIXème siècle, soignait ses malades atteints de phtisie avec deux bottes de Cresson à prendre chaque matin, et complétait ce petit déjeuner étrange par une bonne tasse de lait. Utilisé contre le diabète par Constantin Paul, il l’était par le Dr Leclerc dans les affections du poumon et les catarrhes chroniques des bronches. Cazin combattait par son usage l’atonie générale, l’employait contre toutes les maladies des viscères (foie, rate, vésicule, reins et voies urinaires) et le prescrivait aussi contre la goutte et les rhumatismes. Il a toujours été considéré comme un stimulant, un antianémique et un antiscorbutique de valeur (associé au Raifort, au Cochléaria et au Ményanthe, il entre dans la composition du « vin antiscorbutique »).
De nos jours, on trouve que le Cresson, « la santé du corps », est peut-être, de tous les légumes, celui que possède le plus d’éléments utiles, tant en vitamines qu’en sels minéraux. Il est conseillé aux lymphatiques, aux rachitiques, aux convalescents. On le recommande comme dépuratif dans les maladies de peau, soit seul, soit associé à part égale à la Chicorée, à la Fumeterre, à la Laitue dans le « jus d’herbes dépuratif ». Diurétique, il est précieux pour les reins et la vessie, et se montre utile dans l’hydropisie, les calculs urinaires. Ses vertus expectorantes le font toujours recommander aux bronchiteux et aux coquelucheux.
A l’extérieur, le Cresson pilé est parfois employé comme résolutif sur les ulcères et les fluxions dentaires. Ses feuilles mâchées crues sont excellentes pour raffermir les gencives et, paraît-il, pour éviter les maux de dents. Depuis les maîtres de l’école de Salerne, le Cresson est toujours estimé en lotion capillaire pour combattre la chute des cheveux.
Précisons que la chaleur entraînant l’évaporation de son principe actif, très volatil, le Cresson doit toujours être employé cru, sous forme de suc pur ou mêlé à un liquide froid, si on veut lui garder ses propriétés thérapeutiques. Cuit, il ne conserve que sa valeur alimentaire.
Le Cresson alénois (Lepidium sativum), la jolie Cardamine (Cardamine pratensis), qu’on appelle encore Cresson élégant ou Cresson des près, possèdent les propriétés antiscorbutiques, dépuratives et diurétiques du Cresson de fontaine.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
C’est le populaire Cresson de fontaine, qu’on appelle aussi Cresson officinal.
Plante vivace et aquatique, le Cresson pousse spontanément dans les eaux courantes, mais il est souvent cultivé autour des villes par les maraîchers. Parasité dans la région sud de la France par la dangereuse douve du mouton, il est bon de se renseigner sur ses origines avant de le consommer.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Suc de Cresson. Piler la plante au mortier ou au mixeur. Filtrer et absorber entre 60 à 150 g par jour de ce suc (le Dr Leclerc conseille de le mêler à du bouillon froid).
Externe
Frictions chaque matin du cuir chevelu avec du suc de Cresson, soit pur, soit mêlé à partie égale avec du rhum, pour prévenir la chute des cheveux et les faire repousser.
Cataplasme de Cresson, résolutif. S’emploie en pilant une botte de Cresson auquel on ajoute un blanc d’œuf battu en neige, de façon à obtenir une pâte consistante.
Lotions de jus de Cresson sur les peaux qui ont tendance à « fleurir » aux changements de saisons. Y adjoindre un verre de jus de Cresson pris à jeun.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulant
- Expectorant
- Aphrodisiaque
- Antirhumatismale
- Antianémique
- Antiscorbutique
- Dépuratif
- Diurétique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Epinard
Inconnu des Perses et des Romains, il nous est venu au XIIIème s., introduit en France par les Croisés. Les Arabes l’appréciaient beaucoup et l’appelaient « le prince des légumes ». Plus prosaïquement, nous le surnommons « le balai de l’intestin », car, en effet, il jouit des propriétés laxatives et dépuratives incontestables.
L’Epinard est aussi un antianémique de chois qui, en plus de sa richesse en chlorophylle, contient du fer et deux vitamines antianémiques : l’acide folique et la vitamine B12. Sa réputation de lutter contre les pâles couleurs est établie depuis longtemps ; on le recommande dans l’anémie, la chlorose, les convalescences et chaque fois qu’une perte sanguine justifie un remontant approprié (règles trop abondantes, crachements de sang, etc.). Toutefois à cause de l’acide oxalique qu’il contient, il est interdit aux arthritiques, aux rhumatisants, aux goutteux.
Le Chénopode Bon-henri (Cheno-podium Bonus-Henricus), plante commune et sauvage de nos contrées, est souvent consommé cuit à la manière de l’Epinard, ce qui lui a valu le surnom d’Epinard sauvage. Comme l’Epinard vrai, il est rafraîchissant, laxatif et dépuratif. Le Dr Leclerc dit qu’il peut-être consommé même par les arthritiques.
[wptab name=’Description’] Famille des Chénopodiacées.
Très connu comme légume, l’Epinard est toujours une plante cultivée. C’est vraisemblablement la forme améliorée de Spinacia tetranda, qui croît spontanément au Caucase.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Mathurin Popeye nous ayant montré le chemin, il est fort simple de penser à inclure de bons plats d’Epinards dans le régime alimentaire, spécialement dans celui des enfants et des vieillards.
Vin fortifiant. Trois quarts de litre de vin dans lequel on incorpore 200 g de suc d’Epinards frais.
Infusion. 10 g de semences par tasse. Elle constitue un laxatif doux et sans danger.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Laxatif
- Dépuratif
- Antianémique
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]
Citron
Bien connue de tous, la richesse du Citron en vitamine C en a fait un précieux médicament contre le scorbut au moment où sévissait celui-ci. Très rafraîchissant, le Citron a donné son nom aux “limonades” et “citronnades” désaltérantes, précieuses en cas de grippe, de maladies fébriles ou tout simplement de canicule.
Mais là ne se borne pas son rôle thérapeutique. Il agit remarquablement sur les hydropisies dues à la cirrhose du foie, comme l’ont démontré le Pr Binet et P. Tanret. Verne, Lafitte et Zampir ont aussi prouvé qu’il combat la sclérose des artères et leur garde leur souplesse. On le recommande, en général, chez les arthritiques, les obèses, les rhumatisants et à ceux qui souffrent de lithiase urisque ; “la cure de Citron” dans les syndromes de la cinquantaine, n’a pas cessé de faire parler d’elle.
Contrairement à la plupart des fruits, qui sont défendus aux diabétiques à cause de leur richesse en glucides, le Citron est doué, d’ature part, de propriétés favorables dans le traitement du diabète (travaux de G. Parturier).
L’écorce du Citron, sèche ou fraîche, possède des vertus toniques qui la font employer dans certains apéritifs. Elle est aussi carminative.
Quant aux pépins, très amers, ils ont été prescrits autrefois comme vermifuge et même contre la fièvre.
A l’extérieur, les propriétés antiseptiques du jus de Citron sont très connues : les badigeonnages contre les angines et les aphtes sont d’un usage courant.
[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées
Répandu en Palestine et aux Indes depuis des siècles, le Citronnier ne fut connu en Grèce, puis en Italie, qu’au début de l’ère chrétienne. Les Arabes l’introduisirent ensuite en Europe occidentale. On le rencontre actuellement, cultivé en pleine terre, sur tout le littoral de la Méditerranée. Menton est la capitale française du Citron.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Jus. Il est employé en badigeonnages antiseptiques. Astringent, il est recommandé contre les pores dilatés et les points noirs qui ponctuent les peaux grasses. On l’emploie pur ou dilué avec de l’eau d’Evian ou de l’eau de Rose selon la sensibilité personnelle. Une goutte de jus de Citron dans chaque œil avive le regard. La dernière eau de rinçage des cheveux additionnée d’un jus de citron les rend souples et brillants.
Limonade. Mettre 2 Citrons non pelés, coupés en tranches, à macérer dans 1 l d’eau froide ou chaude, sucrée au goût du chacun. Elle est recommandé dans les maladies fébriles. Jus de Citron. 200 à 300 g par jour, contre l’artériosclérose, les rhumes et les bronchites.
Externe
Chez les Arabes, l’écorce du Cédrat (une des espèces de Citron) bouillie avec du miel jusqu’à consistance de pâte est réputée contre les coliques et les ascaris.
Jus. Il est employé en badigeonnages antiseptiques. Astringent, il est recommandé contre les pores dilatés et les points noirs qui ponctuent les peaux grasses. On l’emploie pur ou dilué avec de l’eau d’Evian ou de l’eau de Rose selon la sensibilité personnelle. Une goutte de jus de Citron dans chaque œil avive le regard. La dernière eau de rinçage des cheveux additionnée d’un jus de citron les rend souples et brillants.
Masque de beauté. On le prépare avec un blanc d’œuf battu en neige additionné de jus de Citron. Le conserver 10 minutes. Pour avoir les mains toujours nettes, les ménagères devraient avoir à leur portée un 1/2 Citron pour se frictionner les doigts et en enlever toutes les taches (épluchages des légumes, par exemple).
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antiscorbutique
- Tonique
- Carminative
- Vermifuge
- Antiseptique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Le jus de citron appliqué sur le visage chaque matin à l’aide d’un tampon se montre généralement efficace pour éclaircir, tonifier et reposer l’épiderme. On peut également l’utiliser pour raffermir les ongles et adoucir les mains. Un zeste de citron frotté sur les dents les rendra plus blanches.
[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]







